En Haïti, rien n’est réglé
29 mars 2010 Brève
Plus de deux mois après le séisme en Haïti, deux millions de personnes vivent toujours dans la rue ou dans des camps de réfugiés, dans la boue et l’odeur des cadavres encore sous les décombres, sans toilettes ou eau courante... Les ONG agissent chacune de leur côté, voire se font concurrence, les autorités locales détournent l’aide humanitaire... et bien que les trusts mondiaux du BTP se déchirent les futurs marchés de la reconstruction, la construction de logements sociaux anti-sismiques n’est pas à l’ordre du jour. Significatif, les jours passés à ramasser les morts et organiser la survie après le séisme ont été déduits des salaires (de ceux qui en ont un) !
Avant la catastrophe, les gouvernements haïtien et étrangers ne se préoccupaient pas de la population pauvre du pays, si ce n’est pour l’exploiter. Depuis... rien n’a changé !

