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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>Editorial : Contre le terrorisme, non &#224; l'union sacr&#233;e
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		<dc:subject>USA
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		<dc:subject>Imp&#233;rialisme
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Al-Qa&#239;da
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		<description>Les terroristes criminels qui ont mont&#233; l'attaque contre le World Trade Center ont surtout d&#233;montr&#233; une nouvelle fois comment l'indignation l&#233;gitime contre le crime et la compassion pour les victimes peuvent &#234;tre utilis&#233;es par d'autres criminels. &lt;br /&gt;Certes il est compr&#233;hensible que le premier sentiment des Am&#233;ricains ait &#233;t&#233; celui de la solidarit&#233; avec ceux qui ont &#233;t&#233; ensevelis sous les d&#233;combres des Tours jumelles. De m&#234;me celui du monde entier avec le peuple am&#233;ricain ainsi frapp&#233;.&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les terroristes criminels qui ont mont&#233; l'attaque contre le World Trade Center ont surtout d&#233;montr&#233; une nouvelle fois comment l'indignation l&#233;gitime contre le crime et la compassion pour les victimes peuvent &#234;tre utilis&#233;es par d'autres criminels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes il est compr&#233;hensible que le premier sentiment des Am&#233;ricains ait &#233;t&#233; celui de la solidarit&#233; avec ceux qui ont &#233;t&#233; ensevelis sous les d&#233;combres des Tours jumelles. De m&#234;me celui du monde entier avec le peuple am&#233;ricain ainsi frapp&#233;. Dans ces circonstances m&#234;me la haine envers les auteurs d'un tel carnage, qui visait ostensiblement et indistinctement la population d'une ville, et l'envie que justice soit faite sont parfaitement justifi&#233;es. Beaucoup moins la fa&#231;on dont le gouvernement am&#233;ricain entend bien faire servir les sentiments de ses compatriotes comme du reste du monde &#224; ses fins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de la superpuissance imp&#233;rialiste ne portent, en effet, pas moins de responsabilit&#233;s dans l'attentat qui a co&#251;t&#233; la vie &#224; des milliers d'Am&#233;ricains, que les instigateurs de celui-l&#224;, quels qu'ils soient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Responsabilit&#233;s directes puisque, on ne peut plus l'ignorer maintenant, Oussama Ben Laden, le &#171; cerveau &#187;selon les propres dires de Bush et consorts (ce qui est loin d'&#234;tre &#233;tabli au moment o&#249; nous &#233;crivons), a &#233;t&#233; form&#233; et ses r&#233;seaux financ&#233;s par la CIA. Nul besoin donc d'aller chercher dans le Coran l'inspiration qui l'a guid&#233;. L'exemple de la mafia des services secrets &#224; laquelle il a appartenu, de ses coups tordus aux quatre coins du monde et surtout de son m&#233;pris absolu pour les vies humaines, qu'elles soient amies ou ennemies d'ailleurs, suffirait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Responsabilit&#233;s indirectes, mais combien plus pesantes encore, de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain qui par ses interventions militaires et sa mise en coupe r&#233;gl&#233;e de r&#233;gions enti&#232;res s'est attir&#233; les haines inexpiables des populations, en particulier au Moyen Orient et dans le monde musulman. Les gens pr&#234;ts &#224; sacrifier leur vie comme &#224; ne faire aucun cas de celles des autres, soldats ou civils, responsables ou innocents, du moment qu'ils sont am&#233;ricains ou isra&#233;liens, ne sont pas les produits de la folie meurtri&#232;re d'un mollah mystico-mafieux mais ceux de l'oppression imp&#233;rialiste.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La croisade imp&#233;rialiste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est bien pourquoi il ne doit pas &#234;tre question pour les travailleurs, am&#233;ricains mais aussi europ&#233;ens, de marcher dans la croisade que nous pr&#234;chent aujourd'hui les dirigeants am&#233;ricains, et &#224; laquelle se joindront sans doute demain sans plus aucune r&#233;ticence les dirigeants fran&#231;ais de gauche ou de droite. Car si ceux-ci font mine de mettre des conditions &#224; leur engagement aux c&#244;t&#233;s des Etats-Unis, la solidarit&#233; affich&#233;e envers Bush comme leurs discours calqu&#233;s sur les siens ne peuvent laisser aucun doute sur leur attitude au moment o&#249; il faudra choisir son camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est ni en bombardant ou envahissant l'Afghanistan, l'Irak ou tel autre pays qu'on &#233;radiquera la menace terroriste qui p&#232;se sur le monde, y compris sur les pays occidentaux. Cela ne fera que cr&#233;er de nouvelles victimes et de nouvelles mis&#232;res et donc de nouvelles vocations terroristes, toujours plus d&#233;sesp&#233;r&#233;es. S'il en fallait la preuve la r&#233;pression isra&#233;lienne en Palestine l'apporte, qui ne fait que faire na&#238;tre de nouveaux volontaires de la mort palestiniens et conforte toujours plus les mouvements islamistes r&#233;actionnaires. C'est le terreau sur lequel prosp&#232;re le terrorisme qu'il faut supprimer, la domination imp&#233;rialiste sur le monde avec son cort&#232;ge d'exploitation, d'oppression, d'humiliation et de mis&#232;re. C'est &#224; cela que les travailleurs de tous les pays doivent consacrer leurs efforts, et surtout pas &#224; les joindre &#224; ceux de leurs propres exploiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nous dissuader de tomber dans le pi&#232;ge que nous tendent les gouvernements occidentaux et de marcher dans les discours patriotiques et l'union sacr&#233;e derri&#232;re Bush et compagnie, il suffit d'ailleurs de regarder l'attitude des poss&#233;dants et des capitalistes. Et de voir qui serait tromp&#233; par la propagande des gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Derri&#232;re le d&#233;luge du patriotisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Oh, la r&#233;ouverture de Wall Street, apr&#232;s l'attentat, s'est faite au milieu des drapeaux tricolores et de l'hymne national. Mais malgr&#233; l'appel au patriotisme des investisseurs par tous les ministres, et une fois chant&#233; le &lt;em&gt;&#171; God bless America &#187;&lt;/em&gt; par les traders qui avaient cousu la banni&#232;re &#233;toil&#233;e sur leur costume trois pi&#232;ces, les boursicoteurs ont montr&#233; leurs vrais sentiments : mettre leur argent &#224; l'abri, tant pis pour la sant&#233; &#233;conomique de l'Am&#233;rique. Et de provoquer la d&#233;gringolade des actions, d&#233;gringolade pr&#233;vue d'ailleurs et commenc&#233;e bien avant l'attentat, et d'enfoncer un peu plus le pays dans la crise. Autant pour le patriotisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et m&#234;me chose pour les compagnies a&#233;riennes. Leurs avions n'&#233;taient pas clou&#233;s au sol depuis un jour ou deux qu'elles r&#233;clamaient d&#233;j&#224; au gouvernement des dizaines de milliards de dollars de subvention&#8230; tout en d&#233;cidant de licencier des dizaines de milliers de travailleurs. Voil&#224; l'union sacr&#233;e telle qu'elle est comprise par les capitalistes : sauver les profits des actionnaires, faire payer les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, si les classes ouvri&#232;res des Etats-Unis, de France, d'Europe ou d'ailleurs acceptaient l'union sacr&#233;e que proposent les gouvernements, sous couleur de lutter contre le terrorisme, elles auraient &#224; n'en pas douter &#224; s'en repentir am&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement ce sont elles qui supporteraient le prix de l'&#233;ventuelle intervention militaire par la mort de certains de leurs fils engag&#233;s (n'oublions pas qu'au Vietnam le gros des victimes am&#233;ricaines vint des classes pauvres et des minorit&#233;s ethniques) et en tout cas par la d&#233;moralisation qu'entra&#238;ne forc&#233;ment le fait de laisser son gouvernement mener une politique terroriste contre un autre peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de plus, par l&#224;, elles se livreraient d'avance poings et pieds li&#233;s &#224; la volont&#233; des capitalistes de leur faire payer la r&#233;cession qui s'annon&#231;ait bien avant les attentats. Les plans de licenciements, aux Etats-Unis comme en Europe et en France, l'augmentation du ch&#244;mage, le gel des salaires, tout cela a recommenc&#233; il y a d&#233;j&#224; des mois. Quel meilleur pr&#233;texte qu'une guerre, courte ou longue, pour imposer une nouvelle aust&#233;rit&#233; et de nouveaux sacrifices aux plus pauvres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas aux travailleurs de payer ni la guerre ni la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non &#224; l'intervention militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non &#224; toute politique d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 septembre 2001&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Plans de licenciements : les emplois disparaissent, les profits restent
</title>
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s la vague du printemps, les plans de suppressions d'emplois et de licenciements ne se sont pas arr&#234;t&#233;s durant l'&#233;t&#233;, bien au contraire. Apr&#232;s AOM, Marks &amp; Spencer, Danone, les filatures Mossley, Val&#233;o, P&#233;chiney, de nombreuses entreprises annoncent des liquidations judiciaires, des fermetures de sites et les secteurs des hautes technologies compriment leurs effectifs (Ericsson, Hewlett Packard,&#8230;) &lt;br /&gt;Au total fin ao&#251;t, 33 entreprises annon&#231;aient 14000 suppressions d'emplois. &lt;br /&gt;Comme&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la vague du printemps, les plans de suppressions d'emplois et de licenciements ne se sont pas arr&#234;t&#233;s durant l'&#233;t&#233;, bien au contraire. Apr&#232;s AOM, Marks &amp; Spencer, Danone, les filatures Mossley, Val&#233;o, P&#233;chiney, de nombreuses entreprises annoncent des liquidations judiciaires, des fermetures de sites et les secteurs des hautes technologies compriment leurs effectifs (Ericsson, Hewlett Packard,&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total fin ao&#251;t, 33 entreprises annon&#231;aient 14000 suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme d'habitude, cela n'est que la face &#233;merg&#233;e de l'iceberg puisque 85% des licenciements s'op&#232;rent sans plans sociaux, sans parler des fins de contrats pr&#233;caires CDD ou int&#233;rim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement annonce 53000 demandeurs d'emplois de plus depuis le mois de juin et la courbe du ch&#244;mage remonte clairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux entreprises qui auront marqu&#233; l'&#233;t&#233; ont &#233;t&#233; AOM/Air Libert&#233; et Moulinex.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas la le&#231;on est malheureusement &#233;difiante des m&#233;thodes patronales et de la politique du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A AOM/Air Libert&#233;, apr&#232;s deux mois de conflits et d&#233;clarations du gouvernement, on en est arriv&#233; &#224; un plan social qui supprime 1800 emplois, avec 1000 licenciements et presque autant de d&#233;parts &#171; volontaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux actionnaires responsables de cette situation, Swissair et Seilli&#232;re ont obtenu la garantie de ne pas &#234;tre inqui&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indignation soulev&#233;e par ce plan a amen&#233; Gayssot &#224; inaugurer une nouvelle m&#233;thode : faire le tour des bo&#238;tes du secteur public (EGF, Air France, SNCF,&#8230;) pour promettre aux mille salari&#233;s licenci&#233;s qu'ils retrouveraient un emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se rendra vite compte, derri&#232;re l'effet d'annonce de la supercherie de cette m&#233;thode, aucune de ces entreprises n'ayant l'intention d'embaucher plus de salari&#233;s que leur plan ne le pr&#233;voit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me m&#233;thode est pr&#233;vue chez Moulinex, actuellement en redressement judiciaire, o&#249; presque 20 000 emplois sont menac&#233;s. Christian Pierret, Ministre de l'Industrie, veut l&#224; aussi obtenir des reclassements dans les entreprises autour des sites de Moulinex, sans plus inqui&#233;ter le groupe Brandt, responsable de la fermeture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, la m&#233;thode des patrons est la m&#234;me. Calculette &#224; la main, ils d&#233;cident que des secteurs de la production ou des entreprises ne ram&#232;nent plus assez de profits pour les actionnaires. Peu importe que l'activit&#233;, la production soit socialement utile, peu importe le sort de ceux qui y travaillent, ils usent de leur droit de propri&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; eux, le gouvernement se garde bien de remettre en cause leur droit de supprimer le niveau des emplois pour maintenir le niveau des profits. Comme disait Jospin il y a deux ans &#224; propos de Michelin, &#171; &lt;em&gt;on ne va pas remettre en cause la loi du march&#233;&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le gouvernement r&#233;partit le ch&#244;mage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par contre, le gouvernement &#233;tale la mis&#232;re, pour qu'elle se voie moins, surtout &#224; la veille des &#233;lections de 2002. M&#234;me si quelques salari&#233;s trouvaient un reclassement par la m&#233;thode Pierret/Gayssot, ce serait en perdant leur qualification et leur anciennet&#233;, en devant le plus souvent s'&#233;loigner encore plus de leur domicile&#8230;et &#233;videmment en &#233;tant embauch&#233; en priorit&#233; par rapport &#224; d'autres ch&#244;meurs. C'est donc bien encore la classe ouvri&#232;re qui paierait le maintien des profits des patrons en se r&#233;partissant le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qui se passe dans l'exemple d'AOM/Air Libert&#233;. Quelques centaines de salari&#233;s ont r&#233;ussi &#224; se faire embaucher dans le cadre du recrutement d'Air France, perdant leur anciennet&#233; et une partie de leur qualification. Reclassement d'ailleurs remis en cause aujourd'hui apr&#232;s l'annonce par Air France du gel des embauches. Ceux et celles qui restent chez AOM/Air Libert&#233; ont vu leurs accords d'entreprises d&#233;nonc&#233;s et retombent au niveau de la convention collective. Quelques centaines d'autres retrouveront peut-&#234;tre du travail dans des entreprises du secteur, sous-traitants des grandes compagnies avec des conditions sociales d&#233;grad&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien l'interdiction des licenciements qui est &#224; l'ordre du jour, comme l'ont lanc&#233; des dizaines de milliers de manifestants le 9 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aujourd'hui la riposte des salari&#233;s confront&#233;s aux plans de licenciements reste &#233;clat&#233;e. Certes les salari&#233;s de chez Moulinex Alen&#231;on avaient r&#233;agi en occupant leur entreprise et ceux de Mossley en constituant un &#171; tr&#233;sor de guerre &#187; avec les stocks de bobines de leur entreprise. Mais au total, le plus souvent les syndicats restent t&#233;tanis&#233;s ou limitent leur action au sein de l'entreprise, ou pire organisent eux-m&#234;mes le plan social : ainsi chez AOM/Air Libert&#233;, les sections qui avaient appel&#233; au 9 juin ont elles-m&#234;mes dress&#233; la liste des licenci&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui est spectaculaire, c'est le silence des directions syndicales qui acceptent comme une fatalit&#233; les plans de licenciements patronaux et qui notamment au mois de juin n'ont organis&#233; aucune riposte et s'appr&#234;tent &#224; faire de m&#234;me ou &#224; se d&#233;douaner encore une fois comme la CGT, par des actions sans lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voie choisie par les LU Danone est la bonne : proposer aux travailleurs des entreprises touch&#233;es par les plans, &#224; tous les salari&#233;s et &#224; leurs organisations, syndicales politiques et associatives de se mettre ensemble pour imposer l'interdiction des licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 21 septembre 2001, Laurent Carasso&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les salari&#233;s de LU/Danone ne l&#226;chent pas prise
