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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
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		<description>En 1998, la France, qui recense quelque 26,5 millions d'actifs potentiels (chiffres INSEE), comptait dix millions de ch&#244;meurs et de pr&#233;caires &#8211; cinq millions de ch&#244;meurs r&#233;els et pratiquement autant de travailleurs &#171; b&#233;n&#233;ficiant &#187; d'un emploi al&#233;atoire. La paup&#233;risation touche donc plus du tiers de la population active. On n'est plus tr&#232;s loin du mod&#232;le am&#233;ricain o&#249; le fait de travailler n'emp&#234;che pas d'&#234;tre pauvre et marginalis&#233;. Ch&#244;mage, pr&#233;carisation et surexploitation, autant de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1998, la France, qui recense quelque 26,5 millions d'actifs potentiels (chiffres INSEE), comptait dix millions de ch&#244;meurs et de pr&#233;caires &#8211; cinq millions de ch&#244;meurs r&#233;els et pratiquement autant de travailleurs &#171; b&#233;n&#233;ficiant &#187; d'un emploi al&#233;atoire. La paup&#233;risation touche donc plus du tiers de la population active. On n'est plus tr&#232;s loin du mod&#232;le am&#233;ricain o&#249; le fait de travailler n'emp&#234;che pas d'&#234;tre pauvre et marginalis&#233;. Ch&#244;mage, pr&#233;carisation et surexploitation, autant de facettes compl&#233;mentaires de la paup&#233;risation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dix millions de ch&#244;meurs et pr&#233;caires (dont huit millions touchent moins que le minimum de pauvret&#233;, 3800 francs mensuels), comprennent, outre les 2,9 millions de ch&#244;meurs officiellement recens&#233;s par le gouvernement et les 2,5 autres millions de ch&#244;meurs effectifs recens&#233;s par les statisticiens, tout l'&#233;ventail de ces fameux &#171; nouveaux emplois &#187; qui ne permettent pas de sortir de la pr&#233;carit&#233;. Pr&#232;s de 4 millions 300 000 au total : int&#233;rimaires, petits boulots, emplois de service et de proximit&#233;, emplois &#224; temps partiel, contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, emplois de sous-traitance, emplois saisonniers, &#224; domicile, nouveaux &#034;contractuels des &#171; contrats aid&#233;s &#187;, emplois jeunes, contrats de qualification, contrats d'adaptation, contrats d'orientation, contrats d'apprentissage, Contrats Initiative Emploi, Contrats Emploi Solidarit&#233;, Contrats Emploi Consolid&#233;, emplois associatifs, emplois familiaux, stagiaires longue dur&#233;e sous-pay&#233;s ou m&#234;me non pay&#233;s, emplois partiels, flexibles, intermittents, salari&#233;s transform&#233;s en &#171; artisans &#187;, &#171; franchis&#233;s &#187;, fonctionnaires rel&#233;gu&#233;s au rang de &#171; contractuels &#187;, emplois sans aucun statut (pour les sans papiers donc sans droits)&#8230; sont les mille et une formes du travail jetable, du salariat pr&#233;caire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> De la fracture... &#224; l'explosion sociale
</title>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Loin d'&#234;tre le produit d'une diminution globale de la richesse, la pr&#233;carisation de la classe ouvri&#232;re se produit dans un contexte de croissance &#233;conomique. En vingt ans, le PIB des pays industriels s'est accru, de 55 % en Allemagne, de 56 % en France, de 40 % en Angleterre, de 58 % aux USA. Bilan ? 10 millions de pauvres dont 5 millions de ch&#244;meurs r&#233;els et presque autant de travailleurs pr&#233;caires en France ; 4,1 millions de ch&#244;meurs et 5,5 millions de petits boulots en Allemagne ;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre le produit d'une diminution globale de la richesse, la pr&#233;carisation de la classe ouvri&#232;re se produit dans un contexte de croissance &#233;conomique. En vingt ans, le PIB des pays industriels s'est accru, de 55 % en Allemagne, de 56 % en France, de 40 % en Angleterre, de 58 % aux USA. Bilan ? 10 millions de pauvres dont 5 millions de ch&#244;meurs r&#233;els et presque autant de travailleurs pr&#233;caires en France ; 4,1 millions de ch&#244;meurs et 5,5 millions de petits boulots en Allemagne ; 1,8 million de ch&#244;meurs et 12 millions de pr&#233;caires en Angleterre. Aux Etats-Unis, le pays le plus riche du monde, plus de 40 millions de personnes vivent dans des familles ayant moins de 10 000 dollars de revenu annuel et le m&#234;me nombre n'ont pas acc&#232;s aux soins ; 90 millions sont illettr&#233;es, un enfant sur quatre vit dans la pauvret&#233;. Les 10 % d'Am&#233;ricains les plus pauvres ont vu leurs ressources baisser de 21 % tandis que les 10 % les plus riches ont vu leurs revenus s'accro&#238;tre de 22 %, selon &lt;em&gt;l'International Herald Tribune&lt;/em&gt; de mars 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les pays riches, non seulement les pauvres (en activit&#233; ou au ch&#244;mage) sont plus nombreux, mais ils sont de plus en plus pauvres. Leur part du total des revenus s'est effondr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, on assiste depuis vingt ans &#224; la reconstitution d'une vaste &#171; arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#187; oscillant entre le ch&#244;mage, l'exclusion et la pr&#233;carit&#233; permettant &#224; la classe capitaliste de mettre sous pression l'ensemble de la classe ouvri&#232;re. Cette surexploitation, cette pr&#233;carisation de la classe salari&#233;e fait l'objet d'une politique d&#233;lib&#233;r&#233;e de la bourgeoisie, institutionnalis&#233;e et l&#233;galis&#233;e par tous les gouvernements des pays imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique vise bien s&#251;r &#224; briser les capacit&#233;s de d&#233;fense des travailleurs, &#224; atomiser leur coh&#233;sion &#233;conomique, &#224; isoler les pr&#233;caires, les ch&#244;meurs, les exclus, du reste de la population salari&#233;e. Mais &#224; un certain stade, l'accumulation des facteurs d'injustice et de pr&#233;carit&#233; sociale peut aussi aboutir &#224; un sentiment g&#233;n&#233;ral d'indignation sociale. On en a eu un avant go&#251;t en France en janvier 1998 avec le mouvement des ch&#244;meurs et des exclus qui, pour &#234;tre minoritaire, s'est r&#233;v&#233;l&#233; tr&#232;s populaire chez l'ensemble des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, m&#234;me si toute une s&#233;rie d'organisations syndicales et associatives visant &#224; d&#233;fendre et repr&#233;senter les ch&#244;meurs et les pr&#233;caires se sont cr&#233;&#233;es, la division entre ch&#244;meurs, pr&#233;caires et salari&#233;s n'est pas pour autant r&#233;gl&#233;e au sein du mouvement ouvrier. C'est en r&#233;alit&#233; une question de rapport des forces global, donc politique, entre la classe ouvri&#232;re et la bourgeoisie. La bourgeoisie peut s'accommoder d'une politique d'assistance envers les plus pauvres, qui au bout du compte n'aboutit qu'&#224; g&#233;rer l'injustice sociale et &#224; la p&#233;renniser (en se d&#233;chargeant d'ailleurs de cette t&#226;che sur les organisations ouvri&#232;res).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra que le mouvement ouvrier engage des combats d'envergure, en un mot m&#232;ne une politique de mobilisation qui puisse redonner espoir et perspectives y compris aux plus d&#233;munis et aux &#171; exclus &#187;, pour que la classe ouvri&#232;re regagne en solidarit&#233; politique ce qu'elle a perdu en &#233;miettement &#233;conomique. La v&#233;ritable solidarit&#233; de classe ne se construit que dans la lutte de classe, sous ses formes les plus d&#233;termin&#233;es. C'est alors que la &#171; fracture sociale &#187; dont parlait Chirac, loin d'engendrer r&#233;signation et passivit&#233; ouvri&#232;re, deviendra le plus fort facteur de cristallisation de la col&#232;re sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robert PARIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> La r&#233;alit&#233; du ch&#244;mage et de la pr&#233;carit&#233;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-realite-du-chomage-et-de-la-precarite</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#244;mage
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>5 Millions et demi de ch&#244;meurs en 1998

-
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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Chomage-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_20 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L448xH705/art465-1-b8d97.gif?1787874124' width='448' height='705' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 448 x 705
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;5 Millions et demi de ch&#244;meurs en 1998&lt;/h2&gt;&lt;table class='table spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Les ch&#244;meurs comptabilis&#233;s officiellement&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(demandeurs d'emploi fixe ayant travaill&#233;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;moins de 78H)&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;2976800&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ceux qui ont travaill&#233; plus de 78 heures&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;485 700&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs cherchant un emploi pr&#233;caire&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;374 200&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs cherchant un emploi pr&#233;caire mais&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ayant travaill&#233; plus de 78 heures&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;52 800&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;5&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs cherchant un emploi CDD&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;112 900&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs cherchant un emploi CDD mais&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ayant travaill&#233; plus de 78 heures&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;25 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;7&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs des DOM-TOM&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;215 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;8&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ch&#244;meurs &#226;g&#233;s de plus de 55 ans ou 57,5 ans&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;dispens&#233;s de recherche d'emploi&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;280 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;9&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Jeunes en fin de scolarit&#233; et femmes &#224; la&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;recherche d'un emploi non inscrits &#224; l'ANPE&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;300 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;10&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Stagiaires (jeunes et adultes)&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;90 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;11&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Licenci&#233;s &#233;conomiques en contrats de conversion&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;60 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;12&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Pr&#233;retrait&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;200 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;13&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;RMistes non inscrits &#224; l'ANPE&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;400 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Total des ch&#244;meurs en 1998&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;strong&gt;5572400&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Plus de 4 millions de pr&#233;caires&lt;/h2&gt;&lt;table class='table spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;a&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;CES (Contrats Emploi Solidarit&#233;) et&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;CEC (contrats Emploi Consolid&#233;s)&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;450 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;b&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Contrats aid&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;405 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;c&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Int&#233;rimaires permanents&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;413 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;d&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;CDD&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;906 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;e&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Apprentis&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;257 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;f&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Contrats &#171; hors statut &#187; de la&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;fonction publique&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;340 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;g&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Temps partiels impos&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ou d&#251;s &#224; des plans sociaux&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1 495 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Total des pr&#233;caires en 1998&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;strong&gt;4266000&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> La g&#233;n&#233;ralisation du travail pr&#233;caire
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-generalisation-du-travail-precaire</link>
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		<dc:date>1999-08-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>L'emploi pr&#233;caire qui caract&#233;risait avant tout, il y a une vingtaine d'ann&#233;es, des secteurs sp&#233;cifiques (commerce, grande distribution, textile, h&#244;tellerie-restauration, nettoyage industriel, travail agricole, etc), a gagn&#233; aujourd'hui tous les secteurs, y compris les grandes entreprises et tout le secteur public et &#233;tatique. &#171; Nous avons 2000 vacataires permanents parfois depuis dix ans et 500 ultra-pr&#233;caires qui se font jeter tous les trois mois &#187; d&#233;claraient les employ&#233;s des mus&#233;es&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'emploi pr&#233;caire qui caract&#233;risait avant tout, il y a une vingtaine d'ann&#233;es, des secteurs sp&#233;cifiques (commerce, grande distribution, textile, h&#244;tellerie-restauration, nettoyage industriel, travail agricole, etc), a gagn&#233; aujourd'hui tous les secteurs, y compris les grandes entreprises et tout le secteur public et &#233;tatique. &#171; &lt;em&gt;Nous avons 2000 vacataires permanents parfois depuis dix ans et 500 ultra-pr&#233;caires qui se font jeter tous les trois mois&lt;/em&gt; &#187; d&#233;claraient les employ&#233;s des mus&#233;es r&#233;cemment en gr&#232;ve. Un postier sur cinq est d&#233;j&#224; un contractuel. Les 20 000 embauches pr&#233;vues &#224; la Poste dans le cadre des 35 heures (qui ne font que remplacer 20 000 d&#233;parts) comprennent 14 000 nouveaux contractuels dont seulement un peu plus de 50 % seraient &#224; temps complet en CDI. Les collectivit&#233;s locales quant &#224; elles ont syst&#233;matiquement recours aux Contrats Emploi Solidarit&#233;, sans compter 30 % d'emplois &#224; temps partiel. La situation &#224; l'Education Nationale et dans la Sant&#233; Publique n'est pas plus enviable (voir nos articles).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'essentiel ces emplois n'ont rien de &#171; nouveaux &#187; mais remplacent syst&#233;matiquement les postes en fixe. Un seul exemple : en dix ans, l'Office National des For&#234;ts a supprim&#233; 8000 emplois d'ouvriers forestiers sur 14 000 pour prendre 2000 pr&#233;caires (dont 1800 Contrats Emploi Solidarit&#233;, des jeunes qui seront rejet&#233;s au ch&#244;mage).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les emplois r&#233;mun&#233;r&#233;s en dessous du SMIC, comme les emplois &#224; dur&#233;e &#171; d&#233;termin&#233;e &#187; (CDD), donc limit&#233;e, connaissent un accroissement spectaculaire. Le nombre des CDD (906 000 en 1998) a quadrupl&#233; en quinze ans et repr&#233;sente les trois quarts des embauches actuelles ! Dans le m&#234;me temps, le nombre d'int&#233;rimaires a &#233;t&#233; multipli&#233; par trois. La France est devenue le num&#233;ro deux mondial pour les profits r&#233;alis&#233;s dans ce qu'on appelle pudiquement les EMO, entreprises de main d'oeuvre, qui tirent exclusivement leurs b&#233;n&#233;fices de la location de travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sous-traitance est un moyen tr&#232;s largement employ&#233; dans la grande industrie comme dans le b&#226;timent pour disposer d'une main d'oeuvre flexible, sous-pay&#233;e et dont on peut se s&#233;parer &#224; volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps partiel (le plus souvent impos&#233; bien s&#251;r), s&#233;vit chez 80 % des employ&#233;s de l'aide &#224; domicile, 53 % des agents de nettoyage, 45 % des caissi&#232;res et 20 % des secr&#233;taires, mais aussi 30 % des agents de service des &#233;coles et des filles de salle des h&#244;pitaux. Il vient d'&#234;tre institutionnalis&#233; &#224; EDF-GDF o&#249; 15 000 pourraient &#234;tre embauch&#233;s sur trois ans pay&#233;s sur la base de 32 heures, alors que les agents d&#233;j&#224; embauch&#233;s se verraient proposer 32 heures pay&#233;es 35.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Pr&#233;caires et ch&#244;meurs non-indemnis&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs pr&#233;caires sont des ch&#244;meurs &#224; temps partiel, avec une particularit&#233; par rapport aux autres cotisants de l'ASSEDIC : lorsqu'ils se retrouvent sur le pav&#233;, ils ne touchent que rarement des indemnit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation d&#233;coule de d&#233;cisions relativement r&#233;centes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1992, sous un gouvernement socialiste, &#171; &lt;em&gt;l'allocation unique d&#233;gressive&lt;/em&gt; &#187; (A.U.D.) a remplac&#233; les prestations ch&#244;mage ant&#233;rieures. Le principe de l'A.U.D. consiste &#224; appliquer un abattement sur l'allocation au bout de chaque p&#233;riode de 4 mois. La &#171; &lt;em&gt;peau de chagrin&lt;/em&gt; &#187; en quelque sorte, qui a encore r&#233;tr&#233;ci sous le gouvernement Balladur qui a succ&#233;d&#233; &#224; Rocard : un travailleur peut toucher l'indemnit&#233; &#224; taux plein pendant quatre mois &#224; condition d&#233;sormais d'avoir travaill&#233; au moins quatre mois au cours des 8 derniers mois. Ensuite il ne touche plus rien. S'il a travaill&#233; moins de 4 mois dans une p&#233;riode de 8 mois, il ne touche rien, m&#234;me au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celui qui encha&#238;ne des missions en int&#233;rim ou en CDD entrecoup&#233;es de p&#233;riodes de ch&#244;mage peut facilement n'&#234;tre jamais indemnis&#233; par les ASSEDIC. On voit d'o&#249; viennent ces &#171; &lt;em&gt;nouveaux pauvres&lt;/em&gt; &#187; de &#171; &lt;em&gt;l'&#232;re Mitterrand&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Evolution du travail pr&#233;caire en quinze ans&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_21 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L356xH493/art467-1-c2df6.gif?1787878951' width='356' height='493' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 356 x 493
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Sources : INSEE 1999&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Dans l'industrie, pour diminuer les co&#251;ts, ils rendent pr&#233;caire !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Dans-l-industrie-pour-diminuer-les-couts-ils-rendent-precaire</link>
