Alors que le coronavirus concentre l’attention, l’Europe refuse toujours d’ouvrir ses portes aux réfugiés. Et ce n’est pas par crainte d’une propagation de la maladie. Cela fait des années que l’UE estime que c’est à la Turquie de les garder, moyennant quelques milliards d’euros. Mais aujourd’hui, Erdogan utilise ces réfugiés comme moyen de chantage pour obtenir l’appui de l’UE dans sa guerre en Syrie.
Du coup, des milliers de personnes sont coincées à la frontière gréco-turque : refoulées, gazées, frappées, dépouillées par l’armée grecque, repoussées par l’armée turque. Quant à celles et ceux qui tentent de rejoindre les îles grecques, tout est bon pour les dissuader : vagues créées par les vedettes, tirs autour des embarcations… Et des milices d’extrême-droite traquent ceux qui arrivent néanmoins à accoster.
Inutile de dire que les patrons des grands trusts, comme Renault ou Bosch, qui exploitent dans leurs usines de Turquie une main d’œuvre à bon marché ne peuvent être que sensibles au chantage de leur ami Erdoğan. Macron, quant à lui, est prêt à soutenir tous les crimes, aussi bien ceux de l’armée turque que ceux de la police grecque ou la marine de Frontex.