</title>
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>LU/Danone
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		<description>Suite &#224; la manifestation du 9 juin contre les licenciements et suppressions d'emploi, les organisateurs s'&#233;taient promis, lors de leur r&#233;union de bilan du 20 juin, de donner une suite &#224; ce premier temps fort vers le Tous Ensemble. &lt;br /&gt;Pour leur part, les salari&#233;s de Lu de l'usine de Ris Orangis (Essonne) qui avaient &#233;t&#233; &#224; l'initiative des diff&#233;rentes rencontres unitaires ayant d&#233;bouch&#233; sur le 9 juin, ont continu&#233; &#224; se mobiliser &#224; deux niveaux : localement, tout en continuant &#224;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Suite &#224; la manifestation du 9 juin contre les licenciements et suppressions d'emploi, les organisateurs s'&#233;taient promis, lors de leur r&#233;union de bilan du 20 juin, de donner une suite &#224; ce premier temps fort vers le &lt;em&gt;Tous Ensemble&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour leur part, les salari&#233;s de Lu de l'usine de Ris Orangis (Essonne) qui avaient &#233;t&#233; &#224; l'initiative des diff&#233;rentes rencontres unitaires ayant d&#233;bouch&#233; sur le 9 juin, ont continu&#233; &#224; se mobiliser &#224; deux niveaux : localement, tout en continuant &#224; populariser le boycott des produits Danone par des distributions de tracts, ils ont organis&#233; fin juillet une manifestation &#224; v&#233;lo lors de l'arriv&#233;e de l'&#233;tape du Tour de France &#224; Evry. Au sein de leur entreprise, ils ont multipli&#233; les arr&#234;ts de travail, quasi quotidiens certaines semaines (il faut dire que la direction accumule l'exasp&#233;ration des salari&#233;s en recourant abusivement au travail int&#233;rimaire ou &#224; la sous-traitance, tout en essayant d'acc&#233;l&#233;rer l'ex&#233;cution de son plan social).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 septembre, les P'tits Lu organisaient une journ&#233;e porte ouverte sur le site de Ris-Orangis. La direction Danone ne l'a pas entendu de cette oreille puisqu'elle a fait interdire l'initiative pr&#233;textant bien s&#251;r le plan &#171; vigipirate &#187; et son droit fondamental &#224; la sacro-sainte propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Le juge n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; mentionner l'utilisation de la force publique possible, et m&#234;me l'interdiction pour tous les repr&#233;sentants du personnel &#224; l'acc&#232;s des locaux syndicaux. Frank Riboud, le PDG de Danone, a le bras long puisqu'il peut m&#234;me se permettre l'envoi d'une lettre d'injonction au pr&#233;fet pour que celui-ci s'ex&#233;cute. On a donc assist&#233; ce 22 septembre, &#224; Ris-Orangis, devant l'entreprise, &#224; une n&#233;gociation ubuesque : le maire de Ris, la police, le cabinet du pr&#233;fet, les huissiers n&#233;gociant avec Danone un couloir sanitaire pour l'acc&#232;s aux toilettes des participants &#224; la journ&#233;e porte ferm&#233;e. Comble du comble, c'est accompagn&#233; un par un que la direction et ses barbouzes a autoris&#233; l'acc&#232;s aux locaux sociaux pendant trente minutes. Un certain avant-go&#251;t du plan social que Danone concocte. C'est donc dans un contexte difficile sur fond de plan vigipirate contre le terrorisme et du traumatisme de l'explosion de Toulouse que les salari&#233;s tentaient de r&#233;impulser la riposte pour un tous ensemble contre les licenciements et les suppressions d'emploi en cette rentr&#233;e de septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la journ&#233;e du samedi 22, &#224; laquelle s'&#233;taient joints les camarades de Lu Ch&#226;teau-Thierry, s'est tout de m&#234;me d&#233;roul&#233;e avec d&#233;bats non-stop devant l'usine (des ouvriers de Renault Vilvorde et des forges de Clabecq de Belgique sont m&#234;me venus apporter leur contribution), pique-nique et soir&#233;e festive sur la place du march&#233; de Ris Orangis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La r&#233;union &#224; la Bourse du Travail du 8 septembre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais les salari&#233;s de Lu ne s'en tiennent pas aux seules actions au niveau de l'entreprise. Ils ont pris l'initiative d'une nouvelle r&#233;union unitaire &#224; la Bourse du Travail de Paris le 8 septembre, afin d'envisager les suites &#224; donner au 9 juin, vu l'accumulation des plans de licenciements au cours de l'&#233;t&#233;. Environ 120 militants ont r&#233;pondu &#224; l'invitation, d'une trentaine d'entreprises (des sections CGT, Sud ou CFDT d'entreprises comme Aventis, Ericsson Massy, Alstom, Thomson-Csf, Air France, la CEGELEC, de la SNECMA Villaroche, de la CERITEX, des bureaux de poste, des syndicalistes de la SNCF, l'INA &#8211; Institut national de l'audiovisuel &#8211;, d'EDF, de l'Education Nationale, l'INSEE, les Archives de France, du Cr&#233;dit Lyonnais&#8230; pour la r&#233;gion parisienne, ainsi que des militants de la CIAPEM, une filiale de Moulinex-Brandt de Lyon, de Val&#233;o Amiens, de la CRAM de Rouen, du Centre hospitalier du Rouvray). Des repr&#233;sentants de la FSU, de Sud Education, Sud PTT, Sud a&#233;rien &#233;taient &#233;galement pr&#233;sents, plus des d&#233;l&#233;gations d'entreprises ou de lyc&#233;es professionnels de la CGT, mais aussi AC !, ATTAC et diff&#233;rentes organisations politiques nationales dont le Parti Communiste, la LCR, Alternative Libertaire et autres organisations d'extr&#234;me gauche. Mais les directions syndicales, except&#233; la FSU et les f&#233;d&#233;rations SUD, ont brill&#233; par leur absence (y compris la CGT qui s'&#233;tait pourtant faite repr&#233;senter en tant qu'observateur aux r&#233;unions pr&#233;c&#233;dentes). La repr&#233;sentante du Parti Communiste &#233;tait bien l&#224;, mais n'est pas intervenue (contrairement aux r&#233;unions pr&#233;c&#233;dentes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le repr&#233;sentant de l'intersyndicale de Lu (Ris Orangis) a lanc&#233; l'id&#233;e d'&lt;em&gt;Assises ouvri&#232;res contre les licenciements et les suppressions d'emplois&lt;/em&gt;, comme &#233;tape interm&#233;diaire vers une mobilisation unitaire encore plus large que le 9 juin, id&#233;e qui visiblement fut bien accueillie par les pr&#233;sents qui se sont exprim&#233;s. Mais du c&#244;t&#233; des absents ? Que proposent-ils de leur c&#244;t&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le grand silence des conf&#233;d&#233;rations&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; conf&#233;d&#233;ration CGT, c'est le flou le plus total. La conf&#233;d&#233;ration organisait le 12 septembre une r&#233;union nationale des militants des entreprises sous le coup de plan sociaux, d'o&#249; rien de pr&#233;cis n'est sorti. L'introduction tr&#232;s vague de Bernard Thibaud a d&#233;&#231;u bien des militants. Sur le terrain, la conf&#233;d&#233;ration encourage au niveau des r&#233;gions des r&#233;unions et manifestations CGT autour d'entreprises qui licencient, en mobilisant le plus souvent les salari&#233;s sur l'objectif de solutions &#171; alternatives &#187; (dans le seul cadre juridique fix&#233; par le gouvernement), mais rien au niveau national, tout en ignorant superbement les propositions des salari&#233;s de Lu/Danone (en juillet, le secr&#233;tariat de Bernard Thibaud a refus&#233; une rencontre avec l'intersyndicale de Lu Ris Orangis). Bref, pour l'heure, les appareils syndicaux nationaux s'en tiennent, dans le meilleur des cas, aux seules mobilisations locales dispers&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti Communiste (qui avait contribu&#233; aux c&#244;t&#233;s de l'extr&#234;me gauche, des associations, de certaines UD et de nombreuses sections d'entreprise au succ&#232;s de la manifestation du 9 juin) semble pour l'heure se satisfaire de son vote de la loi Guigou avec amendements des d&#233;put&#233;s communistes, et tr&#232;s peu press&#233; de renouveler des initiatives mobilisatrices unitaires, tout en se contentant de parler de &#171; moratoire sur les licenciements &#187; en attendant l'application de la nouvelle loi (qui de toute fa&#231;on ne pr&#233;voit aucune mesure contraignante &#224; l'encontre des patrons qui licencient, sinon l'appel &#224; un &#171; m&#233;diateur &#187; sans pouvoir). Lors de la f&#234;te de l'Humanit&#233;, un forum a bien eu lieu comme pr&#233;vu sur les licenciements. Mais aucun repr&#233;sentant du Parti Communiste n'a &#233;voqu&#233; la moindre perspective mobilisatrice d'ensemble (pas plus que les repr&#233;sentants de la conf&#233;d&#233;ration CGT pr&#233;sents &#224; la tribune). Seuls les repr&#233;sentants de l'intersyndicale des LU de Ris Orangis ont rappel&#233; fermement la n&#233;cessit&#233; de donner une suite au 9 juin et d'organiser le tous ensemble (aux applaudissements de l'assistance). Curieusement, pas un mot de leurs interventions dans le compte-rendu de ce d&#233;bat (par ailleurs d&#233;taill&#233;) fait le lendemain par L'&lt;em&gt;Humanit&#233;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tant, les plans de licenciements s'accumulent, plus que jamais. Du c&#244;t&#233; des grands appareils r&#233;formistes, c'est l'attentisme. Du c&#244;t&#233; des salari&#233;s, les r&#233;sistances locales continuent. Mais il existe bien des militants qui ressentent, comme ceux de chez Lu, la n&#233;cessit&#233; de d&#233;passer l'horizon local et de faire converger les mobilisations. Cela reste l'urgence de l'heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 septembre 2001, F.A. et F.C.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Quelles perspectives pour les militants du PCF ?
</title>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>PCF
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		<description>Les &#233;ch&#233;ances du prochain congr&#232;s -fix&#233;es pour la fin du mois d'octobre- sont d&#233;sormais assez proches. Le PCF va mal et son avenir -du moins &#224; l'aune des sondages &#233;lectoraux- semble bien compromis. Cette question taraude sans doute bien des militants. Mais que leur propose Robert Hue ? &lt;br /&gt;Le &#171; nouveau communisme &#187; selon Robert Hue&#8230; &lt;br /&gt;Dans les cartons de la direction, il y a toujours le projet de changer le mode de fonctionnement et les interventions du PCF en l'ouvrant davantage &#224; tous&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-17-septembre-octobre-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 17, septembre-octobre 2001
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-PCF-+" rel="tag"&gt;PCF
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;ch&#233;ances du prochain congr&#232;s -fix&#233;es pour la fin du mois d'octobre- sont d&#233;sormais assez proches. Le PCF va mal et son avenir -du moins &#224; l'aune des sondages &#233;lectoraux- semble bien compromis. Cette question taraude sans doute bien des militants. Mais que leur propose Robert Hue ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le &#171; nouveau communisme &#187; selon Robert Hue&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les cartons de la direction, il y a toujours le projet de changer le mode de fonctionnement et les interventions du PCF en l'ouvrant davantage &#224; tous ceux qui ne sont pas communistes. Ce projet est &#224; l'&#233;vidence dans la continuit&#233; de ce qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; entrepris en renouvelant r&#233;cemment la direction du parti. C'est surtout la continuation et l'accentuation de toute une &#233;volution qui a vu les liens du PCF avec la classe ouvri&#232;re se distendre progressivement, et ses cellules d'entreprises dispara&#238;tre plus s&#251;rement encore. Pour mener quelle politique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de savoir ce que devrait &#234;tre le projet d'un &#171; nouveau communisme &#187; est des plus embrouill&#233;e. Selon Robert Hue, ce serait un v&#233;ritable d&#233;fi : comment ne pas &#234;tre prisonnier de ce qu'il est possible ou non de r&#233;aliser en participant &#224; un gouvernement domin&#233; par le Parti Socialiste, sans pour autant s'enfermer dans un discours strictement protestataire, en &#233;tant pr&#233;sent l&#224; o&#249; se prennent les d&#233;cisions afin de les infl&#233;chir chaque fois que c'est possible ? La mutation a beau &#234;tre engag&#233;e depuis plusieurs ann&#233;es, la voie reste en effet toujours aussi incertaine pour un parti qui ne serait ni social-d&#233;mocrate ni d'extr&#234;me gauche, alors que la r&#233;f&#233;rence &#224; l'URSS a bel et bien disparu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, la direction du PCF semble avoir la pr&#233;occupation de r&#233;pondre avant tout &#224; ceux qui seraient tent&#233;s par l'extr&#234;me gauche, apr&#232;s les derniers r&#233;sultats &#233;lectoraux plut&#244;t catastrophiques. Or &#224; la diff&#233;rence de l'extr&#234;me gauche, le PCF serait capable, selon Robert Hue, de marcher sur ses deux pieds : &#234;tre au gouvernement tout en &#233;tant capable de relayer et d'impulser les luttes de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; en forme de trompe l'&#339;il&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est &#233;videmment se payer de mots ! Quelle est donc la mobilisation qui aurait &#233;t&#233; relay&#233;e par les ministres communistes ? Les interventions de Gayssot, qui laissent sur le carreau des centaines de travailleurs d'AOM-Air libert&#233;, auraient-elles contribu&#233; &#224; relancer la lutte de ceux-ci ? Sa pr&#233;sence &#224; la t&#234;te du minist&#232;re des transports a-t-elle servi &#224; autre chose qu'&#224; encourager les directions syndicales &#224; ne pas trop en faire ? On l'a vu notamment &#224; la SNCF quand la direction de la CGT a milit&#233; contre la gr&#232;ve des roulants, main dans la main avec le ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A &#233;couter Robert Hue, les ministres communistes auraient contribu&#233; &#224; faire adopter des mesures favorables aux travailleurs parce qu'ils sont au gouvernement. Il pense s&#251;rement aux amendements d&#233;pos&#233;s en juin dernier &#224; la loi sur &#171; la modernisation sociale &#187;. Mais il a beau abuser de la m&#233;thode Cou&#233;, et r&#233;p&#233;ter sur tous les tons que c'est une avanc&#233;e, on ne voit toujours pas comment elle servira de point d'appui aux travailleurs pour am&#233;liorer le rapport de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction du PCF pr&#233;tend avoir tir&#233; les le&#231;ons du pass&#233; et notamment de l'exp&#233;rience de 1981. Mais le fait d'&#234;tre au gouvernement n'aide pas non plus les militants du Parti Communiste &#224; intervenir dans les luttes au niveau o&#249; cela serait n&#233;cessaire. Cela conduit surtout &#224; travestir la r&#233;alit&#233; et &#224; pr&#233;senter de mani&#232;re mensong&#232;re la politique men&#233;e par le gouvernement Jospin. Lorsque la direction du PCF a pr&#233;tendu au moment du vote sur la loi Aubry que c'&#233;tait une &#171; avanc&#233;e de civilisation &#187; (Maxime Gremetz), et que c'&#233;tait un point d'appui pour aller plus loin encore dans les n&#233;gociations, il trompait son monde. C'est au contraire en disant la v&#233;rit&#233; sur cette loi qu'on aurait aid&#233; &#224; organiser la riposte au niveau o&#249; c'&#233;tait n&#233;cessaire, tous ensemble. Au lieu de cela, les travailleurs et les militants se sont retrouv&#233;s isol&#233;s, entreprise par entreprise, &#224; essayer de limiter les d&#233;g&#226;ts, et pas davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors si demain la mobilisation contre les licenciements prenait une toute autre ampleur au point de g&#234;ner le gouvernement, que ferait le PCF ? De quel c&#244;t&#233; serait-il ? Celui du gouvernement et ses ministres, ou des travailleurs et des ch&#244;meurs ? Appellerait-il &#224; faire confiance &#224; la loi, et &#224; ses entraves, ou &#224; d&#233;velopper la lutte ? La r&#233;ponse ne fait h&#233;las gu&#232;re de doute.