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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> R&#233;forme des retraites : levons le poing !
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Retraites
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		<description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Il y a trop d'hommes politiques [...] qui font miroiter [&#8230;] ce qu'on appelle les retraites par points. Le syst&#232;me de retraite par points j'y suis favorable [...] Le syst&#232;me par points en r&#233;alit&#233; &#231;a permet une chose, qu'aucun homme politique n'avoue : &#231;a permet chaque ann&#233;e de baisser le montant, la valeur des points et donc de diminuer le niveau des pensions &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait un sp&#233;cialiste des r&#233;formes des retraites, Fran&#231;ois Fillon, qui s'exprimait ainsi le 10 mars 2016, devant un parterre de grands patrons. &lt;span class=&#034;a&#034;&gt;(...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Il y a trop d'hommes politiques qui jouent avec l'affaire des retraites et qui font miroiter [&#8230;] ce qu'on appelle les retraites par points. Le syst&#232;me de retraite par points j'y suis favorable, mais il ne faut pas faire croire aux Fran&#231;ais que &#231;a va r&#233;gler le probl&#232;me des retraites. Le syst&#232;me par points en r&#233;alit&#233; &#231;a permet une chose, qu'aucun homme politique n'avoue : &#231;a permet chaque ann&#233;e de baisser le montant, la valeur des points et donc de diminuer le niveau des pensions &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait un sp&#233;cialiste des r&#233;formes des retraites, Fran&#231;ois Fillon, qui s'exprimait ainsi le 10 mars 2016, devant un parterre de grands patrons. Il &#233;tait venu se faire adouber comme leur candidat &#224; la future &#233;lection pr&#233;sidentielle. Fillon s'est cass&#233; le nez. Macron a pris sa place. Mais le &#171; point &#187; est toujours l&#224;, dont Macron tente de faire miroiter les m&#233;rites, devant quelques parterres de citoyens de base, mais bien sages, susceptibles de venir participer &#224; la nouvelle campagne de &#171; grands d&#233;bats &#187; qu'il a inaugur&#233;e jeudi 3 octobre &#224; Rodez. &lt;em&gt;&#171; On acquiert des droits &#224; la retraite par des points, parce que c'est plus transparent et plus lisible &#187;,&lt;/em&gt; y a-t-il d&#233;clar&#233;. &lt;em&gt;&#171; Comment on fixe ces points ? C'est le d&#233;bat que l'on doit avoir &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien la question, sur laquelle ni les salari&#233;s ni les retrait&#233;s n'auront leur mot &#224; dire. Ce sera l'apanage du gouvernement et d'un &lt;em&gt;&#171; Conseil d'administration de la caisse nationale des retraites &#187;&lt;/em&gt;, o&#249; organisations patronales et syndicats de salari&#233;s seraient invit&#233;s &#224; si&#233;ger, pour y n&#233;gocier p&#233;riodiquement entre eux les nouveaux mauvais coups. Combien faudra-t-il cotiser pour avoir droit &#224; un point ? Cela pourra changer d'une ann&#233;e &#224; l'autre. Combien d'euros par mois vous vaudront, au moment de votre retraite, les points accumul&#233;s ? Myst&#232;re et boule de gomme. Ce sera fix&#233; &#224; ce moment-l&#224;, et pourra aussi &#234;tre r&#233;&#233;valu&#233; d'une ann&#233;e &#224; l'autre en fonction de l'argent qui sera dans la caisse, du taux de ch&#244;mage, et de cette fichue long&#233;vit&#233; des retrait&#233;s qui ne veulent plus mourir assez jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et on en a encore pour des mois de ce blabla.