Selon un rapport de l’Assemblée nationale la situation ne fait qu’empirer dans le domaine de la chaîne du médicament. En 2008 on dénombrait 44 médicaments « d’intérêts thérapeutiques majeur » en rupture de stock pendant au moins quatre mois dans les pharmacies, ce nombre grimpant à 1 500 en 2019 pour atteindre 2 474 l’an dernier. Et beaucoup sont vitaux, comme par exemple des anti-cancéreux.
En cause : la politique des trusts pharmaceutiques qui abandonnent la fabrication de la plupart des médicaments les moins chers pour se concentrer sur les plus coûteux, c’est à dire les plus rentables. Et l’idée de créer un « un pôle public du médicament », qui vendrait les molécules à prix coûtant, a été rejetée fermement par les Big Pharma… et par Macron qui vient de leur accorder 4 milliards d’euros supplémentaires pour « l’innovation dans la santé ».
Et, pendant ce temps, les crédits publics alloués à la recherche fondamentale en biologie-santé ont chuté de 28 % entre 2011 et 2018.
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