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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>Editorial : Tous ensemble Pour que les attaques patronales ne passent pas l'hiver !
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		<dc:subject>Politique
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		<description>La France est heureuse ! Celle qui gouverne du moins. La croissance persiste, le ch&#244;mage baisse, &#171; les m&#233;nages &#187; consomment. Ce qui n'emp&#234;che pas les patrons de pleurer la bouche pleine. Comme d'habitude. &lt;br /&gt;Le MEDEF a r&#233;ussi son hold-up sur les cotisations ch&#244;mage, avec ce PARE qui a fustig&#233; les ch&#244;meurs comme responsables de leur situation et vise &#224; leur faire accepter des emplois sous-pay&#233;s et d&#233;qualifi&#233;s sous peine de suppression d'allocations. &lt;br /&gt;Le MEDEF s'attaque &#224; la m&#233;decine du travail, voudrait rendre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-13-janvier-fevrier-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 13, janvier-f&#233;vrier 2001
&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La France est heureuse ! Celle qui gouverne du moins. La croissance persiste, le ch&#244;mage baisse, &#171; les m&#233;nages &#187; consomment. Ce qui n'emp&#234;che pas les patrons de pleurer la bouche pleine. Comme d'habitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MEDEF a r&#233;ussi son hold-up sur les cotisations ch&#244;mage, avec ce PARE qui a fustig&#233; les ch&#244;meurs comme responsables de leur situation et vise &#224; leur faire accepter des emplois sous-pay&#233;s et d&#233;qualifi&#233;s sous peine de suppression d'allocations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MEDEF s'attaque &#224; la m&#233;decine du travail, voudrait rendre les salari&#233;s responsables de leurs maladies professionnelles comme des accidents du travail et pr&#233;pare d'autres sales coups contre l'assurance maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MEDEF s'attaque aux retraites. Si ses v&#339;ux &#233;taient exauc&#233;s, il faudrait cotiser 45 ans et envisager une retraite pleine &#224; 65 ans voire 70 ans ! Rien que &#231;a ! Le patronat voudrait payer toujours moins pour les retraites. Il voudrait surtout pousser les salari&#233;s vers des retraites priv&#233;es et autres fonds de pensions. Soit alimenter de milliards suppl&#233;mentaires ses propres circuits financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont autant de volets de la m&#234;me offensive pour diminuer le co&#251;t du travail et maintenir la pression contre les salaires. Ce &#224; quoi le gouvernement a largement aid&#233;, en particulier avec sa loi des 35 heures qui a surtout eu pour effet, par-del&#224; la flexibilit&#233; offerte aux patrons, de justifier mod&#233;rations ou blocages des salaires. L'Etat-patron cherche de son c&#244;t&#233; &#224; imposer aux agents de la fonction publique le m&#234;me blocage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le message est clair : la croissance est pour les profits et les actionnaires, pas pour ceux qui produisent les richesses ! Et la derni&#232;re attaque contre les retraites est telle que toutes les conf&#233;d&#233;rations syndicales appellent &#224; une journ&#233;e d'action le 25 janvier, dont il d&#233;pendra des travailleurs eux-m&#234;mes qu'elle soit massive et pas sans lendemain. Car les directions conf&#233;d&#233;rales qui ont jusque-l&#224; laiss&#233; faire quand elles n'ont pas approuv&#233; le gouvernement, m&#233;ritent toute notre d&#233;fiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A fortiori les partis de la gauche gouvernementale. Pour les &#233;lections municipales de mars, PS, PC et Verts osent encore appeler les travailleurs &#224; voter &#171; contre la droite &#187;. Leur politique nationale comme leur gestion municipale, t&#233;moignent pourtant de leur all&#233;geance aux int&#233;r&#234;ts capitalistes et &#224; la course aux privatisations de services publics nationaux et municipaux. En quelques ann&#233;es, un trust comme Vivendi s'est d&#233;ploy&#233; dans les services municipaux de l'eau, de la restauration et des transports avec la b&#233;n&#233;diction des &#233;lus de gauche comme de droite. Et on cherche d'o&#249; il tire l'audace de r&#233;primer et frapper aujourd'hui ses salari&#233;s, ceux des transports urbains de Rouen mobilis&#233;s pour leurs salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces &#233;lections, la Ligue Communiste R&#233;volutionnaire et Lutte Ouvri&#232;re se pr&#233;senteront en ordre dispers&#233; &#8211; nous avons d&#233;j&#224; eu l'occasion d'en d&#233;battre dans ces colonnes. Quoi qu'il en soit, il est &#224; souhaiter que dans le maximum de communes, l'&#233;lectorat populaire et ouvrier se saisisse de l'occasion d'infliger &#224; la gauche gouvernementale le camouflet qu'elle m&#233;rite et dont le patronat lui-m&#234;me sentira le souffle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des bulletins de vote ne changeront certainement pas la vie. Mais si les scores des organisations d'extr&#234;me gauche sont notables, ce sera en tout cas l'encouragement &#224; la contre-offensive n&#233;cessaire des travailleurs et des ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Pour un service public d'accueil de la petite enfance
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Pour-un-service-public-d-accueil-de-la-petite-enfance</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Service public
