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Chantiers olympiques : le travail au noir à plein régime

13 mai 2022 Brève Entreprises

Les chantiers de construction des Jeux olympiques de Paris 2024 devaient être exemplaires. Une charte sociale avait même été signée en juin 2018 entre les pouvoirs publics et les syndicats patronaux et de travailleurs. Dans ce document, la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) s’engageait notamment à « faire respecter les normes internationales du travail et le travail décent au sens de l’Organisation internationale du travail auprès des sous-traitants et des fournisseurs ». Dans la réalité, la fameuse charte est tout sauf appliquée. Ainsi l’inspection du travail a révélé que des travailleurs sans-papiers avaient été embauchés sur un site par un sous-traitant de GCC, grand groupe de BTP (dont le chiffre d’affaires a dépassé les 100 millions d’euros en 2021), donneur d’ordres sur le chantier du village olympique. Ces travailleurs, qui avaient obtenu le soutien de l’Union locale CGT de Bobigny, ont pu être régularisés rapidement. Ils réclament aujourd’hui leur embauche par GCC qui nie mordicus avoir eu connaissance qu’un de ses sous-traitants faisait travailler des ouvriers au noir. Une ignorance d’autant plus surprenante qu’il s’agit là d’une pratique courante dans le BTP. Bref, business is business et l’éthique attendra encore un peu.

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