Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Éditos L’Étincelle > 2018 > octobre > 8

Faire entendre tous ensemble notre colère

Interpellé la semaine dernière par des retraités au sujet de leurs faibles pensions, Macron n’a rien trouvé de mieux à répondre que « le pays irait mieux si on arrêtait de se plaindre ». Evidemment, cette nouvelle provocation ne s’adressait pas aux patrons du Medef qui ont transformé l’Elysée en bureau des pleurs pour obtenir sous n’importe quel prétexte de nouveaux cadeaux fiscaux ou mesures favorables, mais bien à l’ensemble de la population travailleuse qui est ainsi sommée d’accepter de payer pour les plus grosses fortunes ! Manière aussi de nous annoncer que nous aurons bientôt de nouvelles raisons, non pas de se plaindre comme s’imagine Macron quand on l’interpelle, mais de lutter contre les réformes antisociales à venir.

Vu les sondages de popularité qui plongent, il y a ceux qui quittent précipitamment le navire gouvernemental. Hulot et Collomb sont partis l’un et l’autre chercher un nouvel emploi de l’autre côté de la rue. Ce qui n’empêche pas la “start-up” En Marche de précipiter ses attaques contre les travailleurs.

Les ministres passent, les attaques continuent

Quels que soient leurs noms, qu’il s’agisse de “poids lourds de la politique” ou de “technocrates”, qu’ils proviennent de la gauche ou de la droite, les prochains ministres qui entreront dans un gouvernement remanié trouveront sur leurs bureaux leurs projets de lois déjà écrits :

  • prochaine réforme des retraites qui devra entraîner une baisse des pensions,
  • dégressivité des allocations chômage pour forcer les chômeurs à accepter les pires boulots sur le modèle allemand ou anglais,
  • plan de suppressions de postes dans la fonction publique concernant près de 120 000 emplois,
  • vague de licenciements à la SNCF pour fermer des guichets, et la liste pourrait être allongée.

Le gouvernement Macron 2 fera la guerre aux travailleurs, comme le précédent, pour que le patronat puisse continuer d’accumuler ses profits : 100 milliards de bénéfices prévus pour l’année 2018 pour le CAC40. Ce n’est donc pas l’argent qui manque pour créer des emplois, ni la crise qui pousse les patrons à geler les salaires ou à licencier. Les capitalistes mènent une politique globale qui vise à nous faire travailler plus dur, plus longtemps et pour des salaires plus bas. Peu importe pour eux l’explosion des inégalités et de la précarité pour la majorité de la population.

Mardi 9 octobre, ensemble dans la rue !

Face à ce rouleau compresseur patronal, les résistances du monde du travail existent : les agents territoriaux menacés par 70 000 suppressions de postes ont commencé à se mobiliser ; les salariés de Ford à Blanquefort luttent contre la fermeture de leur usine ; les postiers des Hauts-de-Seine sont en grève depuis des mois ; les enseignants des lycées professionnels s’organisent contre la casse de leurs conditions de travail ; les hospitaliers manifestent leur ras-le-bol dans de multiples protestations locales ; les jeunes des McDo se mobilisent à Marseille, entre autres… Et ils ont bien raison, car c’est sur le terrain de la lutte collective que nous pourrons inverser la tendance et faire ravaler à Macron son mépris de classe.

Mardi 9 octobre, des confédérations syndicales appellent à la grève contre la politique du gouvernement. Certes une énième journée d’action interprofessionnelle ne suffira pas à le faire reculer, mais pour tous ceux qui s’en saisiront, elle pourra être l’occasion d’un premier pas, un jalon pour se reconnaître et commencer à s’organiser, et surtout montrer que nous sommes là et qu’il faudra s’y mettre tous ensemble pour faire aboutir nos colères.

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article