Le 3 janvier, une vingtaine de personnes ont été tuées lors d’une frappe aérienne près du village de Bounti au centre du Mali. Selon l’armée française, les victimes sont toutes des djihadistes, mais des témoignages locaux mentionnent des civils qui participaient à un mariage. Depuis le début de l’opération Barkhane en 2014, l’armée française a tout fait pour masquer l’existence de victimes civiles. Peu importe que les populations soient prises en étau entre groupes armés rivaux, militaires français et leurs alliés du G5 Sahel et milices locales dites d’autodéfense. Ce sont bien les civils qui paient le prix fort de cette sale guerre au Sahel, où la France intervient pour préserver ses intérêts.
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