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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> &#171; D&#233;p&#244;ts de sac &#187; &#224; la SNCF : une gifle pour la direction et le gouvernement
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>SNCF
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		<description>Mouvement in&#233;dit &#224; la SNCF. Du jeudi 17 octobre au week-end des 19 et 20 qui a suivi, un mouvement de &#171; droit de retrait &#187; de milliers, voire dizaines de milliers de cheminotes et cheminots, conducteurs et contr&#244;leurs, n'a cess&#233; de s'&#233;tendre et de s'installer sur le territoire national. Comme une &#233;norme et irr&#233;sistible vague d'&#233;motion, &#224; l'annonce qu'un coll&#232;gue de Champagne-Ardenne et les voyageurs de son TER s'&#233;taient trouv&#233;s dans une situation dramatique, li&#233;e &#224; un syst&#232;me d&#233;nonc&#233; et d&#233;cri&#233; depuis des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/local/cache-vignettes/L150xH118/arton11776-4ca3e.png?1636490918' width='150' height='118' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mouvement in&#233;dit &#224; la SNCF. Du jeudi 17 octobre au week-end des 19 et 20 qui a suivi, un mouvement de &#171; droit de retrait &#187; de milliers, voire dizaines de milliers de cheminotes et cheminots, conducteurs et contr&#244;leurs, n'a cess&#233; de s'&#233;tendre et de s'installer sur le territoire national. Comme une &#233;norme et irr&#233;sistible vague d'&#233;motion, &#224; l'annonce qu'un coll&#232;gue de Champagne-Ardenne et les voyageurs de son TER s'&#233;taient trouv&#233;s dans une situation dramatique, li&#233;e &#224; un syst&#232;me d&#233;nonc&#233; et d&#233;cri&#233; depuis des ann&#233;es par les cheminots, de conduite &#224; agent seul : pas de personnel SNCF autre dans le train que le conducteur !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Cheminots et usagers menac&#233;s : riposte !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 16 octobre en effet, une collision entre un camion et un TER avec 70 voyageurs, a eu lieu sur un passage &#224; niveau dans les environs de Reims. Le conducteur du train, bless&#233;, doit n&#233;anmoins quitter son train, couvrir une distance importante pour donner l'alerte permettant ainsi d'&#233;viter une autre collision cette fois avec un autre train, avant de revenir vers la rame o&#249; les passagers, traumatis&#233;s par le choc et bless&#233;s aussi pour une douzaine d'entre eux, sont livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes. L'annonce de l'&#233;v&#233;nement a cr&#233;&#233; un choc dans la communaut&#233; des cheminots, et une onde de refus de continuer &#224; travailler dans pareilles conditions d'ins&#233;curit&#233; a inond&#233; le r&#233;seau. Encourag&#233;e par un SMS de Laurent Brun, dirigeant de la CGT, en faveur du &#171; droit de retrait &#187; (droit l&#233;gal de cesser le travail si on estime ne plus pouvoir l'exercer dans des conditions normales de s&#233;curit&#233;). D'autres syndicats ont encourag&#233; cette d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le jeudi soir mais surtout le vendredi 18 octobre dans la journ&#233;e, la paralysie du trafic ferroviaire &#233;tait spectaculaire : 60 % des trains supprim&#233;s ce jour-l&#224;, ce qui veut dire au moins autant, et probablement davantage de conducteurs et contr&#244;leurs en col&#232;re (dans ces cas-l&#224; des cadres sont mobilis&#233;s pour tirer des trains, autant qu'ils en sont capables). Les 19 et 20 octobre, c'&#233;taient encore deux journ&#233;es s&#233;rieusement perturb&#233;es, bien que les mouvements jouent souvent rel&#226;che en week-end : 100 % des Ouigo supprim&#233;s (priorit&#233; aux TGV &#171; high-cost &#187;), un trafic TER nul en Champagne-Ardenne, un trafic r&#233;gional tr&#232;s impact&#233; dans les r&#233;gions de Toulouse, Tours, Lyon ou en r&#233;gion parisienne.