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Alstom : la poudre aux yeux de l’État actionnaire

30 juin 2014 Brève

L’État va devenir actionnaire de 20 % d’Alstom. Selon Montebourg, il s’agit d’avoir l’œil sur General Electric (GE) qui rachète la branche Énergie d’Alstom. Mais le fait que l’État soit actionnaire d’une entreprise et qu’un de ses représentants siège à son conseil d’administration n’a jamais prémuni les salariés des plans de suppressions d’emplois.

Le gouvernement aurait fait inclure dans le contrat de fusion une pénalité financière de 50 000 euros par emploi non créé, comme le stipuleraient les « engagements » pris par GE. Déjà cette somme est une broutille dont ce trust s’acquittera aisément. En plus, le détail de ces « engagements » n’a même pas été rendu public.

Les travailleurs de GE et d’Alstom n’ont rien à attendre ni de leur direction, ni du gouvernement. Ils ne pourront compter que sur eux-mêmes pour parer les mauvais coups.

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