Depuis début mai, des centaines d’hospitaliers, de partout en France, crient leur colère dans et devant leurs hôpitaux. Pour certains c’est tous les jeudis comme à Robert-Debré (Paris), d’autres le mercredi ou le mardi comme à l’Hôpital Édouard Herriot (Lyon). Des préavis de grève sont déposés, des assembles générales ont lieu. De plus en plus nombreux à se rassembler, les travailleurs de l’hôpital scandent leurs revendications pour le monde d’après : augmentation immédiate des salaires, embauches massives, à commencer par tous les CDD.
Réagissant à la proposition de loi En Marche qui permettrait à des salariés de donner des jours de congés aux hospitaliers que ceux-ci pourraient utiliser comme chèque vacances, une infirmière lyonnaise a répondu : « Je ne veux pas voler les RTT des gens […] J’ai dépassé les 28 ans de carrière et on me donne aumône. Il y a de quoi péter un câble ! » [1]. Déshabiller Pierre pour habiller Paul, voilà la solution En marche. Les hospitaliers répondent avec la seule solution qui vaille : la lutte collective !
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