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RATP

En grève contre la mise en concurrence des travailleurs !

(Photo : En espérant le retour des piquets, comme celui-ci-dessus à Nanterre en janvier 2020. Image de la Gazette de la Défense).

La grève des 23, 24 et 25 mai appelée à la RATP est l’occasion de dénoncer massivement et tous ensemble la dégradation des conditions de travail qui va s’accélérer à partir du premier juillet et la mise en place du CST (cadre social territorialisé – qui n’a de social que le nom, comme d’habitude !)

Au premier juillet, la direction entend faire passer son projet d’attaque, d’abord contre les conducteurs de bus (machinistes-receveurs), puis contre l’ensemble des travailleurs de la Régie. Au programme : multiplication des services en coupure, augmentation des heures de travail, dix heures de conduite possible, suppression de la compensation d’une heure en cas de fortes chaleurs l’été, possibilité pour les chefs de modifier les horaires 24 heures à l’avance, etc. En bref, un « nouveau » plan d’attaque de nos conditions de travail pour être plus « compétitifs » lors de l’ouverture à la concurrence, même si cette dernière n’arrivera pas avant des mois. Ce plan n’a pas reçu la bénédiction des directions syndicales – encore heureux !

Il est d’ores et déjà annoncé que la grève sera suivie. Ces trois jours seront précieux pour se réunir sur les piquets de grève, décider ensemble des suites à donner au mouvement (et il faut qu’elles soient très rapides, car le CST peut s’appliquer dès le 1er juillet par simple décret). C’est l’occasion de s’adresser largement à tous les travailleurs des transports, d’abord ceux des autres secteurs de la Régie mais aussi des autres entreprises, publiques comme la SNCF ou privées comme Keolis ou Transdev. Les problèmes sont les mêmes dans tout le secteur – cette fameuse « ouverture à la concurrence » n’étant qu’un moyen de tirer toutes les conditions vers le bas.

Cette grève aura aussi un caractère de test politique pour le nouveau gouvernement dirigé par une ancienne patronne de la RATP, qui se vante (un peu trop vite), d’avoir maté les cheminots en imposant la réforme ferroviaire et la casse du statut en 2018. Lundi matin à 10 heures, un rassemblement est appelé par les syndicats sous les fenêtres du nouveau ministre. À nous, grévistes syndiqués et non syndiqués, de rendre le message clair : « pas touche à nos conditions de travail ! »

Marina Kuné

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