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Archives > Éditos L’Étincelle > 2019 > décembre > 10

Contre Macron et son monde, continuons le combat !

Même si les manifestations de mardi 10 ont rassemblé moitié moins de monde que celles de jeudi 5 décembre (plus de 800 000 manifestants), cela reste un sacré succès pour ce nouveau rendez-vous intermédiaire. Car les grèves qui ont démarré très fort jeudi dernier à la SNCF, dans le métro et les bus parisiens, mais aussi chez les enseignants, ont été reconduites et se poursuivent. Car la lutte va s’ancrer dans la durée, jusqu’au retrait de la réforme des retraites. D’autres secteurs, comme les postiers, les hospitaliers (dont les jeunes internes de médecine qui viennent de se mettre en grève illimitée) ou les pompiers, des salariés du secteur privé, ou des Gilets jaunes, ont aussi participé aux manifestations de jeudi et de mardi.

Tous visés par l’attaque !

Car avec son projet de retraite à points, calculés sur toute la durée de la carrière, Macron et son gouvernement font l’unité contre eux. Nous tous, salariés, subirons une baisse du montant de nos pensions, quelles que soient nos professions, quels que soient nos statuts. Arrogants comme à leur habitude, ils nous disent que nous sommes en colère parce que nous n’avons pas compris ! Mais il n’y a pas besoin d’avoir bac +10 pour comprendre que si le montant de la retraite est calculé sur l’ensemble de la carrière, et non sur les 25 dernières années, la retraite va forcément baisser. Sans compter que la valeur des points cotisés n’est même pas garantie. Blanquer, ministre de l’éducation, a écrit aux enseignants la veille du 5 décembre : il ne faut pas s’inquiéter, « le gouvernement mettrait en place un minimum de 1 000 euros de pension pour une carrière complète ! » Voilà qui est tout sauf rassurant ! Vu des salons gouvernementaux, 1 000 euros de retraite, c’est... royal ? Sans compter que les salariés seront peu nombreux à avoir une carrière jugée complète, avec les périodes de chômage et le recul de l’âge de départ. Ils prétendent que les retraites ne seraient pas financées ? Qu’ils embauchent ! Qu’ils augmentent nos salaires !

Avis de tempête pour le gouvernement

Actuellement, pour Macron-Philippe, c’est panique à bord, même s’ils font mine de rester fermes à la barre. Leur beau calendrier, avec vote de la réforme des retraites tranquillement après les municipales, est bouleversé. Grévistes et manifestants veulent l’abandon de ce projet ici et maintenant. Ce même mardi, Edouard Philippe a confié aux députés de son camp : « Ce n’est pas parce que je fais un discours que les manifestations vont cesser… » Eh oui, il garde un brin de lucidité : la colère est massive. Même les médias reconnaissent que la majorité de la population soutient les grévistes. Et un nouveau temps fort aura lieu jeudi 12, le lendemain des annonces de Philippe, dont personne n’attend quoi que ce soit. Même lui a déclaré qu’il « n’y aurait pas d’annonces magiques ». Au moins, c’est clair. Bien sûr, il mise aussi sur des négociations avec les directions syndicales, qui ne sont jamais indifférentes à quelques égards ... Mais la pression à la base est tellement forte qu’il ne semble pas qu’en lâchant sur telle ou telle catégorie de salariés, ou en maintenant l’attaque uniquement pour les plus jeunes, la colère puisse aussi facilement retomber.

Partout, des liens se créent entre salariés en lutte

En fait, le plus important, c’est qu’une dynamique est déjà en place dans de nombreuses villes, de nombreux quartiers : des étudiants, des profs, se rendent dans des assemblées générales de cheminots ou de salariés de la RATP, ou viennent les soutenir sur leurs piquets de grève. Des salariés de la RATP rendent visite aux cheminots. Des assemblées interprofessionnelles sont organisées. Des coordinations se mettent en place.

Le slogan des cheminots, « la grève aux grévistes », montre la voie : à nous de rejoindre la lutte, en nous organisant avec d’autres salariés autour de nous, pour approfondir le mouvement. Nous en avons tous par-dessus la tête de Macron et son monde, de ce gouvernement au service des ultra riches, qui déborde de mépris et multiplie les attaques, se croyant tout permis, les mains libres pour nous retirer le peu que nous avons. Non, tout n’est pas permis, et c’est pour cela qu’il faut amplifier la lutte et participer massivement à la nouvelle journée de grève et de manifestation de jeudi 12 décembre. Ce n’est qu’un début. Faisons-les battre en retraite.

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