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Archives > Éditos L’Étincelle > 2018 > septembre > 3

Ça branle dans le manche

Après avoir couvert Benalla, Macron vient de promouvoir comme consul à Los Angeles un obscur écrivain, Philippe Besson, qui lui avait rédigé un livre en son honneur. Barbouzes, lèche-bottes, copains et coquins… Décidément, celui qui nous accuse de rester dans le passé, multiplie les turpitudes propres à tous les gouvernants, d’hier ou d’aujourd’hui.

Les casseroles

Une impopularité record. Une vague de contestation sociale au printemps. Cela n’a pas empêché Macron de rester dans sa bulle et de poursuivre son offensive à l’été quitte à sombrer dans le ridicule. On a d’ailleurs bien eu envie d’« aller le chercher » en juillet, comme il le proposait.

Après avoir insisté pour se faire construire une piscine à 34 000 euros, il est allé nager dans la mer devant un parterre de caméras. Mais la tasse, il l’a bue à la rentrée quand son ministre de l’écologie, Nicolas Hulot, pourtant chien fidèle, a quitté le navire face à la provocation de trop : la présence d’un « lobbyiste » de la chasse dans une réunion gouvernementale sur la réforme de la chasse.

C’est que même les promesses écologistes de Macron se sont transformées en chasse à tous ses réfractaires, au nom du Make Capital Great Again.

Le gouvernement des licencieurs

La rentrée s’est ouverte sur une série de mesures « en faveur du travail » paraît-il. Entendez par là de nouvelles suppressions de postes dans la fonction publique (4 500 en 2019 et 10 000 en 2020) ; une défiscalisation des heures supplémentaires qui en fait va se traduire par 19 000 emplois en moins.

Les attaques fusent de partout. Le gouvernement annonce un quasi-gel des retraites, des prestations familiales et des aides au logement. Il a décidé de s’en prendre aussi aux chômeurs, avec entre autres son intention d’imposer une dégressivité des allocations chômage qui oblige les chômeurs à accepter n’importe quelle offre d’emploi sous-payé. Et le président du Medef, à l’ouverture du round de négociations avec les syndicats, d’en rajouter en proposant de « tout remettre à plat » pour équilibrer le budget des caisses… en baissant les allocations.

Entretemps, c’est le jackpot pour les entreprises cette année qui vont bénéficier de la transformation du crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en baisse permanente des charges. Autrement dit, il s’agit de la pérennisation des milliards accordés chaque année aux grosses boites qui continuent de licencier. Pas moins d’un tiers des fleurons du CAC 40 dont les bénéfices explosent, ont ou vont licencier cette année.

Ainsi, les bénéfices de PSA sont en hausse de 18 % cette année. L’entreprise peut remercier tous les gouvernements successifs qui se sont jetés à ses pieds et l’ont grassement assistée alors qu’elle multipliait les fermetures de sites.

Une colère sans frontières

Pas plus que les profits, les attaques anti-ouvrières, anti-pauvres et anti-immigrés ne connaissent de frontières.

Le week-end dernier, les manifestations avaient encore lieu dans plusieurs villes de Russie pour dénoncer la réforme des retraites que Poutine a imposée en juin, profitant du Mondial de foot. Les manifestants ont marqué les premiers points mais la mobilisation continue.

Alors, ici aussi, souhaitons que la mobilisation qui bourgeonnait au printemps reprenne en automne en se généralisant. Les raisons de la colère sont toujours là, toujours plus nombreuses. Et l’arrogance d’un Macron ne demande qu’à être mouchée.

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