</dc:subject>

		<description>La mise en place d'un service public de la petite enfance est aujourd'hui une v&#233;ritable urgence sociale. L'enjeu est d'importance : il s'agit de l'ind&#233;pendance &#233;conomique et sociale des femmes, d&#233;j&#224; largement remise en cause par la g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233; et de la flexibilit&#233;, la paup&#233;risation des secteurs les plus f&#233;minis&#233;s et l'absence de partage des t&#226;ches dans la sph&#232;re priv&#233;e. La quasi absence de solutions satisfaisantes pour les modes de garde rend l'&#233;galit&#233; sociale comme l'&#233;galit&#233;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-13-janvier-fevrier-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 13, janvier-f&#233;vrier 2001
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mise en place d'un service public de la petite enfance est aujourd'hui une v&#233;ritable urgence sociale. L'enjeu est d'importance : il s'agit de l'ind&#233;pendance &#233;conomique et sociale des femmes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='En France, non seulement les femmes sont entr&#233;es en masse dans la population (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, d&#233;j&#224; largement remise en cause par la g&#233;n&#233;ralisation de la pr&#233;carit&#233; et de la flexibilit&#233;, la paup&#233;risation des secteurs les plus f&#233;minis&#233;s et l'absence de partage des t&#226;ches dans la sph&#232;re priv&#233;e. La quasi absence de solutions satisfaisantes pour les modes de garde rend l'&#233;galit&#233; sociale comme l'&#233;galit&#233; hommes/femmes illusoires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un bilan catastrophique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur les 2 260 000 enfants de moins de 3 ans (tableau 1), seuls 6,2 % sont accueillis dans des cr&#232;ches ou des haltes-garderies tandis que 53,6 % d'entre eux sont gard&#233;s par leur m&#232;re... La p&#233;nurie de structures collectives, surtout en province, est essentiellement support&#233;e par les femmes. La loi de juillet 1994 s'engageait &#224; cr&#233;er 100 000 places suppl&#233;mentaires dans les 5 ans : il y en a eu bien moins de 10 000.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 1 :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Les diff&#233;rents modes de garde&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Total des enfants de moins de 3 ans :&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 260 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Scolaris&#233;s &#224; 2 ans :&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;11,0%&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Gard&#233;s &#224; domicile&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;59,7%&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;...par la m&#232;re&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;53,6%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Gard&#233;s hors domicile&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;29,2%&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;dont : cr&#232;che, garderie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6,2%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;... assistante maternelle&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;12,4%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;... famille&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;7,0%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;... autre&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,5%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 2 :&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;D&#233;penses publiques pour l'accueil de la petite enfance&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;th id='id027c_l0'&gt;Modes de garde individuels&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id027c_l0'&gt;22 Milliards&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;th id='id027c_l1'&gt;Structures collectives&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id027c_l1'&gt;11 &#224; 12 Milliards&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;th id='id027c_l2'&gt;Ecoles maternelles&lt;/th&gt;
&lt;td headers='id027c_l2'&gt;40 &#224; 50 Milliards&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 3 :&lt;/strong&gt;&lt;em&gt; Co&#251;t par enfant et par an&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='idf69d_c0'&gt; &lt;/th&gt;&lt;th id='idf69d_c1'&gt;Pour la collectivit&#233; &lt;/th&gt;&lt;th id='idf69d_c2'&gt;Pour les m&#233;nages &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idf69d_c0'&gt;cr&#232;che :&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c1'&gt;63 000 F&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c2'&gt;6 000 &#224; 40 000 F&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idf69d_c0'&gt;AGED :&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c1'&gt;110 000 F&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c2'&gt;70 000 F(depuis 1998, 80 000 familles)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idf69d_c0'&gt;AFEAMA :&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c1'&gt;40 000 F&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf69d_c2'&gt;15 000 F&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;source : commission famille-politique familiale, Collectif national pour le droit des femmes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Des politiques familiales qui renforcent les in&#233;galit&#233;s