<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L144xH18/siteon0-6badf.png?1787993460</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>18</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts</guid>
		<dc:date>2000-10-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Medef
</dc:subject>

		<description>On se souvient que toute cette affaire de &#171; refondation sociale &#187; a commenc&#233; fin 1999, quand le MEDEF, qui mena&#231;ait de quitter les caisses de S&#233;curit&#233; sociale s'il n'avait pas la garantie qu'aucune ponction ne serait effectu&#233;e pour financer les 35 heures, a d&#233;cid&#233; de pousser l'avantage. Le syndicat patronal met alors en avant sa &#171; nouvelle constitution sociale pour la France &#187; et propose aux organisations syndicales d'ouvrir un &#171; &#233;norme chantier &#187;. Les conf&#233;d&#233;rations syndicales protestent&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-MEDEF-+" rel="tag"&gt;Medef
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On se souvient que toute cette affaire de &#171; refondation sociale &#187; a commenc&#233; fin 1999, quand le MEDEF, qui mena&#231;ait de quitter les caisses de S&#233;curit&#233; sociale s'il n'avait pas la garantie qu'aucune ponction ne serait effectu&#233;e pour financer les 35 heures, a d&#233;cid&#233; de pousser l'avantage. Le syndicat patronal met alors en avant sa &#171; nouvelle constitution sociale pour la France &#187; et propose aux organisations syndicales d'ouvrir un &#171; &#233;norme chantier &#187;. Les conf&#233;d&#233;rations syndicales protestent mollement, se fendent d'une d&#233;claration commune mais&#8230; se pr&#233;cipitent &#224; la table des n&#233;gociations &#224; partir du 3 f&#233;vrier. Pendant des mois, tout ce beau monde discute et bien peu filtre de ce qui se trame derri&#232;re des portes soigneusement ferm&#233;es&#8230; jusqu'&#224; ce que le PARE fasse parler de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant l'enjeu est de taille et se situe int&#233;gralement sur le terrain voulu par le patronat. Il n'est donc pas inutile de revenir &#224; la source, &#224; la d&#233;finition et au contenu de la refondation donn&#233;s par le MEDEF lui-m&#234;me, d'autant que le cadre r&#233;el des actuelles discussions est exactement celui fix&#233; par les patrons et accept&#233; par les syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volont&#233; patronale est claire et parfaitement affich&#233;e. Il s'agit de &#171; proposer une nouvelle politique plut&#244;t que d'adapter les structures existantes &#187;. Il faut &#171; innover sans h&#233;siter &#224; remettre en cause les r&#232;gles conventionnelles, l&#233;gislatives, voire constitutionnelles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Baisser le co&#251;t du travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le d&#233;tail la refondation sociale c'est huit chantiers : l'&#233;volution des retraites compl&#233;mentaires, la n&#233;gociation collective, l'assurance-ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233; et les nouveaux contrats de travail, la sant&#233; au travail, la formation professionnelle, l'&#233;galit&#233; professionnelle, l'encadrement, la protection sociale. Seuls les quatre premiers points sont pour l'instant abord&#233;s, mais l'examen des propositions patronales permet, au-del&#224; du verbiage sur la libert&#233;, le libre choix, la modernit&#233;&#8230; de mettre en &#233;vidence l'obsession permanente des patrons : baisser le co&#251;t du travail et pour cela fragiliser les salari&#233;s en attaquant leurs droits collectifs.. Il y a urgence, les patrons veulent profiter au maximum du rapport de force en leur faveur. Toute embellie &#233;conomique, toute baisse du ch&#244;mage ne risque-t-elle pas de rendre &#224; nouveau ceux d'en bas plus exigeants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Baisser le co&#251;t du travail, c'est tout &#224; la fois baisser le salaire direct, celui qui est au bas de la feuille de paie chaque mois, et remettre en cause le salaire socialis&#233;, cette autre partie de notre salaire que le patron ne nous verse pas directement mais paye sous forme de cotisations patronales. Cette deuxi&#232;me partie, augment&#233;e de nos propres cotisations sociales permettent d'assurer de quoi vivre &#224; celles et ceux qui ne peuvent pas ou plus travailler : retraite, ch&#244;mage, maladie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons au passage qu'en ce qui concerne le salaire direct, la mod&#233;ration salariale qui accompagne bon nombre des accords de r&#233;duction du temps de travail a d&#233;j&#224; accompli une partie du travail. Ce que le Medef appelle &#171; faire de l'assurance-ch&#244;mage un instrument actif d'une politique de retour &#224; l'emploi &#187; (que l'on pourrait traduire par : faire de l'assurance&#8211;ch&#244;mage un instrument de chantage pour contraindre les ch&#244;meurs &#224; accepter n'importe quel emploi &#224; n'importe quel salaire) est un moyen d'exercer une pression &#224; la baisse des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Protection sociale minimum&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais l'accent est plus encore mis sur le salaire socialis&#233;. C'est le sens de toutes les propositions patronales sur la protection sociale et les retraites qui visent &#224; r&#233;duire les droits au minimum et &#224; proposer un compl&#233;ment &#171; volontaire &#187; payant. Quand en plus c'est le responsable de la f&#233;d&#233;ration patronale des assurances, Denis Kessler, qui se m&#234;le de refonder la protection sociale on peut se dire que c'est le loup dans la bergerie. Le m&#234;me Kessler veut augmenter le nombre d'ann&#233;es de cotisations pour ouvrir le droit &#224; la retraite, mais en m&#234;me temps il &#171; offre &#187; &#224; chaque salari&#233; la possibilit&#233; de choisir son &#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite et pour cela, il propose de compl&#233;ter les retraites par les fonds de pensions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discut&#233; pratiquement dans l'ombre (la presse s'est simplement fait l'&#233;cho d'un &#171; projet d'accord &#187;, pass&#233; le 12 septembre, au moment o&#249; nous &#233;crivons, entre le MEDEF et les syndicats), le &#171; chantier de la sant&#233; au travail &#187; constitue pourtant une attaque d'ampleur. R&#233;forme de la m&#233;decine du travail, suppression de la visite annuelle obligatoire pour tous les salari&#233;s, remplacement du m&#233;decin du travail par des cabinets priv&#233;s, et surtout r&#233;vision du syst&#232;me des maladies professionnelles. Pour baisser le co&#251;t du travail, tous les coups sont permis, m&#234;me les plus bas !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pr&#233;carisation croissante&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;ussir de mani&#232;re durable, toutes ces attaques doivent s'accompagner d'une pr&#233;carisation et d'une ins&#233;curit&#233; croissante des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assurance-ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233; et les nouveaux contrats de travail sont regroup&#233;s en un seul et m&#234;me chantier et c'est d&#233;j&#224; tout un programme. Le chapitre n&#176;3 s'intitule &#171; Lutter contre la pr&#233;carit&#233; en cr&#233;ant de nouveaux types de contrats de travail &#187;. Et l&#224; il faut suivre l'argumentation : la pr&#233;carit&#233; serait due &#224; la gamme actuelle trop limit&#233;e des contrats de travail : CDD, CDI, int&#233;rim. Certes ces derniers &#171; pr&#233;figurent la soci&#233;t&#233; de demain fond&#233;e sur le dynamisme et la mobilit&#233; &#187;. Mais ils ne sont pas encore assez souples, il faut donc &#233;tendre le principe des contrats de chantier du b&#226;timent &#224; d'autres branches sous formes de contrats de projet ou de contrats de mission, et cr&#233;er un contrat &#224; dur&#233;e maximum qui ne peut exc&#233;der 5 ans. Et comme si tout cela n'&#233;tait pas suffisant, les patrons demandent en plus un &#171; droit &#224; l'exp&#233;rimentation &#187; d'autres formes de contrats par simple accord d'entreprise !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Se d&#233;barrasser des protections de la loi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ici on d&#233;bouche sur le dernier &#233;tage de la fus&#233;e refondation, concentr&#233; dans le volet n&#233;gociation collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les patrons, dans le syst&#232;me &#233;labor&#233; dans les ann&#233;es 50, la raison d'&#234;tre de la loi en mati&#232;re de droit du travail &#233;tait d'assurer &#171; des r&#232;gles de concurrence normale &#187; en &#171; &#233;vitant tout dumping social au sein des professions et entre celles-ci &#187;. Ce syst&#232;me serait aujourd'hui d&#233;pass&#233; et insuffisamment souple. La loi r&#233;glerait trop de d&#233;tails. Dans le collimateur il y a surtout la clause dite la plus favorable qui donne la priorit&#233; &#224; la loi sur l'accord de branche, &#224; l'accord de branche sur l'accord d'entreprise... et ne permet que de faire mieux que l'&#233;tage sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but de la discussion est donc de red&#233;finir le champ de la loi et de la n&#233;gociation collective, c'est-&#224;-dire le moins possible dans la loi et le plus possible dans la n&#233;gociation et au niveau le plus bas possible, l&#224; o&#249; le rapport de force est le moins favorable aux salari&#233;s. Et ils ajoutent, au cas o&#249; on n'aurait pas compris qu'ils pr&#233;f&#232;rent les salari&#233;s isol&#233;s, r&#233;duits &#224; vendre comme ils peuvent leur force de travail, &#171; sans omettre le r&#244;le du contrat individuel &#187; !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu est annonc&#233;, se d&#233;barrasser de tout ce qui dans les lois actuelles repr&#233;sente les garanties et les acquis des salari&#233;s, y substituer la n&#233;gociation au cas par cas et le contrat, quitte &#224; refaire valider ensuite par la loi le nouveau rapport de force ainsi cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 septembre 2000, Frida FUEGO&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le PARE : maintenir la pression du ch&#244;mage... m&#234;me s'il baisse
