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En Algérie aussi la colère ouvrière gronde

14 février 2011 Brève

« L’Algérie n’est pas la Tunisie, n’est pas l’Egypte », a déclaré le ministre des affaires étrangères algérien, rassuré par le fait que la manifestation de samedi dernier, dans Alger quadrillé par quelque 30 000 policiers, ne se soit pas transformée en émeutes.

Il y avait néanmoins des milliers de manifestants, malgré les arrestations et les matraquages. Si ni les travailleurs, ni les jeunes chômeurs ne se sont saisis de cette occasion pour descendre massivement dans la rue, c’est aussi parce que les organisateurs eux-mêmes de la manifestation, les partis « démocrates », s’étaient bien gardé de mettre en avant la moindre revendication sociale.

Mais il ne se passe pas un jour, en Algérie, où l’on ne voit exploser une nouvelle grève sur les salaires, une manifestation à la mairie ou la préfecture contre la corruption dans l’attribution des logements, un barrage de route pour protester contre les coupures d’eau, d’électricité ou pour demander des emplois. Une explosion de colère qui pourrait là aussi se transformer en révolution.

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