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		<dc:date>1999-08-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Il fut un temps o&#249; dans les entreprises, la quasi-totalit&#233; des travailleurs occup&#233;s &#233;taient salari&#233;s du m&#234;me patron. Pour optimiser les b&#233;n&#233;fices tout en diminuant les capacit&#233;s de riposte des travailleurs, le patronat et les gouvernements ont cass&#233; cette organisation, pr&#233;caris&#233; et flexibilis&#233; le travail, jusqu'&#224; pr&#233;senter celles et ceux qui ont encore un travail &#224; temps plein, priv&#233; ou public, qui b&#233;n&#233;ficient d'une convention collective ou d'acquis sociaux, comme des &#171; privil&#233;gi&#233;s &#187;.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il fut un temps o&#249; dans les entreprises, la quasi-totalit&#233; des travailleurs occup&#233;s &#233;taient salari&#233;s du m&#234;me patron. Pour optimiser les b&#233;n&#233;fices tout en diminuant les capacit&#233;s de riposte des travailleurs, le patronat et les gouvernements ont cass&#233; cette organisation, pr&#233;caris&#233; et flexibilis&#233; le travail, jusqu'&#224; pr&#233;senter celles et ceux qui ont encore un travail &#224; temps plein, priv&#233; ou public, qui b&#233;n&#233;ficient d'une convention collective ou d'acquis sociaux, comme des &#171; privil&#233;gi&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;De la sous-traitance p&#233;riph&#233;rique &#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les usines &#233;taient globalement rentables, mais les patrons ont cherch&#233; &#224; rentabiliser chaque secteur pris s&#233;par&#233;ment. Evidemment les personnels de nettoyage, de gardiennage, etc&#8230; co&#251;tent moins quand ils sont pay&#233;s au SMIC. Ces activit&#233;s ont &#233;t&#233; sous-trait&#233;es &#224; des entreprises sp&#233;cialis&#233;es auxquelles est impos&#233;e chaque ann&#233;e une diminution des tarifs. Puis d'autres activit&#233;s ont &#233;t&#233; touch&#233;es, comme les transports, et de plus en plus la gestion des stocks, des commandes et livraisons aux clients.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; &#224; la sous-traitance de production directe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela ne leur a pas suffit. Les activit&#233;s d'entretien aussi ont &#233;t&#233; sous-trait&#233;es. Les chantiers pendant les arr&#234;ts de production, et plus g&#233;n&#233;ralement l'activit&#233; permanente d'entretien, de r&#233;paration, d'am&#233;nagement. Les travailleurs des entreprises sous-traitantes ont remplac&#233; les services d'entretien internes en &#233;tant pr&#233;sents &#224; l'ann&#233;e dans les ateliers. L'entreprise utilisatrice donne en fonction de ses besoins des chantiers &#224; la semaine, voire m&#234;me &#224; la journ&#233;e. L'entreprise ext&#233;rieure, pour ne pas perdre sa place, doit r&#233;pondre le plus vite possible aux demandes en flexibilisant au maximum son organisation, par l'utilisation massive d'heures suppl&#233;mentaires et d'int&#233;rimaires. D'autres activit&#233;s sont &#233;galement concern&#233;es : le dessin industriel, les &#233;tudes, la publicit&#233;, le conseil en gestion, en informatique, etc. A Flins, Renault loue des milliers de m&#232;tres carr&#233;s &#224; des entreprises sous traitantes qui travaillent sur le site m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela fait du monde : par exemple dans la chimie, la p&#233;trochimie, le nombre de salari&#233;s d'entreprises ext&#233;rieures sur le site repr&#233;sente durant toute l'ann&#233;e un tiers voire plus des personnes pr&#233;sentes. Dans le centre technique de Renault &#224; Lardy qui emploie essentiellement techniciens, ing&#233;nieurs et cadres, les CDI &#224; temps plein ne sont plus que 2970 sur 4365 personnes travaillant sur le site. Les autres sont des prestataires ext&#233;rieurs auxquels s'ajoutent les divers pr&#233;caires salari&#233;s de Renault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche permanente de la diminution des co&#251;ts r&#233;introduit dans ces entreprises de sous-traitance des pratiques de t&#226;cheronnage et m&#234;me de louage (d'anciens salari&#233;s d&#233;clar&#233;s comme artisans se louant &#224; leur ancien patron pour un tarif inf&#233;rieur &#224; celui que repr&#233;sentait leur salaire).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La filialisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure que se constituent de gros groupes industriels, ils se &#171; d&#233;barrassent &#187; des secteurs qui ne sont pas directement le centre de leur activit&#233;, m&#234;me s'ils sont indispensables. Ils appellent cela le recentrage autour du c&#339;ur de l'activit&#233; : le &#171; reengineering &#187;. Ils vendent &#224; d'autres groupes, ou filialisent l'activit&#233; dans un groupe dont ils sont actionnaires. Renault excelle en la mati&#232;re : certaines unit&#233;s de production sont ainsi compos&#233;es aujourd'hui de deux, trois entit&#233;s diff&#233;rentes, appartenant &#224; des filiales diff&#233;rentes. Si les travailleurs sont sur le m&#234;me site, ils n'ont pas le m&#234;me patron.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La pr&#233;carit&#233; des contrats&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s de l'entreprise ne sont pas prot&#233;g&#233;s. Pour g&#233;rer le stock z&#233;ro, les fluctuations saisonni&#232;res, les patrons ont recours aux CDD, &#224; l'int&#233;rim. 80 % des embauches dans les entreprises de plus de 50 salari&#233;s se font par ce biais : les patrons testent ainsi plusieurs mois, quand ce n'est pas plusieurs ann&#233;es les travailleurs avant de les embaucher ou... de les licencier, tout en utilisant les bo&#238;tes d'int&#233;rim comme recruteurs. Les int&#233;rimaires sont concentr&#233;s dans les ateliers de fabrication. D&#233;but 1998, il y avait &#224; Renault Douai 2000 int&#233;rimaires sur 4500 salari&#233;s ! D&#233;but 99, &#224; Citro&#235;n Aulnay, 40 % en production, et aux postes les plus durs. Dans un atelier occupant un tel pourcentage de pr&#233;caires les difficult&#233;s sont plus grandes pour se mobiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi le recours aux contrats de formation comme l'apprentissage, les contrats de qualification, etc.&#8230; au bout desquels les jeunes n'ont aucune garantie d'embauche. Ces contrats visent dans les grosses entreprises plus &#224; conformer les jeunes aux d&#233;sirs patronaux qu'&#224; les former. Les patrons ont en effet r&#233;ussi &#224; faire payer par l'Etat la presque totalit&#233; de la formation professionnelle, et ils utilisent la loi Aubry pour faire ce qui reste de la formation en dehors des horaires de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; temps partiel le plus souvent impos&#233; est lui aussi une source de pr&#233;carit&#233; absolue (voir les articles de ce dossier).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La pr&#233;carit&#233; du travail et le ch&#244;mage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La flexibilit&#233; des horaires de travail d&#233;stabilise aussi toute vie personnelle : les travailleurs doivent &#234;tre en permanence disponibles pour les besoins patronaux. Le tout en perdant du salaire : soit avec le ch&#244;mage partiel, soit avec la modulation annuelle des horaires de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre la menace du licenciement p&#232;se sur tous les salari&#233;s. Les choix capitalistes font dispara&#238;tre des usines, des villes, des r&#233;gions enti&#232;res pour organiser autrement leur production, ind&#233;pendamment de la rentabilit&#233; imm&#233;diate. Du coup tous les travailleurs savent qu'ils sont expos&#233;s, quelle que soit l'entreprise o&#249; ils travaillent, au risque du ch&#244;mage qui touche d&#233;j&#224; leurs copains, leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Tout cela fait beaucoup de monde&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La baisse annonc&#233;e de l'emploi industriel est en partie un effet d'optique car l'addition de tous ces dispositifs change la structure de l'emploi dans l'industrie. S'il est indiscutable que les progr&#232;s de la productivit&#233; permettent de produire plus avec moins de travailleurs en production directe, il est pour autant n&#233;cessaire pour cette m&#234;me production d'avoir des services p&#233;riph&#233;riques importants. Un examen un peu plus pr&#233;cis des statistiques montre que la baisse de l'emploi industriel est en grande partie compens&#233;e par la &#171; cr&#233;ation &#187; d'emplois dans les services aux entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas vrai que le tertiaire, les services et la pr&#233;carit&#233; cr&#233;ent des emplois : ils d&#233;truisent ceux des usines dans lesquelles les travailleurs avaient acquis par leurs luttes certains avantages au profit de la multiplication d'emplois pr&#233;caires qui repr&#233;sentent aujourd'hui une part importante de la classe ouvri&#232;re et sont majoritaires pour les femmes et les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ et Frida FUEGO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Pr&#233;carit&#233; et risque d'accident du travail&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une dizaine d'ann&#233;es, l'Institut National de la Recherche et de la S&#233;curit&#233; faisait une enqu&#234;te sur le taux d'accidents et leur gravit&#233; pour les int&#233;rimaires. Les r&#233;sultats &#233;taient &#233;clairants : les taux de fr&#233;quence moyen et de gravit&#233; &#233;taient de plus du double de ceux de l'ensemble des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait bien s&#251;r dire que les int&#233;rimaires travaillent dans les secteurs o&#249; le risque d'accidents est le plus &#233;lev&#233; : b&#226;timent, industrie... Mais en y regardant de plus pr&#232;s on s'aper&#231;oit que dans chaque secteur, le ph&#233;nom&#232;ne est le m&#234;me, en moins accentu&#233;. Les raisons en sont simples : lien souvent lointain entre la qualification de l'int&#233;rimaire et l'emploi occup&#233;, absence ou insuffisance de prise en charge de la formation aux risques par l'entreprise utilisatrice, &#233;conomies sur le mat&#233;riel de s&#233;curit&#233;, travaux les plus durs et les plus dangereux pour ces travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;carit&#233; c'est aussi cela.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Commerce : Grand rabais sur les conditions de vie et de travail
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Commerce-Grand-rabais-sur-les-conditions-de-vie-et-de-travail</link>
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		<dc:date>1999-08-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Conditions de travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Temps partiel contraint et salaires de mis&#232;re &lt;br /&gt;Les 35 heures dans le commerce ? Beaucoup de salari&#233;(e)s aimeraient y travailler autant. En effet le temps partiel contraint s'est largement d&#233;velopp&#233; quand le temps complet apparaissait de plus en plus comme un &#171; privil&#232;ge &#187; des anciens. Jusqu'en 1980, le temps partiel ne repr&#233;sentait que 10 % des effectifs. Depuis les abattements de charges cumul&#233;s avec les exon&#233;rations sur les bas salaires sont pass&#233;s par l&#224;, stimulant les patrons &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Temps partiel contraint et salaires de mis&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les 35 heures dans le commerce ? Beaucoup de salari&#233;(e)s aimeraient y travailler autant. En effet le temps partiel contraint s'est largement d&#233;velopp&#233; quand le temps complet apparaissait de plus en plus comme un &#171; privil&#232;ge &#187; des anciens. Jusqu'en 1980, le temps partiel ne repr&#233;sentait que 10 % des effectifs. Depuis les abattements de charges cumul&#233;s avec les exon&#233;rations sur les bas salaires sont pass&#233;s par l&#224;, stimulant les patrons &#224; faire de ces contrats la r&#232;gle. Les grands magasins (Printemps, BHV,...) tournent avec environ 40 % de temps partiels, les magasins populaires (Monoprix, Prisunic...) avec pr&#232;s de 80 %. L'enseigne qui semble la plus prot&#233;g&#233;e du secteur, la Fnac, l'a fait