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Côté gouvernement, après un petit vent de panique devant la vague de séquestrations de patrons, de grèves contre les plans de licenciements, des manifestations nationales massives de janvier, mars et même du 1er mai, c’est le retour à l’arrogance : on envoie les CRS ou les gendarmes pour évacuer les salariés qui occupent leur usine, on en traîne d’autres en justice, on menace les étudiants, on répète qu’on ne changera rien à toutes ces « réformes » qui assassinent le service public…
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Les inégalités en France se creusent toujours plus. Cela, nous le savons tous, mais un rapport officiel de l’Insee (Institut national de la statistique) vient de le confirmer une fois de plus. Par ailleurs, les annonces de chômage partiel, de licenciements et de fermetures d’entreprises continuent à rythmer l’actualité, créant quelque 3 000 chômeurs de plus chaque jour.
Paroles, paroles…
Face à cela, les principaux partis de gauche se contentent de vague paroles. Ils se sont fendu -
Au lendemain d’un premier mai qui a rassemblé encore des centaines de milliers de travailleurs dans la rue, le gouvernement nous parle surtout de… grippe porcine. Certes, à partir de quelques foyers d’infection, la pandémie peut se propager à des millions. Comme après des années de licenciements, compression de salaires, financement des caisses patronales par celles de l’Etat, la crise a éclaté tout d’un coup comme une pandémie : 3 000 chômeurs de plus par jour, des milliers de
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L’explosion sociale ? Possible, et même nécessaire !
Éditorial des bulletins L’Étincelle 27 avril 2009
Les dernières semaines les salariés de Continental sont loin d’être les seuls à s’être rebiffés. Chez Molex près de Toulouse, le patron a du rester s’expliquer un peu plus longtemps que prévu avec les salariés... Chez les équipementiers automobile Valeo, Faurecia, Lear, des grèves ont partiellement paralysé des usines de montage de PSA et de Renault. Chez Caterpillar à Grenoble, les syndicats de l’entreprise avaient négocié un accord qui laissait le patron libre de licencier « -
Salariés de chez Caterpillar, Continental, Toyota, Lear, électriciens, postiers, hospitaliers…et tous les autres, même combat !
Éditorial des bulletins L’Étincelle 20 avril 2009
Côté patronal, soutien garanti du gouvernement et des tribunaux. Exemple, Caterpillar (engins de chantier) dans l’Isère : la direction annonce la suppression de 733 emplois ; les ouvriers ripostent, occupent le site plusieurs nuits ; la direction traîne 19 des salariés devant la justice, le tribunal les condamne pour « entrave à la liberté de travailler » et « occupation illicite des locaux ». Tout de même curieux qu’aucun tribunal ne condamne jamais de patrons pour « entrave à -
Une fois n’est pas coutume, il y a comme un petit air d’anxiété du côté patronal. Pas vraiment d’inquiétude pour leurs profits, stock-options, paradis fiscaux et autres parachutes dorés. Mais à force d’aligner les plans de licenciements, certains d’entre eux ont fait connaissance de plus près avec les futurs licenciés.
Cela a commencé il y a une quinzaine de jours avec le PDG du groupe Pinault-Printemps-Redoute. Un gros poisson, assis sur fortune de 7,6 milliards. Les salariés de la -
« Un tournant » pour Obama, un « nouvel ordre mondial » pour Brown, des résultats « au-delà de ce que nous pouvions espérer » d’après Sarkozy : les chefs d’Etat des 20 principaux pays de la planète, réunis à Londres la semaine dernière, font dans l’autosatisfaction. Il leur en faut pour faire croire que leur sommet va moraliser un capitalisme dont les scandales financiers ne cessent de se succéder, et sortir le monde de la crise.
Contre la crise, le G 20 aurait mis le paquet : -
Le gouvernement prend un décret censé interdire les bonus et les stock-options des patrons. C’est que de Suez-GDF à la Société Générale en passant par Natixis et Valéo, la débauche de millions accordés aux PDG en quelques jours était trop indécente.
Alors, en guerre contre les patrons, Sarkozy ? Non. Seulement de la poudre aux yeux. Le décret ne doit concerner que les « mandataires sociaux », pas les autres dirigeants des entreprises. Il ne s’appliquerait qu’à la poignée de banques -
Et maintenant ?
Éditorial des bulletins L’Étincelle 23 mars 2009
La manifestation du 19 mars a été un énorme succès. Plus ample encore que la journée d’action précédente du 29 janvier : 3 millions de manifestants ont battu le pavé dans plus de 200 villes de France. On ne peut que se réjouir d’un tel succès. D’autant que la mobilisation des salariés du privé a été beaucoup plus marquante qu’en janvier.
Et pour cause ! Les plans sociaux se multiplient aussi rapidement que brutalement. Le chômage et la précarité sont en train d’exploser. Continental -
L’annonce est tombée la semaine dernière : le fabricant de pneus Continental fermera d’ici mars 2010 son usine de Clairoix, dans l’Oise, avec 1 120 licenciements à la clé, sans compter les répercussions dans la sous-traitance. En 2007 pourtant, après avoir annoncé le doublement des dividendes versés aux actionnaires (et leur quintuplement sur dix ans), la direction avait réussi à imposer une remise en cause des 35 heures, accompagnée de primes révisées à la baisse entraînant une

