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France : terre de racket institutionnel

12 janvier 2009 Brève

2 milliards d’euros par an minimum, c’est ce que rapportent à l’Etat les cotisations de quelque 400 000 travailleurs sans papiers présents sur le territoire, via l’URSSAF, les ASSEDIC et caisses de retraite.

Les associations Droit Devant !, Survie, ou ATTAC, qui font le calcul, citent l’exemple de ce Malien expulsé après 15 ans de travail, qui a payé 72 000 € de cotisations sans avoir le droit aux ASSEDIC, puisque licencié sans préavis ni indemnité, ni a fortiori droit à aucune retraite.

L’injustice n’est pas perdue pour tout le monde !

Réactions à cet article

  • Désolé de contredire cette réaction enflammée (justifiée dans son assertion « c’est pas perdu pour tout le monde »)), mais les Urssaf et l’Assédic ne sont pas l’Etat, et ne reversent rien au budget de l’Etat.
    Les Urssaf contribuent au financement du régime général de la Sécurité sociale, les Assédic de l’assurance chômage.
    Ce sont des budgets séparés du budget de l’Etat (voire à ce sujet les crispations entre Unédic et Etat), et les organismes sont gérés par des conseils d’administration paritaires (syndicats ouvriers et patronaux).

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    • Oui, il y a la fiction que ces organismes sont « paritaires ».
      Patrons et ouvriers y seraient, nous dit-on, représentés par le biais de leurs syndicats.
      Mais quand il n’y a pas d’accord entre les bureaucraties syndicales et la machine patronale, l’Etat décrête. Et quand il y a un déficit quelquepart, c’est l’Etat qui éponge. En dernier recours, c’est l’Etat qui a la main sur la gestion de ces machins.

      Voyons par exemple, le déficit de la Sécu, ça ne regarde que l’organisme paritaire de la Sécu ? Mais alors comment se fait il que le ministre du travail ait une opinion sur la durée de cotisation des travailleurs aux caisses de retraites alors que ces organismes sont - theoriquement - gérés de façon autonome ?

      Je pense donc que tout ça c’est l’Etat. De même que la justice. Et ce, même si il y a des conflits entre la ministre de la justice et les hauts magistrats.

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      • 1)Si les immigrés sont lésés par la gestion des Assedic et de l’Urssaf,est-ce alors à la suite d’un accord entre bureaucraties syndicales et patronat ?

        2)Si ce n’est pas le cas(désaccord),comment expliquer que les bureaucraties syndicales continuent de siéger à ces « machins » ? Est-ce que le sort des travailleurs immigrés,« après tout »,ne serait pas aussi important à leurs yeux que celui des travailleurs français ?

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