progresser de mani&#232;re vertigineuse. Il est pass&#233; en moins de dix ans de 10 % &#224; 30 % avec des pointes atteignant plus de 80 % aux caisses. Il a fallu pratiquement stopper les embauches &#224; temps complet pour y parvenir. Inutile de rappeler qu'un temps partiel c'est un salaire d'autant plus partiel que les salaires plafonnent, pour l'immense majorit&#233;, au SMIC. Le personnel, en majorit&#233; f&#233;minin, est donc contraint de vivre avec un revenu mensuel &#233;quivalent &#224; 50 ou 60 % du SMIC quand ce n'est pas moins puisque les contrats vont de quelques heures effectu&#233;es sur la journ&#233;e du samedi ou en nocturne, &#224; 30 heures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Disponibilit&#233; maximum&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le corollaire de ces contrats pr&#233;caires et de ces salaires de mis&#232;re est la flexibilit&#233; des horaires. Certaines enseignes font travailler les salari&#233;(e)s six jours sur sept, y compris pour des petits contrats de moins de 25 heures. Bien que le d&#233;cret de 1937 d'application de la loi des 40 heures, qui pr&#233;voit deux jours de repos cons&#233;cutifs dont le dimanche, soit toujours en vigueur, rares sont les salari&#233;(e)s qui b&#233;n&#233;ficient de leurs week-ends, les plannings de travail m&#234;me organis&#233;s sur cinq jours pr&#233;voient une journ&#233;e, voire deux demi-journ&#233;es de cong&#233;s flottant dans la semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les patrons, 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; recours massif au temps partiel permet aussi, et surtout peut-&#234;tre, de faire appel aux salari&#233;(e)s quand ils le souhaitent, selon les al&#233;as du commerce. Pas d'heures suppl&#233;mentaires &#224; payer jusqu'&#224; la trente-neuvi&#232;me heure, seulement des heures compl&#233;mentaires non major&#233;es. Malgr&#233; tout elles sont le plus souvent attendues pour boucler les fins de mois. Les contrats &#224; temps partiel laissent &#224; 1'employeur une souplesse confortable pour absorber les cr&#234;tes d'activit&#233; sans s'engager sur des horaires d&#233;finitifs tout en maintenant les salari&#233;(e)s dans une situation de demande et d'attente permanentes. L'horaire hebdomadaire n'est pas garanti, il d&#233;pend des besoins et du bon vouloir du patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ou la salari&#233;(e), en situation de d&#233;pendance totale, devra se tenir pr&#234;t(e) en permanence pour r&#233;pondre &#224; une &#233;ventuelle sollicitation car un refus serait vite pris pour un manque de disponibilit&#233;, un signe de mauvaise volont&#233; vis-&#224;-vis de 1'employeur qui pourrait le sanctionner en &#171; n'offrant &#187; plus ces heures compl&#233;mentaires si pr&#233;cieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le temps partiel est la forme de pr&#233;carit&#233; la plus r&#233;pandue, elle n'emp&#234;che pas d'autres syst&#232;mes tout aussi contraignants : les int&#233;rimaires, les CDD et les stagiaires - non pay&#233;s dans la plupart des cas ou &#224; coups de quelques ch&#232;ques cadeaux. C'est d'ailleurs le cumul de toutes ces formes de pr&#233;carit&#233; li&#233; &#224; des amplitudes d'ouverture de plus en plus &#233;tendues et &#224; des ouvertures de plus en plus fr&#233;quentes en nocturne, les dimanches et les jours f&#233;ri&#233;s qui conduit de plus en plus &#224; rompre la coh&#233;sion du personnel. Toute riposte devient alors de plus en plus difficile &#224; organiser d'autant qu'aux diff&#233;rences de statuts il faut ajouter les horaires et les jours de travail tellement variables que des salari&#233;(e)s d'un m&#234;me magasin peuvent ne pas se conna&#238;tre. De plus 1'obtention d'un CDI a temps plein qui reste 1'objectif de bien des pr&#233;caires, implique un v&#233;ritable parcours du combattant. On est bien loin du mois d'essai pr&#233;vu par la l&#233;gislation. Les CDD ne sont renouvel&#233;s qu'&#224; condition de r&#233;pondre parfaitement aux &#171; profils &#187; d&#233;finis par la hi&#233;rarchie. M&#234;me chose pour le passage en CDI qui se fait en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale &#224; temps partiel. Le rare passage &#224; temps complet ne se fera pas sur des crit&#232;res objectifs (1'anciennet&#233; du salari&#233; et de sa demande) mais sur des crit&#232;res parfaitement subjectifs &#233;tablis par 1'employeur. Ce sont donc plusieurs ann&#233;es durant lesquelles il teste les capacit&#233;s et la r&#233;sistance du salari&#233; ce qui implique un investissement professionnel sans borne, sans maladie, souvent sans cong&#233;s pay&#233;s, sans exigences salariales, horaires ou autres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'offensive continue&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Non satisfaits de cette d&#233;r&#233;glementation sauvage, les patrons du commerce sont &#224; 1'offensive pour faire tomber les quelques verrous qui existent encore. Ceux des magasins populaires et des grands magasins ont d&#233;nonc&#233; - avant m&#234;me 1'adoption de la premi&#232;re loi Aubry - des conventions collectives qui n'&#233;taient pourtant pas des mod&#232;les. Ceux de la branche qui regroupe entre autres la Fnac, Darty profitent de 1'application des 35 heures pour tenter d'imposer 1'annualisation dans la convention collective nationale et pour supprimer la prime d'anciennet&#233;. En bref, la loi Aubry leur permet d'accro&#238;tre la flexibilit&#233; et la productivit&#233; dans un secteur o&#249; la pr&#233;carit&#233; a progress&#233; parall&#232;lement aux b&#233;n&#233;fices des quelques grands groupes. Dans ce contexte, pour que la r&#233;duction du temps de travail ne repr&#233;sente pas une nouvelle r&#233;gression sociale, ne conduise pas &#224; de nouvelles suppressions d'emplois alors que plus de 50 000 ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;truits en dix ans, il faudrait qu'une nouvelle r&#233;glementation s'impose limitant strictement non seulement le recours aux heures suppl&#233;mentaires et compl&#233;mentaires mais aussi aux CDD et aux temps partiels, cadrant les amplitudes d'ouverture de mani&#232;re &#224; prot&#233;ger la vie sociale et familiale des salari&#233;(e)s. Seule une telle d&#233;marche serait cr&#233;atrice d'emplois. Mais on est ici bien loin de la voie prise par M. Aubpy pour sa deuxi&#232;me loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gaelle LUCY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'Education Nationale, premier employeur du pays et premier fabricant de pr&#233;carit&#233;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-Education-Nationale-premier-employeur-du-pays-et-premier-fabricant-de</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>On peut travailler dans la fonction publique et ne pas &#234;tre fonctionnaire, c'est m&#234;me de plus en plus courant. La pr&#233;carit&#233; est un ph&#233;nom&#232;ne massif qui touche toutes les cat&#233;gories de personnel, de la maternelle &#224; l'universit&#233;. Mais il n'existe dans la presse syndicale (en tout cas dans celle de la FSU qui est de loin la premi&#232;re f&#233;d&#233;ration) aucun dossier r&#233;cent permettant de faire un &#233;tat des lieux un tant soit peu d&#233;taill&#233;. Un signe parmi d'autres du manque d'int&#233;r&#234;t que suscite&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On peut travailler dans la fonction publique et ne pas &#234;tre fonctionnaire, c'est m&#234;me de plus en plus courant. La pr&#233;carit&#233; est un ph&#233;nom&#232;ne massif qui touche toutes les cat&#233;gories de personnel, de la maternelle &#224; l'universit&#233;. Mais il n'existe dans la presse syndicale (en tout cas dans celle de la FSU qui est de loin la premi&#232;re f&#233;d&#233;ration) aucun dossier r&#233;cent permettant de faire un &#233;tat des lieux un tant soit peu d&#233;taill&#233;. Un signe parmi d'autres du manque d'int&#233;r&#234;t que suscite cette question chez les syndicats cens&#233;s d&#233;fendre tous les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez les enseignants, la pr&#233;carit&#233; n'est pourtant pas un ph&#233;nom&#232;ne nouveau. Dans le secondaire, la derni&#232;re titularisation massive date du d&#233;but des ann&#233;es 80. Depuis, la situation s'est &#224; nouveau d&#233;grad&#233;e avec un grand nombre de ma&#238;tres auxiliaires employ&#233;s depuis 5, 10 ou 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre leur situation, il suffit d'aller &#224; l'un de ces nombreux rassemblements de MA devant les rectorats : on y trouve beaucoup de femmes seules ayant des enfants &#224; charge, sans doute titulaires d'une licence mais ne gagnant pas plus de 7000 F par mois. Leur derni&#232;re paye date de fin juillet, les indemnit&#233;s de ch&#244;mage sont rarement vers&#233;es avant fin octobre&#8230; en attendant d'&#233;ventuels remplacements &#224; effectuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1996, il a fallu plusieurs mouvements de gr&#232;ve de la faim et l'existence de coordinations assez actives pour que les syndicats se d&#233;cident &#224; faire quelque chose. Mais il n'a jamais &#233;t&#233; question pour eux de reprendre &#224; leur compte la revendication des MA exigeant la titularisation de tous. Au nom du &#171; respect de la qualification &#187;, la FSU a sign&#233; avec le ministre de la fonction publique en 1997 un protocole pr&#233;voyant la mise en place d'un &#171; concours r&#233;serv&#233; &#187;&#8230; aux MA les plus anciens, laissant les autres sur le carreau ! Depuis, les syndicats signataires &#171; s'&#233;tonnent &#187; que le nombre de places mises au concours soit bien inf&#233;rieur aux promesses qui avaient &#233;t&#233; faites&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La signature de cet accord a eu un effet paradoxal sur la pr&#233;carit&#233; : pour ne pas avoir affaire &#224; un nouveau mouvement de contestation, le minist&#232;re de l'Education Nationale a d&#233;cid&#233; de ne plus prendre de MA. Il pr&#233;f&#232;re utiliser des contractuels pris &#224; l'ann&#233;e, ou mieux, embauch&#233;s pour 200 heures d'enseignement. Et pas une heure de plus ! C'est avec ce type de contrats que All&#232;gre a cr&#233;&#233; ses pr&#233;tendus 3000 postes apr&#232;s le mouvement des lyc&#233;ens de l'automne 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;carit&#233; existe bien s&#251;r parmi le personnel administratif, nombreux dans les rectorats. Mais ce sont encore les personnels de service et les ouvriers, c'est &#224; dire les personnels les plus mal pay&#233;s, qui sont les plus touch&#233;s. Une femme de service titulaire gagne 300 F de moins que le SMIC en d&#233;but de carri&#232;re, avec un horaire annualis&#233; depuis plusieurs ann&#233;es. Dans l'Acad&#233;mie de Versailles, une centaine de postes ont &#233;t&#233; mis au concours cette ann&#233;e pour 2000 candidats. Une offre d&#233;risoire quand on sait que dans la m&#234;me Acad&#233;mie, des milliers d'auxiliaires de service et de contrats Emploi Solidarit&#233; servent &#224; boucher les trous dans tous les &#233;tablissements, en &#233;tant soumis &#224; toutes les pressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les CES (Contrats Emploi Solidarit&#233;) occupent des t&#226;ches tr&#232;s diversifi&#233;es (en plus de celles qui ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; cit&#233;es) comme celles d'assurer le secr&#233;tariat, la surveillance ou l'accueil des &#233;l&#232;ves lorsque&#8230; le poste d'infirmi&#232;re a &#233;t&#233; supprim&#233; ! C'est aussi vrai naturellement pour les 40 000 emplois jeunes recrut&#233;s par All&#232;gre, en tout cas dans les coll&#232;ges et les lyc&#233;es. En fait, un vaste mouvement de transfert d'emplois est en train de se mettre en place : les emplois jeunes (35 heures au SMIC) sont destin&#233;s &#224; remplacer les surveillants (28 heures &#224; 6000 F), lesquels vont &#234;tre recrut&#233;s apr&#232;s la licence pour pouvoir remplacer les professeurs absents (&#224; 15 ou 18 heures de cours).