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Génocide des Ouighours en Chine : des firmes de l’habillement poursuivies

3 octobre 2021 Brève Monde

À l’appel de l’Institut ouïghour d’Europe, plusieurs centaines de personnes ont défilé, samedi, à Paris, de la Bastille à la République pour demander la reconnaissance du génocide que connait ce peuple musulman en Chine. Nombre d’Ouïghours, réfugiés dans différents pays d’Europe, avaient fait le déplacement. Selon Amnesty international, un million d’Ouïghours et autres minorités ethniques seraient détenus dans des camps d’emprisonnement au Xinjiang et subiraient viols, tortures et travaux forcés. Dans le même temps plusieurs multinationales, notamment du secteur de l’habillement, soupçonnées d’utiliser des produits issus du travail forcé des Ouïghours, sont dans le collimateur de la Justice. Depuis le 1er juillet Uniqlo France, le groupe japonais Fast Retailing, Inditex (qui détient les marques Zara, Bershka, Massimo Duti), SMCP (Sandro, Maje, de Fursac...) et le chausseur de sport Skechers sont visées par une enquête du pôle « crimes contre l’humanité » du Parquet national antiterroriste après une plainte déposée par l’association Sherpa, le Collectif Ethique sur l’étiquette et l’Institut Ouïghour d’Europe. Et, sans se faire aucune illusion sur l’issue de cette plainte, on ne peut que se réjouir qu’à cette occasion soit dénoncé le fait que « l’atelier du monde » est aussi un atelier de l’esclavage.

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