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Droit de retrait ou gr&#232;ve ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le vendredi 18 au matin, la hi&#233;rarchie de la SNCF faisait pression sur les cheminots par la menace de sanctions. Le secr&#233;taire d'&#201;tat au transport, Djebbari, d&#233;non&#231;ait une &#171; gr&#232;ve surprise hors du cadre l&#233;gal &#187;. La direction de la SNCF d&#233;non&#231;ait une gr&#232;ve qui ne dirait pas son nom ; qui perfidement aurait pris en traitres les usagers, dont ces malheureuses familles partant en vacances. Pepy &#8211; futur-ex-PdG qui reprenait du service pour l'occasion &#8211; et &#201;douard Philippe rench&#233;rissaient sur la gr&#232;ve ill&#233;gale, les poursuites judiciaires n&#233;cessaires, etc. Comme Blanquer avait sorti des menaces contre la gr&#232;ve du Bac en juillet dernier, sans passer &#224; l'acte. Membres du gouvernement, d&#233;put&#233;s LR et autres, chacun y est all&#233; de son couplet anti-cheminots et anti-lutte. Et d'engager un d&#233;bat s&#233;mantique assez dr&#244;le : k&#233;sako, ce mouvement ? Droit de retrait ? D&#233;p&#244;ts de sac ou d&#233;p&#244;ts de sacoche ? D&#233;brayage inopin&#233; ? Gr&#232;ve sauvage et ill&#233;gale ? Ou gr&#232;ve tout court ? Jusqu'&#224; ce ch&#339;ur touchant entonn&#233; par P&#233;py, Djebbari, P&#233;cresse et autres voix de son ma&#238;tre, pour vanter les charmes d'une vraie gr&#232;ve, apr&#232;s un vrai dialogue social, dans les vrais d&#233;lais voulus par les proc&#233;dures l&#233;gales&#8230; qui, rappelons-le, n'autorisent que les col&#232;res programm&#233;es&#8230; 15 jours &#224; l'avance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de la part de ce beau monde, d&#232;s le d&#233;but, motus et bouche cousue sur les causes de la vague de col&#232;re : l'accident et la gal&#232;re du conducteur et des voyageurs, li&#233;s &#224; la politique d'&#233;conomies criminelles de la direction sur les effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'&#233;piloguerons pas sur l'&#233;tiquetage de ce mouvement, sur la question de savoir si les cheminots ont exerc&#233; leur droit de retrait ou leur droit de gr&#232;ve &#8211; &#224; moins que ce ne soit les deux ! Ce qu'ils ont fait et ont &#233;tendu au pays entier ne figure pas, pour l'heure, dans l'article X ou Y d'un quelconque code l&#233;gal. La lutte de classe innove ! Ceux qui luttent cr&#233;ent du nouveau et l'Acad&#233;mie suivra !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, les cheminots n'ont pas seulement eu droit aux cris d'orfraie de hauts cadres SNCF et ministres de Macron. Sur les chantiers, des petits galonn&#233;s de la SNCF ont tent&#233; de faire signer &#224; des cheminots des &#171; mises en demeure &#187; d'avoir &#224; reprendre le boulot ; ont envoy&#233; des huissiers pour voir si lesdits cheminots &#233;taient bien &#224; leur poste et en uniforme &#8211; comme le veut la r&#233;glementation &#8211; m&#234;me s'ils ne travaillaient pas. Dans pas mal d'endroits, ces petits garde-chiourmes envoy&#233;s en mission par la hi&#233;rarchie sont revenus la queue basse&#8230; Il reste &#224; voir s'ils n'attendent pas leur heure pour des proc&#233;dures de sanctions dont la direction SNCF n'est pas avare et qu'elle peut leur intimer de d&#233;clencher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour l'heure direction SNCF et gouvernement ont surtout &#224; g&#233;rer leur frousse. Et les directions syndicales les y ont aid&#233;es &#224; leur fa&#231;on, en acceptant de se rendre &#224; des s&#233;ances de discussion voire de les provoquer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Subtilit&#233;s et finasseries syndicales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le jeudi soir, alors qu'un d&#233;brayage national semblait se dessiner pour le lendemain mais sans certitude, la CGT se plaignait sur les r&#233;seaux que la direction &#233;tait aux abonn&#233;s absents. Elle d&#233;posait une DCI nationale (demande de r&#233;union qui d&#233;marre une proc&#233;dure de gr&#232;ve). Le lendemain vendredi 18 octobre, une r&#233;union nationale avait lieu, syndicats/direction &#224; 7 heures 