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-PARE-maintenir-la-pression-du-chomage-meme-s-il-baisse</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-PARE-maintenir-la-pression-du-chomage-meme-s-il-baisse</guid>
		<dc:date>2000-10-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#244;mage
</dc:subject>

		<description>La r&#233;forme de l'assurance-ch&#244;mage est une des mesures les plus importantes strat&#233;giquement du vaste projet de refondation sociale du patronat. &lt;br /&gt;Pour celui-ci il s'inscrit d'abord dans une politique globale de r&#233;duction des co&#251;ts. Dans sa forme initiale, le &#171; Plan d'Aide au Retour &#224; l'Emploi &#187; (PARE), sign&#233; par le MEDEF et la CFDT et la CFTC pr&#233;voit, sur les 75 milliards de francs d'exc&#233;dents pr&#233;visionnels du r&#233;gime d'assurance-ch&#244;mage pour 2000-2003, d'en consacrer 71 aux baisses de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Chomage-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;forme de l'assurance-ch&#244;mage est une des mesures les plus importantes strat&#233;giquement du vaste projet de refondation sociale du patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour celui-ci il s'inscrit d'abord dans une politique globale de r&#233;duction des co&#251;ts. Dans sa forme initiale, le &#171; Plan d'Aide au Retour &#224; l'Emploi &#187; (PARE), sign&#233; par le MEDEF et la CFDT et la CFTC pr&#233;voit, sur les 75 milliards de francs d'exc&#233;dents pr&#233;visionnels du r&#233;gime d'assurance-ch&#244;mage pour 2000-2003, d'en consacrer 71 aux baisses de cotisations &#8211; soit l'&#233;quivalent de 60 % des d&#233;penses de l'UNEDIC pour ces trois ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus profond&#233;ment la fonction de l'arsenal de sanctions du PARE envers les ch&#244;meurs est d'&#233;viter qu'une relative baisse du ch&#244;mage ne pousse les travailleurs, quelque peu lib&#233;r&#233;s de ce poids qui p&#232;se sur eux depuis deux d&#233;cennies, &#224; revendiquer sur les salaires ou les conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'&#233;volution de l'assurance-ch&#244;mage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A sa cr&#233;ation apr&#232;s la guerre et pendant toute la p&#233;riode des &#171; trente glorieuses &#187;, l'assurance-ch&#244;mage a un r&#233;gime unique ; devant la faiblesse du taux de ch&#244;mage pendant cette p&#233;riode nul besoin pour les patrons d'un m&#233;canisme plus fin. Mais avec les ann&#233;es 80 et l'explosion du ch&#244;mage, le patronat veut moderniser cet outil de gestion du ch&#244;mage. Mauroy, premier ministre de Mitterrand, cr&#233;e un second r&#233;gime de l'assurance : &#224; c&#244;t&#233; du r&#233;gime &#171; incitatif &#187; (maintenant avec d&#233;gressivit&#233; des allocations) pour les ch&#244;meurs les plus int&#233;ressants pour les patrons, un filet social, &#224; moindre co&#251;t, est instaur&#233; pour ceux dont on sait qu'ils n'ont aucune chance de retrouver un emploi. Ce double r&#233;gime est consolid&#233; en 89 avec la cr&#233;ation, toujours par un gouvernement socialiste, du RMI. Le r&#233;gime UNEDIC recule d'ann&#233;e en ann&#233;e, au point qu'aujourd'hui, il concerne &#224; peine plus de 40 % des ch&#244;meurs, pour 20 % touchant les minima sociaux et 40 % rien du tout...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Sanctionner les ch&#244;meurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques mois cependant, il semble que la conjoncture &#233;conomique change. Le patronat peut craindre qu'une baisse du ch&#244;mage se traduise pour lui par moins de facilit&#233; &#224; s'approvisionner au meilleur compte sur le march&#233; du travail. Le PARE s'inscrit donc dans la logique des r&#233;formes pr&#233;c&#233;dentes visant au tri des ch&#244;meurs, mais il r&#233;pond de plus &#224; la n&#233;cessit&#233; nouvelle de maintenir la pression du ch&#244;mage m&#234;me s'il baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PARE imposerait au ch&#244;meur de convenir d'un &#171; Projet d'Action Personnalis&#233; &#187; (PAP), suivi par les services de l'UNEDIC au moyen d'entretiens obligatoires toutes les deux ou quatre semaines. Au premier refus d'emploi, il se verrait rappeler son PAP par lettre ; au second refus, ses indemnit&#233;s diminueraient de 20 % ; il serait suspendu au troisi&#232;me, et radi&#233; au quatri&#232;me. En fait, la possibilit&#233; de radier des listes de l'UNEDIC &#171; &lt;em&gt;les personnes qui refusent sans motif l&#233;gitime un emploi compatible avec leur sp&#233;cificit&#233; ou leur formation ant&#233;rieure&lt;/em&gt; &#187; existe depuis f&#233;vrier 92 ; mais le PARE viendrait syst&#233;matiser cette pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;fenseurs du plan disent explicitement chercher &#224; &#171; sanctionner les ch&#244;meurs qui n'acceptent pas un emploi correspondant &#224; leur qualification, ou qui ne font pas un r&#233;el effort pour trouver un emploi &#187;. En &#233;change, les indemnisations ne seraient plus d&#233;gressives. Mais avec de tels moyens de contrainte, les allocations n'auraient de toute fa&#231;on pas le temps de diminuer beaucoup : les ch&#244;meurs utilisables pour les patrons pourraient &#234;tre affect&#233;s arbitrairement &#224; des emplois moins int&#233;ressants que celui qu'ils occupaient auparavant - ou bien iraient rejoindre la masse des non-indemnis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois centrales syndicales ayant refus&#233; de donner leur accord au projet, puis le gouvernement de l'ent&#233;riner tel quel, dans les faits il est maintenant en train d'&#234;tre ren&#233;goci&#233;, malgr&#233; les menaces du MEDEF de rompre les discussions et se retirer d&#233;finitivement des organismes paritaires. Quelques aspects des plus choquants seront gomm&#233;s. D'autres dispositions att&#233;nu&#233;es (l'obligation de conclure un PAP sera remplac&#233;e par le volontariat par exemple, ce qui on le sait bien n'emp&#234;cherait pas les pressions de s'exercer de plus en plus sur les ch&#244;meurs). Cependant il faut bien s'attendre &#224; ce que les propositions qui sortent dans les prochaines semaines aillent dans le sens d'exercer une plus grande contrainte sur les ch&#244;meurs tout en restreignant leurs droits. Le gouvernement a d&#233;j&#224; dit, par les voix de Martine Aubry et Laurent Fabius, son accord avec cette philosophie. Et les centrales syndicales opposantes, bien qu'avec plus de r&#233;serves &#233;videmment, aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Des salaires ou des primes ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Des-salaires-ou-des-primes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Des-salaires-ou-des-primes</guid>
		<dc:date>2000-10-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Salaires
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Jadis par le biais du salaire aux pi&#232;ces par exemple, les patrons entendaient utiliser les modes de calcul des salaires pour faire pression sur les cadences de travail. Les formes de salaires directement au rendement ont disparu peu ou prou (cela d'ailleurs li&#233;e aussi bien &#224; l'&#233;volution technique qu'aux luttes ouvri&#232;res). Pourtant, par le biais d'autres modes &#171; plus modernes &#187;, la multiplication des primes et en particulier celles soi-disant li&#233;es aux r&#233;sultats de l'entreprise, les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Salaires-+" rel="tag"&gt;Salaires
