Aux cris de « des ponts, pas des murs ! », « l’Europe forteresse on n’en veut pas ! » des manifestants ont démonté les grilles et barrières qui barraient le pont piétonnier Avenidad qui relie les villes de Hendaye (France) et Irun (Espagne). Des deux côtés de la frontière plusieurs centaines de personnes s’étaient regroupées à l’appel des collectifs d’aide aux migrants qui réclament la possibilité pour ces derniers de passer librement d’un pays à l’autre. Sous divers prétextes, et ce depuis des années, les autorités françaises justifient la fermeture de tels passages : terrorisme, Covid-19, voire guerre d’Ukraine. Mais le motif réel est d’empêcher les migrants de passer. Déjà neuf d’entre eux ont péri en tentant de traverser la Bidassoa à la nage. La police de l’air et des frontières a finalement fait rétablir les barrières mais les opposants sont bien décidés à se mobiliser à nouveau pour les faire tomber.
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