L’ « union sacrée » des riches contre les pauvres
21 novembre 2011 Brève
La joie de voir Silvio Berlusconi faire ses valises aura été de courte durée pour les Italiens. À peine arrivé que le nouveau venu, Mario Monti, un ancien membre dirigeant de la banque américaine Goldman Sachs, a déjà annoncé un plan d’austérité de 25 milliards d’euros, qui viendra s’ajouter aux deux précédents et sera encore une fois à la charge des plus pauvres, ou prélevé directement sur les services publics.
La différence cette fois, c’est que le Parti démocrate (la coalition des partis de gauche) lui donne sa bénédiction, et même dénonce toute contestation des mesures anti-ouvrières comme allant contre les intérêts du pays. Le « tous contre Berlusconi » qui lui a tenu lieu de programme ces dernières semaines cachait en réalité une « union nationale » avec la droite et même l’extrême-droite pour faire payer la crise aux travailleurs et à la population.