30, suite &#224; cette DCI. Dont il sortait trois pistes de n&#233;gociation : le report du projet de suppression des &#171; autorisations d&#233;parts de train &#187; (une proc&#233;dure de s&#233;curit&#233; en vigueur pour assurer le d&#233;part des trains), de nouvelles n&#233;gociations sur l'application de l'EAS (cet &#171; &#233;quipement &#224; agent seul &#187; pr&#233;cis&#233;ment mis en cause dans l'accident de Champagne) et l'ouverture de discussions sur la campagne emploi. Il n'en est sorti que du blabla. D'autres n&#233;gociations se faisaient &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale &#8211; &#233;chelle o&#249; sont organis&#233;s les secteurs CGT &#8211; d&#232;s la fin d'apr&#232;s-midi du m&#234;me vendredi. La DCI ne s'est pas transform&#233;e en pr&#233;avis de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, ces n&#233;gociations r&#233;gionales ont happ&#233; les d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux tout le vendredi apr&#232;s-midi. &#192; notre connaissance, pas de discussions sur l'opportunit&#233; d'y aller ou pas : c'&#233;tait pourtant &#233;vident qu'il s'agissait d'une man&#339;uvre dilatoire sans int&#233;r&#234;t pour les revendications de la gr&#232;ve. Parfois cela a requis des trajets longs pour les d&#233;l&#233;gu&#233;s CSE (aller &#224; Lyon pour Paris-Gare de Lyon). Il n'en est &#233;videmment rien sorti puisque les directeurs r&#233;gionaux ont renvoy&#233; au national. Seule la r&#233;gion Paca (Marseille est un bastion de la CGT) a repris le travail le vendredi soir &#224; la suite de ces n&#233;gociations&#8230; pour se remettre en droit de retrait le surlendemain, en r&#233;action &#224; une nouvelle agression !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle n&#233;gociation nationale s'est engag&#233;e cependant qui a dur&#233; &#171; jusqu'&#224; 23 heures 50 &#187; (les bureaucrates se sont plaints dans un tract national de cet horaire tardif). Il n'en est rien sorti. Le lendemain matin, samedi 19 octobre, la CGT et Sud sortaient des tracts plus que moroses, pleurant sur le fait que la direction &#171; jouait le pourrissement &#187; (au bout de 24 heures de mouvement) ; qu'elle engendrait un &#171; climat d&#233;l&#233;t&#232;re &#187; ou qu'elle &#233;tait &#171; irresponsable &#187;. Au lieu d'insister aupr&#232;s des cheminots sur le fait qu'ils pouvaient &#234;tre fiers de tenir la drag&#233;e haute &#224; une direction criminelle ; qu'ils pouvaient &#234;tre heureux d'avoir pris une initiative in&#233;dite et pour tout dire inou&#239;e. Mais non, car les directions syndicales &#233;taient d&#233;pass&#233;es elles aussi et, selon leur sc&#233;nario classique quand elles veulent &#233;teindre un mouvement sans le dire, ont toutes appel&#233; &#224; ce que&#8230; les cheminots d&#233;cident eux-m&#234;mes des suites &#224; donner. Des bureaucrates qui encouragent la d&#233;mocratie ouvri&#232;re, c'est louche&#8230; et &#231;a n'arrive que lorsqu'ils ont d&#233;cid&#233; d'&#233;teindre le feu mais d'en faire porter la responsabilit&#233; aux gr&#233;vistes eux-m&#234;mes. Finies les consignes et les perspectives ! D&#233;brouillez-vous ! Ce qui s'appelle aussi tactique de pourrissement d'un mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi soir tard, la f&#233;d&#233;ration CGT sortait finalement un tract tr&#232;s explicite, pr&#244;nant la reprise du travail mais appelant d&#233;sormais &#224; &#171; pr&#233;parer le 5 d&#233;cembre &#187;. La ficelle est grosse, et peu de cheminots sont dupes, mais rien n'est jou&#233; &#224; cette heure. La reprise n'est pas acquise, heureusement, particuli&#232;rement dans les coins o&#249; c'est mont&#233; le plus fort notamment en Champagne-Ardenne. Bien des cheminots n'ont rien contre un 5 d&#233;cembre, mais leur souci urgent est celui du jour m&#234;me et du lendemain ; de la poursuite du bras de fer engag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un bilan d'&#233;tape positif&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette explosion de col&#232;re