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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> M&#234;me des chefs de service commencent &#224; s'y mettre ! Une nouvelle &#233;tape dans la mobilisation ?
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		<dc:subject>H&#244;pital
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Apr&#232;s sept mois de mobilisation du personnel des urgences, un certain nombre de m&#233;decins hospitaliers (&#224; commencer par des chefs de service, mais &#233;galement des praticiens hospitaliers, des chefs de clinique sans oublier des internes et des externes au bas de la hi&#233;rarchie m&#233;dicale&#8230;) ont fini par rejoindre la contestation. Ils ont constitu&#233; un &#171; Collectif inter-h&#244;pitaux &#187; aux c&#244;t&#233;s du Collectif inter-urgences. S'en est suivi, le 2 octobre, une lettre ouverte &#224; Macron demandant &#171; un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s sept mois de mobilisation du personnel des urgences, un certain nombre de m&#233;decins hospitaliers (&#224; commencer par des chefs de service, mais &#233;galement des praticiens hospitaliers, des chefs de clinique sans oublier des internes et des externes au bas de la hi&#233;rarchie m&#233;dicale&#8230;) ont fini par rejoindre la contestation. Ils ont constitu&#233; un &lt;em&gt;&#171; Collectif inter-h&#244;pitaux &#187;&lt;/em&gt; aux c&#244;t&#233;s du &lt;em&gt;Collectif inter-urgences&lt;/em&gt;. S'en est suivi, le 2 octobre, une lettre ouverte &#224; Macron demandant &lt;em&gt;&#171; un plan d'urgence pour sauver l'h&#244;pital public &#187;.&lt;/em&gt; Cette p&#233;tition a regroup&#233; d'embl&#233;e quelque 4 000 signatures, dont diverses associations d'usagers et 108 personnalit&#233;s, une initiative relay&#233;e par les m&#233;dias. Ce Collectif inter-h&#244;pitaux &#224; l'initiative des m&#233;decins mais regroupant &#233;galement des param&#233;dicaux, organisait une premi&#232;re assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale le 10 octobre, &#224; la facult&#233; de m&#233;decine de l'h&#244;pital de la Piti&#233;-Salp&#234;tri&#232;re, &#224; Paris, avec la participation du Collectif inter-urgences. R&#233;unissant plus de 400 personnes dont de nombreux m&#233;decins, l'assembl&#233;e a &#233;t&#233; un petit succ&#232;s. Les organisateurs n'avaient r&#233;serv&#233; qu'une salle de 160 places et ont d&#251; en ouvrir deux autres&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au vu des participants (dont pas mal de chefs de service, toujours prolixes), on aurait pu imaginer une discussion verrouill&#233;e et convenue, mais des voix diff&#233;rentes, de param&#233;dicaux mais aussi de m&#233;decins, ont r&#233;ussi &#224; se faire entendre. Une motion a &#233;t&#233; adopt&#233;e revendiquant des moyens financiers &#224; hauteur des besoins identifi&#233;s par les services, l'augmentation imm&#233;diate des salaires de 300 euros pour l'ensemble du personnel hospitalier (une intervenante ayant rappel&#233;, entre autres, le salaire d'une assistante sociale, de 1 400 euros !) et la r&#233;ouverture de lits dans les h&#244;pitaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les pr&#233;misses d'une deuxi&#232;me vague ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plus de 260 services d'urgence sont toujours en gr&#232;ve. L'audace et l'insolence des gr&#233;vistes est souvent pr&#233;gnante. Vendredi dernier, &#224; la suite des diff&#233;rentes gr&#232;ves dans les services d'urgence toulousains, il n'y avait qu'un seul service pour accueillir le Samu. &#192; Beaumont-sur-Oise, les urgences se sont mises en gr&#232;ve aux c&#244;t&#233;s d'autres services comme les soins de suite et de r&#233;adaptation (SSR), l'unit&#233; de soins de longue dur&#233;e (USLD), l'&#233;tablissement d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes (Ehpad) la maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e (MAS) pour ne citer que les plus importants. &#192; Saint-Denis, un collectif s'est mont&#233; et r&#233;unit toutes les semaines des salari&#233;s non syndiqu&#233;s, syndiqu&#233;s et des