Le ministre de l’Éducation nationale, Blanquer, prédit « une rentrée scolaire la plus normale possible ». Il prévoit quatre scénarios possibles selon la situation de l’épidémie. Selon les deux premiers, tous les élèves seraient présents. Mais, selon les deux autres, une partie serait dans la salle de classe, une autre devant son ordinateur à la maison, selon des formules de « demi jauge ».
À la question « comment les enseignants pourront-ils en même temps enseigner dans leur classe et à distance ? » Blanquer a répondu par l’annonce de la création d’un nouveau gadget : « l’Espace numérique de travail », sans préciser le fonctionnement de cet ENT qui aurait sans doute le pouvoir de créer des clones. Enfin, tout le personnel enseignant serait doté des tests à faire passer aux élèves.
On y perd son latin. Certes, Blanquer n’est pas responsable de toutes les difficultés, mais son bla-bla, loin de réconforter les parents, enseignants et élèves, ne peut qu’accroître leur inquiétude.