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quelle alternative ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le projet communiste de Robert Hue, la seule chose qui semble &#224; peu pr&#232;s claire et pr&#233;cise, c'est que le PCF doit avoir une &#171; posture plus offensive &#187;&#8230; pour engranger quelques voix suppl&#233;mentaires lors des prochaines &#233;lections !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc toujours la m&#234;me recette et les m&#234;mes limites lorsqu'il pr&#233;tend &#234;tre un peu plus offensif. Cela fait des ann&#233;es, des d&#233;cennies, que Robert Hue, et George Marchais avant lui, et m&#234;me Maurice Thorez encore avant, nous racontent la m&#234;me chose. Comme si le score du PCF en 1981 &#8211;le double de ce qu'il est actuellement&#8211; avait permis de faire bouger les choses &#224; gauche ! Ou celui de 1945, qui &#233;tait lui-m&#234;me le double de celui de 1981 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction du PCF conduit ses militants dans une impasse depuis bien longtemps en restant cramponn&#233; au Parti Socialiste, et en cultivant l'espoir d'am&#233;liorer un peu le rapport de force &#233;lectoral tout en prenant soin de rester un parti de gauche suffisamment &#171; responsable &#187; aux yeux de la bourgeoisie pour &#234;tre accept&#233; au gouvernement. Mais cela n'emp&#234;che pas Robert Hue de persister dans la m&#234;me voie : n'a-t-il pas affirm&#233; maintes fois que c'est la seule voie possible, et que toute autre alternative condamnerait ses militants, et le parti lui-m&#234;me, &#224; l'isolement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants du Parti Communiste ne seraient pourtant pas condamn&#233;s &#224; l'isolement en menant une politique r&#233;solue contre les attaques du patronat et du gouvernement, et en d&#233;fendant la perspective de lutter tous ensemble pour des revendications vitales comme l'interdiction des licenciements. C'est m&#234;me cela qui pourrait donner &#224; nouveau du cr&#233;dit aux id&#233;es communistes, en r&#233;pondant aux pr&#233;occupations des travailleurs, et en n'h&#233;sitant pas &#224; remettre en cause les profits de la bourgeoisie et son droit de propri&#233;t&#233;. C'est en tout cas la politique que d&#233;fend l'extr&#234;me gauche. Mais &#224; l'&#233;vidence, ce n'est pas celle que souhaite mener Robert Hue, m&#234;me si cela doit &#233;c&#339;urer un peu plus les militants du Parti Communiste attach&#233;s &#224; d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts du monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P.S. &lt;/strong&gt;Apr&#232;s les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, Robert Hue n'a pas seulement tenu &#224; affirmer sa &#171; &lt;em&gt;solidarit&#233; envers le peuple am&#233;ricain&lt;/em&gt; &#187;, ce qui est tout &#224; fait compr&#233;hensible. Il a tenu aussi &#224; se montrer solidaire des &#171; &lt;em&gt;dirigeants qu'il s'est donn&#233;&lt;/em&gt; &#187;. Ce soutien remarqu&#233; &#224; l'imp&#233;rialisme est une nouvelle d&#233;monstration qu'en cas de crise, il a choisi de se placer du c&#244;t&#233; de l'ordre bourgeois. C'est aussi vrai sur le terrain des luttes ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 septembre 2001, Raoul GLABER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Victoire des neuf int&#233;rimaires de Citro&#235;n-Rennes
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Victoire-des-neuf-interimaires-de-Citroen-Rennes</link>
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		<dc:subject>PSA
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
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		<description>Depuis un an, Citro&#235;n et les agences d'int&#233;rim imposent r&#233;guli&#232;rement, au dernier moment, des journ&#233;es non travaill&#233;es et non r&#233;mun&#233;r&#233;es. Neuf int&#233;rimaires ont port&#233; plainte contre leurs six agences pour non respect du contrat de travail (voir Convergences 16). Aucune demande de ch&#244;mage partiel aupr&#232;s de la direction d&#233;partementale du travail n'ayant &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e pour les int&#233;rimaires, qui de surcro&#238;t ont &#233;t&#233; embauch&#233;s sous le motif &#171; augmentation temporaire d'activit&#233; &#187;, le Conseil&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-17-septembre-octobre-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 17, septembre-octobre 2001
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-PSA-+" rel="tag"&gt;PSA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis un an, Citro&#235;n et les agences d'int&#233;rim imposent r&#233;guli&#232;rement, au dernier moment, des journ&#233;es non travaill&#233;es et non r&#233;mun&#233;r&#233;es. Neuf int&#233;rimaires ont port&#233; plainte contre leurs six agences pour non respect du contrat de travail (voir &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-16-juillet-aout-2001-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Convergences 16&lt;/a&gt;). Aucune demande de ch&#244;mage partiel aupr&#232;s de la direction d&#233;partementale du travail n'ayant &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e pour les int&#233;rimaires, qui de surcro&#238;t ont &#233;t&#233; embauch&#233;s sous le motif &#171; &lt;em&gt;augmentation temporaire d'activit&#233; &lt;/em&gt; &#187;, le Conseil des prud'hommes de Rennes a condamn&#233; les agences, le 12 juillet, &#224; payer aux neuf salari&#233;s les journ&#233;es dues, des dommages et int&#233;r&#234;ts, et des frais de justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citro&#235;n voulait aligner le statut des int&#233;rimaires sur celui pr&#233;vu par l'ARTT de PCA pour les CDI, ce que les prud'hommes ont jug&#233; ill&#233;gal. Pr&#233;cis&#233;ment, les juges ont consid&#233;r&#233; que la clause : &#171; &lt;em&gt;[lorsque] la variation de l'horaire [sera] affich&#233;e &#224; la baisse [dans l'entreprise utilisatrice, la] r&#233;mun&#233;ration sera r&#233;gul&#233;e sur la base de [&#8230;] temps r&#233;el de travail&lt;/em&gt; &#187;, inscrite sur l'accord ARTT, ne s'appliquait pas aux int&#233;rimaires. Le Conseil des prud'hommes a pr&#233;cis&#233; qu'&#171; &lt;em&gt;on ne peut minorer les salaires du fait d'heures non effectu&#233;es &#224; la demande de l'employeur&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; cette d&#233;cision, Citro&#235;n a pouss&#233; les agences &#224; aller plaider en cour de cassation, pour tenter d'emp&#234;cher l'afflux de plaintes d'autres int&#233;rimaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H. R.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Nettoyage SNCF : De l'importance de l'organisation des gr&#233;vistes eux-m&#234;mes
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Nettoyage-SNCF-De-l-importance-de-l-organisation-des-grevistes-eux-memes</link>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>nettoyage
</dc:subject>

		<description>Il aura fallu 38 jours de gr&#232;ve pour que CHALLANCIN et la SNCF d&#233;cident, d&#233;but juillet 2001, de c&#233;der face aux nettoyeurs des 24 gares parisiennes de la ligne C. Ceux-ci ont gagn&#233; entre autres le retrait des licenciements de quatre d&#233;l&#233;gu&#233;s, la requalification &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e de dix contrats, un taux horaire de base du chantier augment&#233; de plus de trois francs et une prime de reprise de 4000 F. Et aussi plus de respect. &lt;br /&gt;Il aura fallu ne pas se laisser impressionner par un&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-17-septembre-octobre-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 17, septembre-octobre 2001
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-nettoyage-+" rel="tag"&gt;nettoyage
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il aura fallu 38 jours de gr&#232;ve pour que CHALLANCIN et la SNCF d&#233;cident, d&#233;but juillet 2001, de c&#233;der face aux nettoyeurs des 24 gares parisiennes de la ligne C. Ceux-ci ont gagn&#233; entre autres le retrait des licenciements de quatre d&#233;l&#233;gu&#233;s, la requalification &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e de dix contrats, un taux horaire de base du chantier augment&#233; de plus de trois francs et une prime de reprise de 4000 F. Et aussi plus de respect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aura fallu ne pas se laisser impressionner par un tribunal qui d&#233;clare la gr&#232;ve non licite en s'appuyant sur les d&#233;clarations des patrons affirmant faussement avoir r&#233;gl&#233; les revendications. Il aura fallu que peu apr&#232;s l'Inspection du Travail fasse le constat de contrats bidons ou des infractions de CHALLANCIN qui, par exemple, ne fait pas passer les visites m&#233;dicales obligatoires. Il aura fallu que les gr&#233;vistes fassent une ultime pression sur la SNCF, le v&#233;ritable patron, en occupant les locaux d'une direction r&#233;gionale &#224; Montparnasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il aura surtout fallu une volont&#233; et une d&#233;termination de tous les instants pour s'opposer aux provocations des patrons qui organisaient des tentatives de nettoyage avec parfois la pr&#233;sence, voire l'appui de la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement une bonne partie de ces travailleurs avaient d&#233;j&#224; l'exp&#233;rience de gr&#232;ves pr&#233;c&#233;dentes et d'une organisation en comit&#233; de gr&#232;ve dont ils ont fait profiter ceux qui sont arriv&#233;s plus r&#233;cemment sur le chantier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, d&#232;s le d&#233;marrage de la gr&#232;ve, ils ont &#233;lu parmi eux ceux qui ont pratiquement organis&#233; la gr&#232;ve sous le contr&#244;le de l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale quotidienne des gr&#233;vistes. Le comit&#233; &#233;tait compos&#233; de ceux qui avaient la confiance de tous les gr&#233;vistes. Pr&#233;sents quasiment 24h/24 pour assurer les activit&#233;s de la gr&#232;ve, pr&#233;parer des actions en directions des cheminots, participer &#224; la r&#233;daction et &#224; la distribution des tracts, organiser des &#233;quipes de surveillance, pr&#233;parer et intervenir face &#224; la direction et face &#224; la SNCF, les membres du comit&#233; de gr&#232;ve ont pu, en s'appuyant sur l'ensemble des gr&#233;vistes dont ils avaient la confiance parce qu'ils &#233;taient sous leur contr&#244;le, faire &#233;chec aux mauvais coups de la SNCF et CHALLANCIN. Chaque gr&#233;viste avait en permanence la possibilit&#233; de comprendre et ma&#238;triser la situation pour d&#233;cider en connaissance de cause. Que le patron envoie une &#233;quipe de nettoyage et cela d&#233;clenchait une intervention rapide des gr&#233;vistes alert&#233;s, de jour comme de nuit. Faire une intervention lors de r&#233;unions du comit&#233; d'entreprise SNCF pour interpeller la direction, par exemple, devenait possible avec une pr&#233;paration et des comptes rendus syst&#233;matiques pour ceux qui ne pouvaient &#234;tre pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi ce qui a permis de trancher entre les syndicats lorsque ces derniers se sont affront&#233;s ou certains ont tent&#233; de repr&#233;senter les gr&#233;vistes ou d'organiser des actions sans leur accord. Bien des gr&#233;vistes ne se sont pas laiss&#233;s entra&#238;ner dans les pol&#233;miques, qui naissent si souvent au cours des gr&#232;ves longues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve reconduite chaque jour, pendant 38 jours, reposait sur cette d&#233;termination et cette organisation. C'est ce qu'ont d&#251; affronter CHALLANCIN et la SNCF sans pouvoir diviser les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; septembre 2001, Bertrand LEPAGE&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> S&#233;curit&#233; ou ins&#233;curit&#233; : le pi&#232;ge
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Securite-ou-insecurite-le-piege</link>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Police
</dc:subject>
		<dc:subject>Ins&#233;curit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique s&#233;curitaire
</dc:subject>

		<description>Les questions dites de s&#233;curit&#233; sont au c&#339;ur des campagnes politiques. C'est donc reparti pour les &#233;lections pr&#233;sidentielles de 2002. Les chiffres de la d&#233;linquance publi&#233;s en juillet (augmentation de 10 %) ont servi de tremplin pour faire rebondir le d&#233;bat. Pourtant, ces chiffres sont &#224; analyser avec fortes pr&#233;cautions, car on peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres. &lt;br /&gt;On assiste aujourd'hui &#224; une surench&#232;re et &#224; de fausses affirmations dans les discours : certains parlent de&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-17-septembre-octobre-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 17, septembre-octobre 2001
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Insecurite-+" rel="tag"&gt;Ins&#233;curit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-securitaire-+" rel="tag"&gt;Politique s&#233;curitaire
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les questions dites de s&#233;curit&#233; sont au c&#339;ur des campagnes politiques. C'est donc reparti pour les &#233;lections pr&#233;sidentielles de 2002. Les chiffres de la d&#233;linquance publi&#233;s en juillet (augmentation de 10 %) ont servi de tremplin pour faire rebondir le d&#233;bat. Pourtant, ces chiffres sont &#224; analyser avec fortes pr&#233;cautions, car on peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Violences et ins&#233;curit&#233;. Fantasmes et r&#233;alit&#233;s dans le d&#233;bat fran&#231;ais de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste aujourd'hui &#224; une surench&#232;re et &#224; de fausses affirmations dans les discours : certains parlent de supprimer l'irresponsabilit&#233; des mineurs de moins de 13 ans alors que cette irresponsabilit&#233; n'existe pas. Un jeune entre 10 et 13 ans peut &#234;tre reconnu coupable mais ne peut faire de la prison, ce qui est une bonne chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des voix s'&#233;l&#232;vent pour que les moins de 13 ans puissent &#234;tre incarc&#233;r&#233;s et que la majorit&#233; p&#233;nale soit abaiss&#233;e de 18 &#224; 16 ans. D'un c&#244;t&#233; les missions parlementaires et s&#233;natoriales reconnaissent le trop grand recours &#224; la d&#233;tention, voire sa nocivit&#233;, notamment pour les mineurs, et de l'autre les m&#234;mes demandent un durcissement de la l&#233;gislation des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait la justice des mineurs telle qu'elle existe en France est attaqu&#233;e de toute part. La justice des mineurs en France est n&#233;e le 2 f&#233;vrier 1945 et elle privil&#233;gie les r&#233;ponses &#233;ducatives aux r&#233;ponses r&#233;pressives. Elle part de l'id&#233;e que tout mineur est &#233;ducable, qu'un enfant, un adolescent est un &#234;tre en devenir. Et il faut rappeler que pour les faits graves (crimes), les sanctions existent : l'&#233;chelle des peines des majeurs s'appliquent aux mineurs en &#233;tant r&#233;duite de moiti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Polariser le discours sur la d&#233;linquance des mineurs &#233;vite sans doute aux politiques de s'int&#233;resser &#224; la d&#233;linquance financi&#232;re, dite d&#233;linquance en col blanc qui constitue de loin le plus grand nombre d'infractions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Criminalisation de la jeunesse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re cette campagne politico-m&#233;diatique sur la s&#233;curit&#233; et la d&#233;linquance, les jeunes et plus particuli&#232;rement les mineurs sont montr&#233;s du doigt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arr&#234;t&#233;s &#171; couvre feu &#187; pour les moins de 13 ans pris par plusieurs maires cet &#233;t&#233; pour certains quartiers de leurs villes en sont l'illustration. Ces arr&#234;t&#233;s concernent des