m&#233;decins. Outre les urgences et le service mobile d'urgence et de r&#233;animation (Smur), des services de la maternit&#233; se d&#233;clarent en gr&#232;ve le 15 octobre : &#171; &lt;em&gt;La couche est pleine ! &lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Paris toutefois, o&#249; le mouvement des urgences a d&#233;marr&#233; au printemps dernier, la mobilisation semblait stagner dans les h&#244;pitaux de l'AP-HP (80 000 salari&#233;s). Malgr&#233; les multiples appels du Collectif inter-urgences (CIU) &#224; &#233;tendre les gr&#232;ves au-del&#224; des services d'urgence, les militants, la plupart &#171; assign&#233;s &#187;, peinent &#224; organiser des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales groupant des salari&#233;s de diff&#233;rents services. Du coup, la jonction avec le Collectif inter-h&#244;pitaux ayant regroup&#233; en assembl&#233;e le plus de monde depuis le d&#233;but de la mobilisation, permet de fixer de nouvelles &#233;ch&#233;ances. Il en est ressorti un calendrier de mobilisations difficilement n&#233;goci&#233; mais appelant &#224; trois mobilisations de rue dans le mois : le 15 octobre dernier, o&#249; les hospitaliers se sont m&#233;lang&#233;s &#224; des milliers de pompiers dans une chaude ambiance ; le 29 octobre et le 14 novembre. Dans ce contexte, toutes les opportunit&#233;s sont bonnes &#224; prendre pour rendre visible et &#233;largir les luttes des hospitaliers. L'appui d&#233;sormais explicite de m&#233;decins peut, sans doute, permettre de rassembler plus de monde dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un plan d'urgence pour le personnel ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un des points faisant le plus discuter durant l'AG du 10 octobre &#233;tait l'arr&#234;t ou la r&#233;tention par les m&#233;decins du codage T2A (tarification &#224; l'activit&#233;) qui mettrait un vrai bordel administratif et toucherait financi&#232;rement l'h&#244;pital. &#192; Robert Debr&#233; (AP-HP), les m&#233;decins ont arr&#234;t&#233; la T2A depuis trois semaines et la pratique pourrait faire tache d'huile. Des m&#233;decins des h&#244;pitaux de Bichat et Beaujon commencent notamment &#224; s'y mettre. Les param&#233;dicaux pr&#233;sents le 10 octobre en voulaient plus : &#171; &lt;em&gt;il faudrait qu'ils arr&#234;tent les consultations non urgentes ! &lt;/em&gt; &#187; entendait-on depuis le fond de salle. Et &#224; la Piti&#233;-Salp&#234;tri&#232;re, o&#249; dix services viennent d'arr&#234;ter le codage, &#231;a commence &#224; discuter du report des consultations non urgentes. L'arriv&#233;e de grands pontes, chefs de service et cadres, peut possiblement &#224; ce stade constituer un appui. Notre t&#226;che est d'organiser et structurer la mobilisation &#224; partir de la base ce qui se r&#233;v&#232;lera essentiel dans le cadre d'un d&#233;veloppement de la mobilisation notamment pour organiser les soignants ind&#233;pendamment des chefs de p&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un vrai d&#233;bat se pose d&#233;j&#224; : la question du salaire (la revendication de 300 euros pour tous) qui ne doit surtout pas passer au second plan. C'est pourtant un risque majeur si la mobilisation tourne autour des pr&#233;occupations de chefs de service relatives &#224; l'organisation de l'h&#244;pital. Et les embauches ! Des moyens &#224; hauteur des besoins ! &#192; qui est-ce de le dire ? Qui doit chiffrer ? Qui doit contr&#244;ler l'usage des fonds ? Des moyens pour de jolis services de pointe servant les &#233;gos des pontes ? Nous, nous voulons des coll&#232;gues ! Bref, des opportunit&#233;s et une mobilisation des salari&#233;s de l'h&#244;pital &#224; &#233;tendre et &#224; organiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;17 octobre 2019, Correspondantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1230 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/png/grev-hopit.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH417/grev-hopit-6f272.png?1788530834' width='500' height='417' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Note de lecture : La casse du si&#232;cle &#8211; &#192; propos des r&#233;formes de l'h&#244;pital public
