La colère explose à Citroën
15 mars 2005 Brève
Depuis plus d’une semaine plusieurs centaines d’ouvriers des chaînes de montage de l’usine Citroën d’Aulnay (Seine-Saint-Denis) se sont mis en grève : la direction voulait leur imposer une vingtaine de jours chômés étalés entre mars et mai, payés seulement à 60 %.
Cela voudrait dire une perte sèche de salaire, sur les trois mois, de 440 à 600 €, alors que les salaires sont déjà particulièrement bas (1 200 à 1 300 € pour ceux qui ont un peu d’ancienneté, moins encore pour les nouveaux). Et Citroën a augmenté les cadences des chaînes pour leur faire produire en 4 jours ce qu’elles produisaient avant en 5.
A Citroën, mais aussi dans la plupart des usines, salaires, cadences et conditions de travail deviennent intenables. Les ouvriers d’Aulnay pourraient bien montrer l’exemple.

