Le gouvernement avait annoncé en mars un plan de contrôle des 7 500 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) publics et privés sur deux ans. C’était une action lancée à la suite du scandale Orpea, révélé après la publication du livre-enquête Les Fossoyeurs. Les contrôles menés dans près de 600 Ehpad « ont donné lieu à plus de 1 000 recommandations, 642 prescriptions, 193 injonctions et trois saisines du procureur » a déclaré Jean-Christophe Combe, le ministre des Solidarités devant l’Assemblée nationale. Le groupe Orpea était accusé d’avoir mis en place un « système » pour optimiser ses bénéfices au détriment du bien-être des résidents et des salariés. Un « système » qui durait depuis des années, sans que les autorités de tutelle interviennent. Et pour cause. Selon le ministre, jusqu’à présent, les maisons de retraite étaient contrôlées « tous les 20 ou 30 ans ». Bref, les personnes âgées dépendantes n’étaient pas une priorité. Il a fallu la mise en évidence de quelques dizaines de morts et des centaines de cas de maltraitance pour que le gouvernement s’intéresse enfin à la question.
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