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-casse-du-siecle-A-propos-des-reformes-de-l-hopital-public</link>
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		<dc:subject>H&#244;pital
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Livre
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		<description>La casse du si&#232;cle &#8211; &#192; propos des r&#233;formes de l'h&#244;pital public &lt;br /&gt;de Pierre-Andr&#233; Juven, Fr&#233;d&#233;ric Pierru et Fanny Vincent &lt;br /&gt;&#233;d. Raisons d'Agir, 2019, 185 p., 8 &#8364; Cet ouvrage &#233;crit par trois sociologues fait une analyse de l'h&#244;pital public en revenant sur les r&#233;formes des cinquante derni&#232;res ann&#233;es. Nous en r&#233;sumons ici quelques points. &lt;br /&gt;En 1958 Robert Debr&#233; et le gouvernement font de l'h&#244;pital l'&#233;l&#233;ment central du syst&#232;me de sant&#233; pour le soin, la recherche et la formation, ce qui est&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Livre-+" rel="tag"&gt;Livre
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La casse du si&#232;cle &#8211; &#192; propos des r&#233;formes de l'h&#244;pital public&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;de Pierre-Andr&#233; Juven, Fr&#233;d&#233;ric Pierru et Fanny Vincent&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#233;d. Raisons d'Agir, 2019, 185 p., 8 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Cet ouvrage &#233;crit par trois sociologues fait une analyse de l'h&#244;pital public en revenant sur les r&#233;formes des cinquante derni&#232;res ann&#233;es. Nous en r&#233;sumons ici quelques points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1958 Robert Debr&#233; et le gouvernement font de l'h&#244;pital l'&#233;l&#233;ment central du syst&#232;me de sant&#233; pour le soin, la recherche et la formation, ce qui est qualifi&#233; &#171; d'hospitalo-centrisme &#187;. Plus tard la question du nombre de m&#233;decins &#224; former entra&#238;na des conflits d'int&#233;r&#234;ts entre les m&#233;decins lib&#233;raux (de ville) et les m&#233;decins hospitaliers. Dans les ann&#233;es 1980, &lt;em&gt;&#171; la priorit&#233; pour le pouvoir politique devient la ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;1983 : passage du prix de journ&#233;e &#187; &#224; un budget annuel &#224; ne pas d&#233;passer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici les h&#244;pitaux sont financ&#233;s par un prix de journ&#233;e global comprenant les soins et l'h&#233;bergement. En 1983 une dotation globale de financement la remplace, c'est un budget annuel qu'il ne faut pas d&#233;passer et qui sous-&#233;value d&#233;j&#224; les besoins des h&#244;pitaux. En parall&#232;le, une grande &#233;tude sur ce que produit l'h&#244;pital et son co&#251;t est lanc&#233;e, pour rationaliser le travail et industrialiser les soins.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;2004 : tarification &#224; l'acte (T2A)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque intervention m&#233;dicale ou chirurgicale est d&#233;sormais un &#171; acte &#187;, dont le tarif est fix&#233; par l'administration. C'est ladite T2A, c'est-&#224;-dire la tarification &#224; l'acte, mise en place en 2004. L'objectif des h&#244;pitaux est d'&#234;tre rentable et de gagner en productivit&#233;. La gestion des structures hospitali&#232;res passe de l'&#201;tat &#224; la direction des h&#244;pitaux. Les h&#244;pitaux se retrouvent dans l'obligation de chercher des investissements individuels et s'endettent, contractant parfois des emprunts dit toxiques ; leurs endettements explosent. Le trou de la s&#233;curit&#233; sociale est r&#233;duit. Plus question de parler de manque de moyens, mais on invoque d&#233;sormais la mauvaise gestion financi&#232;re et organisationnelle des directions comme responsable de la situation d&#233;l&#233;t&#232;re. C'est la course &#224; la rentabilit&#233; : le travail des soignants s'assimile &#224; celui d'une cha&#238;ne d'usine. Les conditions de travail et de soins d&#233;j&#224; mises &#224; mal