pr&#233;sente bien des aspects positifs, entre autres les liens qui se sont tiss&#233;s entre conducteurs et contr&#244;leurs, les deux services touch&#233;s par le mouvement. Les discussions ont &#233;t&#233; nombreuses, les actions communes, des barri&#232;res sont tomb&#233;es en quelques heures ! De la m&#234;me fa&#231;on, sont tomb&#233;es des barri&#232;res entre les r&#233;seaux Transilien, TER et grandes lignes : la direction de la SNCF s'&#233;vertue &#224; les saucissonner &#224; l'infini, &#224; en faire des entit&#233;s s&#233;par&#233;es avec leurs propres directions, pour mieux les vendre ult&#233;rieurement &#224; la d&#233;coupe &#8211; ouverture &#224; la concurrence en 2020 oblige !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains secteurs &#8211; signe que des cheminots n'ont pas envie d'en rester l&#224; &#8211; l'id&#233;e germe aussi de se mettre en gr&#232;ve ; des DII (d&#233;clarations individuelles d'intention de faire gr&#232;ve impos&#233;es par la loi sur le service minimum) ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;es pour lundi, apr&#232;s la parenth&#232;se du week-end. C'est le cas &#224; Paris Saint-Lazare o&#249; un mouvement &#233;tait d&#233;j&#224; engag&#233; avant le d&#233;p&#244;t de sac d'il y a trois jours. Les bonnes id&#233;es circulent vite, il en serait question ailleurs aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que la situation est incertaine. Que tous les espoirs sont permis&#8230; et toutes les difficult&#233;s pr&#233;sentes. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; pour les cheminots, dans les nombreux chantiers o&#249; des &#233;quipes militantes existent, de souligner la port&#233;e nationale extr&#234;mement positive du bras de fer engag&#233;, de susciter le maximum de d&#233;bats sur le bilan d'&#233;tape du mouvement (car il n'est pas termin&#233;) et sur ses perspectives ; et d'aider celles et ceux qui veulent pousser le bouchon plus loin &#224; s'exprimer publiquement et largement dans ce sens. Il faut que la satisfaction et la fiert&#233; des cheminotes et cheminots s'expriment, aupr&#232;s du plus grand nombre de coll&#232;gues, qu'ils aient repris le boulot ou pas, temporairement ou pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cheminots dont la col&#232;re a explos&#233; ont spectaculairement bouscul&#233; la direction de la SNCF ; renvers&#233; des barri&#232;res mises entre eux ; secou&#233; aussi les directions syndicales. Le coin enfonc&#233; contre la direction est un s&#233;rieux revers pour le gouvernement aussi, lui qui aide les patrons &#224; pousser toujours plus loin leurs attaques anti-ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, apr&#232;s la gr&#232;ve spectaculaire du 13 septembre &#224; la RATP, dans le contexte d'attaque contre les retraites de tous les salari&#233;s, public ou priv&#233;, ce nouveau et s&#233;rieux coup de semonce vient s'ajouter aux coups de sang des profs passant outre les corrections du bac, des urgentistes hospitaliers ruant dans les brancards ou des pompiers affrontant les flics ! Comme un nouveau style dans la lutte de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20 octobre 2019&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Correspondant(e)s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#201;ditorial des bulletins d'entreprise L'&#201;tincelle du lundi 21 octobre 2019) : Avec les cheminots, contre la loi du profit
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		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Avec-les-cheminots-contre-la-loi-du-profit-11777</link>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Mercredi 16 octobre, un accident ferroviaire au passage &#224; niveau de Saint-Pierre-sur-Vence dans les Ardennes a d&#233;montr&#233; la dangerosit&#233; de la politique d'&#233;conomies de la SNCF. Le drame n'a &#233;t&#233; &#233;vit&#233; que gr&#226;ce au sang-froid du conducteur du train, seul &#224; bord. Le ras-le-bol s'est exprim&#233; par le puissant d&#233;brayage national, ou &#171; d&#233;p&#244;t de sac &#187; en