hommes/femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements successifs ont d&#233;velopp&#233; un syst&#232;me de prestations &#171; diversifi&#233; &#187; favorisant les modes de garde individuels au nom de la &#171; conciliation emploi-famille &#187;... mais comme par hasard, cette louable pr&#233;occupation ne semble concerner que les femmes. Seuls 5 % des hommes b&#233;n&#233;ficient de l'Allocation Parentale d'Education (APE), le reste des b&#233;n&#233;ficiaires &#233;tant des femmes dont les conditions de travail et de salaire, le temps partiel impos&#233;, la flexibilit&#233; croissante, et l'absence de partage des t&#226;ches &#224; la maison&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les &#171; nouveaux hommes &#187; sont arriv&#233;s !... ils consacrent 15 minutes de plus (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ont eu raison de leur aspiration &#224; l'ind&#233;pendance. A quoi bon travailler dans de telles conditions sachant que de toute mani&#232;re elles devront assumer la double journ&#233;e pour un salaire le plus souvent &#224; peine sup&#233;rieur aux 2990 F/mois de l'APE pendant 3 ans ? Sachant &#233;galement qu'il faudra encore d&#233;bourser pour faire garder les enfants... Sachant enfin qu'il faudra supporter les discours fumeux et culpabilisants sur la place centrale des m&#232;res aupr&#232;s de leurs enfants... On observe une corr&#233;lation tr&#232;s forte entre le manque de cr&#232;ches et le &#171; choix &#187; (!) d'avoir recours &#224; l'APE. Et toutes les enqu&#234;tes montrent qu'il est extr&#234;mement difficile par la suite de retourner dans son lieu de travail et son statut d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;A chaque classe sociale son mode de garde ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sous pr&#233;texte de choix du mode de garde, des allocations diff&#233;renci&#233;es ont &#233;t&#233; cr&#233;es pour cibler les diff&#233;rentes couches sociales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; L'Allocation pour la Garde d'Enfants &#224; Domicile (AGED) s'adresse particuli&#232;rement aux cadres et professions lib&#233;rales dans la mesure o&#249; le co&#251;t pour les parents est tr&#232;s &#233;lev&#233; (tableau 3). Non seulement l'Etat prend en charge les cotisations patronales mais ces familles peuvent &#233;galement retrancher de leurs imp&#244;ts 50 % des frais. Cette mesure fiscale favorise donc les milieux les plus ais&#233;s sachant que ceux qui ne sont pas imposables ne peuvent en b&#233;n&#233;ficier. Ce mode de garde est par ailleurs le plus co&#251;teux pour la collectivit&#233; (voir tableau 3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; L'Aide &#224; la Famille pour l'Emploi d'Assistante Maternelle (AFEAMA) permet la prise en charge des cotisations patronales d'une assistante maternelle agr&#233;&#233;e ainsi que le versement d'une allocation de 970 F/mois et une d&#233;duction fiscale jusqu'&#224; 3750 F/an. Ce mode de garde est le plus r&#233;pandu dans les couches moyennes mais il reste hors de port&#233;e pour les milieux les plus modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Les cr&#232;ches, haltes-garderies ou jardins d'enfants sont th&#233;oriquement accessibles aux familles les plus modestes (tarifs d&#233;gressifs en fonction du quotient familial). Elles ont une fonction &#233;ducative et sociale reconnue et socialisent mieux que la garde individuelle... Mais les diverses allocations cit&#233;es pr&#233;c&#233;demment ont co&#251;t&#233; tr&#232;s cher &#224; la Caisse Nationale d'Allocation Familiale et &#224; l'Etat au d&#233;triment du financement des structures collectives dont le nombre est r&#233;duit &#224; peau de chagrin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Reste la solution de la maternelle pour les enfants de 2 ans dont les avantages sont importants (notamment la gratuit&#233;) mais qui n'est pas toujours adapt&#233;e &#224; un public si petit (on passe de 8 enfants par adulte &#224; plus de 20, rythmes diff&#233;rents, maturit&#233;, autonomie et propret&#233; variables des enfants, b&#226;timents et mat&#233;riel non adapt&#233;s...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Et pour les autres, la m&#232;re &#171; n'a qu'&#224; &#187; faire le &#171; choix &#187; (!) de se mettre &#224; temps partiel, de travailler la nuit, ou de quitter son travail en demandant l'APE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom du droit de choisir son mode de garde (qui doit &#234;tre cependant respect&#233;), cette politique n'a fait que renforcer les in&#233;galit&#233;s sociales : si le temps partiel ou l'APE ne provoquent pas les m&#234;mes nuisances pour une employ&#233;e de commerce ou une enseignante, cette politique accentue encore l'&#233;cart entre les femmes les plus favoris&#233;es et celles qui le sont moins.