quartiers cibl&#233;s : suivant leur lieu de r&#233;sidence, les jeunes du m&#234;me &#226;ge ne seront pas trait&#233;s de la m&#234;me fa&#231;on. Cela augmentera un sentiment l&#233;gitime d'injustice pour les jeunes issus de quartiers souvent stigmatis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus de 20 ans la droite a men&#233; ses campagnes sur le sentiment d'ins&#233;curit&#233;. En ce qui concerne les socialistes, le colloque de Villepinte intitul&#233; des &#171; villes s&#251;res pour des citoyens libres &#187; organis&#233;e en octobre 1997 par le gouvernement a repr&#233;sent&#233; un tournant pour les socialistes quant &#224; leurs propositions du traitement de la d&#233;linquance et &#224; la pr&#233;vention. On est pass&#233; de l'&#232;re Bonnemaison (maire d'Epinay sur Seine dans les ann&#233;es 1980), marqu&#233;e par le d&#233;veloppement de la politique de la ville avec les conseils communaux de pr&#233;vention de la d&#233;linquance (CCPD), &#224; l'&#232;re du droit &#224; la s&#233;curit&#233;. Lors de ce colloque sur la s&#233;curit&#233;, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; que le Conseil de S&#233;curit&#233; Int&#233;rieur (CSI), traiterait d&#233;sormais de la d&#233;linquance des mineurs et la mise en place de contrats locaux de s&#233;curit&#233; (CLS). Ceux ci seraient prioritairement mis en place dans 26 d&#233;partements prioritaires qui b&#233;n&#233;ficieraient de moyens suppl&#233;mentaires. Par ailleurs trois CSI entre janvier 1998 et janvier 1999 ont trait&#233; de cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tenants du discours sur la tol&#233;rance z&#233;ro feraient mieux de s'interroger sur le type de soci&#233;t&#233; que les adultes construisent pour la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ins&#233;curit&#233; c'est d'abord l'ins&#233;curit&#233; sociale lorsque les droits &#233;l&#233;mentaires comme le droit &#224; l'emploi, le droit &#224; l'&#233;ducation et le droit &#224; la sant&#233; sont remis en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet nous sommes en pr&#233;sence de deux g&#233;n&#233;rations de jeunes dont l'entourage a connu essentiellement le ch&#244;mage et les boulots pr&#233;caires. Pour certains jeunes, cela signifie qu'ils n'ont vu ni leurs grands-parents ni leurs parents travailler. La valeur d'int&#233;gration du travail ne signifie plus rien quand il n'y a plus la possibilit&#233; d'avoir un emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains quartiers qui sont devenus des territoires d'exclusion &#233;conomique et sociale, peut s'organiser une structuration de groupes de jeunes qui, dans ces territoires d'exclusion &#233;conomique et sociale, vivent sans perspective d'avenir. Ces groupes peuvent provoquer un sentiment de peur permanente parmi les habitants de ces ensembles urbains, une population victime elle aussi de l'exclusion et la pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents, les adultes en g&#233;n&#233;ral, ayant une vision n&#233;gative d'eux-m&#234;mes parce que ch&#244;meurs, se sentent parfaitement impuissants, et le sont, aupr&#232;s des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus pour nombre de gens de ces quartiers l'intervention de la police et de la justice sont ressenties comme ill&#233;gitimes parce que la soci&#233;t&#233; est d&#233;bitrice &#224; leur &#233;gard. Contr&#244;ler trois fois le m&#234;me jeune dans la journ&#233;e est insupportable, et provoque forc&#233;ment des r&#233;actions violentes. La police dit ne plus pouvoir entrer dans certains quartiers, mais l&#224; o&#249; elle entre, si elle a ce type de comportement, cela pose forc&#233;ment probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a effectivement des lieux o&#249; les agressions et les vols ont augment&#233;, dans d'autres lieux les nuisances, le bruit, qui ne sont &#233;videmment pas du m&#234;me ordre vont provoquer un sentiment d'ins&#233;curit&#233;, largement amplifi&#233; par les m&#233;dias et dramatis&#233; par ceux qui font de l'ins&#233;curit&#233; leur fonds de commerce politique. Le terme de violences urbaines qui est de plus en plus employ&#233; quand il est question &#171; d'ins&#233;curit&#233; &#187;, s'accompagne de termes guerriers et &#224; entendre certains pseudo-sp&#233;cialistes, on serait en guerre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On ne peut r&#233;pondre aux difficult&#233;s de vie par une logique de guerre polici&#232;re, notamment contre les &#171; sauvageons &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord des mesures imm&#233;diates pourraient certainement &#234;tre prises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, qui d&#233;pend des collectivit&#233;s territoriales, doit &#234;tre amplifi&#233;e. Souvent ce sont les associations qui se substituent au r&#244;le d&#233;faillant de l'Etat ou des collectivit&#233;s locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise en compte des difficult&#233;s des parents avec leurs enfants passe par la cr&#233;ation de lieux d'&#233;coute et de parole. Redonner la parole aux habitants des quartiers serait une meilleure voie que de p&#233;naliser les parents par la suppression des allocations ou de conditionner l'obtention du RMI au comportement avec les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les victimes de violences devraient aussi &#234;tre prises en compte par la cr&#233;ation de lieux d'accueil et d'&#233;coute. Et quand on parle de victimes, il faut savoir que pour le plus grand nombre ce sont les jeunes eux-m&#234;mes, qui sont victimes de vols, de rackets. Une enqu&#234;te r&#233;cente montre que la violence s'exerce de plus en plus entre jeunes. Le jeune auteur de violence va lui-m&#234;me subir la violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les quartiers, la pr&#233;sence d'adultes est indispensable et ne doit pas &#234;tre r&#233;duite &#224; une pr&#233;sence polici&#232;re. S'il y a certes des quartiers o&#249; il est difficile de vivre, il faut insister sur la place incontournable et le n&#233;cessaire d&#233;veloppement des services publics pour lutter contre l'exclusion. L'&#233;cole est trop souvent le seul service public qui existe dans certains quartiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant fondamentalement, cela passe &#233;videmment par le droit &#224; un travail, &#224; un logement pour tous, ce sans discrimination. Autant dire par la lutte pour un changement de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne MARGOT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. Violences et ins&#233;curit&#233;. Fantasmes et r&#233;alit&#233;s dans le d&#233;bat fran&#231;ais de Laurent Mucchielli &#224; La D&#233;couverte&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> C&#244;te d'Ivoire : Tout est morose ici&#8230;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Cote-d-Ivoire-Tout-est-morose-ici</link>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>C&#244;te d'Ivoire
</dc:subject>

		<description>Le texte que nous publions ci-dessous est fait de larges extraits d'une correspondance priv&#233;e, &#224; laquelle nous avons donc conserv&#233; son style. Nous la publions parce qu'elle nous appara&#238;t r&#233;v&#233;latrice de la situation de la C&#244;te d'Ivoire apr&#232;s l'accession au pouvoir de Laurent Gbagbo et du FPI et des massacres perp&#233;tr&#233;s par ce pouvoir contre les suppos&#233;s partisans de ses adversaires politiques du RDR de Ouattara. &#8230;Je suis communiste, mais comment me d&#233;p&#234;trer d'une situation dans&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-17-septembre-octobre-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 17, septembre-octobre 2001
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le texte que nous publions ci-dessous est fait de larges extraits d'une correspondance priv&#233;e, &#224; laquelle nous avons donc conserv&#233; son style. Nous la publions parce qu'elle nous appara&#238;t r&#233;v&#233;latrice de la situation de la C&#244;te d'Ivoire apr&#232;s l'accession au pouvoir de Laurent Gbagbo et du FPI et des massacres perp&#233;tr&#233;s par ce pouvoir contre les suppos&#233;s partisans de ses adversaires politiques du RDR de Ouattara. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&#8230;Je suis communiste, mais comment me d&#233;p&#234;trer d'une situation dans laquelle on me colle, &#224; tort, l'&#233;tiquette de RDR ? Parce que je parle contre Gue&#239;, contre Gbagbo, contre B&#233;di&#233; et que, comme c'&#233;taient ADO et les nordistes qui subissaient le m&#233;pris et le courroux du r&#233;gime, je prenais parti ouvertement pour eux, mais avec toutes sortes de pr&#233;cisions qui d&#233;finissaient mon bord politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'habite un village &#233;bri&#233;. L'Ebri&#233; est une ethnie appartenant au grand groupe Akan. C'est une ethnie particuli&#232;rement conservatrice et tr&#232;s x&#233;nophobe. Donc mes prises de position passaient pour favorable au RDR. Tous mes amis du quartier, y compris l'un de p&#232;re libanais et de m&#232;re baoul&#233;, d&#233;fendaient avec rage cette sale politique d'&#233;puration. J'&#233;tais d&#233;sesp&#233;r&#233;ment seul contre tous. Les gens ne raisonnaient plus. Ils manifestaient ce qu'ils avaient de plus ignoble, de plus animal. On le voyait &#224; travers leur regard haineux, les menaces qu'ils prof&#233;raient. Mais je ne pouvais me r&#233;soudre au silence. Si je me tais, ce n'est pas les murs qui parleront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors ce qui devait arriver, arriva. Je fus d&#233;nonc&#233; &#224; la police par je ne sais qui. L&#224;-bas, on me fit entendre que j'&#233;tais un faux Ivoirien, que je poss&#233;dais ill&#233;galement une carte d'identit&#233; ivoirienne. Accusations fallacieuses mais devant lesquelles il me faut me justifier dans une situation de suspicion et de m&#233;pris g&#233;n&#233;ralis&#233;s. Ma carte d'identit&#233; ne me conf&#233;rant plus la citoyennet&#233;, que pouvais-je faire ? J'ai d&#251; passer 5 jours et 4 nuits dans un cachot sombre, exigu et humide. Au terme du 5&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; jour, contre toute attente, et sans que je ne sus trop pourquoi, on me lib&#233;ra avec de s&#233;v&#232;res mises en garde. Je rentrai au quartier avec toute la puanteur de quelqu'un qui venait de passer 5 jours au trou. D&#233;pit&#233;, pas tant par l'exp&#233;rience de la taule, que par la mesquinerie, la m&#233;chancet&#233; et l'hypocrisie des gens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230;C'est affaibli par un m&#233;chant paludisme que je quittai le quartier (au moment o&#249; des milices d'autod&#233;fenses s'organisaient pour, disent-ils, emp&#234;cher les envahisseurs dioula de s'emparer du pouvoir) pour le village o&#249; je comptais me soigner convenablement &#224; moindre frais. Mais j'avais d&#233;j&#224; le sentiment que la capitale allait s'embraser. J'y suis rest&#233; pendant 7 mois. Les troubles sanglants qui s'abattirent sur Abidjan m'y trouv&#232;rent loin. Et j'avais eu raison, ou plut&#244;t la maladie m'avait &#233;t&#233; d'un grand secours, puisque &#224; mon retour du village, il s'est trouv&#233; des gens pour me dire ouvertement que si j'avais &#233;t&#233; l&#224; pendant les &#233;v&#233;nements, ils m'auraient fait passer de mauvais moments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant quelques uns sont en train de perdre leurs illusions, tenaill&#233;s qu'ils sont par la mis&#232;re quotidienne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Police et mis&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans l'administration, la corruption est presque l&#233;gale, quoi qu'on dise. Surtout chez la police o&#249; cela est plus visible. La police agit presque &#224; sa guise parce qu'elle pense, et &#224; raison d'ailleurs, que le nouveau r&#233;gime lui doit bien cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le pouvoir de son c&#244;t&#233;, partag&#233; entre la peur du sourd m&#233;contentement qui gronde dans les diff&#233;rents corps de la police et de la gendarmerie d'une part et du jugement de l'opinion nationale et internationale de l'autre, titube dans ses prises de d&#233;cisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proc&#232;s des gendarmes impliqu&#233;s dans l'affaire du charnier, et le conflit policiers/magistrats illustrent parfaitement cet &#233;tat de fait. Pour les premiers cit&#233;s, malgr&#233; les preuves accablantes des diff&#233;rents rapports qui sont sans appel, la justice pi&#233;tine. Le r&#233;gime a peur d'avoir affaire &#224; la gendarmerie qui est rest&#233;e solidaire. Un magistrat a &#233;t&#233; gifl&#233; par un commissaire de police (une femme) et &#224; une r&#233;union de crise, le ministre de l'int&#233;rieur aurait fait savoir &#224; l'ensemble des commissaires qu'il n'entreprendrait rien pour emp&#234;cher la justice de suivre son cours. La r&#233;action fut imm&#233;diate. Nous attendons de voir comment le pouvoir viendra la chercher pour la juger &#8211; clament en ch&#339;ur les policiers qui estiment que le ministre n'a pas &#233;t&#233; juste vis &#224; vis d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie est extr&#234;mement ch&#232;re et ce ne sont pas les r&#233;centes augmentations du prix du gaz et de l'&#233;lectricit&#233; qui arrangeront les choses. Pourtant, il y a eu un fait nouveau et int&#233;ressant lors des r&#233;centes augmentations. Pour la premi&#232;re fois, deux organisations de consommateurs ont appel&#233; &#224; protester. L'appel a &#233;t&#233; faiblement suivi parce qu'il a manqu&#233; de pr&#233;paration, mais il n'en demeure pas moins que c'est une tr&#232;s bonne initiative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'Abidjan oubli&#233; de Dieu et des hommes politiques (les quartiers pr&#233;caires), la mis&#232;re a atteint un tel niveau qu'on peut perdre facilement la vie parce qu'on poss&#232;de 1000f, une montre ou autres choses susceptibles d'int&#233;resser un bandit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'int&#233;rieur du pays, c'est encore plus grave. La mis&#232;re ajout&#233;e aux incessants conflits opposant autochtones et allog&#232;nes dans l'ouest et le sud-ouest, rendent ces zones f&#233;briles et pr&#234;tes &#224; exploser du jour au lendemain. Le FPI avant son accession au pouvoir avait, dans ces zones, pr&#234;ch&#233; la d&#233;magogie, le mensonge et la haine, pr&#233;tendant d&#233;tenir la solution du probl&#232;me foncier. Donc le FPI au pouvoir, les populations de ces r&#233;gions, consid&#233;rant na&#239;vement et b&#234;tement le pouvoir FPI comme le leur, commettent toutes sortes d'exactions et d'abus &#224; l'encontre des allog&#232;nes et &#233;trangers qu'ils accusent d'occuper leurs terres. Avec la complicit&#233; ou l'impuissance du r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus grave, la localit&#233; de Bonoua, dans le sud, s'est &#233;rig&#233;e en une sorte de territoire autonome avec un conseil supr&#234;me des sages, qui a cr&#233;&#233; des lois interdisant toutes activit&#233;s aux &#233;trangers sous le regard complice ou impuissant du r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le port est d&#233;sesp&#233;r&#233;ment vide. Ceux qui peuvent d&#233;placent leurs activit&#233;s pour le Togo, le B&#233;nin etc&#8230; Tout est morose ici&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abidjan, le 23 juillet 2001 S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Argentine : une crise qui s'approfondit
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Argentine-une-crise-qui-s-approfondit</link>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Argentine
</dc:subject>