jargon cheminot, en application du droit de retrait. &lt;br /&gt;En quelques jours, des records de trains supprim&#233;s ont &#233;t&#233; battus, une majorit&#233; de contr&#244;leurs et de conducteurs&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 16 octobre, un accident ferroviaire au passage &#224; niveau de Saint-Pierre-sur-Vence dans les Ardennes a d&#233;montr&#233; la dangerosit&#233; de la politique d'&#233;conomies de la SNCF. Le drame n'a &#233;t&#233; &#233;vit&#233; que gr&#226;ce au sang-froid du conducteur du train, seul &#224; bord. Le ras-le-bol s'est exprim&#233; par le puissant d&#233;brayage national, ou &#171; d&#233;p&#244;t de sac &#187; en jargon cheminot, en application du droit de retrait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En quelques jours, des records de trains supprim&#233;s ont &#233;t&#233; battus, une majorit&#233; de contr&#244;leurs et de conducteurs cessant le travail. Quoiqu'en dise la SNCF, la situation est loin d'&#234;tre revenue &#224; la normale, la col&#232;re n'est pas rentr&#233;e dans son lit. La fiert&#233; d'avoir tenu t&#234;te l'emporte, notamment d'avoir eu le culot de s'asseoir sur les proc&#233;dures de pr&#233;avis en vigueur dans les entreprises publiques, ces lois anti-gr&#232;ves destin&#233;es &#224; anesth&#233;sier la combativit&#233;. Une grande premi&#232;re &#224; cette &#233;chelle nationale. &#192; ceux qui pleurent sur le &#171; service minimum &#187; qui n'a pas &#233;t&#233; assur&#233; ce week-end, les cheminots r&#233;torquent que faute d'embauches et de moyens c'est tous les jours le minimum et qu'ils exigent un maximum pour eux-m&#234;mes et les usagers !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Contre les &#171; sauvages &#187; qui nous gouvernent et nous exploitent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ministres et patrons de la SNCF parlent de gr&#232;ve &#171; surprise &#187;, comme si elle avait &#233;t&#233; organis&#233;e en secret pour couler les d&#233;parts en vacances de la Toussaint, ou encore de gr&#232;ve &#171; sauvage &#187;. Mais les sauvages sont ceux, comme Guillaume Pepy et &#201;douard Philippe, qui promettent des poursuites judiciaires aux cheminots qui d&#233;fendent leur peau et celle des usagers. Ce sont ces ministres qui organisent la p&#233;nurie budg&#233;taire dans tous les services publics essentiels, qui coupent les financements des h&#244;pitaux, envoient les flics contre les pompiers et d&#233;molissent les normes environnementales au profit d'empoisonneurs comme Lubrizol. Ils saturent les ondes de menaces contre les cheminots qui leur tiennent t&#234;te, mais n'ont pas un mot sur l'accident grave &#224; l'origine du d&#233;brayage.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#192; la SNCF comme ailleurs, une politique de rentabilit&#233; criminelle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les passages &#224; niveau g&#233;n&#232;rent un accident tous les trois jours, 36 morts par an en moyenne. Il suffirait de quelques milliards d'euros pour remplacer en urgence les plus dangereux, mais le budget allou&#233; pour l'instant se compte en dizaines de&#8230; millions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette incurie de l'&#201;tat s'ajoute la gestion capitaliste de la SNCF, dirig&#233;e vers le profit du groupe et de ses filiales d&#233;j&#224; priv&#233;es. En autorisant les TER &#224; circuler avec un seul cheminot &#224; bord, le conducteur, la SNCF sait qu'elle prend un risque. Un risque &#171; calcul&#233; &#187;, comme disent les patrons, c'est-&#224;-dire rentable. Depuis quelques mois, l'introduction d&#233;p&#244;t par d&#233;p&#244;t de cette conduite &#171; &#224; agent seul &#187; a d&#233;clench&#233; des gr&#232;ves qui sont rest&#233;es dispers&#233;es. La direction a ignor&#233; ces avertissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saint-Pierre-sur-Vence mercredi dernier, le conducteur seul, bless&#233;, a d&#251; parcourir un kilom&#232;tre et demi &#224; pied sur les voies pour emp&#234;cher une nouvelle collision. Les