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Tenter d'endormir les salari&#233;s et offrir un somnif&#232;re aux syndicats&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car Macron, ayant eu chaud l'an dernier et voyant qu'&#224; la rentr&#233;e l'incendie des Gilets jaunes n'&#233;tait pas compl&#232;tement &#233;teint, a d&#233;cid&#233; de reporter l'adoption de sa r&#233;forme &#224; apr&#232;s les &#233;lections municipales de mars prochain. Voire m&#234;me jusqu'&#224; l'&#233;t&#233;. Question d'endormir la col&#232;re, tant que la r&#233;forme n'est que pour apr&#232;s-demain, tant que le d&#233;tail des mesures n'est pas encore enti&#232;rement fix&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux syndicats, Macron a pour eux un somnif&#232;re peu co&#251;teux mais puissant : la cogestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas nouveau : depuis la cr&#233;ation, en 1945, du syst&#232;me de s&#233;curit&#233; sociale et de retraite que nous connaissons aujourd'hui, les caisses en sont cog&#233;r&#233;es par les repr&#233;sentants patronaux et les organisations syndicales. Pourquoi &#171; co-g&#233;r&#233;es &#187; d'ailleurs, puisque l'argent qui entre dans les caisses est le n&#244;tre, une part de notre salaire retenue &#224; la source, dite &#171; salaire diff&#233;r&#233; &#187;. La diff&#233;rence proclam&#233;e entre la part dite patronale et la part dite salariale, qui ne se trouvent pas dans la m&#234;me colonne de votre fiche de paye, n'est qu'un artifice comptable : c'est l'ensemble salaire plus cotisations qui fait pour le patronat ce fameux &#171; co&#251;t du travail &#187; que, depuis des ann&#233;es, toute les r&#233;formes ont pour but de r&#233;duire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait bien que le patronat ait son mot &#224; dire : au nom de la parit&#233;, les repr&#233;sentants de la poign&#233;e des grands patrons sont dans la gestion &#224; &#233;galit&#233; avec les repr&#233;sentants de millions de salari&#233;s ! Et ce que les repr&#233;sentants des salari&#233;s ont la responsabilit&#233; r&#233;elle de g&#233;rer est on ne peut plus minime. Surtout depuis la r&#233;forme de 1996, quand il a &#233;t&#233; d&#233;cr&#233;t&#233; que le budget de la S&#233;curit&#233; sociale serait annuellement d&#233;cid&#233; par une loi vot&#233;e au Parlement. Peu importe, la gestion d'&#233;normes budgets donne aux principales conf&#233;d&#233;rations syndicales un bon nombre de postes et de pouvoir bureaucratique au-del&#224; de leur influence r&#233;elle. Ainsi aujourd'hui la CFDT a la pr&#233;sidence de la plus grosse caisse, la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam), FO celle de l'assurance vieillesse (Cnav), la CFTC les allocations familiales (Caf). La CGT en a &#233;t&#233; &#233;cart&#233;e : les repr&#233;sentants patronaux, qui ont la moiti&#233; des voix, pr&#233;f&#233;rant voter pour les candidats gestionnaires des autres syndicats. Quant &#224; l'organisme charg&#233; de la gestion de la tr&#233;sorerie de l'ensemble des branches, il est confi&#233; tout naturellement &#224; un repr&#233;sentant du Medef.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;13 places pour les syndicats, 13 places pour le patronat&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le futur conseil d'administration de la caisse nationale de retraites sera de la m&#234;me eau. Le projet actuel parle de 13 places pour les syndicats et autant pour le patronat. Mais leur nombre justement fait partie des marchandages pr&#233;vus dans les six mois ou l'ann&#233;e qui vient. Une seule chose est non n&#233;gociable, son r&#244;le : &lt;em&gt;&#171; Dans le cadre de la trajectoire d&#233;finie par le Parlement et le gouvernement &#187;&lt;/em&gt;, pr&#233;cise le projet, ce Conseil &lt;em&gt;&#171; contribuera &#224; d&#233;terminer le conditions de p&#233;rennit&#233; du syst&#232;me &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun syndicaliste un tant soit peu combatif n'aurait la moindre envie d'avoir la t&#226;che, &lt;em&gt;&#171; dans le cadre de la trajectoire fix&#233;e &#187;&lt;/em&gt;, de revoir p&#233;riodiquement les hausses de cotisations &#224; exiger des salari&#233;s d'un c&#244;t&#233;, le montant des retraites vers&#233;es de l'autre, pour garder l'&#233;quilibre d'une caisse aux ressources de plus en plus restreintes. Aucun, sauf nos dirigeants conf&#233;d&#233;raux. Et m&#234;me ceux qui se diront jusqu'au bout oppos&#233;s &#224; la r&#233;forme, comme peut-&#234;tre la CGT qui pour l'instant