Areva, uranium et baïonnettes
22 février 2010 Brève
Il n’y a « aucune raison de craindre que le partenariat à long terme qu’Areva a construit avec l’Etat nigérien et les populations locales soit perturbé » a déclaré le gouvernement français. Qu’importe que le président renversé, avec qui Aréva venait de renouveler son avantageux accord d’exploitation des mines, ait bafoué toute démocratie, du moment que l’Uranium nigérien remplissait les caisses du groupe industriel français. Qu’importe si aujourd’hui l’armée occupe les rues, pourvu qu’on puisse s’entendre aussi avec elle.
Quant aux « population locales » elles n’ont jamais eu leur mot à dire, sauf le droit de travailler sans protections et crever à la tâche dans les mines.

