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De l’ENA à l’INSP : beaucoup de bruit pour rien

4 décembre 2021 Brève Politique

Vient de paraître au Journal officiel le décret annonçant la création de l’Institut national du service public (INSP) qui, le 1er janvier 2022, remplacera l’École nationale d’administration (ENA). En même temps sera créé un corps unique d’administrateurs de l’État en lieu et place de la quinzaine de corps existant actuellement (préfets, sous-préfets, administrateurs des Finances publiques, des Affaires sociales, des Affaires culturelles, de l’Éducation nationale, etc.). Le but est, paraît-il, de simplifier les choses tout en rendant l’accès à la haute fonction publique plus divers. On peut rêver. Car on ne voit pas pourquoi le recrutement des futurs diplômés de l’INSP serait moins élitiste que celui qui avait cours à l’ENA. De plus la réforme n’empêchera nullement le « pantouflage » des hauts fonctionnaires qui rejoignent régulièrement en masse les conseils d’administration, de surveillance et autres organismes de direction des grandes entreprises industrielles, bancaires ou de service en les faisant profiter de leurs réseaux au sein de l’appareil d’État et de leurs carnets d’adresses. Une réformette donc, qui fait des vaguelettes mais a surtout pour but de montrer que Macron est un grand réformateur.

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