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Militer dans chaque &#233;tablissement pour faire reculer la pr&#233;carit&#233; n'a rien d'&#233;vident : le pouvoir de d&#233;cision para&#238;t tr&#232;s lointain, m&#234;me s'il est toujours possible pour un conseil d'administration dans un &#233;tablissement (o&#249; les repr&#233;sentants du personnel sont minoritaires) de s'opposer &#224; l'embauche de CES et d'emplois jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement d'ensemble de tous les personnels de l'Education Nationale devrait exiger l'embauche de titulaires et la titularisation imm&#233;diate de tous les personnels pr&#233;caires. Un tel mouvement aurait imm&#233;diatement une port&#233;e politique en remettant en cause celle du gouvernement concernant le gel de l'emploi public. Il supposerait aussi d'aller &#224; l'encontre de certains pr&#233;jug&#233;s corporatistes qui existent notamment chez les enseignants. Est-ce un hasard si aucun des grands syndicats pr&#233;sents dans la profession n'est pr&#234;t &#224; s'engager r&#233;ellement dans ce type de lutte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raoul Glaber&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le travail pr&#233;caire dans les h&#244;pitaux publics
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-travail-precaire-dans-les-hopitaux-publics</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Au terme de ses &#233;tudes, un infirmier ou une infirmi&#232;re doit se pr&#233;senter &#224; plusieurs entretiens et peut d&#233;sormais se voir contraint d'accepter un contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e. Le passage oblig&#233; par des mois et des ann&#233;es de contrats pr&#233;caires se r&#233;v&#232;le plus courant encore pour les aide-soignants ou les agents. C'est avec un Contrat Emploi Solidarit&#233; que l'on entre d&#233;sormais &#224; l'h&#244;pital. Le CES se transforme alors en CDD, renouvel&#233; pendant un, deux, trois ans et plus (sans parler des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au terme de ses &#233;tudes, un infirmier ou une infirmi&#232;re doit se pr&#233;senter &#224; plusieurs entretiens et peut d&#233;sormais se voir contraint d'accepter un contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e. Le passage oblig&#233; par des mois et des ann&#233;es de contrats pr&#233;caires se r&#233;v&#232;le plus courant encore pour les aide-soignants ou les agents. C'est avec un Contrat Emploi Solidarit&#233; que l'on entre d&#233;sormais &#224; l'h&#244;pital. Le CES se transforme alors en CDD, renouvel&#233; pendant un, deux, trois ans et plus (sans parler des interruptions et reprises de contrat). Parfois, au bout d'un temps certain, la direction propose &#171; la stagiarisation &#187;. Pas question en effet de titulariser d'office, m&#234;me apr&#232;s trois ans de service !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;decins &#233;trangers ont eux aussi un statut pr&#233;caire, tout en touchant un salaire inf&#233;rieur de moiti&#233; &#224; ceux disposant du dipl&#244;me national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, les CES et CDD repr&#233;sentaient 13 % des effectifs totaux du secteur hospitalier, et ce chiffre n'a gu&#232;re d&#251; varier, sinon &#224; la hausse. A tout cela, une seule r&#233;ponse possible : la titularisation imm&#233;diate de tous les contractuels, et l'embauche de personnel titulaire suppl&#233;mentaire. Ce furent les revendications du personnel soignant en gr&#232;ve en avril et mai derniers des h&#244;pitaux parisiens Laennec, Broussais et Boucicaut qui vont fermer pour former l'h&#244;pital Pompidou. Si leur mouvement n'a pas gagn&#233; sur l'ensemble de ses revendications, il a montr&#233; que contractuels et titulaires pouvaient se battre ensemble pour l'embauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A.D.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les Pays-Bas : un exemple social ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-Pays-Bas-un-exemple-social</link>
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		<dc:date>1999-08-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Pays-Bas
</dc:subject>

		<description>Les Pays-Bas viennent le mois dernier d'&#234;tre cit&#233;s en exemple par le BIT, bureau international du travail, pour &#171; leur capacit&#233; &#224; &#233;viter le fl&#233;au du ch&#244;mage &#187;. Cela fait &#233;cho aux nombreuses d&#233;clarations des dirigeants europ&#233;ens : &#034;Les Pays-Bas, pr&#233;tendait ainsi Jospin en 1997, nous indiquent la route &#224; suivre. Ce petit pays a divis&#233; son ch&#244;mage par deux en quinze ans, qui passe de 12 % de la population active en 1982 &#224; 6 % en 1997, alors que sur la m&#234;me p&#233;riode le n&#244;tre s'envolait de 8&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Pays-Bas-+" rel="tag"&gt;Pays-Bas
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Pays-Bas viennent le mois dernier d'&#234;tre cit&#233;s en exemple par le BIT, bureau international du travail, pour &#171; &lt;em&gt;leur capacit&#233; &#224; &#233;viter le fl&#233;au du ch&#244;mage&lt;/em&gt; &#187;. Cela fait &#233;cho aux nombreuses d&#233;clarations des dirigeants europ&#233;ens : &#171; &lt;em&gt;Les Pays-Bas, pr&#233;tendait ainsi Jospin en 1997, nous indiquent la route &#224; suivre. Ce petit pays a divis&#233; son ch&#244;mage par deux en quinze ans, qui passe de 12 % de la population active en 1982 &#224; 6 % en 1997, alors que sur la m&#234;me p&#233;riode le n&#244;tre s'envolait de 8 % &#224; 13 %.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de la principale centrale syndicale, la FNV, ont pass&#233; en 1982 avec Chris Van Veen, le patron des patrons, les accords dits de Wassenar, au terme de n&#233;gociations d&#233;roul&#233;es dans le plus grand secret. Le contenu de l'accord : aust&#233;rit&#233; et blocage des salaires en &#233;change du &#171; partage du travail &#187;. Pas &#233;tonnant que les Pays Bas soient apparus &#224; nos dirigeants comme des pionniers ! D'autant que ce pacte s'est alors conclu sans mouvements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En moins d'un an, plus des deux tiers des conventions collectives ont &#233;t&#233; ren&#233;goci&#233;es. Le principe g&#233;n&#233;ral en &#233;tait la r&#233;duction de 5 % de la dur&#233;e annuelle du travail sur deux ans sans garantie de salaire. Sans garantie d'embauche compensatrice non plus. Plus des deux tiers des emplois nets cr&#233;&#233;s depuis 1982 sont des emplois &#224; temps partiel. Les travailleurs &#224; temps partiel repr&#233;sentent aux Pays Bas pr&#232;s de 40 % de l'ensemble des salari&#233;s contre 6,5 % en Italie, 16,7 % en Allemagne, 17 % en France et 25 % en Angleterre. Il s'agit g&#233;n&#233;ralement d'un temps partiel impos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, une fraction non n&#233;gligeable de la population a &#233;t&#233; officiellement d&#233;clar&#233;e &#171; inapte &#187; au travail et touche une pension d'invalidit&#233;. Il s'agit notamment de travailleurs &#226;g&#233;s, licenci&#233;s des grandes entreprises et &#171; plus assez productifs &#187;. Leur nombre avoisinait le million en 1993, soit un adulte sur 7. Ces &#171; invalides &#187; ne sont pas comptabilis&#233;s comme ch&#244;meurs. Satisfait d'avoir r&#233;duit les chiffres officiels du ch&#244;mage, le gouvernement hollandais s'en est pris au d&#233;but des ann&#233;es 90 au &#171; statut prot&#233;g&#233; &#187; des invalides. Le statut d'invalidit&#233; a &#233;t&#233; red&#233;fini. Les b&#233;n&#233;ficiaires ont d&#251; se soumettre &#224; un r&#233;examen de leur situation. 50 % des personnes r&#233;examin&#233;es ont perdu leurs droits en 1994 et 35 % en 1995. Les 500 000 personnes qui per&#231;oivent une allocation d'assistance d'un montant de 2700 francs par mois ne sont pas compt&#233;es comme ch&#244;meurs. Comme ne le sont pas non plus les 100 000 autres ch&#244;meurs jug&#233;s inemployables sur le march&#233; du travail et pour lesquels le gouvernement a &#233;tabli un programme &#171; r&#233;servoir d'emplois &#187; dans les municipalit&#233;s, r&#233;tribu&#233;s au salaire minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les calculs de l'OCDE, si l'on tient compte de toutes ces cat&#233;gories &#171; &lt;em&gt;le ch&#244;mage au sens large en &#233;quivalent plein temps atteint plus de 25 % de la population active et reste au dessus du niveau des ann&#233;es 80&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, le niveau du salaire minimum et des allocations a &#233;t&#233; gel&#233; &#224; plusieurs reprises. Le taux de pauvret&#233; est pass&#233; de 8,2 % en 1985 &#224; 12,5 % en 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au consensus social dont le gouvernement n&#233;erlandais &#233;tait si fier, il n'existe plus. En 1997, des mouvements ont eu lieu chez les contr&#244;leurs de tram, agents de s&#233;curit&#233;, gardiens d'immeubles d'Amsterdam et de Leiden qui ont obtenu jusqu'&#224; 145 % du salaire minimum : en janvier 1998, mouvements au service du nettoiement d'Amsterdam, dans le secteur public Abva-Kabo ; avril 1998, gr&#232;ve aussi du secteur de la sant&#233; avec cinquante h&#244;pitaux qui n'acceptent plus que les urgences et une manifestation de 23 000 personnes ; juin 1998, mouvement du secteur des cr&#232;ches, des maisons de quartiers... Les travailleurs contestent de plus en plus ces mesures anti-sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Vivre &#224; temps partiel ?