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jadis par le biais du salaire aux pi&#232;ces par exemple, les patrons entendaient utiliser les modes de calcul des salaires pour faire pression sur les cadences de travail. Les formes de salaires directement au rendement ont disparu peu ou prou (cela d'ailleurs li&#233;e aussi bien &#224; l'&#233;volution technique qu'aux luttes ouvri&#232;res). Pourtant, par le biais d'autres modes &#171; plus modernes &#187;, la multiplication des primes et en particulier celles soi-disant li&#233;es aux r&#233;sultats de l'entreprise, les patrons tentent sans cesse de r&#233;introduire cette pression sur leurs salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs ils ont aussi toujours essay&#233; de diversifier, m&#234;me si c'&#233;tait dans une fourchette tr&#232;s &#233;troite, les salaires pour une m&#234;me entreprise, une m&#234;me qualification ou un m&#234;me travail afin de pouvoir acheter la force de travail d'individus isol&#233;s, donc forc&#233;ment dans une position de faiblesse, et d'avoir affaire le moins possible &#224; la collectivit&#233; des travailleurs. La complication toujours plus grande des grilles de salaires, souvent h&#233;las accept&#233;e par les syndicats, allait dans ce sens. Comme aujourd'hui la multiplication et l'importance grandissante des primes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;15 % du salaire... et plus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s une &#233;tude de l'INSEE de 1995, les primes et compl&#233;ments de salaires repr&#233;sentaient 15,2 % de la r&#233;mun&#233;ration totale des salari&#233;s du priv&#233;. Dans ces 15,2 % il faut compter le &#171; 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mois &#187;, qui compte pour 6,1 %, et des primes dites non mensuelles comme les primes de vacances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les primes mensuelles, elles, repr&#233;sentaient 6,9 % du salaire en moyenne, 8,4 % pour les salaires ouvriers. Il s'agit des primes li&#233;es &#224; des conditions de travail (travail de nuit, prime de salissure&#8230;), mais aussi les &#171; primes au rendement &#187; ou &#171; prime de productivit&#233; &#187;, vers&#233;es &#224; la t&#234;te du client, en fonction de crit&#232;res subjectifs, comme la r&#233;alisation d'objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Participation et int&#233;ressement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'autres primes ont leur calcul directement li&#233; aux r&#233;sultats de l'entreprise : les primes de participation et les primes d'int&#233;ressement. Les premi&#232;res sont obligatoires pour les entreprises de plus de 50 salari&#233; qui font des b&#233;n&#233;fices, les deuxi&#232;mes facultatives. Ces dispositifs existent depuis 1959, ils connaissent un certain d&#233;veloppement ces derni&#232;res ann&#233;es, et surtout le patronat dit ouvertement sa volont&#233; de les d&#233;velopper encore &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, avec la loi Aubry, beaucoup d'entreprises pratiquant le blocage des salaires mettent en place en parall&#232;le des plans d'int&#233;ressement. Ils transforment ainsi une partie du salaire en une prime, li&#233;e aux r&#233;sultats de l'entreprise, de l'usine ou des efforts de &#171; qualit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1998, ces deux types de primes ont repr&#233;sent&#233; 35 milliards de francs, vers&#233;s &#224; 4,4 millions de salari&#233;s. Pour 80 % de ces salari&#233;s, ces deux primes repr&#233;sentent annuellement l'&#233;quivalent d'un salaire mensuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier dispositif &#224; la mode est celui des &#171; stock-options &#187;, c'est-&#224;-dire le paiement de salaires sous la forme d'actions de l'entreprise. Cela ne concerne aujourd'hui qu'&#224; peine 30 000 salari&#233;s en France, dont une tr&#232;s grande majorit&#233; de cadres. N&#233;anmoins certaines entreprises l'ont adopt&#233; pour l'ensemble de leur personnel... et d'autres plus nombreuses encore parlent de suivre cette exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre les int&#233;r&#234;ts fiscaux (abattements) les syst&#232;mes de participation et d'int&#233;ressement ont pour but de faire pression sur la productivit&#233; : le salari&#233; est mis en demeure de contribuer aux b&#233;n&#233;fices de l'entreprise, avec la perspective de se voir supprimer ces primes ou actions, ou son &#233;pargne, si les b&#233;n&#233;fices s'arr&#234;tent ou diminuent. Et l&#224; pour beaucoup de salari&#233;s, cela peut &#234;tre une baisse de salaire de 5 &#224; 10 % qui p&#232;sera lourd sur le quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un coup de pouce &#224; l'in&#233;galit&#233; sociale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les primes sont tout avantage pour le patronat. L'int&#233;ressement est exon&#233;r&#233; de charges sociales, car non consid&#233;r&#233; comme un salaire mais une part de b&#233;n&#233;fices. Si celui-ci est vers&#233; sur un plan d'&#233;pargne d'entreprise, l'entreprise peut en outre d&#233;duire la somme &#233;pargn&#233;e de l'assiette de l'imp&#244;t sur les b&#233;n&#233;fices. Par contre, le salari&#233; paye dans tous les cas la CSG. Les primes n'entrent pas dans le calcul de la retraite et certaines sautent en cas d'arr&#234;t maladie par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces syst&#232;mes de primes ont tendance &#224; accro&#238;tre les in&#233;galit&#233;s salariales. Ainsi l'&#233;cart des primes mensuelles entre hommes et femmes est de 50 % alors que celui du salaire de base, de 17 %. Toutes ces primes sont un &#233;l&#233;ment de pr&#233;carisation et de divisions entre les travailleurs. Le vieux mot d'ordre &#171; &#224; travail &#233;gal, salaire &#233;gal &#187; n'a jamais &#233;t&#233; plus d'actualit&#233; qu'avec les nouveaux modes de calcul des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les contrats de travail sauce MEDEF : Pour des travailleurs licenciables et exploitables &#224; merci
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-contrats-de-travail-sauce-MEDEF-Pour-des-travailleurs-licenciables-et</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-contrats-de-travail-sauce-MEDEF-Pour-des-travailleurs-licenciables-et</guid>
		<dc:date>2000-10-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Code du travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Medef
</dc:subject>

		<description>En pr&#233;sentant leurs projets de nouveaux contrats de travail, les patrons invoquent sans vergogne la n&#233;cessit&#233; de &#171; lutter contre la pr&#233;carit&#233; &#187;. Estimant qu'en raison de leur limitation &#224; 18 mois, les CDD et l'int&#233;rim ne peuvent satisfaire aux &#171; exigences de la nouvelle &#233;conomie, aux nouveaux modes de fonctionnement des entreprises, &#224; l'obsolescence rapide des produits mis sur le march&#233; et l'explosion de nouvelles technologies &#187;, ils veulent mettre en place deux nouveaux types de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Code-du-travail-+" rel="tag"&gt;Code du travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-MEDEF-+" rel="tag"&gt;Medef
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En pr&#233;sentant leurs projets de nouveaux contrats de travail, les patrons invoquent sans vergogne la n&#233;cessit&#233; de &#171; &lt;em&gt;lutter contre la pr&#233;carit&#233;&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Italiques : extraits patronaux de la note du MEDEF du 28 mars 2000 intitul&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Estimant qu'en raison de leur limitation &#224; 18 mois, les CDD et l'int&#233;rim ne peuvent satisfaire aux &#171; &lt;em&gt;exigences de la nouvelle &#233;conomie, aux nouveaux modes de fonctionnement des entreprises, &#224; l'obsolescence rapide des produits mis sur le march&#233; et l'explosion de nouvelles technologies&lt;/em&gt; &#187;, ils veulent mettre en place deux nouveaux types de contrats visant &#224; &#171; &lt;em&gt;apporter une r&#233;ponse adapt&#233;e&lt;/em&gt; &#187; aux &#171; &lt;em&gt;nouveaux besoins de r&#233;activit&#233;, de flexibilit&#233; et de transformation rapide&lt;/em&gt; &#187; des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'intensification de la pr&#233;carit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le premier est le &#171; contrat de projet ou de mission &#187; qui se termine &#171; en principe &#187; avec la fin de la r&#233;alisation du projet ou de la mission &#171; non p&#233;renne &#187;. &#171; Lancement d'un nouveau produit, d&#233;marrage d'une nouvelle activit&#233;, implantation d'une nouvelle unit&#233;,.. r&#233;alisation d'un march&#233; &#224; l'&#233;tranger &#187; : dans la quasi totalit&#233; des entreprises, il y a en permanence de telles situations. Les patrons pourraient n'avoir recours &#224; partir d'aujourd'hui qu'&#224; ce type de contrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela ne leur suffit pas. Ils proposent des &#171; &lt;em&gt;contrats &#224; dur&#233;e maximum&lt;/em&gt; &#187; qui ne d&#233;passeraient pas 5 ans mais qui pourraient se terminer avant par un licenciement &#233;conomique. Ils seraient conclus pour &#171; &lt;em&gt;une commande lourde non renouvelable&lt;/em&gt; &#187;, une &#171; &lt;em&gt;absence de visibilit&#233; sur les emplois...n&#233;cessaires &#224; moyenne &#233;ch&#233;ance de 3 ou 4 ans par exemple, etc&lt;/em&gt; &#187;. Avec de tels contrats, on ne voit pas ce qui am&#232;nerait un patron &#224; embaucher un travailleur