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;L'accueil de la petite enfance, un secteur non-mixte, sous-pay&#233; et peu valoris&#233; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;99,2 % des emplois de maison sont f&#233;minins. On retrouve les m&#234;mes chiffres pour les cr&#232;ches, les haltes-garderies et les &#233;coles maternelles. Cette non-mixit&#233; qui contribue &#224; la division sexu&#233;e du travail (&#171; l'&#233;ducation ne peut &#234;tre que l'affaire des femmes &#187;), a pour cons&#233;quence l'int&#233;riorisation par les petits des pratiques qu'ils constatent d&#233;j&#224; dans la sph&#232;re familiale. La mixit&#233; ne peut passer que par une revalorisation importante de ces m&#233;tiers de l'&#233;ducation, dans leurs conditions de travail et de salaire : les salaires sont extr&#234;mement bas, le taux d'encadrement est tr&#232;s en de&#231;&#224; des besoins&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Projet de comptabiliser le taux d'encadrement non plus en fonction du nombre (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et les horaires tr&#232;s &#233;tendus (de 7 h 30 &#224; 18 h 30 en g&#233;n&#233;ral) en cr&#232;che et tr&#232;s flexibles pour les assistantes maternelles. La pr&#233;carit&#233; est devenu un mode de gestion du personnel : de tr&#232;s nombreuses aide-&#233;ducatrices sont recrut&#233;es dans les cr&#232;ches au titre de Contrats Emploi-Solidarit&#233; (CES) ou d'emplois-jeunes &#224; des salaires de mis&#232;re, sans statut et souvent sans r&#233;el droit &#224; la formation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Horaires &#233;largis : une politique qui favorise les patrons, pas les salari&#233;s &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;bat s'est engag&#233; sur la &#171; rigidit&#233; &#187; des horaires des cr&#232;ches. Si le probl&#232;me est bel et bien r&#233;el pour de plus en plus de femmes travaillant dans les secteurs les plus flexibilis&#233;s (caissi&#232;res, femmes de m&#233;nage, employ&#233;es du commerce ou de la restauration...), les enfants comme les personnels doivent-ils faire les frais de la flexibilit&#233; qui se diffuse et s'enracine aujourd'hui dans tous les secteurs de la soci&#233;t&#233; pour le plus grand profit des patrons ? Doit-on accepter que des tout-petits (et ceux qui les encadrent) restent en cr&#232;che jusqu'&#224; 22h parce que les actionnaires attendent une meilleure productivit&#233; de leurs parents ? Devons-nous et voulons nous nous adapter &#224; ce syst&#232;me qui fait fi de la sant&#233; morale et physique des enfants et de leurs parents ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Pour un service public de la petite enfance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on sait que seuls 6,2 % des enfants ont acc&#232;s aux structures collectives, la priorit&#233; n'est s&#251;rement pas l'assouplissement des horaires. Ce dont les femmes ont besoin aujourd'hui, c'est d'un v&#233;ritable service public d'accueil de la petite enfance qui garantisse :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; La gratuit&#233; totale (comme &#224; l'&#233;cole) et des conditions mat&#233;rielles (construction massive de cr&#232;ches, encadrement suffisant, qualit&#233; de l'accueil...) qui permettent un choix (qui ne soit pas par d&#233;faut) du mode de garde.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une v&#233;ritable revalorisation des m&#233;tiers de la petite enfance qui permettrait une mixit&#233; de l'encadrement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une diminution massive du temps de travail sans contrepartie de flexibilit&#233; et/ou de gel des salaires pour un vrai partage des t&#226;ches qui permette aux femmes comme aux hommes de passer moins de temps &#224; travailler pour se consacrer davantage &#224; leurs loisirs, aux &#233;tudes, &#224; des activit&#233;s associatives, syndicales ou politiques etc. tout en assurant conjointement les t&#226;ches domestiques et en &#233;tant pr&#233;sents aupr&#232;s de leurs enfants.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Lupita Rodriguez&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Mobilisations dans les cr&#232;ches collectives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En juin 2000 les personnels des cr&#232;ches collectives &#224; Paris se sont mis en gr&#232;ve pour am&#233;liorer leurs conditions de travail. Une partie des cr&#232;ches a d&#251; fermer plusieurs jours, tandis que dans d'autres cr&#232;ches certaines sections n'ont pas accueilli les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale revendication portait sur l'embauche des agents encadrants les enfants (auxiliaires de pu&#233;riculture et &#233;ducatrices de jeunes enfants). Le calcul actuel qui d&#233;termine un adulte pour cinq, voire huit enfants, est jug&#233; largement insuffisant ; surtout quand on prend en compte les moments d'accueil du matin, le d&#233;part le soir et les siestes. A ces moments on se retrouve bien souvent seule avec une quinzaine ou plus d'enfants. Cette situation met en question &#224; la fois la qualit&#233; de l'accueil, la s&#233;curit&#233; des enfants et les conditions de travail des personnels. Par ailleurs, le calcul est simple et montre bien qu'il faut embaucher : l'ouverture des cr&#232;ches est de 11 heures par jour en g&#233;n&#233;ral, mais les agents ne travaillent &#171; que &#187; 7 heures et 45 minutes, sans compter les absences pour formation, cong&#233;s, maladie&#8230; qui souvent ne sont pas remplac&#233;es ou que au niveau interne de la cr&#232;che (on bouche un trou ici on creusant un autre par l&#224;&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s environ une semaine de mobilisations, les syndicats ont appel&#233; &#224; la reprise du travail en d&#233;clarant que la gr&#232;ve ne sera que suspendue, puisque aucune r&#233;ponse satisfaisante a &#233;t&#233; obtenue. Mais quatre mois apr&#232;s la rentr&#233;e il n'y a toujours pas de suite annonc&#233;e par les syndicats. Et pourtant, pour am&#233;liorer nos conditions de travail, pour arracher plus d'embauches, et notamment en vue de l'application des 35 heures, il faut se mobiliser tous ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evelyne Roth&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En France, non seulement les femmes sont entr&#233;es en masse dans la population active en prenant des emplois &#224; temps plein, mais en outre elles n'ont jamais cess&#233; de travailler apr&#232;s la naissance de leur enfant voir CR N&#176; 10, dossier &#171; femmes au travail &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les &#171; nouveaux hommes &#187; sont arriv&#233;s !... ils consacrent 15 minutes de plus qu'il y a 15 ans aux t&#226;ches domestiques !