		<description>&#171; L'Argentine est un pays riche peupl&#233; de gens pauvres &#187;. C'est par cette tirade ironique que les humoristes argentins d&#233;crivaient les ann&#233;es 80. Les ann&#233;es 90 n'ont pas modifi&#233; ce constat. Au contraire. Si la courte croissance &#233;conomique du d&#233;but des ann&#233;es 90 a certes profit&#233; &#224; la grande et la moyenne bourgeoisie argentine, aujourd'hui l'immense majorit&#233; de la population s'enfonce dans la mis&#232;re et la pr&#233;carit&#233;. Ce &#171; d&#233;collage &#187; d'un pays &#171; &#233;mergent &#187;, comme on dit dans les revues&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;L'Argentine est un pays riche peupl&#233; de gens pauvres&lt;/em&gt; &#187;. C'est par cette tirade ironique que les humoristes argentins d&#233;crivaient les ann&#233;es 80. Les ann&#233;es 90 n'ont pas modifi&#233; ce constat. Au contraire. Si la courte croissance &#233;conomique du d&#233;but des ann&#233;es 90 a certes profit&#233; &#224; la grande et la moyenne bourgeoisie argentine, aujourd'hui l'immense majorit&#233; de la population s'enfonce dans la mis&#232;re et la pr&#233;carit&#233;. Ce &#171; d&#233;collage &#187; d'un pays &#171; &#233;mergent &#187;, comme on dit dans les revues &#233;conomiques, n'a rien &#224; voir avec les miracles de l'&#233;conomie de march&#233;. Il a fallu un bain de sang (30 000 assassinats dans les ann&#233;es 70 perp&#233;tr&#233;s par la dictature militaire parmi les travailleurs, la gauche et l'extr&#234;me gauche), puis une r&#233;duction drastique du co&#251;t de la force de travail (30 % de baisse des salaires r&#233;els entre 80-89). La crise mexicaine de 1994 a ouvert depuis une p&#233;riode de r&#233;cession dans l'ensemble du sous-continent latino-am&#233;ricain que les poss&#233;dants font payer de plus en plus cher &#224; la classe ouvri&#232;re et aux classes pauvres. Face &#224; la crise &#233;conomique la population pauvre commence pourtant &#224; r&#233;sister. Avec violence et h&#233;sitation &#224; la fois, en t&#226;tonnant souvent, mais avec du courage toujours.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une guerre contre les travailleurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout en construisant le MERCOSUR &#8212;un march&#233; commun r&#233;gional avec le Br&#233;sil, l'Uruguay et le Paraguay&#8212; pour trouver un plus large march&#233; int&#233;rieur, la bourgeoisie argentine a profit&#233; de la politique de privatisations massives, estim&#233;es &#224; 44,5 milliards de dollars, soit en s'associant &#224; des capitaux &#233;trangers, soit en parasitant l'&#201;tat argentin en d&#233;tournant des fonds importants ou en obtenant des aides. A titre d'exemple le dernier scandale de blanchiment d'argent, impliquant des responsables de la Banque centrale et du S&#233;nat, est de l'ordre de 4,5 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la crise venant, cette bourgeoisie a vu ses marges se r&#233;tr&#233;cir. C'est cet &#233;l&#233;ment qui, ajout&#233; au d&#233;but de mobilisation des secteurs populaires et ouvriers, a provoqu&#233; la fin de la parenth&#232;se p&#233;roniste, version n&#233;olib&#233;rale, de Carlos Menem et vu l'accession au pouvoir d'une coalition entre le vieux parti de l'Union Civique Radicale (partisan de l'amnistie des crimes de la dictature) et le FREPASO (Front pour un Pays Solidaire), coalition de centre gauche. Le gouvernement De La Rua, intronis&#233; en d&#233;cembre 1999, incarnait un semblant d'alternance avec son langage plus social. L'illusion fut de courte dur&#233;e. Avec un recul industriel et des investissements (-25 %), un alourdissement de la dette ext&#233;rieure, la soi-disant troisi&#232;me voie n'aura dur&#233; que le temps de se rendre compte qu'il s'agissait d'un r&#233;formisme sans r&#233;formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les travailleurs, la note sera sal&#233;e : le taux officiel du ch&#244;mage est pass&#233; &#224; 14,7 %, auquel s'ajoute le taux officiel de sous-emploi de 14,6 %. En 2000, 400 000 habitants de Buenos Aires, la capitale, sont pass&#233;s sous le seuil de pauvret&#233;. 14 millions d'Argentins (sur 35 millions) sont dans la mis&#232;re la plus noire. A ce jour, le pays traverse le septi&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233; en deux ans. Ces plans consistelt essentiellement &#224; r&#233;duire les d&#233;ficits publics : baisser les retraites (de 10 &#224; 20 %) et les salaires des fonctionnaires (de 8 &#224; 20 % selon les plans), diminuer les aides de ch&#244;mage (200 000 b&#233;n&#233;ficiaires pour pr&#232;s de 4 millions de ch&#244;meurs). Le dernier plan en date, &#171; z&#233;ro d&#233;ficit &#187;, impliquerait non seulement des baisses des retraites, une hausse des imp&#244;ts, un gel des salaires, et selon le journal bourgeois La Nacion (16/07/01) &#171; &lt;em&gt;le licenciement de 300 000 employ&#233;s des gouvernements de provinces&lt;/em&gt; &#187;. Le gouvernement joue aujourd'hui, en les versant avec retard, avec les retraites de 700 000 personnes, ou les salaires de 200 000 travailleurs d'&#201;tat et pr&#232;s de 100 000 enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Explosions sociales et mobilisations&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 20 mois, des gr&#232;ves et des mobilisations ont combin&#233; &#224; la fois des secteurs syndicaux des travailleurs d'&#201;tat, et un fort mouvement de ch&#244;meurs, les &#171; piqueteros &#187; qui coupent les routes bloquant ainsi le trafic des marchandises dans le pays. Une agitation aux mois de mars et avril 2000 contre la r&#233;forme du Code du Travail aboutissait &#224; une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le 5 mai. Puis ce fut la r&#233;volte des ch&#244;meurs dans la province int&#233;rieure de Salta, avec des occupations &#224; Tartagal et Mosconi. A ce premier choc succ&#233;dait une s&#233;rie de gr&#232;ves des travailleurs d'Etat qui voyaient leurs salaires r&#233;duits de 10 %, menant &#224; la gr&#232;ve nationale du 9 juin. Il y eut aussi des gr&#232;ves dans les secteurs des transports, du sucre, de la p&#234;che, des c&#233;ramiques. Malgr&#233; la pause instaur&#233;e par toutes les centrales syndicales p&#233;roniste, dissidente ou de centre gauche, le mouvement des ch&#244;meurs repartait, cette fois &#224; Matanza, banlieue populaire de 2 millions d'habitants de la capitale, en demandant des allocations ch&#244;mage pour tous. A Tartagal, suite &#224; une dure r&#233;pression, on comptait les premiers morts. S'en suivirent saccages de commissariats et prises d'otages de policiers. Cette situation mena &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 36 heures des 23 et 24 novembre, qui rassemblait 6,5 millions de travailleurs, et pr&#232;s de 150 000 &#171; piqueteros &#187;. Depuis gr&#232;ves et manifestations continuent (manifestation de 30 000 ch&#244;meurs &#224; Buenos Aires en juillet dernier). Les &#171; piqueteros &#187; constituent un &#233;l&#233;ment dynamique croissant dans cette crise sociale. Les coupures de routes sont pass&#233;es de 140 en 1997 &#224; 476 en 2000, et davantage encore cette ann&#233;e. La plupart du temps, elles sont le fait de mobilisations de quartiers d&#233;sh&#233;rit&#233;s, mais aussi de travailleurs r&#233;cemment licenci&#233;s et de leurs familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici ou l&#224; des jonctions ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es entre les travailleurs et le mouvement des ch&#244;meurs, lors de gr&#232;ves comme &#224; Campo Duran, entreprise de transport, ou de l'EPEC (entreprise d'&#233;lectricit&#233; en voie de privatisation) &#224; Cordoba, la deuxi&#232;me ville du pays, lors des affrontements avec la police. Mais les grands secteurs industriels et les grandes concentrations ouvri&#232;res restent, pour l'instant, dans l'expectative. Et le premier congr&#232;s des piqueteros n'a pas vu &#233;merger une politique claire allant dans le sens d'une volont&#233; de coordination avec le reste du prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Probl&#232;mes et perspectives&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette jonction entre les travailleurs et les ch&#244;meurs, autour d'une perspective de classe, est la seule garantie d'une issue positive &#224; la crise sociale. Sans rien attendre des directions syndicales qui pr&#233;tendent &#171; r&#233;sister &#187;. Sans rien attendre non plus de cette bourgeoisie argentine. Car s'il est &#233;vident que les Etats-Unis, ou l'Union Europ&#233;enne, ont des responsabilit&#233;s majeures dans la crise sociale, celles de la bourgeoisie nationale ne sont pas moindres. Les 10 % les plus riches qui gagnent 26,4 fois plus que les 10 % les plus pauvres ne le sont pas par hasard. Tout comme les 70 milliards de dollars plac&#233;s par les bourgeois argentins &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or les illusions dans la d&#233;mocratie parlementaire restent tr&#232;s pr&#233;sentes. Ce qui donne quelque latitude au gouvernement De La Rua pour pr&#233;parer une politique visant &#224; faire payer encore plus durement la crise par les travailleurs et les pauvres. Quelques signes, comme la nomination du dernier ministre de l'&#201;conomie, Cavallo (ancien pr&#233;sident de la Banque Centrale pendant la dictature, et ancien ministre de Menem) et le vote des &#171; pleins pouvoirs &#187; qu'il a obtenu du s&#233;nat, ou encore l'entra&#238;nement actuellement par l'arm&#233;e am&#233;ricaine des gendarmes des provinces du Nord, ne pr&#233;sagent rien de bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections d'octobre vont certes permettre d'&#233;valuer, m&#234;me de fa&#231;on d&#233;form&#233;e, le climat, et il est bon que des listes emmen&#233;es par des militants r&#233;volutionnaires se pr&#233;sentent. Mais pour l'extr&#234;me gauche argentine, ces &#233;lections, m&#234;me si elle sait les utiliser pour toucher le milieu prol&#233;tarien, ne peuvent &#234;tre qu'un des volets de la politique n&#233;cessaire pour la mettre en mesure de donner la perspective d'une issue ouvri&#232;re &#224; la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tristan KATZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La sant&#233; malade du profit
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-sante-malade-du-profit</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>

		<description>Un des premiers droits fondamentaux est le droit &#224; la sant&#233;, le droit de se soigner. Dans le syst&#232;me capitaliste, pourtant la production des biens de sant&#233; (m&#233;dicaments, soins hospitaliers) est r&#233;serv&#233;e &#224; la minorit&#233; cibl&#233;e par les trusts du complexe m&#233;dico-industriel. Un chirurgien am&#233;ricain peut ex&#233;cuter une t&#233;l&#233;-op&#233;ration de la v&#233;sicule biliaire &#224; 7000 kilom&#232;tres de distance, mais les trois quarts de l'humanit&#233; n'ont acc&#232;s qu'&#224; des m&#233;dicaments de fortune et sont encore d&#233;vast&#233;s&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-sante-malade-du-profit-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La sant&#233; malade du profit
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un des premiers droits fondamentaux est le droit &#224; la sant&#233;, le droit de se soigner. Dans le syst&#232;me capitaliste, pourtant la production des biens de sant&#233; (m&#233;dicaments, soins hospitaliers) est r&#233;serv&#233;e &#224; la minorit&#233; cibl&#233;e par les trusts du complexe m&#233;dico-industriel. Un chirurgien am&#233;ricain peut ex&#233;cuter une t&#233;l&#233;-op&#233;ration de la v&#233;sicule biliaire &#224; 7000 kilom&#232;tres de distance, mais les trois quarts de l'humanit&#233; n'ont acc&#232;s qu'&#224; des m&#233;dicaments de fortune et sont encore d&#233;vast&#233;s par des &#233;pid&#233;mies pour lesquelles le traitement est connu depuis des dizaines d'ann&#233;es, mais qui restent hors de leur port&#233;e. Dans ce domaine comme dans bien d'autres ce ne sont pas les besoins sociaux qui guident la production de m&#233;dicaments ou d'&#233;quipements m&#233;dicaux, mais la recherche permanente de profits pour les trusts priv&#233;s qui monopolisent ce secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me dans les pays imp&#233;rialistes o&#249; la population b&#233;n&#233;ficie encore de syst&#232;mes de protection sociale, ces trusts imposent leurs lois et des co&#251;ts de sant&#233; qui drainent des profits colossaux r&#233;alis&#233;s gr&#226;ce aux cotisations sociales ou aux assurances des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La socialisation des industries de sant&#233;, dans des organismes publics enti&#232;rement tourn&#233;s vers la production de m&#233;dicaments, d'&#233;quipements m&#233;dicaux et chirurgicaux &#224; bas prix permettant &#224; l'ensemble de l'humanit&#233; de b&#233;n&#233;ficier du droit &#224; la vie et &#224; une sant&#233; gratuite est bien au sens propre une revendication vitale. Et une des raisons fondamentales de combattre et d'abattre le capitalisme &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les m&#233;dicaments sont une marchandise&#8230; profitable
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-medicaments-sont-une-marchandise-profitable</link>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>Comme beaucoup d'autres secteurs, l'industrie pharmaceutique est l'objet depuis quelques ann&#233;es de concentrations &#224; l'&#233;chelle mondiale, mais la particularit&#233; de cette industrie est qu'elle est sens&#233;e apporter la sant&#233;, aider &#224; vivre et &#224; vaincre des maladies. &lt;br /&gt;On en est &#233;videmment loin et quelques chiffres sont &#224; eux seuls r&#233;v&#233;lateurs : aujourd'hui 15% de la population mondiale consomme 81% des m&#233;dicaments vendus. Evidemment ces 15% se concentrent en Am&#233;rique du Nord, Union&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme beaucoup d'autres secteurs, l'industrie pharmaceutique est l'objet depuis quelques ann&#233;es de concentrations &#224; l'&#233;chelle mondiale, mais la particularit&#233; de cette industrie est qu'elle est sens&#233;e apporter la sant&#233;, aider &#224; vivre et &#224; vaincre des maladies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en est &#233;videmment loin et quelques chiffres sont &#224; eux seuls r&#233;v&#233;lateurs : aujourd'hui 15% de la population mondiale consomme 81% des m&#233;dicaments vendus. Evidemment ces 15% se concentrent en Am&#233;rique du Nord, Union europ&#233;enne et Japon&#8230; L'Europe de l'est, l'Asie et l'Afrique repr&#233;sentent ensemble &#224; peine plus de 11% du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux raisons essentielles : la premi&#232;re, commune au reste de l'&#233;conomie, est &#233;videmment la concentration du march&#233; l&#224; o&#249; les populations ont les moyens d'acheter des m&#233;dicaments ; la seconde est le lien entre ce march&#233; et les syst&#232;mes de sant&#233;, puisque une bonne partie de l'achat de ces m&#233;dicaments est pris en charge dans ces pays par les syst&#232;mes de protection sociale, publics ou priv&#233;s. C'est donc dans cette zone du monde que le complexe m&#233;dico-industriel concentre son activit&#233; pour qu'elle soit la plus rentable. Et rentable elle l'est, puisque la profitabilit&#233; de la pharmacie est deux fois sup&#233;rieure &#224; celle de la chimie, et que de plus en plus les grands trusts de la Chimie diff&#233;rencient leur activit&#233; pharmacie et cr&#233;ent des structures mondiales regroupant Recherche et D&#233;veloppement, production et distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une dizaine de grands trusts de la pharmacie se sont constitu&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es, am&#233;ricains et europ&#233;ens : en t&#234;te l'am&#233;ricain Pfizer (anticholest&#233;rol, Lipitor et Viagra), en second le britannique GlaxoSmithKline. Viennent ensuite Sanofi-Synthelabo, l'allemand Bayer, AHP (American Home Products), Aventis, Lilly (le fabricant du Prozac), Novartis, Roche&#8230; La majorit&#233; d'entre eux sont le produit de fusions r&#233;centes : Pfizer avec Warner-Lambert, Pharmacia avec Monsanto, Bristol-Myers avec Dupont, Hoechst et Rh&#244;ne-Poulenc qui ont form&#233; Aventis&#8230; ces concentrations se traduisant le plus souvent par des milliers de suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Maintenir les trusts en bonne sant&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me de ce secteur est comme toujours la profitabilit&#233;, avec une particularit&#233; qui est le temps limit&#233; des brevets (de 10 &#224; 15 ans) qui impose de rentabiliser le m&#233;dicament sur un temps court et donc de jouer sur l'&#233;chelle de la vente. En effet, si en France la fabrication des m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques ne couvre que 5% du march&#233;, ce chiffre est de 50% aux Pays-Bas, plus de 40% aux USA et 33% en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre param&#232;tre est le co&#251;t tr&#232;s &#233;lev&#233; des travaux de Recherche et de D&#233;veloppement Un m&#233;dicament n'est mis sur le march&#233; que si l'on est s&#251;r de son succ&#232;s commercial. En pratique, les labos visent les block-busters (mot am&#233;ricain d&#233;signant &#224; l'origine les tr&#232;s grosses bombes), les &#171; m&#233;ga-m&#233;dicaments &#187; : 22 d'entre eux repr&#233;sentent des chiffres d'affaires sup&#233;rieurs &#224; 5 milliards de francs. La plupart des grands labos vivent donc sur quelques m&#233;dicaments phares : l'anglo-su&#233;dois Astra-Zeneca r&#233;alise 40% de ses ventes sur un anti-ulc&#233;reux le Losec&#8230; qui va &#171; malheureusement &#187; tomber dans le domaine public.