Après avoir postulé de prendre la tête du groupe d’étude contre l’antisémitisme à l’Assemblée nationale, les députés lepénistes visent maintenant la tête du groupe d’étude sur la lutte contre la séropositivité. La députée écologiste Sandrine Rousseau a rappelé à cette occasion les positions de Jean-Marie Le Pen dans ce domaine, soulignant que ce dernier qualifiait les personnes atteintes du sida de « sidaïques » et parlait de les enfermer dans des « sidatoriums ». Quelques années plus tard, sur une de ses affiches électorales, Marine Le Pen rendait le Parti socialiste responsable de « 500 000 séropositifs » alors que les estimations les plus hautes n’ont jamais dépassé les 200 000 cas. Enfin le Front national affirmait que l’acronyme « Sida » signifiait en fait « Socialisme, Immigration, Drogue et Affairisme ». Avec une telle tradition d’empathie et de solidarité à l’égard des malades, le RN ne semble vraiment pas le mieux placé pour aborder un tel problème de santé publique !
Mots-clés : Rassemblement national