en CDI. A-t-on d&#233;j&#224; vu un patron affirmer qu'il a une visibilit&#233; en termes d'emplois &#224; plus de 2 ans ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils vont encore plus loin, pr&#233;voyant que m&#234;me ces contrats ne seraient pas en mesure &#171; d'apporter une r&#233;ponse appropri&#233;e aux besoins sp&#233;cifiques de certaines entreprises, notamment pour faire face &#224; une tr&#232;s grande volatilit&#233; des march&#233;s et au manque de visibilit&#233; &#233;conomique qui en r&#233;sulte &#187;. Ils proposent donc une formule encore plus souple : l'accord d'entreprise ou de branche pourrait &#171; d&#233;finir, &#224; titre exp&#233;rimental, d'autres formes de relations contractuelles adapt&#233;es &#224; (leurs) besoins sp&#233;cifiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pour embaucher et licencier sans contrainte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En bref, il faut qu'au moment d'une certaine reprise &#233;conomique, les patrons puissent augmenter leurs effectifs sans embaucher en CDI, en se donnant les moyens de licencier sans aucune contrainte. Les proc&#233;dures l&#233;gales de licenciement &#233;conomique n'emp&#234;chent jamais les suppressions d'emploi, mais elles co&#251;tent trop cher &#224; leurs yeux. L'int&#233;rim, les CDD permettent toutes les possibilit&#233;s sans les probl&#232;mes de licenciement, mais ils sont un peu chers et compliqu&#233;s &#224; g&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'ils veulent c'est diminuer la proportion de CDI dans les entreprises en amplifiant le processus engag&#233; d&#232;s les ann&#233;es 70. En 1975, 72% des actifs travaillaient en CDI &#224; temps plein, avec le d&#233;veloppement du ch&#244;mage, de la pr&#233;carit&#233;, du temps partiel, des petits boulots, en 1998, ils n'&#233;taient plus que de 56%. Un quart des ouvriers non qualifi&#233;s a un contrat pr&#233;caire, pr&#232;s de 10 % des ouvriers et employ&#233;s. En divisant et morcelant les travailleurs en statuts diff&#233;rents, les patrons diminuent les possibilit&#233;s de riposte ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand malgr&#233; tout ils sont oblig&#233;s un jour ou l'autre d'embaucher, notamment pour conserver les travailleurs dont ils ont besoin, ils les ont test&#233; en essai permanent pendant des ann&#233;es. Eux qui nous rebattent les oreilles avec la n&#233;gociation n'appliquent pas les conventions collectives qu'ils ont sign&#233; qui pr&#233;voient des p&#233;riodes d'essai de 1 ou 2 mois : 80% des embauches dans les entreprises de plus de 50 salari&#233;s se font apr&#232;s CDD ou int&#233;rim.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Limiter la pr&#233;carit&#233; ? Non, l'interdire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CFDT a exprim&#233; des craintes sur les objectifs du MEDEF qui viseraient &#171; non pas &#224; r&#233;duire la pr&#233;carit&#233; mais &#224; l'agencer autrement &#187;. FO et la CGT ont d&#233;nonc&#233; la remise en cause du code du travail et des conventions collectives. Mais FO, la CFTC et la CGC ont propos&#233; aux patrons de discuter l'am&#233;lioration de l'accord interprofessionnel de 1990 sur la &#171; limitation &#187; du recours au CDD. Tout en refusant cette base de discussion, le MEDEF a beau jeu de dire aujourd'hui que c'est n&#233;gociable, puisque les syndicats ont d&#233;j&#224; sign&#233; un accord validant l'existence m&#234;me de la pr&#233;carit&#233;. Quand au gouvernement, malgr&#233; les critiques faites par Martine Aubry des propositions patronales, il n'envisage toujours pas la moindre mesure concr&#232;te contre le recours au travail pr&#233;caire, au moment o&#249; il explose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait tous en admettent le principe, ne discutant que le volume et les conditions, se pla&#231;ant ainsi sur le terrain de la discussion avec le MEDEF qui veut la pr&#233;carit&#233; totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles PAZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Italiques : extraits patronaux de la note du MEDEF du 28 mars 2000 intitul&#233;e &#171; groupe de travail Pr&#233;carit&#233; nouveaux contrats &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Ouvrir les assurances sociales &#224; la concurrence du priv&#233; pour mieux les restreindre et diminuer les charges patronales
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Ouvrir-les-assurances-sociales-a-la-concurrence-du-prive-pour-mieux-les</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Ouvrir-les-assurances-sociales-a-la-concurrence-du-prive-pour-mieux-les</guid>
		<dc:date>2000-10-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>Parmi les th&#232;mes de discussion pr&#233;vus au calendrier des n&#233;gociations entre le MEDEF et les conf&#233;d&#233;rations syndicales figure l'assurance maladie, l'avenir des r&#233;gimes d'assurance vieillesse et derri&#232;re la r&#233;forme du syst&#232;me de sant&#233; au travail la question du r&#233;gime des accidents du travail, autant de domaines g&#233;r&#233;s par la S&#233;curit&#233; sociale. &lt;br /&gt;Si l'avenir des retraites et l'assurance maladie ne sont pas encore &#224; la Une de la refondation sociale comme l'est la question de l'UNEDIC, les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Securite-sociale-+" rel="tag"&gt;S&#233;curit&#233; sociale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parmi les th&#232;mes de discussion pr&#233;vus au calendrier des n&#233;gociations entre le MEDEF et les conf&#233;d&#233;rations syndicales figure l'assurance maladie, l'avenir des r&#233;gimes d'assurance vieillesse et derri&#232;re la r&#233;forme du syst&#232;me de sant&#233; au travail la question du r&#233;gime des accidents du travail, autant de domaines g&#233;r&#233;s par la S&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'avenir des retraites et l'assurance maladie ne sont pas encore &#224; la Une de la refondation sociale comme l'est la question de l'UNEDIC, les positions et les objectifs du MEDEF sur ces questions sont bien connus : les charges de S&#233;curit&#233; sociale faisant partie du co&#251;t du travail, tout doit &#234;tre mis en &#339;uvre pour les faire baisser.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Assurances priv&#233;es et fonds de pension&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hormis son opposition au financement des 35 heures par l'Assurance maladie, le MEDEF a donn&#233; son soutien aux mesures de financement de la S&#233;curit&#233; Sociale pour l'an 2000 et au plan dit &#171; Johanet &#187; de restrictions. Et pour cause ! Ces mesures visent &#224; restreindre les d&#233;penses de sant&#233; et contribuent &#224; consolider les exon&#233;rations de charges sociales patronales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le plan &#171; Johanet &#187; pr&#233;voit un syst&#232;me de r&#233;seaux et fili&#232;res permettant de quantifier, contr&#244;ler, comparer les co&#251;ts. Revendiquant la n&#233;cessit&#233; de contr&#244;les accrus, le MEDEF a pour objectif avou&#233; de les accentuer en mettant l'assurance maladie, aujourd'hui monopole de la S&#233;curit&#233; Sociale, en concurrence avec le secteur priv&#233; des assurances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si pour l'instant toutes les organisations syndicales se disent farouchement oppos&#233;es &#224; toute intrusion du priv&#233;, certaines d'entre elles - dont la CFDT qui g&#232;re la CNAM (Caisse nationale d'assurance maladie) en bonne entente avec le MEDEF &#8211; ont ouvert une br&#232;che &#224; l'occasion de la mise en place de la CMU (Couverture maladie universelle) puisque la couverture cmmpl&#233;mentaire peut &#234;tre souscrite indiff&#233;remment aupr&#232;s des mutuelles ou des assureurs priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans compter que la principale br&#232;che ouverte et &#233;largie chaque ann&#233;e aux assurances priv&#233;es vient des mesures de baisse des remboursements, chacune d'entre elles alimentant un peu plus les caisses des assureurs priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une fa&#231;on originale de diminuer les accidents du travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le secteur des accidents du travail est depuis toujours le point de mire du patronat. Le taux &#171; accidents du travail &#187; pay&#233; sur les salaires d&#233;pendant directement des co&#251;ts provoqu&#233;s par les accidents du travail et les maladies professionnelles, le patronat cherche &#224; mettre ce secteur en coupe r&#233;gl&#233;e pour faire baisser ses cotisations. Sous pr&#233;texte que ce r&#233;gime serait exc&#233;dentaire, le MEDEF revendique une baisse des cotisations. C'est dissimuler all&#233;grement que ces fameux &#171; exc&#233;dents &#187; ne sont dus qu'&#224; l'exclusion de bon nombre de maladies non reconnues comme professionnelles vers l'assurance maladie et &#224; la chasse quotidienne aux arr&#234;ts de travail dans les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le patronat va plus loin. Par la bouche de Denis Kessler son pr&#233;sident (par ailleurs num&#233;ro deux du MEDEF), la FFSA (F&#233;d&#233;ration fran&#231;aise des soci&#233;t&#233;s d'assurance) propose de privatiser l'indemnisation des accidents du travail en mettant la S&#233;curit&#233; Sociale en concurrence avec les assureurs priv&#233;s, ce qui se traduirait par une chasse accrue aux arr&#234;ts de travail et une d&#233;gradation consid&#233;rable des mesures de pr&#233;vention des risques professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'esprit de la FFSA, cette r&#233;forme ne serait que le premier volet d'une mise en concurrence plus large de la S&#233;curit&#233; sociale et des assureurs priv&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette proposition a soulev&#233; des toll&#233;s dans les syndicats et les organisations de victimes comme la FNATH (F&#233;d&#233;ration Nationale des accident&#233;s du travail). Mais le patronat s'en moque. Il avance ses pions tablant sur un rapport de force en sa faveur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ang&#232;le ROSSIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Saper le droit &#224; la retraite
