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Fac à deux vitesses

1er décembre 2003 Brève

Ayant quelques difficultés à imposer ses réformes dans les collèges-lycées, Raffarin et Ferry s’en prennent désormais aux étudiants : leur « réforme » ne vise pas à résoudre les problèmes de bourses, de logements et d’échec à l’université. Au contraire, elle crée une fac encore plus inégalitaire, avec des facs d’élite pour étudiants de milieu favorisé et des facs poubelles ceux qui viennent des milieux populaires.

Les étudiants ont bien raison de se battre !

Réactions à cet article

  • Il ne faut pas se laisser faire !! je suis etudiante erasmus a londres et ici d’ici 2006 les frais d’entree a la fac vont etre X3 3000£ !!! La classe populaire ne va pouvoir etudier exactement ce qu’ils essayent de creer une societe inculte qui ne reflechit pas qui ne reagit pas face aux attaques qui se multiplient !! L’ecole n’est pas a vendre nous sommes la jeunesse et la jeunesse est l’avenir nous avons le droit d’etudier on ne peut nous enlever ce droit !
    C.K

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  • Je suis étudiant en maîtrise mais aussi sympathisant et bientôt militant dans une association citoyenne. Je ne pouvais que soutenir la grogne des étudiants (en majorité issu du premier cycle universitaire).
    J’ai donc pris part à la grève des mois novembre-décembre 2003 dont l’issue fut assez absconse. En effet après avoir reporté sine die la loi de modernisation (anciennement loi d’autonomie) des universités, Luc Ferry a finalement abandonné cet avant-projet (dont le texte était bien prêt contrairement à ce qui était prétendu ci et là). Toutefois, étant déjà appliqué dans une quinzaine d’établissements français, les décrets LMD d’« harmonisation des diplômes » (qui n’est en réalité qu’une harmonisation des grades, le cadre national du diplôme étant remis en question, le contenu des enseignements pour un même intitulé de diplôme peut varier selon l’université. Partant, un même diplôme n’aura pas la même valeur selon l’université qui le délivre, l’annexe descriptive détaillée du cursus de l’étudiant, véritable flicage, matérialisera cette dénivellation...).
    Or il appert que la mise en place des décrets LMD, suppose aussi un fort investissement que l’Etat gendarme qu’est redevenu la France guidée par le bourdon des libéraux, n’est pas prêt de fournir. De plus le contexte de décentralisation, les politique d’ajustement de l’actuel gouvernement (sécurité social, contractualisation accrue et précarisation du travail...)laisse envisager un autre texte relatif à la modernisation des université in fine. En clair, les universités incapables de financer les nouvelles grilles d’enseignements, seront défavorisées et ne pourront pas attendre beaucoup d’un Etat trop occupé à injecter des sommes substantielles pour la défense ou la police (prérogatives qu’il conservera même après l’ouverture totale des marchés publics prévus dans l’AGCS). L’université risque donc à terme d’être ouvert aux intérêts privés avec tous les risques que cela engendre en terme de politique scientifiques et de disparités sociales

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