</title>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Il ne suffit plus d'avoir un emploi pour avoir le droit au travail. &lt;br /&gt;Les femmes en font massivement l'exp&#233;rience. Temps partiel, flexibilit&#233;, pr&#233;carit&#233; sous toutes ses formes, elles sont particuli&#232;rement menac&#233;es par le sous-emploi. 85 % des temps partiel, 62 % des CES, 52 % des CDD et 60 % des emplois aid&#233;s ou des stages sont effectu&#233;s par des femmes. En France le travail &#224; temps partiel concerne 31 % des femmes actives contre 5 % des hommes actifs. &lt;br /&gt;Le temps partiel est une des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il ne suffit plus d'avoir un emploi pour avoir le droit au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes en font massivement l'exp&#233;rience. Temps partiel, flexibilit&#233;, pr&#233;carit&#233; sous toutes ses formes, elles sont particuli&#232;rement menac&#233;es par le sous-emploi. 85 % des temps partiel, 62 % des CES, 52 % des CDD et 60 % des emplois aid&#233;s ou des stages sont effectu&#233;s par des femmes. En France le travail &#224; temps partiel concerne 31 % des femmes actives contre 5 % des hommes actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps partiel est une des modalit&#233;s les plus utilis&#233;es par les patrons pour intensifier le travail et pr&#233;cariser les conditions de travail. Il est le plus souvent impos&#233; &#224; l'embauche : plus de la moiti&#233; des femmes concern&#233;es &#233;taient pr&#233;c&#233;demment au ch&#244;mage ou sortaient du syst&#232;me scolaire, ou encore &#224; la suite d'un chantage au licenciement. Ces contrats &#224; temps partiel impos&#233; de quinze ou vingt heures qui obligent les salari&#233;es &#224; s'adapter &#224; la demande se d&#233;veloppent dans de nombreux secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces salari&#233;es &#224; temps partiel ne sont admises sur le march&#233; du travail qu'avec des r&#233;mun&#233;rations moindres, de faibles possibilit&#233;s de promotion, des horaires flexibles. Quel poids ont les lois et les directives europ&#233;ennes ou autres d&#233;clarations sur l'&#233;galit&#233; entre les hommes et les femmes face &#224; cette r&#233;alit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Salaires partiels et flexibles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le temps partiel ce sont des centaines de milliers de femmes qui travaillent pour un revenu mensuel en dessous du SMIC. 77 % des emplois &#224; bas salaire, soit moins de 4 800 F par mois, sont des emplois &#224; temps partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e du salaire d'appoint pour les femmes a la vie dure. On voit les difficult&#233;s pour imposer le maintien des salaires lors des n&#233;gociations sur la r&#233;duction du temps de travail. Le rapport de forces est encore plus d&#233;s&#233;quilibr&#233; pour les salari&#233;es &#224; temps partiel renvoy&#233;es &#224; des n&#233;gociations individuelles. D'autant que la loi Aubry laisse &#224; la n&#233;gociation le soin de traiter la situation des temps partiels. Tr&#232;s peu d'accords augmentent le taux de base horaire des salaires. Ce qui revient &#224; une diminution relative des salaires des temps partiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reconnaissance des qualifications, la fixation des salaires et les perspectives de promotion ne sont pas semblables pour les m&#234;mes fonctions mais sur des contrats diff&#233;rents. Ainsi dans telle grande surface une caissi&#232;re est class&#233;e en cat&#233;gorie 8 quand elle est &#224; temps complet, en cat&#233;gorie 6 quand elle est &#224; temps partiel, en cat&#233;gorie 4 si en plus du temps partiel elle est en contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une vie morcel&#233;e et &#233;puisante&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les emplois &#224; temps partiel se cache une r&#233;alit&#233; faite de difficult&#233;s, de conditions de vie de plus en plus d&#233;plorables. A la p&#233;nibilit&#233; au travail qui est loin d'avoir disparu s'est ajout&#233;e une souffrance li&#233;e aux conditions de l'emploi, &#224; sa pr&#233;carit&#233;, son instabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines femmes ne sont avis&#233;es de leurs horaires de travail de la journ&#233;e que sur un simple coup de fil. Elles ne savent pas la veille leurs horaires du lendemain. Elles sont souvent contraintes au travail le week-end. Des contrats de vingt heures hebdomadaires n'emp&#234;chent pas des journ&#233;es de travail tr&#232;s longues. Chez Quick on peut travailler 10/11h par jour souvent sans pause. On peut &#234;tre de fermeture &#224; 0h30 et reprendre le lendemain &#224; 7h. Pour avoir de quoi vivre les manutentionnaires d'hypermarch&#233;s acceptent toutes les heures propos&#233;es par le patron. Ainsi certaines cumulent 2 contrats &#224; temps partiel de 15 et 20h. R&#233;sultat, elles finissent &#224; 23h &#224; Casino pour reprendre &#224; 4h du matin chez Auchan. On trouve le m&#234;me type de situation dans le gardiennage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; temps partiel, promu au nom de la souplesse est en fait d'une redoutable rigidit&#233; : il a transform&#233; ces salari&#233;s en journaliers des temps modernes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Concilier vie professionnelle et familiale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les patrons, les gouvernements successifs et parfois m&#234;me certaines organisations syndicales ont promu le travail &#224; temps partiel au nom de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle : une flexibilit&#233; r&#234;v&#233;e, la soi-disant rencontre entre une offre et une demande de flexibilit&#233; faite par les femmes elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La flexibilit&#233; r&#233;elle, c'est une vie sociale et familiale d&#233;mantel&#233;e. La sociologue N. Cattan&#233;o qui a &#233;tudi&#233; le cas des caissi&#232;res d'hypermarch&#233;s d&#233;nonce &#171; la logique de corv&#233;abilit&#233; &#187; : &#171; Toute vie en dehors du travail devient elle-m&#234;me ing&#233;rable car compl&#232;tement al&#233;atoire &#187;. Elle parle &#233;galement &#171; d'un fort sentiment d'ins&#233;curit&#233; et de culpabilit&#233; vis &#224; vis des enfants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule r&#233;ponse au niveau du gouvernement est la mise en place de politiques qui visent &#224; renvoyer les femmes au foyer en vantant des cong&#233;s parentaux et autres formes d'interruption de carri&#232;re. Ainsi l'APE (Allocation Parentale d'Education) se r&#233;v&#232;le un v&#233;ritable pi&#232;ge pour les femmes. Tiraill&#233;es entre des emplois &#233;puisants et mal pay&#233;s et des &#233;quipements collectifs insuffisants, chers et inadapt&#233;s, de plus en plus de femmes -plus de 100 000- ont recours &#224; ce dispositif qui s'av&#232;re concurrentiel par rapport aux bas salaires et au temps partiel (allocation de 2900f par mois pour l'aide &#224; taux plein). Ces salari&#233;es &#233;tant les moins qualifi&#233;es, les plus touch&#233;es par la pr&#233;carit&#233;, leurs perspectives de retour au travail sont extr&#234;mement faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agn&#232;s MARDETALAII &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Chez Servair, filiale d'Air France, La pr&#233;carit&#233; devant les tribunaux
</title>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Servair
</dc:subject>

		<description>Servair assure la restauration et le nettoyage &#224; bord des avions. Entreprise d&#233;tenue principalement par Air France, donc l'Etat, elle est sous la direction du ministre du transport, actuellement le communiste Jean-Claude Gayssot. &lt;br /&gt;Sur l'a&#233;roport de Roissy, Servair emploie sur deux usines 2600 salari&#233;s pour la pr&#233;paration, le conditionnement et la mise &#224; bord des repas et boissons. Les travailleurs pr&#233;caires, CDD et int&#233;rimaires, repr&#233;sentent pr&#232;s de 25 % des effectifs de manutention&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Servair assure la restauration et le nettoyage &#224; bord des avions. Entreprise d&#233;tenue principalement par Air France, donc l'Etat, elle est sous la direction du ministre du transport, actuellement le communiste Jean-Claude Gayssot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'a&#233;roport de Roissy, Servair emploie sur deux usines 2600 salari&#233;s pour la pr&#233;paration, le conditionnement et la mise &#224; bord des repas et boissons. Les travailleurs pr&#233;caires, CDD et int&#233;rimaires, repr&#233;sentent pr&#232;s de 25 % des effectifs de manutention et de fabrication, soit au moins 400 pr&#233;caires, m&#234;me lorsque l'activit&#233; est la plus faible pendant les mois d'hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mars 1996 : les syndicats CGT de l'entreprise ont contact&#233; pr&#232;s de 200 CDD avant le terme de leur contrat, pour leur proposer d'attaquer la direction aux Prud'hommes pour : &#171; &lt;em&gt;utilisation de CDD sur des emplois li&#233;s &#224; l'activit&#233; normale et permanente de l'entreprise&lt;/em&gt; &#187; ; &#171; &lt;em&gt;utilisation de motifs impr&#233;cis et fantaisistes de recours aux CDD &#187; ; et &#171; non-respect du d&#233;lai d'attente du tiers-temps pour embaucher un nouveau CDD, apr&#232;s la fin d'un CDD ou d'une mission d'int&#233;rim&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septembre 96 : apr&#232;s pas mal de p&#233;rip&#233;ties aux prud'hommes et de pressions patronales, Servair est condamn&#233;e &#224; requalifier tous les contrats CDD en CDI et &#224; r&#233;int&#233;grer les CDD mis dehors &#224; la fin de leur contrat. Imm&#233;diatement, 40 nouveaux CDD demandent au syndicat d'entamer une proc&#233;dure identique. Servair est condamn&#233;e pour leur cas en mai 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction fait appel de ces d&#233;cisions et n'ex&#233;cute pas la r&#233;int&#233;gration d&#233;cid&#233;e par le juge. Malgr&#233; l'occupation du si&#232;ge par les CDD, les arr&#234;ts de travail des embauch&#233;s et les p&#233;titions massivement sign&#233;es par les travailleurs, la direction refuse de reprendre les CDD qui l'ont tra&#238;n&#233;e aux prud'hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Janvier 1998 : la Cour d'Appel &#8211; pr&#232;s de 2 ans apr&#232;s le d&#233;but de l'affaire ! &#8211; confirme les premiers jugements. Les CDD ont tous leurs contrats requalifi&#233;s en CDI et la Servair est condamn&#233;e &#224; payer 10 000 F &#224; chacun pour avoir conclu des CDD ill&#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septembre 1998 : campant sur son refus de les r&#233;int&#233;grer, Servair est condamn&#233;e &#224; payer &#224; chacun des licenci&#233;s des indemnit&#233;s de 50 000 &#224; 200 000 francs pour &#171; &lt;em&gt;licenciement abusif&lt;/em&gt; &#187;. L'entreprise fait de nouveau appel. La Cour rendra son verdict le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de cette proc&#233;dure, la pression des condamnations et le risque d'avoir &#224; payer de lourdes indemnit&#233;s ont amen&#233; Servair &#224; embaucher plus de 300 CDI sur les trois derni&#232;res ann&#233;es, et &#224; arr&#234;ter le syst&#232;me de remplacement permanent des CDD sur les m&#234;mes postes de travail. Mais la direction a multipli&#233; le recours aux int&#233;rimaires, esp&#233;rant sans doute que cette forme de pr&#233;carit&#233;, toujours ill&#233;gale, sera moins vuln&#233;rable juridiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs de Servair qui se sont mobilis&#233;s l'ont compris : le recours aux tribunaux bourgeois ne suffit pas pour que justice soit faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Lenoir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les patrons ont toujours utilis&#233; la pr&#233;carit&#233; contre les travailleurs