au moins dit que pour les retraites il faut prendre un peu plus dans la poche des patrons. La crainte d'&#234;tre &#233;cart&#233; du Conseil pourrait bien &#234;tre la menace qui les fera craquer, sous pr&#233;texte de garder la possibilit&#233; de d&#233;fendre les salari&#233;s au sein dudit Conseil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, tous tiennent &#224; ne pas manquer les multiples s&#233;ances de marchandages que Macron leurs promet pour les mois &#224; venir, sur les divers d&#233;tails de la r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Notre r&#232;gle d'or et la leur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Finalement, syndicats comme gouvernants, en &#171; bons gestionnaires &#187;, raisonnent pour r&#233;soudre la &lt;em&gt;&#171; crise des caisses de retraite &#187;&lt;/em&gt; (qui n'en est pas une car pour l'instant les caisses sont plut&#244;t b&#233;n&#233;ficiaires) avec le m&#234;me logiciel : puisque les caisses de retraite sont aliment&#233;es par les cotisations des salari&#233;s, comment &#233;quilibrer leurs budgets quand le nombre de retrait&#233;s par rapport au nombre de salari&#233;s augmente ? Une contrainte d'&#233;quilibre &#224; laquelle le gouvernement ajoute sa nouvelle r&#232;gle d'or : interdiction au montant total des retraites de d&#233;passer la barre de 15 % du PIB. Les retraites co&#251;tent trop cher, pas question de r&#233;duire la part du PIB qui tombe dans les poches des patrons du CAC 40. &lt;em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/em&gt;Certes, toutes les r&#233;ponses ne sont pas les m&#234;mes. Et la CGT d&#233;nonce le ch&#244;mage qui p&#232;se lourdement sur les cotisations sociales, pr&#244;ne l'augmentation des salaires qui entrainerait celle des cotisations aux caisses de retraite. &#192; juste titre, tant les probl&#232;mes de l'ensemble du monde du travail, en activit&#233; ou en retraite, sont &#233;troitement li&#233;s, tant les attaques actuelles contre les retraites ne sont qu'un des volets des efforts du patronat pour r&#233;duire au maximum le co&#251;t de la main d'&#339;uvre, &#224; c&#244;t&#233; des r&#233;ductions d'effectifs et du blocage des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'o&#249; vient cet axiome de base qui voudrait, au nom de la &#171; solidarit&#233; &#187;, que ce soit aux pauvres de payer pour les pauvres, aux salari&#233;s en activit&#233;, et &#224; eux seuls, de travailler plus pour assurer la retraite des vieux salari&#233;s ? O&#249; en est, face &#224; ce calcul qu'on nous pr&#233;sente comme irr&#233;futable, la vieille demande du &#171; Droit &#224; la paresse &#187;, dont le militant socialiste Paul Lafargue, gendre de Marx, faisait une brochure de propagande il y a d&#233;j&#224; plus de 120 ans (1883) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, sans remonter &#224; plus d'un si&#232;cle, si on ne se r&#233;f&#232;re qu'aux quelques dizaines d'ann&#233;es au cours desquelles se sont succ&#233;d&#233;es les attaques contre notre syst&#232;me de retraite, de la r&#233;forme Balladur &#224; celle de Macron, 30 ann&#233;es de travail d'un ouvrier ne produisent-elles pas aujourd'hui autant de richesses que 40 ans au milieu des ann&#233;es 1980 ? Alors c'est au bout de 30 ans de labeur qu'on devrait pouvoir &#234;tre &#224; la retraite aujourd'hui avec la m&#234;me retraite qu'en 1985, au lieu de 42 ans, 44 ans, voire plus pour une retraite moindre, comme le pr&#233;voit la r&#233;forme Macron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce devrait &#234;tre &#224; la soci&#233;t&#233;, gr&#226;ce &#224; l'ensemble des richesses produites, ce fameux PIB que Macron ne voudrait pas trop &#233;corner au profit des retrait&#233;s, d'assurer la retraites de ceux qui les ont produites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vivrions trop vieux ? Non. En tout cas pas les classes laborieuses, au regard de ce que permettent les progr&#232;s de l'hygi&#232;ne, de l'alimentation et de la m&#233;decine permet aujourd'hui. Les personnes les plus ais&#233;es (revenus