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Israël : apartheid vaccinal

15 février 2021 Brève Monde

Début février, Israël s’enorgueillissait d’avoir le meilleur taux de vaccination au monde : 45 % de la population a déjà reçu les deux doses du vaccin, dont près de 80 % des plus de 60 ans. L’ambition déclarée de Benyamin Netanyahou est de vacciner l’ensemble de la population avant les élections générales du 23 mars, et de redorer ainsi son blason sali par des accusations de corruption et de trafic d’influence.

Mais derrière cette image de leader mondial de la vaccination anti-Covid, la réalité est moins reluisante. Aucune dose de vaccin n’est prévue pour les 4,5 millions de Palestiniens, alors que leurs voisins israéliens installés dans les colonies qui émaillent la Cisjordanie y ont, eux, accès. Un véritable apartheid vaccinal. Une discrimination révoltante, dénoncée à raison par nombre d’ONG et même par l’ONU, dont les conventions stipulent que c’est à la puissance colonisatrice, ici Israël, d’assurer un accès équitable et sans distinction de nationalité à la population sous son « contrôle ».

De son côté, le gouvernement israélien rejette la responsabilité sur les autorités palestiniennes et refuse de changer de politique, y compris pour les quelque 140 000 travailleurs qui traversent chaque jour les checkpoints pour travailler sur son territoire. Seule exception : les 4 400 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ainsi que les Palestiniens résidents de Jérusalem-Est.

Netanyahou peut se pavaner devant le monde entier pour la réussite de sa campagne de vaccination. En laissant les Palestiniens sur la touche, il prouve qu’il n’a que faire de sauver des vies humaines et que sa motivation principale reste de briguer le plus de voix possibles pour se maintenir au pouvoir.

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