Après le meurtre d’un policier à Avignon, le gouvernement a, paraît-il, déclaré la guerre à la drogue. Guerre classique, puisqu’elle s’attaque surtout aux pauvres. Surarmer la police, réprimer à l’aveugle dans les quartiers « suspects »… une politique au final très économique. Elle ne s’attaque en rien à la racine qui fait persister ces réseaux : la misère.
Où sont les dispensaires, les équipes de prévention, de santé, pour accompagner les consommateurs ? Où sont les écoles, les structures de quartier qui pourraient donner envie d’autre chose que de se réfugier dans la drogue ? Où sont les emplois dignes pour ceux qui doivent choisir entre la galère de l’intérim et la fausse facilité de la vente au détail ?
Qui sont les vrais criminels ?

