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Accueil > Éditos L’Étincelle > 2021 > décembre > 6

La guirlande des arnaqueurs

Noël approche, mais les politiciens en campagne nous préparent de drôles de cadeaux. C’est la grande réunion de famille : ils s’engueulent un peu, mais au fond se retrouvent tous sur le principal.

Le grand festin des prédateurs

C’est donc Valérie Pécresse qui a remporté la primaire des Républicains. Une femme : il était quand même temps ! Pour son programme, par contre, retour au XIXe siècle. Suppression de 150 000 postes de fonctionnaires, instauration de quotas d’immigration, retraite à 65 ans. Bref, rien de discordant dans le concert anti-ouvrier des Le Pen, Zemmour, Darmanin, Macron et consorts ; elle ne fait que ravir la place de première flûtiste de son parti à Éric Ciotti. Macron, quant à lui, part vendre des avions à un dictateur saoudien.

C’est la douche, organisée d’en haut, d’idées tirées du fond des égouts. Quant à la gauche institutionnelle, elle s’est jetée dans le torrent : sous un mince vernis d’hypocrisie, une même défense de la police, un même nationalisme économique pro-patronal, et parfois quelques relents anti-migrants. Et bien peu concernant les préoccupations des classes populaires.

Où sont passés les vrais problèmes ?

Noël approche et, du côté des travailleurs, on peine à trouver de quoi fêter la fin d’année en famille. Nouvelle vague de Covid, nouveau variant faute d’avoir fourni les vaccins au monde entier. Et les pauvres toujours plus pauvres, les riches toujours plus riches : il y a 309 000 millionnaires de plus en France malgré, ou peut-être grâce au Covid !

Première, deuxième, troisième lignes, la bourgeoisie avoue que tous les travailleurs sont essentiels. Ce qui ne l’empêche pas d’en licencier toujours plus pour surexploiter les autres. Oui, nous « sommes en guerre », comme dit Macron, mais en guerre sociale.

La colère couve. Les hôpitaux craquent de toute part et les soignants ont manifesté ce samedi. La Guadeloupe et la Martinique se sont révoltées contre la misère : police, couvre-feu et lourdes condamnations pour toute réponse… Les bons souvenirs des colonies.

Les richesses s’accumulent en Bourse. Des migrants se noient dans la Manche et la Méditerranée. On accuse les passeurs ? Mais ce ne sont pas les passeurs qui ont érigé les barbelés autour des États européens : sans la clôture des frontières, il n’y aurait pas de passeurs ! Tout ce que les États obtiennent avec davantage de barbelés, c’est que les passeurs détroussent encore plus les migrants en augmentant leurs tarifs. Ce sont les États qui tuent, et qui parquent les migrants dans des prisons-bidonvilles aux frontières de l’Europe.

Il faut combattre pour une autre société

Noël approche, et les grands patrons, les actionnaires et leurs valets politiciens croient se prémunir de l’incendie social en nous divisant les uns les autres. Mais les immenses richesses qu’ils accumulent sont créées par les travailleurs du monde entier.

Tous ensemble, nous pourrions contester le pouvoir de cette classe de rentiers parasites et égoïstes, et même leur confisquer et l’exercer de façon révolutionnaire à leur place. Pour enfin bâtir une société ouverte, accueillant toutes les cultures, sans frontières, où l’on pourrait choisir démocratiquement ce qui doit être produit et où le travail serait distribué équitablement entre tous. Où les progrès techniques d’aujourd’hui et de demain n’auraient plus pour but la guerre et l’asservissement du plus grand nombre, ni comme conséquence la pollution de la nature, mais serviraient à libérer toute l’humanité de la misère et de l’oppression.

Dès aujourd’hui, nous pouvons imposer au grand patronat, par nos combats, le partage du temps de travail, l’augmentation des salaires, la fin du secret industriel et des brevets, l’ouverture des frontières aux hommes et aux femmes plutôt qu’aux seuls capitaux !

C’est ce programme de lutte pour une autre société que défend notre camarade Philippe Poutou dans une campagne présidentielle déjà entamée : il est temps d’unir nos forces pour une cause qui en vaille la peine !

C’est le sens que prendra un vote en sa faveur.

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