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Projet de comptabiliser le taux d'encadrement non plus en fonction du nombre d'enfants inscrits mais en fonction du nombre moyen d'enfants pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le travail de nuit des femmes : une pr&#233;tendue &#233;galit&#233; avec les hommes
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Le-travail-de-nuit-des-femmes-une-pretendue-egalite-avec-les-hommes</link>
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		<dc:date>2001-01-31T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Droits des femmes
</dc:subject>

		<description>En 1892, le travail de nuit des femmes a &#233;t&#233; interdit en France : il s'agissait &#224; l'&#233;poque de veiller &#224; ce que les femmes ne prennent pas le travail des hommes, leur place &#233;tant &#171; au foyer et non &#224; l'atelier &#187;. &lt;br /&gt;Un si&#232;cle plus tard, en d&#233;cembre 2000, le gouvernement socialiste vient de r&#233;tablir d&#233;finitivement le travail de nuit des femmes. &lt;br /&gt;La loi Aubry ent&#233;rine un &#233;tat de fait &lt;br /&gt;Pratiquement, d&#232;s 1987, la loi Seguin sur &#171; l'am&#233;nagement du temps de travail &#187; l&#232;ve l'interdiction du travail de nuit des femmes dans&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-13-janvier-fevrier-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 13, janvier-f&#233;vrier 2001
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Droits-des-femmes-+" rel="tag"&gt;Droits des femmes
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1892, le travail de nuit des femmes a &#233;t&#233; interdit en France : il s'agissait &#224; l'&#233;poque de veiller &#224; ce que les femmes ne prennent pas le travail des hommes, leur place &#233;tant &#171; au foyer et non &#224; l'atelier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un si&#232;cle plus tard, en d&#233;cembre 2000, le gouvernement socialiste vient de r&#233;tablir d&#233;finitivement le travail de nuit des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La loi Aubry ent&#233;rine un &#233;tat de fait&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pratiquement, d&#232;s 1987, la loi Seguin sur &#171; l'am&#233;nagement du temps de travail &#187; l&#232;ve l'interdiction du travail de nuit des femmes dans l'industrie, sous r&#233;serve de la conclusion d'un accord patronat/syndicats au niveau de la branche et de l'entreprise. L'article du code de travail n'est pas abrog&#233;...mais contourn&#233; puisque plus de 650 000 femmes travaillent d&#233;j&#224; de nuit, principalement dans les secteurs de la sant&#233;, du commerce et des transports dont environ 55 000 dans l'industrie, encore sur la base du &#171; volontariat &#187;. La loi Aubry, par le biais d'un amendement &#224; la proposition de loi sur l'&#233;galit&#233; professionnelle a permis son abrogation d&#233;finitive.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le travail de nuit pour les hommes comme pour les femmes est n&#233;faste &#224; la sant&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;galit&#233; pr&#233;tendument vis&#233;e est en r&#233;alit&#233; une mascarade. L'&#234;tre humain quel que soit son sexe n'est pas fait pour travailler la nuit. A moyen terme, le travail de nuit provoque des probl&#232;mes de sant&#233; irr&#233;cup&#233;rables : insomnies, perturbations de l'humeur, d&#233;pression, probl&#232;mes digestifs et cardio-vasculaires sont d&#233;multipli&#233;s. Inutile d'insister sur les cons&#233;quences du d&#233;calage social qu'impose les rythmes du travail de nuit : solitude, difficult&#233; &#224; faire des rencontres, &#224; vivre en phase avec ses amis, sa famille, son entourage etc. Pour les femmes, le cycle menstruel se d&#233;r&#232;gle, les fausses couches et les accouchements pr&#233;matur&#233;s sont plus fr&#233;quents. De plus, lorsqu'elles ont des enfants, les &#233;tudes montrent qu'elles dorment en moyenne 1 H 30 de moins dans la journ&#233;e que les autres salari&#233;-e-s de nuit sans enfant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le travail de nuit, un choix ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les partisans du travail de nuit des femmes font valoir que celui-ci ne peut &#234;tre impos&#233; par l'employeur : il s'agirait d'un pur &#171; volontariat &#187;. Mais de quel &#171; choix &#187; parle-t-on au juste ? Choisir entre bosser de nuit avec des primes qui permettent de joindre les deux bouts ou en journ&#233;e avec des horaires annualis&#233;s pour un salaire de mis&#232;re ? Outre la motivation salariale, de nombreuses femmes expliquent qu'elles ont &#171; choisi &#187; le travail de nuit...pour pouvoir s'occuper de leurs enfants et des t&#226;ches domestiques dans la journ&#233;e !!! Vive le travail de nuit des femmes : apr&#232;s la double journ&#233;e, le gouvernement socialiste invente la &#171; femme 24/24 &#187; au nom de