La prison, c’est la barbarie et l’école du crime
dimanche 3 octobre 2021
La prison de Seysses, près de Toulouse, compte aujourd’hui 898 détenus pour 482 places. Au point que 200 détenus ne disposent pas de lits et dorment sur des matelas à même le sol. Ces conditions terribles de détention engendrent inévitablement une violence encore plus grande entre les prisonniers. Cette prison n’est évidemment pas la seule dans cette situation. C’est l’ensemble du système carcéral qui impose promiscuité, misère et souffrances à ceux qui ont le malheur d’y tomber. La solution n’est évidemment pas de construire toujours davantage de prisons, comme le revendiquent par exemple les syndicats corporatistes de la Pénitentiaire, mais de cesser d’enfermer toujours davantage de délinquants dont la très grande majorité ne présentent pas de danger. La politique d’enfermement systématique et d’allongement des peines relève avant tout de la démagogie. Pour faire reculer la délinquance, c’est la société qu’il faut changer en donnant du travail, des logements et des perspectives à ceux qui sombrent dans la marginalité. La prison est un outil de répression barbare qui disparaîtra avec les systèmes sociaux qui l’ont créée.