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Flambée des prix, salaires gelés et retour des grèves : et si l’été annonçait le réchauffement du climat social ?

La grève aux Aéroports de Paris en ce début juillet donne le ton. Plusieurs corps de métiers, avec les pompiers en première ligne, réclament 300 euros pour tous, une revendication de bon sens pour chaque travailleur du public et du privé tant la vie chère fait fondre le pouvoir d’achat. Et loin du corporatisme, puisqu’à la fin de la semaine, le patronat ayant proposé 250 euros aux pompiers pour éteindre le conflit… ceux-ci ont refusé d’être achetés, car les 300 c’est pour tout le monde ! Cette grève importante montre que les travailleuses et travailleurs sont de plus en plus nombreux dans bien des coins du pays qui luttent par la grève contre les fins de mois impossibles. Et si ça commençait à sentir le Roissy pour Macron, le petit laquais du patronat ?

De nombreux conflits illustrent une colère croissante

Les fins de mois qui commencent de plus en plus tôt, et les conditions de travail dégradées, ont poussé bien des secteurs dans la lutte. Dans des petites boîtes ou des grandes branches, public ou privé, des salariés ne se laissent plus faire. Des routiers, les vendeuses des parfumeries Marionnaud, des électriciens et gaziers, les cadres de Capgemini, les ouvriers du groupe aéronautique Safran, les préparateurs de commande de Chronodrive, les cheminots, les aides-soignantes des maisons de retraite, mais aussi les pompistes de TotalEnergies, les techniciens de banque de Cetelem et bien d’autres… : toute une liste aux airs de colère croissante.

Rien d’étonnant avec un Smic à 1 300 euros, un seuil de pauvreté à 1 100. Et derrière les prix qui flambent, les salaires gelés, les discussions sur les conditions de travail dans tous les secteurs vont bon train. Là aussi rien de surprenant : la dureté des méthodes d’encadrement dignes du 19e siècle, brisent nos vies et nos corps, au point d’avoir envie de changer de boulot… ou de faire grève !

Une colère qui n’est pas encore coordonnée

La situation est insupportable, chacun en convient. Les vacances, pour ceux qui peuvent en avoir, seront sous le signe de l’austérité, où on ne fait que des soustractions et jamais d’additions dans nos dépenses. Même les Chèques-Déjeuner, qui malgré leurs limites nous dépannaient bien, ne serviront plus les soirs et les week-ends.

Alors ces grèves sur les salaires et les conditions de travail sont une nécessité, une urgence. Cela fait des années qu’on assiste à la casse des services publics, dans la santé, les services sociaux, les transports, et le gel des embauches un peu partout. Or désormais, vu que les patrons se plaignent d’un « manque de main-d’œuvre » (pas étonnant, vu les salaires proposés !), cela crée un rapport de force favorable, dont les travailleurs profitent à juste titre.

Les mobilisations partent aussi dans des entreprises dont certaines n’avaient jamais connu de grèves. Les équipes syndicales locales sont souvent impliquées, mais à ce jour les confédérations se gardent bien de coordonner ces grèves à l’échelle nationale. Les grévistes devront s’en charger eux-mêmes.

Sans attendre la rentrée, préparons-nous à imposer nos mesures d’urgence, sans rien attendre du gouvernement Borne 2 et des pitreries parlementaires.

Pour être à la hauteur de la situation il va donc falloir que nos colères s’expriment et se généralisent, mais aussi organiser et coordonner nos luttes à la base, pour imposer :

  • l’augmentation uniforme de tous les salaires, des minima sociaux et des pensions d’au moins 400 euros ;
  • pas de revenus inférieurs à 1800 euros ;
  • des embauches dans tous les secteurs à la hauteur des besoins ;
  • l’augmentation des salaires, allocations et pensions au même rythme que l’inflation.

Préparons-nous à un mouvement général jusqu’à ce qu’ils cèdent !

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