sup&#233;rieurs &#224; 5 800 &#8364; par mois), ont une esp&#233;rance de vie &#224; la naissance de 84,4 ans, selon les chiffres de l'Insee, contre 71,7 ans pour ceux font partie des 5 % de personnes aux salaires le plus bas. (L'&#233;cart est plus &#233;troit chez les femmes). Et ne parlons pas de l'&#226;ge de vie en bonne sant&#233;, encore plus r&#233;duit chez ceux qui ont les boulots les plus durs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors notre r&#232;gle d'or &#224; nous, c'est d'exiger le droit et les moyens de vivre plus vieux, et en bonne sant&#233;. Et m&#234;me revendiquer le droit de vivre tout court ; de profiter de la vie pas seulement apr&#232;s 60 ans d'ailleurs, mais aussi plus jeunes, par la r&#233;duction du temps de travail, alors qu'il y a aujourd'hui tant de ch&#244;meurs, et pourquoi pas le droit &#224; des ann&#233;es sabbatiques indemnis&#233;es, quelques p&#233;riodes de retraite par anticipation en quelque sorte, au cours de sa carri&#232;re, pour se former, se cultiver, voir le monde, au lieu de cet &#226;ge couperet o&#249; le patron vous vire quand il ne vous estime plus rentable, apr&#232;s avoir &#233;puis&#233; votre sant&#233; &#224; la t&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;R&#233;agir sans attendre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors pour commencer, en guise de retraites, puisque nous fixons g&#233;n&#233;ralement &#224; au moins 1 800 &#8364; net ce qui devrait-&#234;tre le salaire minimum aujourd'hui, c'est 1 800 &#8364; qui devrait &#234;tre le minimum de toutes les retraites et de tous les minima sociaux. C'est un &#226;ge de d&#233;part bien inf&#233;rieur &#224; 60 ans pour tous ceux qui ont eu un travail p&#233;nible, et l'am&#233;lioration g&#233;n&#233;rale des conditions de travail, supprimant les t&#226;ches qui d&#233;truisent la sant&#233; que nous devons exiger. Et c'est le partage du travail entre tous, non seulement par la r&#233;duction des horaires, mais aussi par le remplacement des travailleurs &#226;g&#233;s par des jeunes qui cherchent des emplois, au lieu de l'incitation (hypocrite car les patrons vous virent avant) &#224; continuer &#224; travailler jusqu'&#224; 65, 67 ans ou plus, sous peine d'avoir une retraite amput&#233;e, incitation que Macron, et son &#233;mule Laurent Berger, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CFDT, appellent &lt;em&gt;&#171; le droit &#224; choisir sa retraite &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve du 13 septembre &#224; la RATP (les transports parisiens) avait &#233;t&#233; massivement suivie. Mais &#224; part une journ&#233;e d'action CGT le 24 septembre, quand FO appelait pour le 21, le calendrier syndical est rest&#233; d&#233;sesp&#233;r&#233;ment vide. Tout au moins jusqu'&#224; cette date du 5 d&#233;cembre prochain (trois mois apr&#232;s !), jour d'un nouvel appel &#224; la gr&#232;ve &#224; la RATP, auquel commencent &#224; se joindre plusieurs autres appels syndicaux, notamment celui de la CGT des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'ampleur de cette journ&#233;e de gr&#232;ve, qui pourrait bien ne pas concerner que les retraites, mais aussi les licenciements, le manque de moyens et de personnel dans les h&#244;pitaux et autres, sera ce que nous en ferons. Et surtout ce sera aux travailleurs de se charger eux-m&#234;mes, sans attendre les conf&#233;d&#233;rations syndicales, de faire que cette journ&#233;e ne soit pas, une fois de plus, sans lendemain. Pourquoi pas, au contraire, le d&#233;but d'une vraie lutte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;18 octobre 2019, Olivier Belin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> La petite histoire des retraites
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Retraites
