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Salaires

Dans les transports, l’usine à gaz des rémunérations

26 janvier 2022 Article Entreprises

Au-delà des statuts d’entreprise (RATP, urbain, interurbain) qui différencient les conditions de rémunération et des accords locaux qui multiplient les primes, l’individualisation du salaire est la règle dans le transport. En effet, les primes diverses sont attachées aux services effectués par chaque conducteur. Ainsi, même dans le cas où des roulements garantissent une répartition à peu près égale des services, se retrouver dans la jungle des « éléments variables de rémunération » est une gageure. Par exemple, dans l’interurbain, les coupures ne sont pas rémunérées de la même façon selon l’endroit où elles sont prises : si c’est au dépôt, le patron ne paie rien, dans un autre dépôt que celui du conducteur, c’est payé à 25 % du taux horaire et au terminus, c’est 50 %. Dans l’urbain, en revanche, c’est plus simple dans un certain sens, au-delà de 30 minutes de pause, le patron ne paye plus rien !

Le salaire de base étant bien trop bas (1 500 euros net à l’embauche dans l’urbain, et c’est moins dans l’interurbain surtout si on considère les temps partiels imposés calés sur le calendrier scolaire), le sous-effectif sévit dans le secteur. Et les solutions individuelles pour gonfler un peu la fiche de paie sont légion, en courant après les services les plus pénibles au détriment de la vie personnelle et de la santé. Pour mettre un coup de frein à cette logique, il faudrait notamment intégrer toutes les primes au taux horaire et rémunérer intégralement tous les temps de coupure imposés par les services.

Correspondants

(Article du dossier Mobilisé-e-s pour les salaires de et les conditions de travail de l’Anticapitaliste no600)

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