voyageurs sont rest&#233;s sans aide et sans information pendant de longues minutes. La pr&#233;sence de contr&#244;leurs aurait permis de g&#233;rer l'incident : leur t&#226;che principale est d'accompagner les voyageurs, d'assurer la s&#233;curit&#233; ferroviaire, pas de mettre des amendes &#8211; m&#234;me si les directions les traquent pour le faire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Coup de semonce contre les sales coups patronaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les cheminots dont la col&#232;re a explos&#233; ont vraiment lieu d'&#234;tre fiers d'avoir bouscul&#233; la direction de la SNCF ; fiers aussi d'avoir inflig&#233; un s&#233;rieux revers au gouvernement qui encourage les patrons &#224; pousser toujours plus loin leurs attaques anti-ouvri&#232;res. Pr&#233;cis&#233;ment dans un contexte o&#249; ensemble, patrons et gouvernement pr&#233;parent leur r&#233;forme contre les retraites de tous les travailleurs, et pas seulement des r&#233;gimes pr&#233;tendus &#171; sp&#233;ciaux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lev&#233;e de boucliers cheminote en cours est un nouveau coup de semonce contre les sales coups patronaux et gouvernementaux, apr&#232;s la gr&#232;ve spectaculaire du 13 septembre &#224; la RATP. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Paris Saint-Lazare : semaine charg&#233;e !
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		<dc:date>2019-10-29T23:08:47Z</dc:date>
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		<description>Le lundi 14 octobre, des agents des trains Grandes lignes et Banlieue &#171; d&#233;posaient le sac &#187;, c'est-&#224;-dire arr&#234;taient de travailler en faisant valoir leur droit de retrait, &#224; la suite de sept agressions successives, dont cinq en un week-end. De quoi faire d&#233;border le vase, car les cheminots du secteur sont d&#233;j&#224; sous le coup : &lt;br /&gt;&#8211; de r&#233;organisations li&#233;es &#224; la s&#233;paration entre les activit&#233;s Transilien et Grandes lignes normandes ; &lt;br /&gt;&#8211; de menaces sur le statut de roulants des contr&#244;leurs banlieue (avec pertes de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-SNCF-454-" rel="directory"&gt;SNCF
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le lundi 14 octobre, des agents des trains Grandes lignes et Banlieue &#171; d&#233;posaient le sac &#187;, c'est-&#224;-dire arr&#234;taient de travailler en faisant valoir leur droit de retrait, &#224; la suite de sept agressions successives, dont cinq en un week-end. De quoi faire d&#233;border le vase, car les cheminots du secteur sont d&#233;j&#224; sous le coup :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; de r&#233;organisations li&#233;es &#224; la s&#233;paration entre les activit&#233;s Transilien et Grandes lignes normandes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; de menaces sur le statut de roulants des contr&#244;leurs banlieue (avec pertes de salaires en cons&#233;quence) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; de la politique du chiffre de la LAF ou lutte anti-fraude (mettre toujours plus de &#171; prunes &#187; pour toucher des primes !) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; et enfin, des attaques sur les roulements (ou emplois du temps) annonc&#233;s pour le service 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se traduit, entre autres, par une baisse dramatique des effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pas de division entre nous !