l'&#171; &#233;galit&#233; professionnelle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Egalit&#233; professionnelle ne doit pas signifier r&#233;gression sociale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'objectif vis&#233; dans cette affaire est de permettre aux entreprises de rentabiliser l'outil de travail et de flexibiliser au maximum les horaires. Car, il y a une diff&#233;rence entre les m&#233;tiers o&#249; le travail de nuit est n&#233;cessaire socialement (h&#244;pitaux, transports collectifs,...) et l'industrie o&#249; seule la productivit&#233; et les profits accumul&#233;s comptent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revendiquer l'&#233;galit&#233; professionnelle ne doit pas signifier le nivellement par le bas. Lutter pour l'&#233;galit&#233; c'est interdire le travail de nuit aussi bien pour les femmes que pour les hommes ; c'est limiter le travail de nuit aux secteurs socialement indispensables, sur la seule base d'un v&#233;ritable volontariat, c'est garantir des contreparties importantes dans la loi en terme de repos compensateur, de suivi m&#233;dical, de r&#233;duction du temps de travail ; c'est enfin augmenter les salaires des hommes comme des femmes en p&#233;nalisant toutes discriminations... afin que le volontariat soit un v&#233;ritable choix !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sandra ILIA&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les 35 heures dans une grosse soci&#233;t&#233; d'assurance : AXA
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Les-35-heures-dans-une-grosse-societe-d-assurance-AXA</link>
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		<dc:date>2001-01-31T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Axa
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Les discussions entre la direction et les syndicats d'AXA sur les 35 heures ont abouti en f&#233;vrier 2000 &#224; un accord cadre sur l'Organisation et la R&#233;duction du Temps de Travail. Cela concerne plus de 20 000 personnes employ&#233;es dans des soci&#233;t&#233;s juridiquement s&#233;par&#233;es. Sur la base d'une annualisation des heures travaill&#233;es (1554 heures) et d'une dur&#233;e hebdomadaire de 34 heures (sur 46 semaines), les calculs de la direction ont octroy&#233; 14 ou 18 jours de R&#233;duction du Temps de Travail selon les cat&#233;gories&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-13-janvier-fevrier-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 13, janvier-f&#233;vrier 2001
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Axa-+" rel="tag"&gt;Axa
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les discussions entre la direction et les syndicats d'AXA sur les 35 heures ont abouti en f&#233;vrier 2000 &#224; un accord cadre sur l'Organisation et la R&#233;duction du Temps de Travail. Cela concerne plus de 20 000 personnes employ&#233;es dans des soci&#233;t&#233;s juridiquement s&#233;par&#233;es. Sur la base d'une annualisation des heures travaill&#233;es (1554 heures) et d'une dur&#233;e hebdomadaire de 34 heures (sur 46 semaines), les calculs de la direction ont octroy&#233; 14 ou 18 jours de R&#233;duction du Temps de Travail selon les cat&#233;gories de personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, loin d'accorder des jours de cong&#233;s en plus, la direction a profit&#233; de la loi Aubry pour harmoniser le syst&#232;me des cong&#233;s et remettre en cause les avantages existants. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, la direction d'AXA n'avait pas ou peu touch&#233; aux avantages sociaux des employ&#233;s des diff&#233;rentes entreprises qu'elle avait pr&#233;c&#233;demment rachet&#233;es ou aval&#233;es (UAP, Drouot, Mutuelles Unies, AG,&#8230;). La direction d'AXA a subtilis&#233; des cong&#233;s qu'elle a r&#233;int&#233;gr&#233;s dans les jours de RTT (comme par exemple les jours d'anciennet&#233; entreprise, les jours suppl&#233;mentaires donn&#233;s pour fractionnement des cong&#233;s, les jours de ponts,&#8230;). Et comme elle n'avait pas embauch&#233; les nouveaux sur les anciens statuts, elle a pu pr&#233;senter comme un gain les jours de cong&#233;s qu'elle ne leur avait pas donn&#233;s (dans la soci&#233;t&#233; du groupe o&#249; se trouvent les services informatiques, plusieurs centaines de jeunes ont &#233;t&#233; embauch&#233;s depuis trois ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une cat&#233;gorie de personnel particuli&#232;re, les cadres, elle a impos&#233; &#224; certains le forfait jours, soit un forfait de 207 jours travaill&#233;s &#224; l'ann&#233;e. A d'autres, elle a pr&#233;sent&#233; comme une &#171; libert&#233; &#187; pour les cadres de base, la possibilit&#233; d'enregistrer leur temps de travail en pointant (d&#233;compte en heures) ou en ne pointant pas (d&#233;compte en jours) avec l'argument d&#233;magogique d'autonomie dans leur travail. Or ce forfait jours lui permet pour toute une cat&#233;gorie de personnel de ne plus avoir &#224; compter les heures suppl&#233;mentaires. Cela lui permet &#233;galement d'organiser des journ&#233;es de travail de treize heures, car la limite journali&#232;re de la dur&#233;e maximale du travail (10 heures) ne s'applique plus dans ce cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'informatique qui compte 1250 personnes dont 1000 cadres &#8211;bien plus techniciens que &#171; chefs &#187;&#8211;, le b&#233;n&#233;fice de la direction gr&#226;ce aux forfaits jours est certain. Et lorsque qu'une grosse charge de travail est subie et qu'un