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Accueil > Éditos de bulletins > 2014 > juillet > 14

La politique terroriste… du gouvernement israélien

Après l’enlèvement et l’assassinat de trois adolescents juifs israéliens, suivis en représailles du meurtre d’un adolescent palestinien, brûlé vif par des Israéliens membres d’une organisation d’extrême droite, le gouvernement d’Israël a décidé une nouvelle fois de s’en prendre à la population de la bande de Gaza, faisant déjà près de deux cents morts en quelques jours.

Une colonisation ininterrompue

Depuis la précédente guerre menée par le gouvernement de Netanyahu contre les Palestiniens, en 2012, la colonisation en Cisjordanie n’a eu de cesse de s’intensifier, amplifiant la colère dans les territoires occupés. Les Palestiniens se retrouvent coupés de leurs champs agricoles par l’émergence de nouvelles implantations, expulsés pour laisser la place à la construction de routes reliant les colonies israéliennes en contournant les zones palestiniennes. Sur la carte du Proche-Orient, les territoires palestiniens ressemblent à des confettis. Ce sont surtout des prisons à ciel ouvert.

Un scénario sanglant souvent répété

Dès l’enlèvement des trois Israéliens à la mi-juin, la police et l’armée israéliennes avaient lancé une vaste opération militaire, menant à des centaines d’arrestations arbitraires et de démolitions d’habitations. L’armée avait attaqué des combattants du Hamas, tuant cinq Palestiniens dont trois adolescents. Bien avant le meurtre commis par des membres de l’extrême droite israélienne, c’est le gouvernement d’Israël qui a donné le feu vert au déchaînement de violence et de barbarie.

Les troupes israéliennes sont depuis ce week-end massées autour de la bande de Gaza. Le gouvernement israélien menace d’une intervention terrestre qui promet d’être encore plus meurtrière que les frappes aériennes, et Netanyahu de fanfaronner à l’attention de la frange la plus réactionnaire de la population israélienne. « Aucune pression internationale ne nous empêchera de frapper les terroristes qui nous attaquent », a-t-il assuré au cours d’une conférence de presse. Il peut d’autant plus se le permettre que les premières réactions internationales ont été un blanc-seing de la part des grandes puissances occidentales.

Obama, Hollande, Merkel, tous ont clamé le droit d’Israël à se « défendre » pendant que les bombes pleuvent sur Gaza. C’est que le gendarme des pays impérialistes dans la région a un permis de tuer quasi illimité.

Un peuple qui en opprime un autre ne peut être libre

Loin de défendre la population israélienne, les régulières exactions des gouvernements d’Israël n’aboutissent qu’à faire redoubler le conflit et à renforcer des forces réactionnaires comme le Hamas, qui peut passer comme défenseurs des Palestiniens. La politique de l’État israélien depuis des décennies, c’est l’organisation d’un état de guerre permanent pour creuser le fossé entre les deux peuples. La population palestinienne en est la première victime, mais la population israélienne en subit aussi lourdement les conséquences et n’a rien à y gagner.

Pourtant en Israël comme en Palestine existe une force sociale capable de modifier radicalement les choses, la classe ouvrière. La révolte de la jeunesse travailleuse palestinienne est tournée contre l’occupation israélienne, mais aussi contre le sort qui lui est réservé, fait de chômage et de pauvreté. En Israël, en 2012, un mouvement contestant la politique antisociale du gouvernement israélien avait bousculé Netanyahu, qui y avait répondu par des bombardements à Gaza. Aujourd’hui, les opposants israéliens à la guerre et à la colonisation sont très minoritaires. Seules des organisations pacifistes comme « Briser le silence » ou « Combattants pour la paix », qui mêlent Palestiniens et Israéliens, ébauchent un mince espoir.

Mais la solution aux conflits de la région ne pourra venir que des luttes des travailleurs palestiniens et israéliens pour mettre un terme à l’exploitation et l’oppression, précisément maintenues par la politique agressive de l’État d’Israël et des puissances complices.

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