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Acheter le m&#233;decin pour vendre sa marque&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette recherche du profit concentr&#233;e sur certaines sp&#233;cialit&#233;s am&#232;ne tous les grands trusts &#224; apporter beaucoup plus de soins au marketing qu'&#224; la recherche. Les 15 plus gros laboratoires am&#233;ricains d&#233;pensent ensemble pr&#232;s de trois fois plus en marketing et frais administratifs qu'en R&amp;D (Pfizer, par exemple, a d&#233;pens&#233; 39% de son CA en 1999). Les entreprises fran&#231;aises d&#233;pensent chaque ann&#233;e 12 milliards de francs au titre de la promotion aupr&#232;s des prescripteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le laboratoire am&#233;ricain Lily a men&#233; une v&#233;ritable campagne de guerre pour faire vendre le Prozac en France. Campagne aupr&#232;s des psychiatres pour obtenir des avis d'experts, campagne dans la presse m&#233;dicale, s&#233;duction aupr&#232;s des g&#233;n&#233;ralistes&#8230; la boucle est boucl&#233;e, ce m&#233;dicament-miracle contre la d&#233;pression est prescrit d&#233;sormais &#224; 85% par des g&#233;n&#233;ralistes. Et la France est un march&#233; de choix, puisque les Fran&#231;ais consomment, par exemple, huit fois plus de tranquillisants que les britanniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de secteurs donnent lieu &#224; tant de d&#233;penses de stages/vill&#233;giatures, de plaquettes luxueuses, de travail de lobbying aupr&#232;s des minist&#232;res, de pressions directes sur les chercheurs universitaires, de mise sur pied d'arm&#233;es compl&#232;tes de visiteurs m&#233;dicaux&#8230; Ainsi en France, tous ceux qui ont eu des bronchites connaissent le Rhinatiol&#8230; tr&#232;s peu la carbocist&#233;ine qui a rigoureusement les m&#234;mes effets. Mais le premier est produit et efficacement distribu&#233; par Sanofi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gaspillages colossaux d'un c&#244;t&#233;, abandon de la recherche et de la production sur des produits de grande n&#233;cessit&#233;, prix exorbitants des certains m&#233;dicaments pour assurer les profits : les grandes d&#233;clarations minist&#233;rielles et patronales sur le syst&#232;me de sant&#233; ne s'attaquent &#233;videmment jamais &#224; ce syst&#232;me du complexe m&#233;dico-industriel. La recherche, la fabrication et la distribution des m&#233;dicaments sont pourtant bien un besoin social qui devrait &#234;tre totalement g&#233;r&#233; comme un service public, un service social qui touche un des besoins fondamentaux de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent CARASSO&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Toujours plus &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aux USA, en 2000, les dix plus gros laboratoires pharmaceutiques ont r&#233;alis&#233; un chiffre d'affaires de 179 milliards de dollars, avec une valeur ajout&#233;e de&#8230; 121 milliard de dollars (soit l'&#233;quivalent du PIB d'un pays comme la Gr&#232;ce ou le Portugal). Avec des taux de 18,6 &#224; 30%, ils atteignent la marge nette la plus &#233;lev&#233;e de toutes les industries am&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe Sanofi-Synthelabo a, en 2000, am&#233;lior&#233; son b&#233;n&#233;fice annuel de.. 58% avec 985 millions d'euros. Et au 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2001, ce groupe a encore am&#233;lior&#233; de 50% son b&#233;n&#233;fice avec 671 millions d'euros. Pour le m&#234;me semestre, le groupe suisse Novartis a am&#233;lior&#233; son r&#233;sultat de 10% avec 2,44 milliards d'euros. Le groupe Roche, toujours au 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; semestre 2001, a d&#233;gag&#233; un b&#233;n&#233;fice net de 1,97 milliards d'euros. Ce groupe, trouvant sa marge trop faible (18% du chiffre d'affaires en 2000), a d&#233;cid&#233; de supprimer 3000 emplois pour porter cette marge &#224; plus de 20%. Quant au num&#233;ro 1 mondial Pfizer, il a annonc&#233; pour le second trimestre 2001 une progression de 30% de son b&#233;n&#233;fice net avec 2,17 milliards d'euros !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La S&#233;cu : bon pied bon &#339;il, mais aussi bons portefeuilles !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-Secu-bon-pied-bon-oeil-mais-aussi-bons-portefeuilles</link>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>La mise en place des syst&#232;mes nationaux de protection sociale &#224; partir de 1945, dans nombre de pays d&#233;velopp&#233;s, est un progr&#232;s incontestable pour les salari&#233;s. &lt;br /&gt;Mais il faut aussi le relativiser : le choix, fait en France, d'une &#171; gestion paritaire &#187; des caisses, c'est-&#224;-dire en fait d'une collaboration permanente, institutionnalis&#233;e, entre l'Etat, les syndicats et le patronat, ne doit pas faire oublier que ces &#171; partenaires sociaux &#187; ne font que g&#233;rer une forme d'&#233;pargne, socialis&#233;e,&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mise en place des syst&#232;mes nationaux de protection sociale &#224; partir de 1945, dans nombre de pays d&#233;velopp&#233;s, est un progr&#232;s incontestable pour les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut aussi le relativiser : le choix, fait en France, d'une &#171; gestion paritaire &#187; des caisses, c'est-&#224;-dire en fait d'une collaboration permanente, institutionnalis&#233;e, entre l'Etat, les syndicats et le patronat, ne doit pas faire oublier que ces &#171; partenaires sociaux &#187; ne font que g&#233;rer une forme d'&#233;pargne, socialis&#233;e, des travailleurs. Les cotisations dites &#171; patronales &#187; sont, tout autant que les cotisations &#171; salariales &#187;, du salaire diff&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps la politique sociale de l'Etat est une bonne affaire pour certains capitalistes, puisque le secteur de la sant&#233; est devenu particuli&#232;rement florissant gr&#226;ce &#224; la s&#233;curit&#233; sociale !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un gigantesque transfert de fonds publics vers le priv&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la masse financi&#232;re qui transite par les organismes de s&#233;curit&#233; sociale est devenue consid&#233;rable (pr&#232;s de 2000 milliards de francs, davantage que le budget de l'Etat fran&#231;ais), tout cet argent n'en retourne pas moins en partie dans des caisses priv&#233;es, celles des cliniques, des m&#233;decins lib&#233;raux, et encore plus des grands trusts pharmaceutiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi instituant en mai 1946 la s&#233;curit&#233; sociale, en laissant aux malades le choix du m&#233;decin et de l'h&#244;pital, a favoris&#233; le commerce de la sant&#233;. Le syst&#232;me de sant&#233; en France se distingue en effet par l'extension d'un important secteur d'hospitalisation priv&#233; et commercial et l'exercice &#171; en ville &#187; de la majorit&#233; des m&#233;decins. Ce qui a assur&#233; au priv&#233; une part non n&#233;gligeable du &#171; march&#233; &#187; de la sant&#233;, alors que les d&#233;penses maladies couvertes par la S&#233;cu repr&#233;sentent 9,8% du PIB aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, les remboursements de la s&#233;curit&#233; sociale, absolument n&#233;cessaires &#224; la population, ont &#233;t&#233; une manne pour l'industrie pharmaceutique, que l'Etat a laiss&#233; vendre, et faire payer au prix fort ses m&#233;dicaments, tout en subventionnant une partie de la recherche. C'est aussi une manne pour les fabricants de mat&#233;riel m&#233;dical, les investissements en la mati&#232;re &#233;tant de plus en plus lourds. Quant &#224; l'enseignement m&#233;dical, qui offre &#224; ces entreprises leur main d'&#339;uvre qualifi&#233;e, il est assur&#233; &#224; 88% par l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le bluff de la gauche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand la gauche, dans les ann&#233;es 1980, s'est charg&#233;e de &#171; r&#233;former &#187; la S&#233;cu, c'est-&#224;-dire d'y imposer des mesures d'aust&#233;rit&#233;, elle a fait mine de d&#233;noncer ce &#171; lib&#233;ralisme &#224; la fran&#231;aise &#187;. Aubry, puis Guigou, ont repris ce vieux langage en reprochant aux trusts de vivre (un peu trop) aux crochets de la S&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'apr&#232;s avoir tent&#233; d'imposer aux m&#233;decins lib&#233;raux un plus grand contr&#244;le de leurs prescriptions, Aubry a baiss&#233; les prix de certains m&#233;dicaments. Mais elle a aussi r&#233;duit pour d'autres les remboursements, voire ray&#233; certains de la liste des remboursables, en pr&#233;tendant que c'&#233;tait des m&#233;dicaments &#171; de confort &#187;, un luxe pour les malades&#8230; ! Guigou, en juin dernier, s'est faite &#224; son tour un peu de publicit&#233; en baissant de 10% en moyenne les prix de quelques centaines de m&#233;dicaments, dont l'efficacit&#233; th&#233;rapeutique serait &#171; insuffisante &#187;, et en encourageant l'emploi des g&#233;n&#233;riques, moins chers, et donc moins profitables aux fabriquants. Les groupes pharmaceutiques ont pleurnich&#233; sur un manque &#224; gagner de 800 millions &#224; un milliard de francs. Mais c'est une goutte d'eau dans l'oc&#233;an de leurs profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures soi-disant &#171; anti-trusts &#187;, c'est en r&#233;alit&#233; l'arbre qui cache la for&#234;t. Les gouvernements, de droite comme de gauche, affirment depuis longtemps vouloir ramener le total des d&#233;penses de sant&#233; couvertes par la s&#233;curit&#233; sociale de 9,8% &#224; 6 ou 7% du PIB, dans la &#171; moyenne europ&#233;enne &#187;, para&#238;t-il&#8230; Ainsi malgr&#233; tous les discours sur les efforts partag&#233;s, les gouvernements n'ont cess&#233; de baisser les &#171; charges &#187; patronales &#224; coups d'exon&#233;rations, tout en faisant porter l'essentiel des &#233;conomies sur les h&#244;pitaux publics, rationn&#233;e en moyens et en personnels, et sur les travailleurs, pri&#233;s de mettre toujours plus la main &#224; la poche et d'aller moins souvent chez le m&#233;decin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le montrent 20 ans de politiques d'aust&#233;rit&#233;, toutes ces r&#233;formes qui pr&#233;tendent mieux &#171; contr&#244;ler &#187; les d&#233;penses de sant&#233; (ce qui en soi n'est pas choquant) ne visent pas &#224; rogner le bas de laine des m&#233;decins lib&#233;raux, encore moins &#224; limiter le parasitisme de la S&#233;cu par les cliniques priv&#233;es et les g&#233;ants priv&#233;s de la pharmacie, mais &#224; limiter l'acc&#232;s aux soins de la population, notamment des plus d&#233;munis : pr&#232;s du quart de la population d&#233;clarent avoir renonc&#233; durant l'ann&#233;e &#224; certains soins m&#233;dicaux parce que leur remboursement est trop limit&#233;. C'est cela le v&#233;ritable bilan de leur politique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Aux petits soins des profits pour les cliniques priv&#233;es
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Aux-petits-soins-des-profits-pour-les-cliniques-privees</link>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>L'activit&#233; des h&#244;pitaux, publics et priv&#233;s, repr&#233;sentait 348 milliards de francs en 1996, soit 48 % des d&#233;penses m&#233;dicales en France, pr&#232;s de 5 % du Produit Int&#233;rieur Brut. Plus d'un million de personnes travaillent dans les h&#244;pitaux et les cliniques. Cette importante activit&#233; est certes &#224; majorit&#233; g&#233;r&#233;e par l'Etat, mais elle est d'ores et d&#233;j&#224; une source de revenus et de profits pour bien des entreprises priv&#233;es. &lt;br /&gt;Dans les h&#244;pitaux publics, les occasions de profits pour des&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'activit&#233; des h&#244;pitaux, publics et priv&#233;s, repr&#233;sentait 348 milliards de francs en 1996, soit 48 % des d&#233;penses m&#233;dicales en France, pr&#232;s de 5 % du Produit Int&#233;rieur Brut. Plus d'un million de personnes travaillent dans les h&#244;pitaux et les cliniques. Cette importante activit&#233; est certes &#224; majorit&#233; g&#233;r&#233;e par l'Etat, mais elle est d'ores et d&#233;j&#224; une source de revenus et de profits pour bien des entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les h&#244;pitaux publics, les occasions de profits pour des entreprises priv&#233;es ne manquent pas : restauration, blanchisserie, gestion de services comme la t&#233;l&#233;vision, nettoyage, etc&#8230; Les h&#244;pitaux se fournissent aupr&#232;s d'entreprises petites et grandes, pour tout le mat&#233;riel m&#233;dical, y compris les mat&#233;riels les plus lourds (scanners, IRM, surveillance cardiaque&#8230;) produits par des grandes entreprises comme Siemens, Philips ou General Electric : cela repr&#233;sente 30 milliards de francs de chiffres d'affaires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La part du priv&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il y a les h&#244;pitaux et les cliniques priv&#233;s : sur 4200 &#233;tablissements de sant&#233;, 3145 sont priv&#233;s. Ces &#233;tablissements, de dimension moyenne inf&#233;rieure aux h&#244;pitaux publics, repr&#233;sentent 35 % des lits d'hospitalisation. Avec d'une part les h&#244;pitaux priv&#233;s &#171; &#224; but non lucratif &#187; qui sont tenus par des associations, mutuelles, congr&#233;gations religieuses, la Croix-Rouge, etc&#8230; Et d'autre part, les h&#244;pitaux priv&#233;s &#171; &#224; but lucratif &#187;, les cliniques qui sont de v&#233;ritables entreprises. Elles repr&#233;sentent 20 % des lits. Leur poids en France est plus important que dans la majorit&#233; des pays d'Europe (except&#233; l'Allemagne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cliniques connaissent depuis une vingtaine d'ann&#233;es d'importantes transformations. La grande majorit&#233; ont &#233;t&#233; ouvertes dans la p&#233;riode de l'apr&#232;s-guerre jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 1970. Ce sont le plus souvent de petits et moyens &#233;tablissements dirig&#233;s par des m&#233;decins. Mais depuis les ann&#233;es 1970, les politiques de rigueur et de ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; ont commenc&#233; &#224; produire leurs effets : l'Etat les soumet &#224; un plus grand contr&#244;le et en particulier r&#233;glemente l'ouverture de lits. Cela a acc&#233;l&#233;r&#233; certaines mutations qui continuent aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Partage des t&#226;ches&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un premier aspect de cette &#233;volution est la sp&#233;cialisation croissante des activit&#233;s des cliniques priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, la chirurgie est de plus en plus l'activit&#233; principale des cliniques : ainsi 60 % des entr&#233;es en h&#244;pital priv&#233; sont des entr&#233;es en chirurgie, alors que la chirurgie repr&#233;sente 30 % des entr&#233;es &#224; l'h&#244;pital public. Les cliniques priv&#233;es se concentrent sur des activit&#233;s rentables, par exemple les maladies de l'&#339;il (68 % dans le priv&#233;), les maladies de l'appareil digestif (60 % dans le priv&#233;, mais pas le traitement de la cirrhose du foie, g&#233;r&#233; &#224; 90 % par le public&#8230;). Ce sont des op&#233;rations o&#249; le risque vital est tr&#232;s faible, qui peuvent &#234;tre programm&#233;es &#224; l'avance (et non en urgence), ce qui permet de rentabiliser au maximum les lits : dans le planning, ceux-ci sont toujours occup&#233;s, et la nature des pathologies trait&#233;s fait que le dur&#233;e moyenne du s&#233;jour est sensiblement inf&#233;rieur dans les cliniques que dans les h&#244;pitaux. En particulier, le priv&#233; investit la chirurgie ambulatoire, c'est-&#224;-dire les op&#233;rations chirurgicales sans hospitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les cliniques laissent volontiers aux h&#244;pitaux publics les plus petites pathologies et les urgences. Autant d'activit&#233;s &#224; faible valeur ajout&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce choix des cliniques pour les actes m&#233;dicaux les plus rentables n'est pas chose nouvelle, mais la sp&#233;cialisation s'accro&#238;t, et la politique de l'Etat est d'aller dans ce sens. Dans le cadre des op&#233;rations de restructurations, de fermetures de services et de lits des h&#244;pitaux publics, la politique actuelle est de &#171; compl&#233;mentarit&#233; &#187; ou de &#171; coop&#233;ration &#187; entre public et priv&#233;. Au nom de la rationalisation et de la ma&#238;trise des d&#233;penses, l'Etat d&#233;cide la fermeture d'un service de chirurgie dans un h&#244;pital public au motif que les services de chirurgie du priv&#233; assurent le m&#234;me prestation : voil&#224; qui assure &#224; tous les coups une client&#232;le au secteur priv&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coop&#233;ration public-priv&#233; conna&#238;t bien des exp&#233;riences. Certaines, telles par exemple la cession de missions de service public comme les urgences &#224; des cliniques contre subventions, ne font pas recette : les cliniques jugent le plus souvent ces activit&#233;s peu rentables. Par contre la mise sous le m&#234;me toit d'un h&#244;pital public et de cliniques semble int&#233;resser davantage ces derni&#232;res : ainsi &#224; Carpentras, l'h&#244;pital public et deux cliniques priv&#233;es ont investi un m&#234;me b&#226;timent neuf, dont la construction a &#233;t&#233; avanc&#233;e par l'Etat. L'h&#244;pital assure la m&#233;decine, la gyn&#233;cologie-obst&#233;trique, les soins intensifs et les urgences, les cliniques assurent la chirurgie. Certains patients arrivant des urgences publiques sont donc envoy&#233;s dans la clinique priv&#233;e, sous le m&#234;me toit, pour la suite du traitement. Quand aux services techniques, ils sont mis en commun pour le public et le priv&#233;, ce qui r&#233;duit les investissements du secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Concentration en marche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un autre aspect de l'&#233;volution des cliniques priv&#233;es est la tendance &#224; la constitution de groupes rassemblant plusieurs cliniques, &#224; l'image des Etats-Unis o&#249; moins d'une dizaine de groupes capitalistes g&#232;rent 70 % des h&#244;pitaux priv&#233;s. La sp&#233;cialisation dans la chirurgie impose en effet l'investissement dans du mat&#233;riel lourd (scanner, IRM, salles d'op&#233;ration), particuli&#232;rement co&#251;teux. Par ailleurs, bien des cliniques ont eu &#224; faire face &#224; des difficult&#233;s financi&#232;res dans le cadre des restructurations et ont &#233;t&#233; rachet&#233;es par des groupes plus puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La G&#233;n&#233;rale de Sant&#233;, soci&#233;t&#233; cot&#233;e en Bourse depuis juin 2001, est le plus grand groupe de cliniques d'Europe : il regroupe en France 91 &#233;tablissements de sant&#233; et 46 &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, ce qui repr&#233;sente 11 520 lits. En outre, ce groupe d&#233;tient une trentaine de cliniques en Angleterre et quelques autres en Europe, et offre des services dans des h&#244;pitaux publics ou priv&#233;s (nettoyage, gestion de mat&#233;riel, t&#233;l&#233;phone et boutiques, informatique&#8230;). Cette entreprise annonce un chiffre d'affaires de 5,8 milliards de francs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes un tel groupe reste l'exception, et on est loin d'une hospitalisation priv&#233;e g&#233;r&#233;e uniquement par des grands conglom&#233;rats : 80 % des cliniques priv&#233;es sont encore poss&#233;d&#233;es par les m&#233;decins qui les dirigent. Mais son d&#233;veloppement et son r&#233;cente introduction en Bourse sont significatifs de la tendance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Rentables, mais &#224; quel prix ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La FHP (f&#233;d&#233;ration de l'hospitalisation priv&#233;e), repr&#233;sentant le patronat des cliniques priv&#233;es, compte encore une fois sur l'Etat : elle vient de r&#233;clamer, d&#233;but septembre, une aide de 6 milliards de francs pour faire face au risque de d&#233;parts d'infirmi&#232;res vers le secteur public, apr&#232;s l'annonce de 45 000 embauches par les h&#244;pitaux publics. Les salaires dans le priv&#233; sont en effet inf&#233;rieurs &#224; ceux des h&#244;pitaux publics. C'est une des raisons pour lesquelles les cliniques priv&#233;es sont g&#233;r&#233;es &#224; &#171; moindre co&#251;t &#187;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Tr&#232;s ch&#232;res mol&#233;cules
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		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Tres-cheres-molecules</link>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>Des taux de rentabilit&#233; annuels de 20, 30, 40 %&#8230; : l'industrie pharmaceutique est une mine d'or pour ses actionnaires. A condition de soutenir une concurrence de plus en plus acharn&#233;e, qui am&#232;ne les laboratoires &#224; accro&#238;tre le rythme de leur production de nouveaux produits &#8211; pour les march&#233;s solvables, bien s&#251;r. Les grands groupes estiment aujourd'hui devoir sortir tous les ans au moins deux ou trois mol&#233;cules nouvelles d'un march&#233; d'un milliard de dollars chacune. Ce &#171; productivisme&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des taux de rentabilit&#233; annuels de 20, 30, 40 %&#8230; : l'industrie pharmaceutique est une mine d'or pour ses actionnaires. A condition de soutenir une concurrence de plus en plus acharn&#233;e, qui am&#232;ne les laboratoires &#224; accro&#238;tre le rythme de leur production de nouveaux produits &#8211; pour les march&#233;s solvables, bien s&#251;r. Les grands groupes estiment aujourd'hui devoir sortir tous les ans au moins deux ou trois mol&#233;cules nouvelles d'un march&#233; d'un milliard de dollars chacune. Ce &#171; productivisme &#187; accru les am&#232;ne &#224; comprimer autant que possible les frais de recherche &#8211; pourtant la principale activit&#233; socialement utile de cette industrie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Cuisine contre recherche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, les laboratoires multiplient les avatars de m&#233;dicaments d&#233;j&#224; connus, commercialis&#233;s comme des nouveaut&#233;s. Nouveaux dosages de vieilles mol&#233;cules, copies d'autres poss&#233;dant les m&#234;mes effets th&#233;rapeutiques (quitte &#224; obtenir des autorit&#233;s sanitaires qu'elles modifient la posologie officielle)&#8230; En 1990, la revue m&#233;dicale Prescrire classait 50 % des nouveaux m&#233;dicaments du march&#233; fran&#231;ais dans la rubrique &#171; &lt;em&gt;n'apporte rien de nouveau &lt;/em&gt; &#187;. En 2000, le pourcentage montait &#224; 80 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus fondamentalement, les groupes cherchent &#224; externaliser leurs activit&#233;s de recherche, et &#224; en faire supporter le co&#251;t &#224; des fonds publics, en parasitant universit&#233;s et instituts de recherche. En 1980, aux Etats-Unis, la loi Bayh-Dole autorisait les inventions financ&#233;es par l'Etat &#224; &#234;tre brevet&#233;es. Cette loi fut ensuite compl&#233;t&#233;e par d'autres offrant des exemptions fiscales aux entreprises priv&#233;es finan&#231;ant la recherche universitaires, tout en incitant les partenaires universitaires &#224; se montrer coop&#233;ratifs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ainsi en novembre 1998 par exemple, l'universit&#233; californienne (publique) de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, 40% des frais de Recherche et D&#233;veloppement de l'ensemble des trusts pharmaceutiques am&#233;ricains sont financ&#233;s par l'institut national de la sant&#233;, organisme public&#8230; Une enqu&#234;te am&#233;ricaine estimait en 1995 que 11 des 14 nouveaux m&#233;dicaments les plus prometteurs de l'ann&#233;e &#233;taient issus de recherches financ&#233;es par l'Etat ! Quant au financement priv&#233; d'universit&#233;s am&#233;ricaines, il &#233;tait multipli&#233; par 8, et le nombre de brevets d&#233;pos&#233;s par les universit&#233;s, par 20&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;OPA sur les laboratoires publics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En France, on observe la m&#234;me &#233;volution des rapports entre recherche publique et entreprises priv&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Evolution qui ne concerne pas que l'industrie pharmaceutique bien s&#251;r, m&#234;me (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le plan U3M (&#171; universit&#233; troisi&#232;me mill&#233;naire &#187;) de l'ancien ministre de l'&#233;ducation All&#232;gre pr&#233;voyait une s&#233;rie de dispositions visant &#224; faciliter la cr&#233;ation &#171; d'incubateurs d'entreprises &#187; au sein des laboratoires, en encourageant les chercheurs &#224; se muer en patrons de start-up exploitant leurs travaux scientifiques (produits bien s&#251;r gr&#226;ce aux co&#251;teuses infrastructures pay&#233;es par des fonds publics). Le projet de r&#233;forme du CNRS de 1998 allait dans le m&#234;me sens&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'ailleurs, d&#232;s la m&#234;me ann&#233;e, l'organisme de recherche signait 2630 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un des aboutissements de cette politique, le projet G&#233;noplante, cr&#233;&#233; par le m&#234;me All&#232;gre en f&#233;vrier 1999, int&#233;ressant l'agro-industrie mais aussi la recherche pharmaceutique, offre &#224; des groupes priv&#233;s le concours d'impressionnants moyens scientifiques publics.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Dans le Tiers-monde, un mat&#233;riau humain gratuit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un troisi&#232;me volet de la strat&#233;gie de minimisation des co&#251;ts scientifiques du business pharmaceutique concerne les derni&#232;res phases de l'invention de m&#233;dicaments : tests, puis validation scientifique, pour arriver aux autorisations de mise sur le march&#233;. De plus en plus, les laboratoires externalisent aussi leurs exp&#233;riences concernant la nocivit&#233; des produits sur les &#234;tres humains, dans le Tiers-monde cette fois, afin de gagner de l'argent et du temps (les brevets assurant l'exclusivit&#233; ont une dur&#233;e limit&#233;e &#224; 20 ans &#224; partir du d&#233;p&#244;t de la formule du produit, et non pas de sa mise sur le march&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi un laboratoire comme Pfizer s'est servi d'&#233;pid&#233;mies comme celle de m&#233;ningite qui a fait des milliers de victimes au Nig&#233;ria en 2000 pour organiser des exp&#233;ditions de tests de ses nouveaux produits sur des enfants, non conscients de servir de cobayes, dans des conditions de s&#233;curit&#233; n'ayant rien &#224; voir avec ce qui est exig&#233; dans les pays occidentaux &#8211; et avec une mortalit&#233; bien sup&#233;rieure. L'exemple de Pfizer est loin d'&#234;tre une exception, et certains Etats reprendraient ces pratiques pour leur compte. Ces exp&#233;ditions se font sous couvert de missions humanitaires financ&#233;es par ces groupes, qui plient bagages d&#232;s que leurs r&#233;coltes de statistiques sont suffisantes pour acc&#233;l&#233;rer significativement le processus de validation des produits dans leur pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins sordide mais tout aussi rentable, les laboratoires priv&#233;s se servent encore de leurs accointances avec le milieu scientifique pour faire valider scientifiquement leur production. Pour ne donner que ce chiffre, une enqu&#234;te du Los Angeles Times pr&#233;tend qu'entre 1998 et 2000, 19 des 40 articles de la rubrique &#171; drug therapy &#187; d'une des revues scientifiques de r&#233;f&#233;rence, le New England Journal of Medicine, &#233;taient r&#233;dig&#233;s par des m&#233;decins pay&#233;s par les laboratoires produisant les substances jug&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'ils demandent &#8211; et obtiennent &#8211; de s&#233;rieux allongements fiscaux au pr&#233;texte qu'ils auraient &#224; supporter un p&#233;nible effort de recherche, les groupes pharmaceutiques se comportent donc comme toutes les entreprises priv&#233;es, en se d&#233;barrassant de ce fardeau sur les finances, voire la sant&#233;, du public. Avec peut-&#234;tre des cons&#233;quences plus choquantes encore que pour les autres industries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;G&#232;ne de l'oseille&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 1998, le Parlement islandais signait un accord avec l'entreprise priv&#233;e DeCode Genetics, donnant &#224; celle-ci pour douze ans acc&#232;s &#224; l'int&#233;gralit&#233; des fichiers m&#233;dicaux des 270 000 Islandais, ainsi qu'&#224; un arbre g&#233;n&#233;alogique concernant 600 000 personnes. Gr&#226;ce &#224; cet &#233;norme &#171; mat&#233;riau &#187;, l'entreprise estime pouvoir cerner les causes g&#233;n&#233;tiques de nombreuses maladies, dont l'&#233;tude est command&#233;e par plusieurs partenaires (priv&#233;s eux aussi) en vue de traitements de maladies h&#233;r&#233;ditaires. Ce n'est qu'un exemple des man&#339;uvres de positionnement de nombreuses entreprises pharmaceutiques (des start-up aux g&#233;ants comme Novartis) dans le secteur de la technologie g&#233;n&#233;tique. Les experts n'attendent pas de retomb&#233;es s&#233;rieuses avant plusieurs ann&#233;es. Mais les tentatives de breveter tel ou tel g&#232;ne humain sont nombreuses, et on peut d&#233;j&#224; s'inqui&#233;ter du contr&#244;le pris par les entreprises priv&#233;es sur les informations g&#233;n&#233;tiques de populations enti&#232;res.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ainsi en novembre 1998 par exemple, l'universit&#233; californienne (publique) de Berkeley passait un accord avec le groupe Novartis : contre une subvention de 25 millions de dollars, celui-ci s'arrogeait le droit de profiter du tiers des d&#233;couvertes du laboratoire de microbiologie, et acqu&#233;rait deux des cinq si&#232;ges du comit&#233; de recherche du d&#233;partement. Globalement, entre 1987 et 1999, la part de financement public de l'universit&#233; passait de 50% &#224; 34%.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Evolution qui ne concerne pas que l'industrie pharmaceutique bien s&#251;r, m&#234;me si pour celle-ci les enjeux financiers sont particuli&#232;rement important &#8211; voir &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-12-novembre-decembre-2000-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;CR n. 12&lt;/a&gt; pour le cas de l' &#171; industrie de l'&#233;ducation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D'ailleurs, d&#232;s la m&#234;me ann&#233;e, l'organisme de recherche signait 2630 contrats avec 1050 entreprises industrielles, et 1570 avec des EPIC (&#233;tablissements publics &#224; caract&#232;re industriel ou commercial).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Maladies tropicales :c'est bien la loi du profit qui tue !
