L’État maffia
29 novembre 2010 Brève
Aujourd’hui, c’est l’heure des règlements de compte entre parrains : Villepin, Sarkozy et quelques autres. Dans les années 1990 le premier était conseiller de Chirac, le second ministre du budget, quand la France avait décroché un contrat de vente de sous-marins au Pakistan. Au passage, des millions d’euros de pots-de-vin pour des intermédiaires pakistanais et les politiciens français qui ont conclu le « deal », dont une part servait à financer la campagne électorale de Balladur en 1995.
Ce serait pour gêner celui-ci, que Chirac aurait, plus tard, fait stopper les pots-de-vin, ce qui aurait provoqué, en représailles, l’attentat de Karachi tuant 11 salariés français de la Direction des Constructions Navales (DCN). Tout ce beau monde masquait l’affaire en accusant le terrorisme islamique.
La corruption est une seconde nature pour l’État et ses politiciens au service des nantis. C’est à cet État tout entier qu’il faudra régler son compte.