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		<description>Avec la r&#233;forme Macron, la retraite des vieux &#224; la mode taille de gu&#234;pe des ann&#233;es 1950-1960 est de nouveau &#224; l'ordre du jour. Pour mieux voir les liens entre d'un c&#244;t&#233; les revendications et luttes ouvri&#232;res, de l'autre les besoins pour la bourgeoisie de m&#233;nager quelques mesures sociales lui permettant de p&#233;renniser son exploitation de la classe ouvri&#232;re, un petit historique des syst&#232;mes de retraite en France est instructif. &lt;br /&gt;De l'interdiction des caisses mutuelles aux premiers&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec la r&#233;forme Macron, la retraite des vieux &#224; la mode taille de gu&#234;pe des ann&#233;es 1950-1960 est de nouveau &#224; l'ordre du jour. Pour mieux voir les liens entre d'un c&#244;t&#233; les revendications et luttes ouvri&#232;res, de l'autre les besoins pour la bourgeoisie de m&#233;nager quelques mesures sociales lui permettant de p&#233;renniser son exploitation de la classe ouvri&#232;re, un petit historique des syst&#232;mes de retraite en France est instructif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;De l'interdiction des caisses mutuelles aux premiers d&#233;bats sur les retraites&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1791 &#8211; &lt;/strong&gt;Le d&#233;put&#233; Le Chapelier &#233;tait l'auteur, en 1791, de la premi&#232;re loi interdisant, au nom de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, toute gr&#232;ve et m&#234;me toute association ouvri&#232;re, ou mutuelle d'entraide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1820 &#8211; &lt;/strong&gt;Les premi&#232;res caisses d'assistance puis de retraite apparurent dans les mines d&#232;s 1820. C'&#233;tait l'&#233;poque o&#249; on entrait &#224; la mine d&#232;s l'&#226;ge de 12 ans, et o&#249; l'esp&#233;rance de vie d'un mineur &#233;tait de 37 ans ! On pr&#233;levait sur le salaire du mineur, accumulant ainsi un petit capital qui lui serait restitu&#233; sous forme de pension &#224; sa retraite, ou serait rendu &#224; sa veuve. Qui g&#232;rerait ce capital ? La mine, bien entendu. C'&#233;taient les premi&#232;res de ces retraites par capitalisation, dont on nous vante aujourd'hui les m&#233;rites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1831 &#8211;&lt;/strong&gt; L'&#201;tat lui-m&#234;me avait quelques probl&#232;mes : assurer la fid&#233;lit&#233; de son arm&#233;e, pour laquelle il cr&#233;a le premier syst&#232;me de retraite en 1831, puis 20 ans plus tard pour celle des fonctionnaires, pour lesquels il instaura une retraite en 1853.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1848 &#8211; &lt;/strong&gt;Malgr&#233; la sanglante r&#233;pression de juin 1848, la crainte persistait et le sujet des caisses de pr&#233;voyance et de retraite s'invitait aux d&#233;bats de la nouvelle Assembl&#233;e constituante (fin 1848 &#8211; 1849).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1852 &#8211;&lt;/strong&gt; Les d&#233;bats parlementaires accouch&#232;rent d'une souris, et c'est finalement Napol&#233;on III, devenu empereur sur le cadavre de cette seconde R&#233;publique paralys&#233;e par la peur du monde ouvrier, qui ouvrira grand la porte au d&#233;veloppement de caisses d'entraide et de retraite b&#233;n&#233;ficiant d'avantages fiscaux par une nouvelle loi en 1852. En 1870 elles ne couvraient encore qu'une partie tr&#232;s limit&#233;e de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Naissance de la CGT :
&lt;p&gt;le syndicalisme et les retraites&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1895 &#8211;&lt;/strong&gt; Le congr&#232;s de fondation de la CGT mettait &#224; son ordre du jour l'obtention d'une retraite universelle pour tous les vieux travailleurs. Leurs d&#233;bats volaient bien plus haut que ceux de nos syndicalistes d'aujourd'hui. C'&#233;taient les &lt;em&gt;&#171; vrais b&#233;n&#233;ficiaires du travail &#187;&lt;/em&gt;, les patrons, qui devaient int&#233;gralement payer pour financer des retraites, avec une garantie de l'&#201;tat, estimaient les uns. Pendant que d'autres, plus sceptiques, craignaient que les patrons cherchent &#224; r&#233;cup&#233;rer leurs mises en r&#233;duisant de fait les salaires. Ne valait-il pas mieux exiger que l'&#201;tat prenne cela &#224; sa charge ? La discussion