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Maladies-tropicales-c-est-bien-la-loi-du-profit-qui-tue</link>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>Chaque ann&#233;e, pr&#232;s de 17 millions de personnes meurent dans le monde des suites d'une maladie infectieuse (un d&#233;c&#232;s sur quatre). 97% surviennent dans les pays en voie de d&#233;veloppement. Seulement 8% des d&#233;penses pharmaceutiques sont consacr&#233;es &#224; ces pays qui repr&#233;sentent la grande majorit&#233; de la population mondiale. L'association &#171; M&#233;decins Sans Fronti&#232;res &#187; estime ainsi qu'un tiers de la population mondiale n'a pas acc&#232;s aux m&#233;dicaments essentiels. De nombreux d&#233;c&#232;s pourraient &#234;tre&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, pr&#232;s de 17 millions de personnes meurent dans le monde des suites d'une maladie infectieuse (un d&#233;c&#232;s sur quatre). 97% surviennent dans les pays en voie de d&#233;veloppement. Seulement 8% des d&#233;penses pharmaceutiques sont consacr&#233;es &#224; ces pays qui repr&#233;sentent la grande majorit&#233; de la population mondiale. L'association &#171; M&#233;decins Sans Fronti&#232;res &#187; estime ainsi qu'un tiers de la population mondiale n'a pas acc&#232;s aux m&#233;dicaments essentiels.&lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreux d&#233;c&#232;s pourraient &#234;tre &#233;vit&#233;s : des vaccins ou des traitements efficaces existent pour traiter certaines de ces maladies. Plusieurs raisons expliquent leur prolif&#233;ration et les ravages qu'elles causent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des budgets de sant&#233; exsangues&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#232;s aux traitements existants est rendu tr&#232;s difficile par la pauvret&#233; des infrastructures, aggrav&#233;e par les politiques dites &#171; d'ajustement structurel &#187; impos&#233;es par le FMI, la Banque Mondiale qui imposent une diminution des budgets de sant&#233; qui peut atteindre 25% de sommes d&#233;j&#224; insuffisantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple la lutte contre le paludisme (la malaria) n&#233;cessite simultan&#233;ment ass&#232;chement des marais, pulv&#233;risation des maisons et traitement des personnes infect&#233;es. Ce traitement global a permis d'&#233;liminer la maladie dans de nombreux pays : Etats-Unis en 1955, Europe en 1975. Le continent le plus touch&#233;, l'Afrique, n'a jamais pu financer un plan de cette ampleur, il en est aujourd'hui totalement incapable. Il y a une r&#233;surgence du paludisme et depuis 1970 le nombre de cas a doubl&#233; dans le monde. Aujourd'hui cette maladie, &#233;vitable et curable, touche 500 millions de personnes chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ailleurs, en Russie et en Europe centrale et orientale les restrictions budg&#233;taires qui ont gravement d&#233;t&#233;rior&#233; les services de sant&#233; sont en grande partie responsables de la r&#233;apparition de maladies comme la dipht&#233;rie et la tuberculose.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des m&#233;dicaments d&#233;clar&#233;s non rentables disparaissent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais on ne trouve pas toujours sur le march&#233; des m&#233;dicaments efficaces. L'industrie pharmaceutique a parfois abandonn&#233; leur production. Entre 1935 et 1970, pour r&#233;pondre aux int&#233;r&#234;ts militaires et coloniaux de l'imp&#233;rialisme cette industrie a montr&#233; son efficacit&#233; dans la lutte contre les maladies tropicales. Pour les trusts capitalistes, un m&#233;dicament est commercialis&#233; quand il permet des b&#233;n&#233;fices substantiels. Les &#233;conomies exsangues des pays en voie de d&#233;veloppement n'offrent plus un march&#233; solvable. En cons&#233;quence, des m&#233;dicaments efficaces dans le traitement des maladies tropicales qui n'affectent pas les pays riches disparaissent du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne sont ainsi plus fabriqu&#233;s depuis 1995 :
&lt;br /&gt;&#8212; le chloramph&#233;nicol huileux, efficace contre la m&#233;ningite,
&lt;br /&gt;&#8212; l'eflornitine, traitement s&#251;r et efficace contre la maladie du sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re maladie, mortelle quand elle n'est pas soign&#233;e avait presque &#233;t&#233; &#233;radiqu&#233;e. L'arr&#234;t des programmes de lutte, les guerres et les exodes qui en proviennent ont favoris&#233; une nouvelle propagation de la maladie d&#232;s les ann&#233;es 1970. &#171; M&#233;decins sans fronti&#232;res &#187; estime qu'elle fait 500 000 morts chaque ann&#233;e. Le seul traitement disponible suite &#224; l'arr&#234;t de fabrication de l'eflornithine, est vieux de 50 ans, contient de l'arsenic, est inop&#233;rant dans 30% des cas, mortel une fois sur 20 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des associations se sont mobilis&#233;es pour la reprise de la production de l'eflornithine. En mai 2001 l'OMS a sign&#233; avec plusieurs trusts pharmaceutiques dont Aventis et Bristol Meyer Squibb un accord pour cette relance. Des mauvais esprits ont constat&#233; qu'elle a co&#239;ncid&#233; avec le lancement d'un produit d&#233;pilatoire &#224; base d'eflornithine. Qu'en aurait-il &#233;t&#233; pour les Africains si l'on avait pas d&#233;couvert ce produit d&#233;pilatoire ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des recherches au point mort&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les maladies &#233;voluent, des microbes deviennent r&#233;sistants aux traitements habituels. C'est le cas du paludisme par exemple. La dur&#233;e d'efficacit&#233; des m&#233;dicaments avant que le microbe ne d&#233;veloppe une nouvelle r&#233;sistance est de plus en plus limit&#233;e. Il est essentiel que la recherche mette au point de nouvelles mol&#233;cules pour remplacer celles qui sont de moins en moins efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les trusts pharmaceutiques ne sont pas int&#233;ress&#233;s par ces recherches. Entre 1975 et 1997, 1223 nouveaux m&#233;dicaments ont &#233;t&#233; mis sur le march&#233;, 13 seulement concernent le traitement des maladies tropicales. Y compris quand une mol&#233;cule est d&#233;couverte, elle n'est pas obligatoirement mise sur le march&#233;. La proc&#233;dure r&#233;glementaire de lancement d'un nouveau m&#233;dicament est longue et co&#251;teuse. Bien souvent le laboratoire d&#233;cide de ne pas le commercialiser, m&#234;me si le m&#233;dicament d&#233;couvert est prometteur. Les trusts pr&#233;f&#232;rent accumuler les profits avec des traitements rentables dans les pays riches, contre l'ob&#233;sit&#233;, la perte des cheveux, etc.. que de risquer de gagner peu ou pas avec ces traitements indispensables &#224; la vie de millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des traitements hors de prix&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Enfin, m&#234;me quand des trusts pharmaceutiques fabriquent des m&#233;dicaments, c'est &#224; des co&#251;ts inaccessibles &#224; la majeure partie des malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, la tuberculose tue 2 millions de personnes chaque ann&#233;e et le nombre de nouveaux cas a augment&#233; de 20% au cours des 10 derni&#232;res ann&#233;es. Elle a des formes r&#233;sistantes aux traitements ant&#233;rieurs. La recherche en a mis au point de nouveaux adapt&#233;s &#224; l'&#233;volution de la maladie. Ils co&#251;tent jusqu'&#224; 13 000 dollars par an et par patient ! Comme pour le sida, il a fallu l'intervention de producteurs de m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques pour voir chuter le prix de certains composants de ces traitements. Cette ann&#233;e le prix de la capr&#233;omycine a baiss&#233; de 96%. C'est dans ces circonstances qu'on mesure l'importance des profits accumul&#233;s par les trusts pharmaceutiques au prix de la mort de millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles PAZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> SIDA : La guerre des firmes pharmaceutiques contre les malades continue
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/SIDA-La-guerre-des-firmes-pharmaceutiques-contre-les-malades-continue</link>
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		<dc:date>2001-09-22T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
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		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>
		<dc:subject>Sida
</dc:subject>

		<description>Une premi&#232;re victoire&#8230; &lt;br /&gt;Le 19 avril 2001, sous la pression d'une campagne mondiale, les 39 firmes pharmaceutiques qui menaient depuis trois ans un proc&#232;s contre le gouvernement sud africain ont abandonn&#233; leur plainte. Elles voulaient emp&#234;cher ce pays d'importer des m&#233;dicaments produits &#224; des prix abordables par certains pays dont le Br&#233;sil. La politique volontariste y a permis la production de m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques par des entreprises publiques &#224; des prix inf&#233;rieurs de 80% &#224; celui&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Une premi&#232;re victoire&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 19 avril 2001, sous la pression d'une campagne mondiale, les 39 firmes pharmaceutiques qui menaient depuis trois ans un proc&#232;s contre le gouvernement sud africain ont abandonn&#233; leur plainte. Elles voulaient emp&#234;cher ce pays d'importer des m&#233;dicaments produits &#224; des prix abordables par certains pays dont le Br&#233;sil. La politique volontariste y a permis la production de m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques par des entreprises publiques &#224; des prix inf&#233;rieurs de 80% &#224; celui des tarifs de ces grands trusts, et la diminution de 50% de la mortalit&#233; des malades du sida entre 1996 et 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette macabre bataille juridique s'appuie sur une r&#233;glementation internationale qui permet &#224; une soci&#233;t&#233; qui a un brevet sur un m&#233;dicament de fixer les prix comme bon lui semble pendant une p&#233;riode pouvant durer 20 ans. Elle leur permet de vendre les antir&#233;troviraux &#224; des prix prohibitifs qui ne sont pas justifi&#233;s. Un m&#233;dicament d'une importance majeure comme le ddl a &#233;t&#233; d&#233;couvert par un institut de recherche public puis a &#233;t&#233; commercialis&#233; par une soci&#233;t&#233; priv&#233;e (Bristol Meyer Squibb). Cette politique des trusts et cette r&#233;glementation co&#251;tent la vie &#224; des millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la d&#233;couverte du sida en 1980, 22 millions de personnes sont mortes de l'&#233;pid&#233;mie, 3 millions durant l'ann&#233;e 2000. Environ 36 millions de personnes vivent avec le sida dans le monde. Mais les m&#233;dicaments sont au Nord, alors que la maladie touche bien davantage le Sud : 90% des malades vivent dans les pays en voie de d&#233;veloppement, et n'ont pas acc&#232;s aux antir&#233;troviraux, notamment &#224; cause de leur co&#251;t, jusqu'&#224; 30 fois sup&#233;rieur au revenu moyen. L'&#233;pid&#233;mie a de graves cons&#233;quences sur le d&#233;veloppement de certaines r&#233;gions d'Afrique o&#249; plus de la moiti&#233; des adultes sont morts ou dans l'incapacit&#233; de travailler. Au Zimbabwe selon l'ONUSIDA, la production de ma&#239;s a chut&#233; de 50%. En Ha&#239;ti, le sida a r&#233;duit l'esp&#233;rance de vie de 48 &#224; 31 ans. La question du prix des m&#233;dicaments est donc une question de vie ou de mort.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;largement insuffisante &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'autres pays africains n'osent pas importer ces m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques de peur d'&#234;tre confront&#233;s &#224; des proc&#232;s du m&#234;me type ou &#224; des repr&#233;sailles de l'OMC. Ils cherchent donc &#224; obtenir l'autorisation de l'OMC &#224; une libre importation lors de la r&#233;union pr&#233;vue en novembre 2001 au Qatar. Dans les d&#233;bats pr&#233;alables, un consensus quasi total en faveur de l'utilisation de g&#233;n&#233;riques pour lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme se serait exprim&#233;, mais les Etats-Unis et la Suisse, pays o&#249; sont domicili&#233;es les plus grandes compagnies pharmaceutiques du monde, s'y sont oppos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A G&#234;nes, lors du sommet du G8 a &#233;t&#233; annonc&#233; la mise en place d'un &#171; Fonds Global pour la Sant&#233; &#187;. Il devrait &#234;tre effectif en janvier 2002. Mais son fonctionnement est loin de r&#233;soudre les probl&#232;mes. Dans les d&#233;bats en cours sur la d&#233;finition de l'usage des fonds vers&#233;s, il appara&#238;t que ce ne serait pas le fonds qui g&#233;rerait les financements, mais les donateurs qui choisiraient &#224; qui les adresser. Par exemple la fondation de Gates (de Microsoft) est contre le financement de l'acc&#232;s au traitement. Ce fonds servira donc bien peu aux malades en leur permettant un acc&#232;s massif aux soins, il ne sera qu'une subvention de plus allou&#233;e &#224; l'industrie pharmaceutique des grands pays imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles PAZ&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La loterie de la vie et de la mort &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un m&#233;decin New-yorkais a mis en place un programme qui recueille des dons d'antir&#233;troviraux en provenance des Etats-Unis pour soigner des malades guat&#233;malt&#232;ques. Dans ce pays seuls 15% des malades ont acc&#232;s &#224; ces m&#233;dicaments &#224; travers le syst&#232;me de s&#233;curit&#233; sociale. Les 85% restants doivent se d&#233;brouiller, mais les antir&#233;troviraux sont bien trop chers pour la grande majorit&#233; de ces malades. Le m&#233;decin n'a pas autant de traitements qu'il y a de malades au Guat&#233;mala. A qui donc et sur quel crit&#232;re choisir les malades qui en recevront ? Il a fini par opter pour la loterie, la solution la plus juste &#224; ses yeux. Les malades sont r&#233;unis, tirent un num&#233;ro et seuls les gagnants ont le traitement : en juin 1999 une chance sur 24 de gagner le droit de vivre... (d'apr&#232;s le site web de M&#233;decins Sans Fronti&#232;res)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Tiers-Monde : l'agonie du syst&#232;me de sant&#233;
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Tiers-Monde-l-agonie-du-systeme-de-sante</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>

		<description>Lorsqu'on parle aujourd'hui de &#171; maladies tropicales &#187;, c'est bien souvent par abus de langage. Bien des maladies (chol&#233;ra, tuberculose&#8230;) ont vu leur centre de gravit&#233; se d&#233;placer sous les tropiques (essentiellement en Afrique subsaharienne) pour des raisons qui n'ont rien &#224; voir avec le climat mais bien plut&#244;t avec la mis&#232;re et son cort&#232;ge de cons&#233;quences : sous-nutrition et/ou malnutrition, carences du r&#233;seau d'eau potable et d'assainissement, insuffisance de l'acc&#232;s aux soins et&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsqu'on parle aujourd'hui de &#171; maladies tropicales &#187;, c'est bien souvent par abus de langage. Bien des maladies (chol&#233;ra, tuberculose&#8230;) ont vu leur centre de gravit&#233; se d&#233;placer sous les tropiques (essentiellement en Afrique subsaharienne) pour des raisons qui n'ont rien &#224; voir avec le climat mais bien plut&#244;t avec la mis&#232;re et son cort&#232;ge de cons&#233;quences : sous-nutrition et/ou malnutrition, carences du r&#233;seau d'eau potable et d'assainissement, insuffisance de l'acc&#232;s aux soins et aux m&#233;dicaments.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ce qui explique que, malgr&#233; les avanc&#233;es de la m&#233;decine, les deux derni&#232;res d&#233;cennies aient annul&#233; &#224; bien des &#233;gards les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s par les pays du Tiers-Monde en mati&#232;re de sant&#233; depuis les ann&#233;es 1960. Ainsi en Somalie, les d&#233;penses de la sant&#233; ont baiss&#233; de 78 % entre 1975 et 1989&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un nouveau Moyen-Age ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'esp&#233;rance de vie saine de certains pays africains est en train de reculer jusqu'&#224; des seuils qui n'existent plus dans les pays industrialis&#233;s depuis le Moyen-Age &#187;, &#233;crit Alan Lopez, de l'O.M.S. Il n'est qu'&#224; moiti&#233; vrai de rendre la pand&#233;mie du SIDA responsable de cette r&#233;cente d&#233;gradation : dans un pays comme la Zambie o&#249; 20% de la population est s&#233;ropositive, le gouvernement consacre annuellement 17$ par personne aux services de sant&#233;... et 30$ au service de la dette ! Le VIH tue, certes, mais il trouve de pr&#233;cieux alli&#233;s en la personne des grands argentiers du FMI : les pays dits &#171; en voie de d&#233;veloppement &#187; concentrent 90% des malades du SIDA, mais seulement 14% des d&#233;penses de pr&#233;vention et 6% des d&#233;penses de soins&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;M&#233;decine &#224; deux vitesses&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les grands centres urbains africains ou s'entassent les ruraux d&#233;racin&#233;s, seuls quelques sites hospitaliers priv&#233;s offrent des prestations m&#233;dicales de bon niveau : le gros de la population n'y a pas acc&#232;s, et doit se rabattre sur des m&#233;dications douteuses (m&#233;dicaments de contrebande, comprim&#233;s vendus &#224; l'unit&#233;) voire sur les &#171; tradi-praticiens &#187; qui prosp&#232;rent sur les ruines de la m&#233;decine moderne (au point de tenir d&#233;sormais de v&#233;ritables congr&#232;s internationaux&#8230;). Dans les 60 bidonvilles en pleine expansion que compte Dakar, 400 000 personnes vivent avec moins de 75 centimes par jour. Les d&#233;penses de sant&#233; &#233;tant tomb&#233;es aux alentours de 1% du budget, un pan entier de la population &#233;chappe ainsi &#224; tout suivi sanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; ou m&#233;decine en marche arri&#232;re ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aux s&#233;quelles de l'ajustement structurel viennent s'ajouter les cons&#233;quences de la d&#233;valuation du franc CFA et d'autre monnaies (shilling somalien, etc.) : de 1993 &#224; 1997, le pouvoir d'achat d'un salari&#233; moyen a recul&#233; de 20 &#224; 40% dans la zone franc sous l'effet d'une inflation qui n'a gu&#232;re ralenti depuis. &#171; &lt;em&gt;De nombreuses familles doivent d&#233;penser plus de 100% de leurs revenus pour se faire soigner en cas d'urgence&lt;/em&gt; &#187; &#233;crit un rapport de l'OMS. La ration alimentaire moyenne s'en ressent &#233;galement : en 2000, les statistiques de la Banque mondiale font &#233;tat d'une aggravation du retard de croissance et du d&#233;ficit pond&#233;ral moyen observ&#233; chez les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette paup&#233;risation n'&#233;pargne pas le personnel de sant&#233;, paralysant les services. La pratique des bakchichs se g&#233;n&#233;ralise dans le monde m&#233;dical. Certain(e)s infirmier(e)s, voire les personnels administratifs ou techniques ont tendance &#224; se substituer aux m&#233;decins, consultant pour leur propre compte ; les files d'attentes sont l'occasion de diff&#233;rents rackets ; le mat&#233;riel est vol&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le t&#233;moignage int&#233;ressant d'une femme m&#233;decin en Afrique Noire, dans le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La mort se banalise dans les pays africains de la zone franc, &#233;crit Nicolas Agbohou. Le secteur &#233;conomique le plus rentable actuellement est celui qui se rapporte &#224; la mort : pompes fun&#232;bres, cercueils, morgues, corbillards, mat&#233;riaux de constructions de tombes, (&#8230;) &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nicolas AGBOHOU, Le franc CFA et l'euro contre l'Afrique, Editions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que dire alors des zones en guerre, comme le Sierra-L&#233;one (o&#249; l'esp&#233;rance de vie moyenne est tomb&#233;e en dessous de 40 ans), le Sud-Soudan, le Congo-Brazzaville, le Congo-Kinshasa, sinon qu'en bien des r&#233;gions, le syst&#232;me de sant&#233; est revenu &#224; l'ann&#233;e z&#233;ro&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le t&#233;moignage int&#233;ressant d'une femme m&#233;decin en Afrique Noire, dans le n&#176;195 d'Afrique Contemporaine, Juillet-Septembre 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nicolas AGBOHOU, Le franc CFA et l'euro contre l'Afrique, Editions SOLIDARITE MONDIALE A.S., Paris, 1999&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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