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite, l'info du d&#233;p&#244;t de sac circule et, en milieu de matin&#233;e, le d&#233;brayage des contr&#244;leurs et contr&#244;leuses est rejoint par des agents de conduite et de l'escale, certains en repos, d'autres exer&#231;ant leur droit de retrait &#233;galement. Des chefs du contr&#244;le tentent de r&#233;unir une d&#233;l&#233;gation dans une salle &#224; part pour calmer tout le monde, tenter de s&#233;parer les probl&#232;mes et les agents (Transilien d'un c&#244;t&#233;, Grandes lignes de l'autre). Mais il n'en est pas question pour les coll&#232;gues du contr&#244;le mobilis&#233;s : c'est tous ensemble qu'ils veulent &#234;tre re&#231;us ! &#192; la mi-journ&#233;e de ce lundi 14 octobre, avec les nouvelles prises de service, le cort&#232;ge grossit sur le lieu de rassemblement du quai 1. Devant l'affluence, la direction traine des pieds pour trouver une salle. Un petit chef apporte &#224; deux conducteurs venus en soutien des &#171; mises en demeure &#187; &#233;crites leur intimant de reprendre le travail. Ni une, ni deux, la centaine de pr&#233;sents accompagne les conducteurs &#224; leur local de prise de poste, ce qui grossit les rangs des conducteurs qui refusent de prendre leur service.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La direction dans ses petits souliers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Affol&#233;s, les grands chefs arrivent illico : les mises en demeure auraient &#233;t&#233; des maladresses, ils jurent qu'elles seront d&#233;chir&#233;es ! Des discussions s'engagent alors sur ce qu'il faut mettre en &#339;uvre pour stopper l'&#233;pid&#233;mie d'agressions. Les chefs du contr&#244;le tentent malencontreusement de vendre le dernier gadget de l'entreprise : des cam&#233;ras portatives que les contr&#244;leurs devraient d&#233;clencher en cas de conflit et braquer sur le voyageur r&#233;calcitrant, avec menace d'identification ult&#233;rieure. Pas meilleure trouvaille pour envenimer les situations tendues ! Un toll&#233; et &#224; nouveau, la direction remballe l'exp&#233;rimentation du joujou &#224; Saint-Lazare.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les probl&#232;mes ne viennent
&lt;p&gt;pas de nulle part&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Par tous les bouts, en fait, la politique de la direction met les voyageurs sous pression et expose les cheminots &#224; leur m&#233;contentement : les moyens humains et mat&#233;riels ne sont pas r&#233;unis pour la bonne circulation de trains, &#224; l'heure ; les rames sont trop petites, sans toilettes, parfois r&#233;pugnantes faute de temps et d'agents pour les nettoyer ; des dizaines de guichets Grandes lignes ou Transilien ont &#233;t&#233; supprim&#233;s sur la r&#233;gion ces derni&#232;res ann&#233;es ; le parc de distributeurs automatiques de billets et de composteurs est v&#233;tuste et d&#233;faillant. La direction multiplie les pressions pour que les agents du contr&#244;le et agents commerciaux de gare aillent &#224; l'affrontement avec des voyageurs (toujours cette LAF ou lutte anti-fraude), alors que l'achat d'un titre de transport tient du parcours du combattant (trois quarts d'heure d'attente aux guichets). Les nerfs sont donc &#224; vif. Ceux des usagers aussi. Tout est fait en haut lieu pour que les choses se passent tr&#232;s mal pour les agents. Mais l'effet boomerang est arriv&#233; : d&#233;p&#244;t de sac le lundi, pr&#233;c&#233;dant une gr&#232;ve qui de toute fa&#231;on &#233;tait annonc&#233;e et pr&#233;par&#233;e pour le mardi 15 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lundi soir, les impacts de la gr&#232;ve sur les trains se faisaient sentir. C'&#233;tait donc la gr&#232;ve des contr&#244;leurs de Grandes lignes, large le lendemain. R&#233;union de 80 en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. Des conducteurs les rejoignent. La direction commence &#224; reculer sur les emplois du temps et certaines des revendications ; les coll&#232;gues, le mercredi, en &#233;taient encore &#224; r&#233;fl&#233;chir aux suites du mouvement en cours&#8230; que survenait l'annonce de l'accident de Champagne-Ardennes&#8230; suivi du spectaculaire &#171; d&#233;p&#244;t de sacs &#187;. National cette fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saint-Lazare, &#231;a continuait donc !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20 octobre 2019&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Correspondant(e)s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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