continuent de se d&#233;t&#233;riorer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les suppressions de postes, la chasse &#171; aux temps morts &#187;&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le plus grand poste de d&#233;pense &#233;tant le personnel, la rationalisation entra&#238;ne des suppressions de postes. Entre 2005 et 2009 l'activit&#233; du secteur hospitalier augmente de 11 % et l'emploi de 4 %, la charge de travail est encore augment&#233;e et repose sur ceux qui restent. Les postes d'ASH (agent de service hospitalier) et les personnels techniques sont les premiers sacrifi&#233;s et les d&#233;parts &#224; la retraite ne sont plus remplac&#233;s. C'est aussi la chasse &#224; ce qui est qualifi&#233; de &#171; temps morts &#187; : les pauses, les temps de transmissions&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; d&#233;finie par des seuls technocrates, qui ne comprend que l'activit&#233; tarif&#233;e, est mesur&#233;e selon le moment de la journ&#233;e, les services&#8230; On d&#233;place les agents &#224; tout moment selon les besoins, comme des pions. C'est l'heure de la polyvalence et de la flexibilit&#233; du travail. Les r&#233;organisations entra&#238;nent une individualisation du travail qui se transforme en succession de t&#226;ches : poser une sonde, distribuer un repas ou faire une toilette en x minutes. La charge de travail augmente encore, coupl&#233;e &#224; une perte totale de sens de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les journ&#233;es de douze heures&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La T2A s'accompagne d'une augmentation des journ&#233;es de travail en douze heures. Initialement r&#233;gime d&#233;rogatoire, il concerne un soignant sur 10 et atteint 70 % du personnel dans certains h&#244;pitaux. Accept&#233; par bien des soignants (dans la mesure o&#249; cela octroie plus de jours de repos), cela permet de r&#233;aliser l'impossible succession d'actes demand&#233;s en horaires traditionnels. Les travailleurs hospitaliers exercent dans un sentiment permanent d'urgence, de stress des cons&#233;quences &#171; si on y arrive pas &#187;, qui ajoutent de la souffrance &#224; des m&#233;tiers d&#233;j&#224; usants physiquement et mentalement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le &#171; virage ambulatoire &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une partie des gains de productivit&#233; dans les h&#244;pitaux sont r&#233;alis&#233;s gr&#226;ce au &#171; virage ambulatoire &#187;, pr&#233;sent&#233; comme solution miracle depuis vingt ans. Les actes sont pratiqu&#233;s en un jour, tout le monde y trouverait son compte : l'h&#244;pital fait des &#233;conomies, cela d&#233;sengorge des services et le patient est cens&#233; &#234;tre content de faire sa convalescence dans un cadre familier. Vu les progr&#232;s de la m&#233;decine, cela peut se justifier pour certaines interventions. Mais la logique est toute autre et cette solution est loin d'&#234;tre miraculeuse : les patients ont l'impression d'&#234;tre soign&#233;s &#224; la cha&#238;ne et le suivi postop&#233;ratoire est difficile &#224; assurer du fait du manque de structures de m&#233;decine de ville. De nombreux m&#233;decins lib&#233;raux pratiquent souvent des d&#233;passements d'honoraires excluant les plus pauvres. La prise en charge &#224; domicile d'une population vieillissante repose sur la famille qualifi&#233;e &#171; d'aide &#187; par les technocrates. Les exclus des soins lib&#233;raux retournent vers l'h&#244;pital. Entre 2000 et 2013 les g&#233;n&#233;ralistes ont re&#231;u 15 % de patients en moins tandis que les soins aux urgences et en consultation externe ont progress&#233; de 9 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant de raisons de la col&#232;re des travailleurs hospitaliers gr&#233;vistes bien r&#233;sum&#233;es dans cet ouvrage parfois technique mais &#233;clairant, particuli&#232;rement les chapitres 2 &#224; 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Andr&#233;e Grang&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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