On prend le même et on continue
14 avril 2014 Brève
En Algérie, l’élection présidentielle du 17 avril s’annonce sans surprise. Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis quinze ans, commencera sans doute un quatrième mandat. Quant à dire s’il le finira, rien n’est moins sûr au vu de son état de santé. Mais, s’il est candidat, c’est que les classes dirigeantes (grands patrons et chefs de l’armée) ont dû juger qu’il était le plus à même d’assurer la stabilité du régime pour que prospèrent leurs affaires.
Et si le mouvement de protestation Barakat n’a pas eu grand succès, c’est que son seul souci est de ravaler la façade du régime avec une « nouvelle Constitution », en se moquant éperdument des préoccupations quotidiennes des classes populaires : coût de la vie et chômage. Élection ou pas, celles-ci devront faire entendre leur propre voix. En Algérie comme en France.