salari&#233; ne peut pas prendre tous ses cong&#233;s, la loi Aubry l'autorise &#224; mettre le reliquat des jours non pris sur un &#171; Compte Epargne Temps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les services administratifs du groupe, la direction g&#232;re d'une certaine mani&#232;re la flexibilit&#233; en remettant en cause l'horaire mobile. Sauf r&#233;sistance, elle essaye d'imposer au personnel des permanences de service sous pr&#233;texte que&#8230; l'horaire est mobile et qu'il faut &#234;tre au service du client. D'autre part, pour tous les travailleurs, les droits &#224; b&#233;n&#233;ficier de jours de r&#233;duction de travail tiennent compte du temps de pr&#233;sence effectif. Au del&#224; de dix jours de maladie dans l'ann&#233;e, des jours de R&#233;duction du Temps de Travail sont retir&#233;s. Ainsi ces jours de RTT ne sont pas pour tous : se casser une jambe ou se soigner pour une maladie grave est p&#233;nalisant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques ann&#233;es, l'ancien PDG Claude B&#233;b&#233;ar se vantait de travailler quatre jours par semaine. Ce n'est pas l'encouragement donn&#233; aux employ&#233;s d'AXA aujourd'hui. C'est ainsi qu'une grosse soci&#233;t&#233; comme AXA qui annonce chaque ann&#233;e de gros b&#233;n&#233;fices n'a fait que profiter de la loi Aubry pour r&#233;organiser et intensifier la productivit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 d&#233;cembre 2000, Christine Schneider&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'imprimerie face aux restructurations
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/L-imprimerie-face-aux-restructurations</link>
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		<dc:date>2001-01-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Comme beaucoup de branches, le secteur de l'imprimerie de labeur &#8211; d&#233;j&#224; tr&#232;s concentr&#233; puisqu'environ 1 % des imprimeries regroupe 1/3 des salari&#233;s &#8211; conna&#238;t un mouvement de fusions. R&#233;cemment, le num&#233;ro un mondial, Qu&#233;b&#233;cor, un groupe canadien qui comptait d&#233;j&#224; 115 sites r&#233;partis sur 14 pays avec 26 000 salari&#233;s, a d&#233;pens&#233; 2,7 milliards de dollars pour racheter le groupe World Color Press. Pour &#234;tre rentable, le mat&#233;riel qui vaut des dizaines de millions de francs doit &#234;tre utilis&#233; non-stop. Les grosses&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-13-janvier-fevrier-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 13, janvier-f&#233;vrier 2001
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme beaucoup de branches, le secteur de l'imprimerie de labeur &#8211; d&#233;j&#224; tr&#232;s concentr&#233; puisqu'environ 1 % des imprimeries regroupe 1/3 des salari&#233;s &#8211; conna&#238;t un mouvement de fusions. R&#233;cemment, le num&#233;ro un mondial, Qu&#233;b&#233;cor, un groupe canadien qui comptait d&#233;j&#224; 115 sites r&#233;partis sur 14 pays avec 26 000 salari&#233;s, a d&#233;pens&#233; 2,7 milliards de dollars pour racheter le groupe World Color Press. Pour &#234;tre rentable, le mat&#233;riel qui vaut des dizaines de millions de francs doit &#234;tre utilis&#233; non-stop. Les grosses imprimeries de labeur (c'est-&#224;-dire tout ce qui n'est pas l'impression des quotidiens) tournent donc 24 h sur 24.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord 35 H sign&#233; par la CGT (le principal syndicat) n'a pas am&#233;lior&#233; la situation pour les salari&#233;s. Comme dans beaucoup de secteurs, la RTT s'est pos&#233;e dans des conditions d&#233;favorables pour les salari&#233;s. Rappelons que l'accord de branche posait probl&#232;me d&#232;s le d&#233;part puisqu'il se contentait de fixer quelques grands principes et laissait l'essentiel des n&#233;gociations se faire entreprise par entreprise. Sur la question des embauches, le texte n'&#233;tait pas tr&#232;s contraignant pour les patrons puisque les entreprises &#233;taient &#171; invit&#233;es (!) &#224; privil&#233;gier le recours aux CDI &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve &#224; l'Imprimerie Nationale au mois de novembre 2000 a n&#233;anmoins montr&#233; que les salari&#233;s n'&#233;taient pas pr&#234;ts &#224; se laisser faire. Alors qu'il n'y avait pas eu d'augmentation de salaires depuis 4 ans, la direction du groupe proposait 0,75 %, soit environ 60 F sur un salaire de 8000 F. Parti d'un seul site, le mouvement s'est &#233;tendu aux autres usines de l'Imprimerie Nationale. Les ouvriers du site d'Evry (Essonne) r&#233;clamaient aussi des embauches pour faire face &#224; l'augmentation du temps de fonctionnement des machines. Ainsi les machines qui tournent d&#233;j&#224; 24h sur 24 mais seulement en semaine fonctionneront le samedi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s deux semaines de gr&#232;ve, les salari&#233;s ont obtenu 2,2 %, soit moins que les 500 F brut r&#233;clam&#233;s mais &#233;videmment plus que ce que la direction proposait au d&#233;part. Par ailleurs le mouvement a permis de modifier un point important de l'accord concernant le paiement du temps de chevauchement (passage des consignes entre deux &#233;quipes). C'est un recul de la direction mais qui ne change pas grand-chose sur le fond dans le sens o&#249; le chevauchement permet aux rotatives de ne pas s'arr&#234;ter et donc repr&#233;sente un gain de productivit&#233; &#233;norme. Cette gr&#232;ve, la plus dure qu'aient connu les salari&#233;s depuis 1968, a permis de faire reculer la direction par rapport au cadre d'un accord qu'elle tenait pour acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 D&#233;cembre 2000, Luciano MALDINI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Corse : des accords en trompe-l'&#339;il