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Saper-le-droit-a-la-retraite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Saper-le-droit-a-la-retraite</guid>
		<dc:date>2000-10-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de janvier 2000 du MEDEF s'est donn&#233;e comme mandat de &#171; n&#233;gocier d'ici le 31 d&#233;cembre 2000, avec les partenaires sociaux un nouveau syst&#232;me de retraites contributives, &#233;vitant toute augmentation de cotisations, permettant le libre choix de l'&#226;ge de la retraite et l'acc&#232;s &#224; un &#233;tage facultatif de capitalisation &#187;. &lt;br /&gt;Dans ses principes pour la refondation sociale, le MEDEF pr&#233;cise &#171; Libert&#233; accrue en mati&#232;re de retraite. La question doit &#234;tre pos&#233;e de l'&#233;volution des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de janvier 2000 du MEDEF s'est donn&#233;e comme mandat de &#171; n&#233;gocier d'ici le 31 d&#233;cembre 2000, avec les partenaires sociaux un nouveau syst&#232;me de retraites contributives, &#233;vitant toute augmentation de cotisations, permettant le libre choix de l'&#226;ge de la retraite et l'acc&#232;s &#224; un &#233;tage facultatif de capitalisation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses principes pour la refondation sociale, le MEDEF pr&#233;cise &#171; Libert&#233; accrue en mati&#232;re de retraite. La question doit &#234;tre pos&#233;e de l'&#233;volution des syst&#232;mes existants par r&#233;partition, qui n'ont pas vocation &#224; dispara&#238;tre, mais &#224; se moderniser pour offrir une vraie libert&#233; de choix de l'&#226;ge de la retraite aux Fran&#231;ais. Dans ce cadre, la place et la nature des fonds d'&#233;pargne-retraite devront bien entendu &#234;tre examin&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'offensive patronale et gouvernementale se fait par vagues successives, &#224; coup de rapports tonitruants et de mesures plus discr&#232;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La toile de fond est un rapport de la Banque mondiale qui, d&#232;s 1994, pr&#233;cisait l'objectif final, arriver &#224; un syst&#232;me &#224; trois niveaux :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; un premier palier obligatoire, serait financ&#233; directement par l'imp&#244;t et assurerait un revenu plancher de bas niveau (20% du salaire moyen).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; un second niveau obligatoire, financ&#233; par des cotisations prendrait la forme de comptes d'&#233;pargne individuels.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; un troisi&#232;me niveau rel&#232;verait du choix personnel, c'est &#224; dire directement du syst&#232;me assurantiel d'alimentation volontaire de fonds de retraite.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On avance doucement vers cet objectif.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Requiem &#224; plusieurs voix&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le rapport Charpin fut d'abord l'artillerie lourde avan&#231;ant des donn&#233;es d&#233;mographiques catastrophistes, des projections &#233;conomiques assez fumeuses pour justifier l'id&#233;e d'une augmentation des annuit&#233;s pour la retraite &#224; taux plein &#224; 42,5 annuit&#233;s (en &#233;cho le MEDEF, lui, annon&#231;ait 45 !). En compl&#233;ment, il pr&#233;conisait l'instauration de fonds de pension&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Syst&#232;me de retraite par capitalisation : le salaire alimente un fonds (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le rapport Tadd&#233;i se voulait plus rassurant, mais sugg&#233;rait &#171; &lt;em&gt;des retraites choisies et progressives &#187;&lt;/em&gt; avec des pr&#233;retraites &#224; temps partiel, permettant, pourquoi pas, de ne jamais partir totalement &#224; la retraite. Enfin, le rapport Teulade affichait son attachement au syst&#232;me de r&#233;partition, tout en sugg&#233;rant la cr&#233;ation de &#171; &lt;em&gt;syst&#232;me de capitalisation relevant d'accords collectifs g&#233;r&#233;s paritairement&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le gouvernement lui-m&#234;me a introduit le fameux fonds de r&#233;serve visant &#224; pr&#233;venir le &#171; &lt;em&gt;choc d&#233;mographique&lt;/em&gt; &#187; qui n'est rien d'autre qu'un fonds de pension public. Et Fabius, sans remettre en cause frontalement le syst&#232;me par r&#233;partition, va soumettre au Parlement son syst&#232;me de fonds d'&#233;pargne salariaux (PPESV : plan partenarial d'&#233;pargne salariale volontaire) qui ressemble &#224; s'y m&#233;prendre au deuxi&#232;me palier pr&#233;vu par la Banque mondiale : un niveau, pour l'instant facultatif, de fonds d'&#233;pargne, servant explicitement pour am&#233;liorer les retraites et aliment&#233; notamment par les sommes per&#231;ues au titre de l'int&#233;ressement ou de la participation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses &#171; &lt;em&gt;ateliers&lt;/em&gt; &#187;, le MEDEF pr&#233;voit, comme le rapport Tadd&#233;i, d'aller vers des retraites &#224; la carte, le calcul des retraites compl&#233;mentaires (ARRCO/AGIRC) se faisant en fonction de l'esp&#233;rance de vie et de l'&#226;ge de d&#233;part du salari&#233; &#224; la retraite. Et la CFDT, qui n'est jamais en reste &#233;voque, par la voix de son n&#233;gociateur J.M.Toulisse, &#171; &lt;em&gt;le choix individuel dans l'acc&#232;s &#224; la retraite&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut voir comment petit &#224; petit s'assemble le puzzle correspondant aux objectifs patronaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rogner progressivement la part du syst&#232;me de r&#233;partition (en allongeant le nombre d'annuit&#233;s et la p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence- d&#233;j&#224; fix&#233;e &#224; 25 ans par Balladur pour le priv&#233;), ouvrir aux moyens et hauts salaires le syst&#232;me des fonds d'&#233;pargne salariaux et le syst&#232;me d'assurance individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.C.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Syst&#232;me de retraite par capitalisation : le salaire alimente un fonds d'&#233;pargne et touche une rente ou un capital une fois &#224; la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Quand le patronat s'int&#233;resse &#224; la sant&#233; des travailleurs !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Quand-le-patronat-s-interesse-a-la-sante-des-travailleurs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Quand-le-patronat-s-interesse-a-la-sante-des-travailleurs</guid>
		<dc:date>2000-10-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>

