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Confinement saison 2 : le temps de la colère !

Dans l’Éducation nationale, le « nouveau » protocole sanitaire a mis le feu aux poudres dès la rentrée : malgré la grave situation sanitaire, rien de changé dans les conditions de scolarisation des élèves dans des classes surpeuplées ! À quoi s’ajoutait le refus méprisant de dernière minute de Blanquer de laisser du temps aux enseignants, le lundi matin, pour préparer l’hommage à Samuel Paty, leur collègue assassiné. Des enseignants se sont alors mis en grève pour imposer des conditions plus sûres. La grève a continué toute la semaine, culminant jeudi. Les lycéens qui se sont aussi mobilisés ont vécu un exercice pratique sur la liberté d’expression, puisque le gouvernement leur a aussitôt envoyé les flics pour les réprimer !

À l’Hôtel-Dieu à Paris, face à une manifestation contre la fermeture du service des urgences, les flics ont distribué vingt-et-une contraventions de 135 euros pour « rassemblement illégal en raison du contexte sanitaire »  ! Mêmes flics et mêmes amendes contre des travailleurs de Renault à Sandouville, où des bus ont été contrôlés en fin d’équipe pour absence d’attestation !

Pour ce gouvernement, notre vie se résume au devoir d’aller travailler…

Tout ce que veulent le gouvernement et les patrons, c’est que nous travaillions pour que tourne leur sacro-sainte économie, en réalité pour que rentrent leurs profits. Pour le reste, ils font montre d’une incompétence rare !

À nous de reprendre la main, partout

Pour obtenir des conditions de travail vraiment protectrices : télétravail là où c’est possible malgré le refus des patrons, tests systématiques, embauche de personnel supplémentaire, comme le demandent les cheminots, les hospitaliers, les postiers, et la plupart des salariés du privé. Pour obtenir aussi que le confinement ne se solde pour personne par des pertes de salaire, alors qu’une augmentation générale est au contraire indispensable.

Face aux enseignants et lycéens mobilisés, Blanquer a dû reculer et accepter les demi-groupes en lycée. Une nouvelle journée de grève des enseignants est annoncée pour le 10 novembre, pour plus de sécurité dans les établissements et pour les embauches nécessaires. Les profs ont raison, c’est le seul moyen de se faire entendre.

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