Une petite bonne nouvelle du côté des Centres de rétention administrative (CRA) pour lesquels la plupart des juges des libertés et de la détention ont considéré que, dans les circonstances de la pandémie mondiale de Covid-19 qui provoque de plus en plus la fermeture des liaisons internationales aériennes, terrestres et maritimes, la rétention de nombreux réfugiés se retrouve dépourvue de fondement juridique (en effet, la loi prévoit qu’un étranger ne peut être placé ou maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ et que l’administration doit exercer toute diligence à cet effet). Mais il se trouve des juges d’appel qui invalident certaines sorties de CRA et la police continue à y envoyer des personnes.
Par ailleurs, de nombreuses associations protestaient dès la mi-mars contre le fait qu’en maintenant des étrangers dans un lieu confiné où ils ont été en contact avec des personnes malades, l’administration faisait courir un risque de contamination à l’ensemble des étrangers retenus ainsi qu’au personnel du centre.
La bonne nouvelle est cependant à nuancer, car les Obligations de quitter le territoire français (OQTF) ne sont pas levées pour autant. Pour le moment, les personnes en rétention administrative ne sont en effet libérées provisoirement que pour sept jours.
Mots-clés : Migrants