rebondit au congr&#232;s CGT de 1897, qui tranchait en faveur de la revendication d'une retraite ouvri&#232;re assur&#233;e par l'&#201;tat et financ&#233;e par les patrons, en m&#234;me temps que la fixation d'un salaire minimum. Et le congr&#232;s n'oubliait pas de conclure : &lt;em&gt;&#171; II est &#233;vident que nous proposons ces r&#233;solutions &#224; titre transitoire, convaincus que le r&#233;gime capitaliste s'oppose par sa nature m&#234;me &#224; toute r&#233;forme s&#233;rieuse et que dans une soci&#233;t&#233; bien organis&#233;e, la r&#233;partition de la production sera faite de mani&#232;re &#224; assurer tous les besoins de ceux qui peuvent et doivent produire, comme de ceux (enfants, invalides, vieillards) qui ne peuvent pas et ont le droit absolu de vivre confortablement. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1910 &#8211;&lt;/strong&gt; La loi sur les retraites de 1910 &#233;tait l'&#339;uvre du premier &lt;em&gt;ministre du travail et de la pr&#233;voyance sociale&lt;/em&gt;, un socialiste partisan de la participation gouvernementale (une position qui faisait encore un peu scandale dans le mouvement socialiste de l'&#233;poque). Cette &lt;em&gt;retraite ouvri&#232;re et paysanne&lt;/em&gt; &#233;tait la premi&#232;re retraite obligatoire. L'&#201;tat s'en portait garant, des caisses publiques ou priv&#233;es, et notamment les mutuelles qui existaient d&#233;j&#224;, &#233;taient charg&#233;es de r&#233;colter les sommes vers&#233;es et de les faire fructifier, puisqu'il s'agissait toujours de retraites par capitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT s'empressa d'y d&#233;noncer la &lt;em&gt;&#171; retraite des morts &#187;&lt;/em&gt;. Il y avait de quoi : l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite &#233;tait fix&#233; &#224; 65 ans alors que l'esp&#233;rance de vie &#224; l'&#233;poque &#233;tait de 50 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D'une guerre &#224; l'autre et de la capitalisation &#224; la r&#233;partition&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1928-1930 &#8211; &lt;/strong&gt;Cette retraite &#171; universelle &#187; de 1910 a quasiment disparu avec la guerre de 1914-1918. Elle allait rena&#238;tre sous une autre forme avec les lois de 1928 et 1930 qui instauraient une assurance sociale couvrant &#224; la fois la maladie et invalidit&#233;s et les retraites. C'&#233;tait toujours une retraite par capitalisation. Il fallait 30 ann&#233;es de cotisation pour avoir sa pleine retraite, fix&#233;e &#224; 40 % d'un salaire de base. La crise &#233;conomique mondiale des ann&#233;es 1930 et la marche &#224; la guerre allaient compl&#232;tement en d&#233;valuer les capitaux, au point de ne plus pouvoir payer les retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1941 &#8211; R&#233;gime par r&#233;partition&lt;/strong&gt; : c'est ainsi qu'en 1941, sous le r&#233;gime de P&#233;tain, son ministre du travail Ren&#233; Belin, un ancien responsable de la CGT ralli&#233; au mar&#233;chal, abandonnait le syst&#232;me par capitalisation au profit d'un syst&#232;me par r&#233;partition comme celui que nous connaissons aujourd'hui. D&#233;sormais les cotisations vers&#233;es une ann&#233;e allaient servir sur le champ &#224; payer les pensions dues aux retrait&#233;s. &lt;em&gt;&#171; Fran&#231;ais ! Je n'ai pas eu souvent l'occasion de vous annoncer de bonnes nouvelles ; en voici une : la retraite des vieux entre en action. [&#8230;] elle avait &#233;t&#233; promise ; vingt fois elle avait &#233;t&#233; ajourn&#233;e. Je tiens les promesses, m&#234;me celles des autres, [&#8230;] la modeste pension sera d'un grand soulagement. [&#8230;] Plus tard, si Dieu le veut, nous pourrons peut-&#234;tre am&#233;liorer cette loi &#187;&lt;/em&gt; d&#233;clarait le Mar&#233;chal.