Le Premier ministre, Justin Trudeau, a accusé l’Inde d’avoir fait assassiner en juin dernier, près de Vancouver, Hardeep Singh Nijjar, un leader religieux sikh installé dans le pays. Il était surtout connu pour son activité militante et sa volonté de créer un État sikh, sous le nom de Khalistan, au sein de l’Union indienne. À ce titre, il était considéré comme « terroriste » par les autorités indiennes. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a fait savoir par le biais du ministère des Affaires étrangères, que ces accusations étaient « absurdes » et que son pays respectait « l’État de droit ». On peut légitimement en douter dans la mesure où dans le passé le régime autoritaire de Modi, qui se réclame d’un hindouisme militant, n’a jamais hésité à faire assassiner des Indiens d’autres confessions, principalement musulmans mais pas seulement. Ce qui ne l’a pas empêché d’être reçu en grande pompe à Paris par Macron le 14 juillet dernier.
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