En Martinique, Guadeloupe et à Paris, des rassemblements ont eu lieu pour refuser la prescription qui pourrait classer sans suite la plainte déposée en 2006 contre l’empoisonnement de la population antillaise au chlordécone.
Cet insecticide ultra-toxique a été utilisé par les patrons des bananeraies jusqu’en 1993. Ces derniers n’ont eu de cesse de combattre son interdiction et sont responsables de la pollution des deux îles pour des siècles, ainsi que de cancers, notamment de la prostate.
Associations et syndicats n’ont été auditionnés qu’en janvier, quinze ans après leur dépôt de plainte ! Et à présent, il y aurait prescription ? Ce scandale sanitaire montre comment les autorités sont prêtes à couvrir des patrons criminels, malgré les belles paroles de Macron sur la responsabilité de l’État lors de sa visite aux Antilles en 2018.
Le combat continue pour que les responsables soient jugés et c’est le minimum !

