Le parquet de Paris a demandé, le 24 novembre, un non-lieu dans l’affaire du chlordécone aux Antilles. Cet insecticide a été utilisé jusqu’en 1993 dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, sur dérogation ministérielle, alors que l’Organisation mondiale de la santé l’avait classé cancérogène possible dès 1979. Plus de 90 % de la population antillaise est contaminée et présente un taux d’incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde.
Une annonce révoltante pour les associations de victimes, qui avaient déposé plainte en 2006 pour empoisonnement. Elles vont continuer de se battre et organisent un rassemblement le 10 décembre :
« Notre riposte doit être à la hauteur du crime commis », déclare la CGT Guadeloupe.

