Catastrophe naturelle ? Surtout catastrophe sociale
1er juin 2004 Brève
Les pluies torrentielles qui ont frappé la semaine dernière Haïti et la République dominicaine ont fait plus de 2000 morts. Dans ces deux pays, parmi les plus pauvres au monde, les misérables habitations ont été balayées par les eaux et les sauveteurs improvisés ne disposaient bien souvent que de haches et de machettes pour déblayer les décombres et tenter de retrouver les survivants.
Plus que le climat, c’est la misère qui est la cause de ce drame. En Haïti, il y a peu, une seule journée de pluie avait fait 300 morts. Les dictateurs successifs, auxquels les pays riches ne se privent pas d’accorder leur soutien, n’ont fait qu’organiser le pillage de l’économie de l’île, pour les plus grands bénéfices de la bourgeoisie locale.