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;De l'apog&#233;e du syst&#232;me&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1945 &#8211; &lt;/strong&gt;C'est donc sur cette base d'un syst&#232;me par r&#233;partition qu'a &#233;t&#233; mis sur pied, au lendemain de la guerre, le nouveau syst&#232;me g&#233;n&#233;ral de retraite. En m&#234;me temps qu'&#233;tait cr&#233;&#233;e la S&#233;curit&#233; sociale, dont la caisse de retraite n'est qu'une des trois caisses, la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse), &#224; c&#244;t&#233; de la Caisse maladie (Cnam) et de la Caisse d'allocations familiales (Caf).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On &#233;tait alors en pleine union nationale, associant le Parti communiste au gouvernement du g&#233;n&#233;ral De Gaulle. Pour mieux remettre la France au boulot dans les conditions difficiles de l'apr&#232;s-guerre, l'&#201;tat se devait de faire des concessions aux travailleurs en leur assurant un minimum (assurance maladie et allocations familiales notamment), pendant que les salaires restaient au plancher et que le chef du PCF, Maurice Thorez, clamait que la gr&#232;ve &#233;tait &#171; &lt;em&gt;l'arme des trusts &#187;&lt;/em&gt;. Les toutes nouvelles caisses de s&#233;curit&#233; sociale et de retraite allaient donc &#234;tre cog&#233;r&#233;es entre organisations patronales et syndicats, &#224; l'&#233;poque essentiellement la CGT, qui &#233;tait pass&#233;e sous la direction du PCF. Celle-ci fut &#233;cart&#233;e plus tard de la direction des Caisses nationales au profit de FO puis de la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#226;ge pour toucher une pleine retraite fut fix&#233;e &#224; 65 ans, son montant &#224; 40 % du salaire moyen des 10 derni&#232;res ann&#233;es d'activit&#233;, &#224; condition d'avoir cotis&#233; pendant au moins 30 ans. (On pouvait partir &#224; 60 ans, mais avec une retraite de seulement 20 % du salaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1947, 1961, 1972 &#8211;&lt;/strong&gt; Deux caisses de retraites compl&#233;mentaires ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es plus tard, portant le montant total des retraites autour de 75 % du salaire ou un peu plus : l'Argic, cr&#233;&#233;e en 1947 pour les cadres, dont la cotisation au r&#233;gime g&#233;n&#233;ral (et donc le montant de la retraite vers&#233;e) &#233;tait limit&#233;e &#224; la cotisation sur un salaire plafond, bien inf&#233;rieur &#224; leur salaire r&#233;el ; l'Arco pour l'ensemble des salari&#233;s, cr&#233;&#233;e en 1961 par la fusion de diverses caisses de retraites compl&#233;mentaires facultatives, et rendue obligatoire &#224; partir de 1972.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu attendre les ann&#233;es 1970 pour que les salari&#233;s qui prenaient leur retraite aient les annuit&#233;s de cotisation n&#233;cessaires pour toucher une pleine retraite et que le nouveau syst&#232;me prenne son plein effet. Ce fut l'&#226;ge d'or, &#233;ph&#233;m&#232;re, des retraites en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1983 &#8211; &lt;/strong&gt;Le passage de la retraite &#224; 60 ans, sous Mitterrand en 1983, repr&#233;senta bien plus une victoire du ch&#244;mage qu'une victoire des luttes des travailleurs. Avec le ralentissement de la croissance dans les ann&#233;es 1970 et le d&#233;but des restructurations industrielles et licenciements massifs qui suscit&#232;rent de violentes explosions de col&#232;re (dont celle des sid&#233;rurgistes lorrains de Longwy en 1978), toute une s&#233;rie de mesures de pr&#233;retraites aux frais de l'&#201;tat et de la caisse de retraite furent mises en place pour permettre aux patrons de licencier plus facilement : la Garantie de ressources en 1972, Fonds national pour l'emploi (FNE) en 1980, Pr&#233;retraites progressives en 1982, prenant en charge des d&#233;parts anticip&#233;s conditionn&#233;s par de nouvelles embauches (mais en nombre inf&#233;rieur), dont les patrons de l'automobile se sont amplement servi pour renouveler leur main-d'&#339;uvre, et bien d'autres. C'est dans ce cadre que, pour faciliter les licenciements des travailleurs &#226;g&#233;s et all&#233;ger le fardeau pour l'&#201;tat de la multiplication de ces dispositifs, en le reportant sur les caisses de retraite, le gouvernement Mauroy, Premier ministre de