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Accueil > Éditos de bulletins > 2012 > avril > 16

Préparons-nous aux sales lendemains qu’ils nous réservent, votons pour nos luttes, votons Philippe POUTOU

Le serviteur des riches et fier de l’être, Sarkozy, propose de repartir de plus belle sur la même pente.

Les niches fiscales et dégrèvements de cotisations sociales des entreprises ont été, selon un rapport de la Cour des comptes, de 172 milliards d’euros, rien qu’en 2010... Le chiffre de leur dette serait de 1600 milliards, ce qui ne représenterait jamais que dix fois la fraude légale du patronat sur une année. Un million et demi d’emplois ont été détruits depuis 2008 : les licenciements permettent l’intensification de l’exploitation. Ils sont le symptôme le plus dévastateur de la lutte de classe que les capitalistes nous livrent impitoyablement. Nos caisses collectives sont pillées (retraites, maladie, chômage). Les suppressions de postes massives déglinguent les services publics, dans l’Education, les hôpitaux, à la Poste, la SNCF, France Télécom, EDF, GDF, Air France…


Mais la gauche gouvernementale mérite la défiance populaire.
Car la politique que promet et mènera Hollande équivaut à celle de la clique sarkozyste, comme c’est le cas des politiques menées par la Gauche en Espagne, en Grèce ou au Portugal.

« C’est qu’il faut payer la dette », nous chantent en cœur la Gauche et la Droite. Mais pourquoi faudrait-il que les travailleurs payent les dettes de jeu des insti­tutions financières et des barons du CAC 40 ? La crise n’est pas pour tout le monde. L’Etat dépense des sommes folles pour aider, pour « assister » le patronat et les actionnaires, et ceux-ci ne s’en servent pas pour moderniser, investir, embaucher, mais pour accumuler des fortunes privées scandaleuses et spéculer. Le capitalisme et les intérêts des capitalistes coûtent très cher à la société ! Mais le parti socialiste à la tête de l’Etat continuera d’assister les riches en prenant dans la poche des pauvres. C’est ce que Hollande a d’ailleurs avoué en expliquant aux spéculateurs de la City de Londres, que le patronat et la finance n’avaient rien à craindre !

Certes Jean-Luc Mélenchon, ex ministre socialiste, diffère par son discours plus ferme à l’égard des capitalistes. Mais il n’est pas le premier politicien à radicaliser son discours pour gagner la sympathie populaire. Et si son alliance avec le Parti communiste lui permet de consolider autour de lui des travailleurs souvent actifs et influents dans leur milieu, ce nouveau Front de gauche ne fera rien de plus que de s’aligner ensuite sur la politique gouvernementale anti-ouvrière du PS, comme l’avait fait le PC de Georges Marchais puis de Marie-Georges Buffet.


Seul le rapport de force que nous parviendrons à inverser en notre faveur sera une garantie que les intérêts des travailleurs seront préservés.
La réplique, la lutte d’ensemble des travailleurs reste encore à venir et à préparer, au coude à coude. Mais nous pouvons au moins exprimer sa nécessité dans ces élections.

Ce programme de luttes est celui de Philippe POUTOU, le candidat du Nouveau parti anticapitaliste, permettant d’imposer les mesures de sauvegarde du monde du travail :

  • L’interdiction des licenciements qui serait une mesure urgente et élémentaire contre la crise, et la requalification en CDI de tous les précaires.
  • L’embauche massive dans les services publics et la titularisation de tous les précaires, tant les besoins de la population sont méprisés et les droits bafoués, par exemple en matière de soins.
  • La hausse des salaires de 300 € nets mensuels pour tous, qui ne serait que le rappel de tout ce qui manque aux salaires pour rattraper la seule inflation de ces dernières années.

La nouvelle équipe gouvernementale, de droite ou de gauche, qui sortira des urnes, ne cédera aux revendications de la classe ouvrière que face à la menace que représentent des millions de travailleurs en colère et organisés.
Alors, dimanche prochain, en guise d’avertissement et d’affirmation de la combattivité du monde du travail, votons extrême gauche,

votons Philippe POUTOU.

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