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-patrons-ont-toujours-utilise-la-precarite-contre-les-travailleurs</link>
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		<dc:date>1999-08-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Elle a tout d'abord &#233;t&#233; la r&#232;gle... &lt;br /&gt;Avant l'industrialisation, l'embauchage et le licenciement &#233;taient fix&#233;s par les r&#232;glements corporatifs du compagnonnage, avec des caract&#233;ristiques professionnelles et locales. La R&#233;volution fran&#231;aise de 1789 supprime les corporations et tout droit de regroupement. Le contrat de travail est d&#233;fini comme un &#171; louage de services &#187; et, pour &#233;viter le retour du servage, obligatoirement limit&#233; : &#171; On ne peut engager ses services qu'&#224; temps ou pour une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Elle a tout d'abord &#233;t&#233; la r&#232;gle...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant l'industrialisation, l'embauchage et le licenciement &#233;taient fix&#233;s par les r&#232;glements corporatifs du compagnonnage, avec des caract&#233;ristiques professionnelles et locales. La R&#233;volution fran&#231;aise de 1789 supprime les corporations et tout droit de regroupement. Le contrat de travail est d&#233;fini comme un &#171; louage de services &#187; et, pour &#233;viter le retour du servage, obligatoirement limit&#233; : &#171; &lt;em&gt;On ne peut engager ses services qu'&#224; temps ou pour une entreprise d&#233;termin&#233;e&lt;/em&gt; &#187;. Embauch&#233; par principe comme pr&#233;caire, lorsque l'ouvrier est licenci&#233;, il lui est quasiment impossible de plaider en justice. En effet le code civil (art. 1781) stipule que &#171; &lt;em&gt;le ma&#238;tre est cru sur son affirmation, pour la quotit&#233; des gages, pour le paiement du salaire de l'ann&#233;e &#233;chue et pour les acomptes donn&#233;s pour l'ann&#233;e courante&lt;/em&gt; &#187;. Le principe g&#233;n&#233;ral est donc l'ins&#233;curit&#233; permanente, le licenciement pouvant frapper sans aucune pr&#233;vision possible, avec simplement des pr&#233;avis issus des traditions du compagnonnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut attendre 1868 pour que soit supprim&#233; cet article 1781 du code civil, et 1890 pour que soit pr&#233;cis&#233; que la rupture du contrat par &#171; &lt;em&gt;une des parties&lt;/em&gt; &#187; peut &#171; &lt;em&gt;donner lieu &#224; des dommages et int&#233;r&#234;ts&lt;/em&gt; &#187;. Encore faut-il aller en justice, ce qui est tr&#232;s rarement le cas : le travailleur reste toujours dans l'ins&#233;curit&#233;. Petit &#224; petit il devient possible &#224; l'adulte de s'engager librement par &#233;crit... s'il doit d&#233;passer la dur&#233;e d'un an... quelle avanc&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... puis elle a commenc&#233; &#224; &#234;tre limit&#233;e...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait les premi&#232;res clauses un peu protectrices pour les travailleurs arrivent avec les conventions collectives, notamment &#224; partir des ann&#233;es 30, puis dans les 25 ann&#233;es qui suivent la seconde guerre mondiale avec le plein emploi et l'am&#233;lioration du rapport de forces en faveur des travailleurs. C'est seulement en 1973 que la notion de louage de service est remplac&#233;e par celle de contrat de travail, par principe &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, qu'il n'est possible de rompre qu'apr&#232;s une proc&#233;dure (entretien, lettre, n&#233;cessit&#233; d'un motif, etc). Cela n'emp&#234;che pas l'employeur de licencier pour faute et surtout pour motif &#233;conomique, m&#234;me si des l&#233;gislations successives encadrent cette possibilit&#233; : autorisation de l'inspection du travail supprim&#233;e en d&#233;cembre 1986. Les gouvernements socialistes suivants se contentent d'obliger l'employeur &#224; respecter des d&#233;lais, des proc&#233;dures, et &#224; &#233;laborer ce qu'ils osent appeler un &#171; plan social &#187;. En r&#233;alit&#233; ces dispositions l&#233;gales ent&#233;rinent &#224; la fois l'id&#233;e que le principe est l'embauche &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, mais que le licenciement est possible quand on respecte quelques formes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;....pour &#234;tre r&#233;introduite autrement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure que le contrat de travail &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e devenait une r&#232;gle l&#233;gale, la pr&#233;carit&#233; se syst&#233;matise par d'autres moyens d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 70 : les patrons r&#233;cup&#232;rent une souplesse dans la gestion de leur main d'&#339;uvre en augmentant l'ins&#233;curit&#233; des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e&lt;/strong&gt; n'ont jamais disparus. Dans certaines professions, comme le b&#226;timent, ils ont toujours &#233;t&#233; tr&#232;s r&#233;pandus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travail temporaire&lt;/strong&gt; s'installe dans les ann&#233;es 60, et il faut attendre 1979 pour qu'apparaisse une l&#233;gislation visant &#224; &#233;liminer les aigrefins au b&#233;n&#233;fice des grosses boites d'int&#233;rim (Bis, Manpower, etc.) en obligeant l'employeur &#224; d&#233;poser une garantie financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diverses r&#233;formes : 1979, 1982 (lois Auroux, PS), 1985, janvier (Delebarre, PS) puis ao&#251;t 86 (Seguin, RPR), janvier 89, juillet 90 prises par les gouvernements de droite et de gauche, sous couvert d'encadrer la pr&#233;carit&#233;, l'ont institutionnalis&#233; et en ont autoris&#233; l'extension, Les menaces de Martine Aubry de taxer les entreprises qui utilisent &#171; trop &#187; de travail pr&#233;caire restent verbales : &#231;a occupe les m&#233;dias, mais il ne se passe rien en r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travail &#224; temps partiel&lt;/strong&gt; lui aussi a b&#233;n&#233;fici&#233; de l'accord de fond entre les gouvernements de droite et de gauche qui se sont succ&#233;d&#233;s. Ils se sont tous d&#233;clar&#233;s favorables &#224; l'extension de ce type de travail. Comme personne ne s'est pr&#233;cipit&#233; pour prendre ces emplois sous-pay&#233;s, les gouvernements ont redoubl&#233; d'aides offertes... aux patrons pour qu'ils recrutent uniquement &#224; temps partiel. Les ch&#244;meurs, s'ils veulent du boulot, peuvent &#234;tre oblig&#233;s d'en passer par-l&#224;. Et c'est tout b&#233;n&#233;fice pour les patrons : flexibilit&#233; absolue, aides de l'&#233;tat et quantit&#233; de travail fourni : tous ont calcul&#233; que deux salari&#233;es &#224; mi-temps travaillent plus qu'une &#224; temps complet. Impuls&#233;es par les socialistes en 1982 &#224; raison de 30 % des cotisations sociales patronales, les aides ont &#233;t&#233; augment&#233;es par la droite en 1993 pour passer &#224; 50 % et rester ainsi jusqu'&#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oublions pas les successions de &lt;strong&gt;contrats-bidon&lt;/strong&gt; destin&#233;s &#224; diminuer les statistiques du ch&#244;mage : des stages Barre aux SIVP en passant par les TUC, les CES et les emplois-jeunes. L&#224; encore les gouvernements de droite et de gauche ont fait une comp&#233;tition. Petit &#224; petit ces contrats n'ont plus &#233;t&#233; affect&#233;s dans les entreprises priv&#233;es pour se sp&#233;cialiser dans une autre forme de pr&#233;carisation de la soci&#233;t&#233; : remplacer des contrats statutaires des fonctions publiques par des pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'est pas retourn&#233; &#224; la situation du XIX&#176; si&#232;cle, comme parfois on peut le lire dans des d&#233;clarations catastrophistes. Mais le patronat a r&#233;ussi avec l'aide des gouvernements ces 25 derni&#232;res ann&#233;es &#224; mettre au ch&#244;mage et pr&#233;cariser un tiers des personnes en &#226;ge de travailler. Son objectif est d'aller plus loin : rendre corv&#233;able &#224; sa merci la totalit&#233; de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les patrons s'expriment &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;Pour d&#233;velopper le temps partiel, le moyen le plus efficace serait de faire dispara&#238;tre la notion de travail &#224; temps plein dans la r&#233;glementation qui, par voie de cons&#233;quence, ferait aussi bien dispara&#238;tre celle de travail &#224; temps partiel.&lt;/em&gt; &#187; D&#233;claration de la F&#233;d&#233;ration patronale UIMM de la M&#233;tallurgie&lt;br class='autobr' /&gt;
(cit&#233; par G&#233;rard Filoche dans son livre &#171; Le travail jetable &#187;, &#233;ditions Ramsay, p.129).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de temps plein, plus de temps partiel, mais une bonne loi sur l'esclavage salari&#233; ! L'id&#233;al patronal a le m&#233;rite de la clart&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Survivre avec les minimas sociaux
</title>
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		<dc:date>1999-08-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#244;mage
