COP 15 sur la biodiversité : un « accord historique »… comme d’habitude
Des représentants de 190 pays ont adopté un accord à l’issue de la COP 15 sur la biodiversité qui vient de se terminer à Montréal, au Canada. Ce « pacte de paix avec la nature », appelé « accord de Kunming-Montréal », vise à protéger les terres, les océans et les espèces de la pollution, de la dégradation et de la crise climatique. Les participants se sont mis d’accord sur une feuille de route visant notamment à débloquer 30 milliards de dollars d’aide annuelle à la conservation pour les pays en voie de développement et à protéger 30 % de la planète d’ici 2030. Les 70 % restants attendront encore un peu alors même que, selon les scientifiques, 75 % des écosystèmes mondiaux sont altérés par l’activité humaine et plus d’un million d’espèces menacées de disparition. L’accord va-t-il inverser la tendance ? C’est peu probable, car la voracité du capitalisme est sans limite. Rappelons que le dernier accord décennal, signé au Japon en 2020, n’a atteint quasiment aucun des objectifs qu’il s’était fixés. Il sera donc difficile de faire plus mal.
Mots-clés : Pollution