		<description>L'un des th&#232;mes de discussion de la &#171; refondation sociale &#187; s'intitule La sant&#233; au travail . &lt;br /&gt;Les projets avanc&#233;s par le MEDEF sont de passer d'une m&#233;decine du travail surveillant tout salari&#233; durant sa vie professionnelle &#224; une m&#233;decine tourn&#233;e vers la s&#233;lection &#224; l'embauche et vers un suivi cibl&#233; des salari&#233;s. Seuls les salari&#233;s relevant d'un risque particulier auraient un suivi m&#233;dical r&#233;gulier, les autres n'&#233;tant plus contr&#244;l&#233;s que tous les trois ans par un m&#233;decin qui ne serait&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Sante-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'un des th&#232;mes de discussion de la &#171; &lt;em&gt;refondation sociale&lt;/em&gt; &#187; s'intitule &lt;strong&gt; &lt;em&gt;La sant&#233; au travail&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets avanc&#233;s par le MEDEF sont de passer d'une m&#233;decine du travail surveillant tout salari&#233; durant sa vie professionnelle &#224; une m&#233;decine tourn&#233;e vers la s&#233;lection &#224; l'embauche et vers un suivi cibl&#233; des salari&#233;s. Seuls les salari&#233;s relevant d'un risque particulier auraient un suivi m&#233;dical r&#233;gulier, les autres n'&#233;tant plus contr&#244;l&#233;s que tous les trois ans par un m&#233;decin qui ne serait plus n&#233;cessairement un m&#233;decin du travail mais pourrait &#234;tre m&#233;decin de ville. Avec des cabinets priv&#233;s qu'on peut ais&#233;ment imaginer mis en concurrence par l'entreprise, on imagine l'ind&#233;pendance du m&#233;decin par rapport au patron !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la pr&#233;vention des accidents du travail, pour le MEDEF elle ne devrait relever que de l'incitation et non pas d'une obligation soumise &#224; contr&#244;le et sanction. Par ailleurs, le patronat cherche &#224; transf&#233;rer certaines maladies professionnelles vers la branche maladie en argumentant sur l'origine diverse de certaines d'entre elles (les cancers professionnels et les affections p&#233;ri-articulaires seraient dus aussi au tabac et &#224; l'alcool !) Il faudrait donc &#171; m&lt;em&gt;ettre fin &#224; la confusion que l'on fait actuellement entre les maladies professionnelles et la pathologie g&#233;n&#233;rale&lt;/em&gt; &#187;. Autrement dit pour la plupart des maladies professionnelles les patrons ne prendraient plus qu'une part de la responsabilit&#233;... et des co&#251;ts. &#171; &lt;em&gt;En tout &#233;tat de cause, la responsabilit&#233; financi&#232;re des entreprises ne pourrait &#234;tre obligatoirement engag&#233; au-del&#224; des facteurs professionnels &#224; l'origine de la maladie&lt;/em&gt; &#187; (note du MEDEF du 22 mars 2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;decine du travail n'a jamais &#233;t&#233; une institution d&#233;fendant les travailleurs. Soumise &#224; la pression du patronat elle suscite beaucoup de m&#233;fiance parmi les salari&#233;s. Mais la suppression du contr&#244;le l&#233;gal existant actuellement, sous forme de suivi m&#233;dical annuel pour tout salari&#233;, constituerait un recul pour les travailleurs, en particulier dans une p&#233;riode o&#249; l'on assiste &#224; une recrudescence des accidents du travail et des maladies professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la pr&#233;vention des risques professionnels, il en est de m&#234;me. Les pouvoirs de coercition actuels des institutions charg&#233;es de contr&#244;ler les entreprises sont bien limit&#233;s. Mais les restreindre ne peut que se traduire par une aggravation des risques au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent les organisations syndicales ont rejet&#233; les pr&#233;tentions patronales, mais la position de la plate-forme commune CFDT/CGT/CFTC/CGC (FO n'y adh&#233;rant pas) acceptant de passer de un an &#224; 15 voire 24 mois la visite annuelle du travail montre qu'elles sont pr&#234;tes &#224; bien des concessions !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.R.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le gouvernement Jospin : un partenaire complaisant
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-gouvernement-Jospin-un-partenaire-complaisant</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-gouvernement-Jospin-un-partenaire-complaisant</guid>
		<dc:date>2000-10-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Parti socialiste
</dc:subject>
		<dc:subject>Medef
</dc:subject>

		<description>En annon&#231;ant son refus, le 24 juillet, d'ent&#233;riner dans sa forme actuelle la nouvelle convention sur l'assurance-ch&#244;mage voulue par le MEDEF, le gouvernement a fait mine de s'opposer au diktat des patrons soutenus par la CFDT et la CFTC. Gouvernement et patronat seraient-ils donc sur le point de se f&#226;cher ? Evidemment non. &lt;br /&gt;Jouer les chevaliers blancs&#8230; &lt;br /&gt;On se souvient en effet de la mise en sc&#232;ne qui avait pr&#233;valu lors de l'annonce de la premi&#232;re loi sur les 35 H en octobre 1997 :&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Parti-socialiste-+" rel="tag"&gt;Parti socialiste
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-MEDEF-+" rel="tag"&gt;Medef
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En annon&#231;ant son refus, le 24 juillet, d'ent&#233;riner dans sa forme actuelle la nouvelle convention sur l'assurance-ch&#244;mage voulue par le MEDEF, le gouvernement a fait mine de s'opposer au diktat des patrons soutenus par la CFDT et la CFTC. Gouvernement et patronat seraient-ils donc sur le point de se f&#226;cher ? Evidemment non.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Jouer les chevaliers blancs&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On se souvient en effet de la mise en sc&#232;ne qui avait pr&#233;valu lors de l'annonce de la premi&#232;re loi sur les 35 H en octobre 1997 : Jean Gandois -alors pr&#233;sident du CNPF- &#233;tait sorti furieux de Matignon en criant &#224; la trahison devant les cam&#233;ras, et ce coup de gueule avait permis en particulier &#224; la CGT et au PCF d'accr&#233;diter l'id&#233;e que la loi Aubry &#233;tait une bonne loi et que le gouvernement avait su malgr&#233; tout r&#233;sister aux pressions patronales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'&#233;tait plus faux : la loi Aubry a donn&#233; aux patrons tous les instruments juridiques n&#233;cessaires pour imposer aux salari&#233;s une r&#233;gression consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le PARE, le masque est vite tomb&#233;. D&#232;s le 26 juillet, &#224; l'issue du conseil des ministres, Martine Aubry s'empressait d'affirmer que le gouvernement &#233;tait &#171; &lt;em&gt;tout &#224; fait favorable au plan d'aide au retour &#224; l'emploi dans sa philosophie&lt;/em&gt; &#187;, et elle invitait les &#171; &lt;em&gt;partenaires sociaux &#224; reprendre le dialogue &#187;, ajoutant que sa &#171; porte restait ouverte&lt;/em&gt; &#187;. Rien d'&#233;tonnant dans la mesure o&#249; le gouvernement avait salu&#233; d&#232;s le d&#233;but de l'ann&#233;e l'initiative patronale d'ouvrir un vaste chantier de discussions sur la refondation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux du gouvernement ce n'est donc pas le fond qui pose un probl&#232;me car sur le fond le r&#233;sultat est connu d'avance : au prochain tour ce sera la m&#234;me chose &#224; quelques d&#233;tails pr&#232;s, et personne ne s'y opposera, surtout pas Martine Aubry qui en 1992 en tant que ministre du travail avait impos&#233; la d&#233;gressivit&#233; de l'allocation-ch&#244;mage ! Mais le patronat a &#233;t&#233; dans cette affaire sans doute un peu trop arrogant, un peu trop press&#233;, voulant imposer son projet au pas de charge, sans m&#234;me prendre de gants avec des organisations syndicales pourtant pr&#234;tes &#224; de larges concessions, faisant de la refondation sociale elle-m&#234;me un drapeau id&#233;ologique contre l'Etat et le gouvernement en place, ce qui ne pouvait que l'indisposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant l'&#233;chec du patronat &#224; entra&#238;ner la majorit&#233; des conf&#233;d&#233;rations syndicales, le gouvernement avait tout int&#233;r&#234;t &#224; gagner un peu de temps, tout en apparaissant d&#233;fendre les droits des ch&#244;meurs. Avec l'espoir qu'une fois pass&#233;e l'&#233;motion, il suffira d'amener le MEDEF et ses alli&#233;s &#224; accepter d'y mettre un peu plus les formes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;pour mieux tromper les travailleurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, si le patronat se veut officiellement lanc&#233; dans une offensive pour imposer la pr&#233;&#233;minence du contrat au d&#233;triment de la loi, dans les faits on assiste surtout &#224; une &#233;volution pragmatique qui semble satisfaire tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore l'exemple des 35 H est une bonne illustration. Il a fallu en effet une loi, mais elle a surtout servi &#224; d&#233;multiplier &#224; tous les niveaux les n&#233;gociations entre &#171; partenaires sociaux &#187;, avec l'avantage aussi de multiplier les accords locaux d&#233;rogatoires au code du travail (notamment sur le calcul du temps de travail), et d'&#233;mietter au maximum les r&#233;actions des travailleurs. Une deuxi&#232;me loi a ensuite ent&#233;rin&#233; ce qui avait &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a donc pas eu d'opposition mais une compl&#233;mentarit&#233; dans la d&#233;marche, de la m&#234;me fa&#231;on qu'il y a depuis longtemps d&#233;j&#224; un partage des r&#244;les entre le patronat et l'Etat, notamment sur la question du ch&#244;mage (l'Etat prenant directement &#224; sa charge les ch&#244;meurs en fin de droit et demain peut-&#234;tre les travailleurs jug&#233;s &#171; non recyclables &#187; dans le cadre du PARE pour pr&#233;server un filet minimal de protection sociale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce partage des r&#244;les, le patronat joue pleinement le sien, celui du bulldozer. L'Etat lui fait mine de temp&#233;rer pour finalement accepter, quitte &#224; &#233;laguer quelques mesures jug&#233;es sur le coup trop choquantes, pour mieux duper les travailleurs qui auraient encore quelques illusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raoul GLABER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le MEDEF veut aussi refonder le syndicalisme...