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Retrouver du travail : l'illusion des mesures gouvernementales &lt;br /&gt;La nouvelle disposition permettant de cumuler, sous certaines conditions, un revenu d'activit&#233; avec quatre minima sociaux, l'ASS, l'AI, le RMI et l'API, de fa&#231;on d&#233;gressive au cours de douze mois, a suscit&#233; les r&#233;serves de l'APEIS et des r&#233;actions mitig&#233;es des associations humanitaires (Secours catholique ou la F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;adaptation sociale). Quant aux int&#233;ress&#233;(e)s, ils ne se&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Chomage-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Retrouver du travail : l'illusion des mesures gouvernementales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle disposition permettant de cumuler, sous certaines conditions, un revenu d'activit&#233; avec quatre minima sociaux, l'ASS, l'AI, le RMI et l'API, de fa&#231;on d&#233;gressive au cours de douze mois, a suscit&#233; les r&#233;serves de l'APEIS et des r&#233;actions mitig&#233;es des associations humanitaires (Secours catholique ou la F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;adaptation sociale). Quant aux int&#233;ress&#233;(e)s, ils ne se sont pas ru&#233;s sur ce dispositif, d'abord parce que le ch&#244;mage n'a pas pour autant d&#233;cru, et que les modalit&#233;s de calcul du cumul sont aussi d&#233;cevantes qu'ind&#233;chiffrables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;cret reconna&#238;t implicitement qu'il est impossible de &#171; sortir &#187; du statut de b&#233;n&#233;ficiaire des minima. Il aura fallu dix ans pour faire admettre qu'un b&#233;n&#233;ficiaire du RMI n'avait aucun int&#233;r&#234;t &#224; retrouver un emploi, puisque celui-ci, la plupart du temps de courte dur&#233;e ou &#224; temps partiel, serait d&#233;duit du montant de son allocation, sans compter que les frais de transport, &#224; la diff&#233;rence des salari&#233;s, &#233;taient int&#233;gralement &#224; la charge du RMIste, qui ne pouvait pr&#233;tendre &#224; leur remboursement que dans le cadre d'un plan d'insertion, et encore. Selon les nouvelles mesures, le cumul d'une partie de l'allocation avec un salaire ne sera prolong&#233; au-del&#224; d'un an que si la personne a travaill&#233; moins de 750 heures pendant 1'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, et ce pour une dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, laiss&#233;e &#224; la discr&#233;tion pr&#233;fectorale, ou si la personne a plus de 50 ans, sans limitation de temps ! Il existe aussi des clauses permettant de cumuler int&#233;gralement son allocation avec son revenu si le ch&#244;meur a cr&#233;&#233; son entreprise. Ces mesures sont d'autant plus g&#233;n&#233;reuses qu'inapplicables parce que fictives : reprise d'un emploi apr&#232;s cinquante ans, alors que 35 ans est d&#233;j&#224; un age r&#233;dhibitoire, et cr&#233;ation d'entreprise, qui est, comme chacun sait, le souci quotidien du ch&#244;meur !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;En fait, elles ne permettent que de survivre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la situation actuelle va perdurer : augmentation du nombre des personnes vivant des minima sociaux, du travail au noir, du Syst&#232;me D, des trafics plus r&#233;mun&#233;rateurs. Ces &#171; gal&#233;riens &#187; modernes ont dans leur immense majorit&#233; mis sur pied un syst&#232;me de survie, notamment par le biais d'institutions caritatives. Contrairement au discours sur la &#171; fracture sociale &#187; ou la &#171; rupture du lien social &#187;, ils vivent quotidiennement de la solidarit&#233; des salari&#233;s, pour l'h&#233;bergement, les habits, la nourriture et l'argent. Ils n'ont pas int&#233;r&#234;t &#224; ce que les salari&#233;s gagnent moins, ou se retrouvent &#224; leur tour dans la gal&#232;re. Ils sont sans domicile fixe, mais sont h&#233;berg&#233;s dans leur immense majorit&#233;. Seule une toute petite minorit&#233; des b&#233;n&#233;ficiaires des minima sociaux vit dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; d'entre eux sont des hommes, chez qui la d&#233;ch&#233;ance suite &#224; la perte d'un emploi est ultrarapide. L'&#233;ducation donn&#233;e aux hommes les rend peu aptes &#224; g&#233;rer la vie quotidienne, &#224; fortiori la gal&#232;re, &#224; la diff&#233;rence des femmes. Et ces derni&#232;res trouveront, pour les m&#234;mes raisons, plus facilement, et m&#234;me avec des enfants &#224; charge, un h&#233;bergement qu'un homme seul.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La gestion de la mis&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;mage de longue dur&#233;e et le montant ridicule des minima sociaux contraint les b&#233;n&#233;ficiaires &#224; s'installer dans ce nouvel &#233;tat et &#224; 1'am&#233;nager au mieux. Ils revendiquent 1'augmentation l&#233;gitime des minima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette posture rompt avec l'ancienne incapacit&#233; de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente &#224; se regrouper. Encore dans l'espoir de retrouver du travail, ils n'envisageaient pas de s'organiser en tant que ch&#244;meurs. La perspective d'&#234;tre &#171; ch&#244;meurs a vie &#187; les am&#232;ne &#224; ne plus lutter pour de l'emploi, mais pour un mieux &#234;tre. L&#224; aussi, des milliers de formes de solidarit&#233; invisibles, talentueuses et &#233;puisantes sont chaque jour d&#233;ploy&#233;es entre b&#233;n&#233;ficiaires des minima. Ce monde de d&#233;brouille est largement incompris. Le b&#233;n&#233;ficiaire est somm&#233; de se justifier. S'il r&#233;ussit, il est regard&#233; d'un &#339;il soup&#231;onneux, s'il &#233;choue, on lui reprochera son laisser aller ou son manque de volont&#233;. Pour autant ce syst&#232;me D n'offre aucune garantie et interdit de se projeter dans le futur. Le gal&#233;rien met un terme &#224; sa vie sociale ou affective ant&#233;rieure, fait des projets ne d&#233;passant pas la journ&#233;e. Assign&#233; &#224; r&#233;sidence, les moindres gestes de la vie quotidienne, aller dans une grande surface, dans une institution caritative, rendre une visite &#224; un autre b&#233;n&#233;ficiaire, se rendre dans un caf&#233;, dans une biblioth&#232;que, une laverie ou au &#171; bac &#224; sable &#187;, en groupe bien souvent, sont consid&#233;r&#233;s comme une sortie, au plein sens du terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont renonc&#233; &#224; 1'emploi parce que trop jeunes ou trop vieux, et qui am&#233;nagent leur nouvelle vie sont moins d&#233;&#231;us que les &#171; demandeurs d'emploi &#187;, que chaque refus d&#233;sesp&#232;re davantage. Tous se rejoignent dans les m&#234;mes revendications : pas de minima sociaux inf&#233;rieurs au SMIC, rel&#232;vement du SMIC. Et quand les cat&#233;gories, m&#234;me les mieux pay&#233;es des salari&#233;s entrent en lutte, il n'y a pas d'hostilit&#233;, parfois m&#234;me une satisfaction, car le rel&#232;vement des salaires est aussi per&#231;u comme la seule possibilit&#233; d'un rel&#232;vement g&#233;n&#233;ral de tous les revenus. Les ch&#244;meurs ont fait l'exp&#233;rience de la sympathie que leur lutte a suscit&#233;, mais sont conscients que seuls les travailleurs actifs peuvent r&#233;ellement paralyser un pays, m&#234;me si la jonction avec le mouvement des salari&#233;s n'est pas encore r&#233;alis&#233;e. Mais ceci est de la responsabilit&#233; du mouvement ouvrier d'int&#233;grer dans ses revendications, ses mobilisations les probl&#232;mes des pr&#233;caires, des ch&#244;meurs, de tous ceux qui survivent des minima sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Luiza TOSCANE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Combien vivent avec les minima sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='table spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;TOTAL&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;dont enfants&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;RMI&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1990&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3 400 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 100 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;422 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td class='numeric '&gt;1997&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5 877 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 600 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;903 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Syndicats europ&#233;ens : carte blanche au patronat !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Syndicats-europeens-carte-blanche-au-patronat</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Europe
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>Au nom d'un soi-disant dialogue social europ&#233;en, la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats (CES) a n&#233;goci&#233; avec les f&#233;d&#233;rations patronales du priv&#233; et des secteurs publics un texte qui, sous couvert de r&#233;glementation des pratiques a l'&#233;chelle de 1'Europe, l&#233;gitime le recours au travail &#171; atypique &#187;. &lt;br /&gt;Rappelant pour les na&#239;fs que le contrat a dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e (CDI) devait &#234;tre la forme &#171; g&#233;n&#233;rale &#187; du travail, cet accord stipule que le patronat peut utiliser les CDD de mani&#232;re&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Travail-precaire-les-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Travail pr&#233;caire : les nouveaux habits de la surexploitation
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au nom d'un soi-disant dialogue social europ&#233;en, la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats (CES) a n&#233;goci&#233; avec les f&#233;d&#233;rations patronales du priv&#233; et des secteurs publics un texte qui, sous couvert de r&#233;glementation des pratiques a l'&#233;chelle de 1'Europe, l&#233;gitime le recours au travail &#171; atypique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelant pour les na&#239;fs que le contrat a dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e (CDI) devait &#234;tre la forme &#171; g&#233;n&#233;rale &#187; du travail, cet accord stipule que le patronat peut utiliser les CDD de mani&#232;re &#171; circonstanci&#233;e &#187;. Nul doute que les circonstances ne manqueront pas aux exploiteurs qui pr&#233;f&#232;rent la main-d'&#339;uvre flexible et bon march&#233; a 1'emploi stable et &#224; temps plein. D'autant que la CES a accept&#233; que figure dans 1'accord la possibilit&#233; pour chaque branche patronale d'appliquer ou non ce texte en fonction de particularit&#233;s nationales ou locales ; ce qui en fait un accord bien peu astreignant. Et surtout, il conc&#232;de au patronat 1'id&#233;e que les politiques sociales ne doivent pas nuire a la comp&#233;titivit&#233; des entreprises et qu'il convient d'&#233;viter &#171; les contraintes administratives, financi&#232;res et juridiques qui entravent le d&#233;veloppement des PME &#187;. Un appel clair &#224; baisser les charges sociales patronales et &#224; supprimer les quelques r&#232;glements qui emp&#234;chent encore les patrons de r&#233;gner en ma&#238;tres absolus au d&#233;triment des salari&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, le patronat peut se pr&#233;valoir de 1'accord des organisations syndicales regroup&#233;es dans la CES pour continuer &#224; aggraver la situation des travailleurs et des ch&#244;meurs. Cette &#171; Europe sociale &#187; l&#224;, ne sert que les industriels et les banquiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eric PERREUX&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lib&#233;rez les int&#233;rimaires !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Citro&#235;n Aulnay, les int&#233;rimaires sont trait&#233;s par-dessus la jambe : ils ne sont pr&#233;venus de leur fin de mission que le jour m&#234;me. Quoi d'&#233;tonnant si certains choisissent l'&#233;vasion, comme ces quatre int&#233;rimaires qui, de concert, en ce d&#233;but de mai &#224; l'atelier du montage ont d&#233;cid&#233; de quitter cette gal&#232;re &#224; la pause de 8 heures et ne sont pas revenus, malgr&#233; les efforts des gardiens pour les retenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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