Mitterrand, d&#233;cidait en 1983 de faire passer l'&#226;ge du d&#233;part en retraite &#224; 60 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; &#224; son d&#233;clin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'embellie des retraites, alors que le ch&#244;mage continuait &#224; exploser, n'allait pas durer des lustres. En 1991, Michel Rocard, alors Premier ministre socialiste du second mandat de Mitterrand, commandait un rapport pour une r&#233;forme des retraites. C'est l'homme de droite Balladur, devenu premier ministre &#224; son tour du m&#234;me Mitterrand, qui l'a mis en chantier, inaugurant en 1993 la longue s&#233;rie des attaques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommaire tient en quelques dates :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1993 &#8211; R&#233;forme Balladur&lt;/strong&gt; : passage de 150 trimestres &#224; 160 pour la dur&#233;e de cotisation n&#233;cessaire, et calcul de la retraite sur le salaire moyen des 25 meilleures ann&#233;es au lieu des 10 meilleures&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 1972 on &#233;tait pass&#233; su salaire des 10 derni&#232;res ann&#233;es choisi comme base (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. (Avec la r&#233;forme Macron le calcul porterait sur toute la carri&#232;re, donc une moyenne encore bien plus basse). Et les retraites ne seraient plus r&#233;&#233;valu&#233;es en fonction de l'&#233;volution du salaire moyen des actifs, mais en fonction de celle de l'indice des prix, bien moindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1995 &#8211; Jupp&#233; se casse le nez face &#224; la gr&#232;ve des cheminots&lt;/strong&gt; contre sa tentative de r&#233;forme de l'assurance-maladie et l'alignement des r&#233;gimes sp&#233;ciaux sur les retraites du secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2003 &#8211; R&#233;forme Fillon&lt;/strong&gt; : allongement de la dur&#233;e de cotisation n&#233;cessaire pour pr&#233;tendre &#224; une retraite &#224; taux plein qui va passer progressivement, pour la fonction publique, de 37,5 ann&#233;es de cotisation &#224; 40 ans en 2008, avant de passer pour tous progressivement jusqu'&#224; 41 ans en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2007 &#8211;&lt;/strong&gt; Nouvelle r&#233;forme des r&#233;gimes sp&#233;ciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2010&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&#8211;&lt;/strong&gt; La r&#233;forme Fillon et ses suites sont pass&#233;es malgr&#233; les millions de manifestants descendus dans la rue&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; gr&#226;ce &#224; la trahison des syndicats. Avec la r&#233;forme Woerth-Sarkozy : l'&#226;ge minimal de d&#233;part &#224; la retraite sera progressivement augment&#233; (de quatre mois par an &#224; partir du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 2011) pour atteindre 62 ans en 2018. L'&#226;ge &#224; partir duquel il est permis &#224; un assur&#233;, n'ayant pas la dur&#233;e de cotisation requise, de b&#233;n&#233;ficier tout de m&#234;me d'une retraite &#224; taux plein, passera progressivement de 65 &#224; 67 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ambition de Macron aujourd'hui serait en quelque sorte d'imposer la r&#233;forme finale, avec son syst&#232;me par points. Sans compter que la nouvelle baisse du montant des retraites sera une incitation, pour ceux qui en ont les moyens, de souscrire en plus &#224; une retraite compl&#233;mentaire par capitalisation, aupr&#232;s de ces fonds de pension dont la bourgeoisie fran&#231;aise estime qu'ils sont trop peu nombreux en France pour drainer l'&#233;pargne vers le monde des affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O.B.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En 1972 on &#233;tait pass&#233; su salaire des 10 derni&#232;res ann&#233;es choisi comme base en 1945 &#224; celui des 10 meilleures ann&#233;es, plus favorable.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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