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-MEDEF-veut-aussi-refonder-le-syndicalisme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-MEDEF-veut-aussi-refonder-le-syndicalisme</guid>
		<dc:date>2000-10-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Medef
</dc:subject>

		<description>Les projets patronaux vis &#224; vis des syndicats couvrent en gros deux terrains : celui du contrat des travail et des conventions ; celui des parts de la masse salariale consacr&#233;e aux droits sociaux (maladie, retraite, ch&#244;mage). &lt;br /&gt;Concernant le premier terrain, le patronat veut d&#233;gager de la loi le maximum d'obligations et ramener le niveau contractuel au plus bas (l'entreprise, voir le salari&#233;), pour limiter tout rapport de force collectif et les r&#233;glementations. En m&#234;me temps, le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-MEDEF-+" rel="tag"&gt;Medef
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les projets patronaux vis &#224; vis des syndicats couvrent en gros deux terrains :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; celui du contrat des travail et des conventions ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; celui des parts de la masse salariale consacr&#233;e aux droits sociaux (maladie, retraite, ch&#244;mage).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Concernant le premier terrain, le patronat veut d&#233;gager de la loi le maximum d'obligations et ramener le niveau contractuel au plus bas (l'entreprise, voir le salari&#233;), pour limiter tout rapport de force collectif et les r&#233;glementations. En m&#234;me temps, le patronat n'ignore pas la r&#233;alit&#233; de la classe ouvri&#232;re et de la lutte des classes. Le but n'est donc pas d'&#233;liminer les syndicats, mais de les forcer &#224; accepter le cadre contractuel, alors que la tendance essentielle dans les cinquante derni&#232;res ann&#233;es a &#233;t&#233; d'introduire dans la loi (essentiellement le Code du Travail), une s&#233;rie de dispositions l&#233;gales, donc s'appliquant &#224; tous les salari&#233;s et s'imposant a priori &#224; tout le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, un grand nombre de d&#233;rogations sont toujours venues contrecarrer cette tendance. Gouvernement, syndicats et partis de la gauche plurielle parlent souvent de &#171; d&#233;mocratie sociale &#187;. Ce terme est encore plus creux que celui de d&#233;mocratie parlementaire, car dans la soci&#233;t&#233; bourgeoise le patronat est en fait seul ma&#238;tre des conditions d'emplois, de travail et de r&#233;mun&#233;ration. Le seul droit du salari&#233; est de passer un contrat de travail avec son employeur, et c'est lui qui fixe ses conditions. C'est ce que Marx appelait le despotisme d'usine. Ce despotisme a &#233;t&#233; depuis longtemps encadr&#233; par un grand nombre de dispositions l&#233;gales ou relevant des accords collectifs, &#224; l'issue de gr&#232;ves, d'actions collectives. Mais fondamentalement, un patron peut embaucher ou licencier, changer les horaires, le lieu d'affectation, bloquer les salaires, sans avoir r&#233;ellement d'entraves &#224; ses d&#233;cisions. M&#234;me les CE, qui ont obtenu des droits de regards, ne sont jamais au bout du compte des lieux de d&#233;cisions. La situation dans les PME ou m&#234;me des entreprises plus grandes, o&#249; le droit syndical est pr&#233;caire et son exercice souvent d&#233;natur&#233; par la menace ou la corruption, illustre bien que souvent le seul recours individuel du salari&#233; est l'inspection du Travail ou les prud'hommes pour tenter de faire appliquer le Code du travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La repr&#233;sentativit&#233; syndicale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'objectif patronal, qui craint que la baisse du ch&#244;mage am&#233;liore le rapport de force des salari&#233;s pour n&#233;gocier leurs conditions d'emplois est donc, &#224; la fois de s'all&#233;ger du maximum de contraintes fix&#233;es dans la loi (heures sup. types de contrats,...), mais aussi dans les grandes entreprises de trouver un terrain d'accord avec les syndicats, au niveau le plus d&#233;centralis&#233; possible. Pour cela, le patronat veut stabiliser une force syndicale repr&#233;sentative dans les entreprises, en offrant en contrepartie, ressources et heures de d&#233;l&#233;gations, de plus en plus d&#233;pendantes, non pas de cadres l&#233;gaux, mais de l'acceptation d'accords, dans le cadre de comit&#233;s de suivi. Ainsi, d&#233;j&#224; en Italie, l'&#233;volution des r&#232;gles de repr&#233;sentativit&#233; se fait en fonction de la signatures ou non d'accords conventionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cela que la patronat peut &#234;tre tent&#233; de faire &#233;voluer aussi le droit syndical. Celui-ci permet aujourd'hui aux cinq grandes conf&#233;d&#233;rations (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC) de cr&#233;er sans conditions des syndicats et de b&#233;n&#233;ficier des droits dans toutes les entreprises. Ce syst&#232;me entrave l'existence de syndicats non-conf&#233;d&#233;r&#233;s comme les SUD et offre ainsi une repr&#233;sentativit&#233; sur lesquels les salari&#233;s n'ont pas leur mot &#224; dire. Mais ce syst&#232;me enl&#232;ve aussi au patronat un moyen de pression efficace, car ces droits sont ind&#233;pendants de la signature ou non d'accords dans l'entreprise. Il faut noter que la CFDT a r&#233;cemment &#233;volu&#233; sur cette question en proposant que la repr&#233;sentativit&#233; d&#233;coule de l'&#233;lection directe des d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux. C'est cette &#233;volution que craignent aujourd'hui la CFTC, la CGC et m&#234;me FO car la repr&#233;sentativit&#233; automatique et la l&#233;galit&#233; d'accords sign&#233;s, m&#234;me par des organisations syndicales tr&#232;s minoritaires, leur offrent une r&#233;elle rente de situation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Diminuer le salaire social&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le second terrain est celui de la gestion du salaire social (cotisations sant&#233;, ch&#244;mage, retraites, allocs familiales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; les objectifs patronaux sont de plus en plus lisibles. Limiter au maximum la masse salariale impose d'all&#233;ger au maximum la part de salaire appel&#233;e &#171; charges sociales &#187; et, en gros, de d&#233;couper en trois ce domaine :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; un relevant de plus en plus de l'assistance pour les plus pauvres des salari&#233;s et des ch&#244;meurs (CMU, RMI, retraites planchers) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; un relevant de l'assurance individuelle, notamment pour la sant&#233; et les retraites ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la derni&#232;re partie, celle faisant partie du salaire &#233;tant ramen&#233;e au minimum.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sur ce terrain, les bureaucraties syndicales ont tout &#224; craindre...et &#224; esp&#233;rer. Tout &#224; craindre, car depuis des dizaines d'ann&#233;es, ce sont elles qui g&#232;rent les caisses avec le patronat et en tirent de substantiels revenus. Le chantage patronal est cousu de fil blanc : soit les syndicats acceptent les r&#232;gles de la refondation, soit elles courent le risque de voir le patronat se retirer de la gestion, celle-ci risquant d'&#234;tre directement assur&#233;e par l'Etat et les syndicats de perdre des milliers de postes et des dizaines de millions de rentr&#233;es. C'est cette manne que le patronat fait miroiter, en promettant aux syndicats le maintien de leurs pr&#233;bendes s'ils se mettent d'accord avec le MEDEF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce dossier, les conf&#233;d&#233;rations ont un fil &#224; la patte ! Et les travailleurs sont pour l'instant spectateurs muets d'un th&#233;&#226;tre d'ombre. Ils n'&#233;lisent plus depuis longtemps leurs repr&#233;sentants aux Caisses et ce sont en fait les patrons qui d&#233;cident quel syndicat aura la direction des Caisses.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le fil &#224; la patte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout cela explique sans doute pourquoi aucun syndicat n'a jusqu'&#224; ce jour appel&#233; &#224; une r&#233;elle mobilisation contre le plan du MEDEF, et qu'ils d&#233;fendent becs et ongles le paritarisme. L'int&#233;r&#234;t des travailleurs exigerait lui que les conf&#233;d&#233;rations se retirent de la n&#233;gociation avec le MEDEF. Que soit mis en avant, non pas l'&#233;tatisation des caisses, mais leur gestion ouvri&#232;re par des repr&#233;sentants &#233;lus et r&#233;vocables des travailleurs, pour que l'argent des salari&#233;s soit g&#233;r&#233;s par les salari&#233;s eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFDT a depuis longtemps affich&#233; sa position qui est en gros similaire &#224; celle du MEDEF. La direction Notat pousse &#224; fond le d&#233;veloppement du cadre contractuel de n&#233;gociation syndicats-patronat, dans le cadre d'un syndicalisme de &#171; cogestion &#187;, dans lequel l'Etat mette le moins son nez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FO, pour sa part, qui a v&#233;cu longtemps de la gestion des Caisses, craint &#224; la fois la disparition d'un syst&#232;me qui l'a fait vivre, ou sa continuation dans un cadre o&#249; elle serait marginalis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CFTC et CGC craignent plus que tout une &#233;volution des r&#232;gles de repr&#233;sentativit&#233; qui les transformeraient en confettis syndical (crainte qui est, &#224; une bien moins grande &#233;chelle, celle de FO).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT est, elle, sans doute la plus d&#233;stabilis&#233;e par l'offensive du MEDEF. Malgr&#233; le tournant pris lors des 35h et de l'accord CGT-CFDT, nombre de syndicats et de militants CGT ne peuvent accepter le cadre du MEDEF. En m&#234;me temps, la Conf&#233;d&#233;ration veut prendre toute sa place comme interlocuteur du patronat. D'o&#249; un jeu d'aller-retours impuissants depuis 6 mois, o&#249; la CGT parle d'un front syndical uni qui n'existe pas, et en appelle &#224; l'intervention d'un gouvernement qui souhaite la construction du nouvel &#233;difice propos&#233; par le MEDEF, tout en jouant les r&#244;les de mod&#233;rateur, comme dans le dossier du PARE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi tous les syndicats non signataires de la convention UNEDIC, n'en continuent pas moins, fort discr&#232;tement de participer &#224; tous les groupes de travail de la refondation sociale du MEDEF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui serait n&#233;cessaire aujourd'hui serait une d&#233;nonciation globale du plan du MEDEF, une riposte globale contre ses projets. Les seuls &#224; avoir d&#233;nonc&#233; le cadre de la n&#233;gociation avec le MEDEF se trouvent parmi ceux qui de toute fa&#231;on ne sont pas invit&#233;s &#224; la table, le Groupe des 10, les associations de ch&#244;meurs et la CGT-ch&#244;meurs. La FSU et la CGT ont fait &#233;galement de nombreuses d&#233;clarations et plusieurs structures CFDT ont d&#233;nonc&#233; le r&#244;le de leur conf&#233;d&#233;ration dans cette affaire. Mais, jusqu'ici aucune initiative de mobilisation n'a &#233;t&#233; prise. C'est bien l'enjeu des mois qui viennent, car le MEDEF roule lentement sa pelote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent CARASSO&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Croissance ou pas, l'urgence de la riposte...
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Croissance-ou-pas-l-urgence-de-la-riposte</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Croissance-ou-pas-l-urgence-de-la-riposte</guid>
		<dc:date>2000-10-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Ces derni&#232;res ann&#233;es l'id&#233;e d'un &#171; Plan d'urgence &#187;, lanc&#233;e par Arlette Laguiller lors de la campagne des pr&#233;sidentielles de 1995, avait &#233;t&#233; plus ou moins reprise par l'ensemble de l'extr&#234;me gauche, et m&#234;me au-del&#224;. Elle a re&#231;u un accueil favorable aupr&#232;s d'un certain nombre de travailleurs et de militants ouvriers et syndicalistes. Elle n'est certainement pas non plus pour rien dans les petits progr&#232;s &#233;lectoraux de LO ou de la LCR aux pr&#233;sidentielles, aux r&#233;gionales et encore aux&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-refondation-sociale-une-offensive-patronale-tous-azimuts-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La &#171; refondation sociale &#187; : une offensive patronale tous azimuts
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es l'id&#233;e d'un &#171; Plan d'urgence &#187;, lanc&#233;e par Arlette Laguiller lors de la campagne des pr&#233;sidentielles de 1995, avait &#233;t&#233; plus ou moins reprise par l'ensemble de l'extr&#234;me gauche, et m&#234;me au-del&#224;. Elle a re&#231;u un accueil favorable aupr&#232;s d'un certain nombre de travailleurs et de militants ouvriers et syndicalistes. Elle n'est certainement pas non plus pour rien dans les petits progr&#232;s &#233;lectoraux de LO ou de la LCR aux pr&#233;sidentielles, aux r&#233;gionales et encore aux derni&#232;res europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point n'est besoin d'&#234;tre grand clerc pour en comprendre la raison. Pendant vingt ans le ch&#244;mage n'avait fait que grandir jusqu'&#224; atteindre officiellement 12,6 % de la population active. Ce ch&#244;mage a favoris&#233; une incessante offensive patronale qui aggravait l'exploitation par tous les bouts et remettait en cause les uns apr&#232;s les autres les acquis de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente. L'int&#233;r&#234;t pour un &#171; plan d'urgence &#187; n'&#233;tait pas autre chose que la prise de conscience par bon nombre de travailleurs et de militants des n&#233;cessit&#233;s du moment : n&#233;cessit&#233; pour le mouvement ouvrier de se donner les objectifs susceptibles de changer radicalement la situation comme le rapport des forces, n&#233;cessit&#233; d'un mouvement d'ensemble pour changer ce rapport des forces, n&#233;cessit&#233; pour cet &#233;ventuel mouvement de se donner ces objectifs s'il ne voulait pas rater sa cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La croissance, dont nous ne discuterons pas ici les limites ou la fragilit&#233;, ind&#233;niable cependant, change-t-elle les donn&#233;es des futures luttes des salari&#233;s ? Faudrait-il aujourd'hui trouver d'autres objectifs correspondant mieux &#224; la situation nouvelle cr&#233;&#233;e par cette croissance ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Toujours le probl&#232;me du ch&#244;mage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certes le ch&#244;mage a d&#233;cru, 9,6 % officiellement au moment o&#249; nous &#233;crivons. A ce niveau pourtant ses effets n&#233;fastes pour la classe ouvri&#232;re sont toujours l&#224;. Les autorit&#233;s &#233;voquent bien la perspective du plein emploi. Mais c'est soit pour le promettre dans cinq ou dix ans, autant dire ni &#224; P&#226;ques ni m&#234;me &#224; la Trinit&#233;, soit pour expliquer qu'en fonction des &#171; sp&#233;cificit&#233;s &#187; (sic) de la France ou de l'Europe, il faudrait dor&#233;navant consid&#233;rer que ce plein emploi correspond &#224;... un taux de ch&#244;mage de 7 ou 8 %. Et en attendant les plans sociaux, c'est-&#224;-dire les licenciements massifs, continuent comme plusieurs exemples l'ont d&#233;montr&#233; spectaculairement cet &#233;t&#233;. Faut-il une autre d&#233;monstration que l'objectif de l'interdiction des licenciements, un des volets essentiels du plan d'urgence, reste pleinement d'actualit&#233;, et le restera sans doute pour un bout de temps ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la vraie d&#233;monstration que le mouvement ouvrier n'a toujours gu&#232;re d'autres choix pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de l'ensemble des salari&#233;s que de pr&#233;parer un mouvement d'ensemble et imposer le &#171; plan d'urgence &#187; ce sont les patrons qui nous l'ass&#232;nent eux-m&#234;mes, en continuant ou m&#234;me plut&#244;t accentuant leur offensive. La croissance ne leur a pas fait perdre de leur arrogance. Au contraire, apr&#232;s s'&#234;tre servi vingt ans durant du ch&#244;mage pour imposer leurs volont&#233;s, ils entendent maintenant se servir de sa diminution pour parfaire leurs plans. Le PARE que nous examinons en d&#233;tail dans ce dossier en est le parfait exemple.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et toujours plus la question des salaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si la classe ouvri&#232;re laisse faire, si elle ne trouve pas les moyens d'une riposte massive en vue d'un objectif de changements importants et m&#234;me fondamentaux, la croissance profitera aux seuls capitalistes et sans doute au mieux &#224; quelques millions de bourgeois et de petits bourgeois. Une bonne partie des travailleurs n'en seront pas seulement exclus. Ils seront toujours plus exploit&#233;s, d'abord par la baisse des salaires r&#233;els (une question qui prend encore plus d'importance avec les menaces d'inflation), mais aussi par une intensit&#233; accrue du travail, ou une flexibilit&#233; de plus en plus grande, continuera &#224; s'aggraver. Et ils seront toujours victimes du ch&#244;mage ou de la pr&#233;carit&#233; (un autre nom pour le ch&#244;mage &#224; la carte) qui continueront &#224; osciller en fonction des al&#233;as de la conjoncture et de ses hauts et bas qui ne cesseront pas, m&#234;me dans l'hypoth&#232;se la plus favorable d'une croissance persistante. Bref, de plus en plus corv&#233;ables et taillables &#224; merci, suivant les v&#339;ux d'un patronat qui r&#234;ve de revenir des d&#233;cennies sinon des si&#232;cles en arri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'actualit&#233; du plan d'urgence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a bien toujours urgence &#224; imposer un changement fondamental des relations sociales et &#224; imposer aux capitalistes un autre partage des richesses et de la croissance : interdiction des licenciements, mise au ban de la pr&#233;carit&#233; sous toutes ses formes, augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux, am&#233;lioration de la protection sociale et des services publics ; et pour garantir tout cela contr&#244;le des travailleurs sur les comptes tant publics que priv&#233;s, de l'Etat comme des entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces ann&#233;es pass&#233;es les occasions n'auraient pas manqu&#233;, si les grandes organisations ouvri&#232;res en avaient eu la volont&#233;, de proposer &#224; l'ensemble du monde du travail de r&#233;agir, de se mobiliser et d'entamer la contre-offensive sur ces objectifs. Depuis un ou deux ans, par exemple, les lois Aubry, accueillies avec juste raison par la m&#233;fiance g&#233;n&#233;rale des travailleurs, auraient pu encore &#234;tre une de ces occasions. Mais qu'importe ! Les occasions de r&#233;agir manqu&#233;es dans le pass&#233; n'emp&#234;chent malheureusement pas les nouvelles agressions du patronat. Au contraire elles les encouragent comme nous le voyons avec la pr&#233;sente offensive sur le th&#232;me de la refondation sociale. Une raison de plus de ne pas laisser passer celle-ci. Une refondation sociale est en effet sans aucun doute n&#233;cessaire. Pas celle que propose le MEDEF, Seilli&#232;re et Kessler, mais celle dont le plan d'urgence impos&#233; par une lutte d'ensemble pourrait poser les bases.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques MORAND&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