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Corse
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		<description>A la fin de l'&#233;t&#233;, la question corse a beaucoup agit&#233; la presse et les responsables politiques fran&#231;ais. &lt;br /&gt;Les accords de Matignon, adopt&#233;s par l'Assembl&#233;e de Corse en juillet et qui seront soumis au vote du Parlement d&#233;but 2001 ont souvent &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s comme un facteur d'&#233;clatement de la nation fran&#231;aise, comme une mainmise de la mafia, comme une capitulation devant les terroristes. D'autres &#224; gauche les ont pr&#233;sent&#233;s comme un cheval de Troie contre les droits sociaux... &lt;br /&gt;Dans les accords de Matignon&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la fin de l'&#233;t&#233;, la question corse a beaucoup agit&#233; la presse et les responsables politiques fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accords de Matignon, adopt&#233;s par l'Assembl&#233;e de Corse en juillet et qui seront soumis au vote du Parlement d&#233;but 2001 ont souvent &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s comme un facteur d'&#233;clatement de la nation fran&#231;aise, comme une mainmise de la mafia, comme une capitulation devant les terroristes. D'autres &#224; gauche les ont pr&#233;sent&#233;s comme un cheval de Troie contre les droits sociaux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les accords de Matignon eux-m&#234;mes, il n'y a pas de quoi fouetter un chat et le bruit qui les entoure rel&#232;ve plus du jeu politique que de leur contenu. Ces accords, pass&#233;s dans les couloirs, et sans que jamais les Corses eux-m&#234;mes n'aient &#233;t&#233; convi&#233;s &#224; donner leur avis portent la marque des int&#233;r&#234;ts de ceux qui les ont conclus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une &#238;le laiss&#233;e pour compte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis des d&#233;cennies, la Corse vit en respiration artificielle. L'immense majorit&#233; des emplois sont des emplois publics, l'industrie y est quasiment inexistante et l'Etat fran&#231;ais y insuffle pensions et allocations pour amoindrir le plus faible niveau de revenu au niveau fran&#231;ais et un niveau de ch&#244;mage record. Cette situation est le reflet du manque d'int&#233;r&#234;t qu'a toujours repr&#233;sent&#233; l'&#238;le pour la bourgeoisie fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La revendication r&#233;gionaliste dans les ann&#233;es 60, puis nationaliste dans les ann&#233;es 80/90, vient &#233;videmment de l'absence de la reconnaissance de la langue et de la culture corses (comme c'est le cas au Pays Basque), mais aussi d'une situation sociale particuli&#232;re. Pendant des d&#233;cennies, l'octroi de pensions ou d'avantages individuels, l'aide &#224; l'obtention d'emplois sur le continent (essentiellement dans la Fonction publique) ont &#233;t&#233; l'arme des notables politiques pour acheter les voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants politiques de l'&#238;le sont partag&#233;s en deux orientations fondamentales : les accords sont surtout et d'abord un compromis entre eux, obtenu par le gouvernement fran&#231;ais, pour donner l'impression d'une solution face &#224; la crise sociale et politique de l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bonne partie des &#233;lus, &#224; gauche comme &#224; droite, voudrait le maintien de ces relations politiques client&#233;listes, bas&#233;es sur la distribution d'avantages accord&#233;s par l'Etat. Une autre partie de la bourgeoisie, notamment Jos&#233; Rossi, pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e territoriale, voit d'un bon &#339;il les nouvelles possibilit&#233;s ouvertes par l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, depuis plusieurs mois, un d&#233;bat a lieu dans l'Assembl&#233;e territoriale sur l'avenir de l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un nouveau projet pour la bourgeoisie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le projet, de longue date, de J.Rossi est le d&#233;veloppement d'un tourisme de luxe (&#224; l'image du domaine de Sperone dans le sud-est de l'&#238;le, parsem&#233; de villas de luxe pour la jet set fran&#231;aise), et aussi d'entreprises de la &#171; nouvelle technologie &#187;, s'inspirant de la zone Sofia-Antipolis pr&#232;s de Nice. Pour ce projet, il voudrait ins&#233;rer la Corse comme &#171; r&#233;gion &#187; dans l'Union europ&#233;enne (comme le fait la Catalogne), et chevauche les revendications nationalistes en proposant ouvertement un accord avec la principale composante du mouvement nationaliste, la Cuncolta Naziunalista qui n'a pas, en fait, de projet politique ind&#233;pendant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette derni&#232;re, derri&#232;re une revendication g&#233;n&#233;rale de lib&#233;ration nationale et de reconnaissance du peuple corse, n'a pas en fait de projet social r&#233;pondant aux aspirations des salari&#233;s et de la jeunesse corse et se trouve embarqu&#233;e dans le projet bourgeois de Jos&#233; Rossi, beaucoup esp&#233;rant s&#251;rement r&#233;colter une part du fromage. Pourtant, une des bases de d&#233;veloppement du courant nationaliste dans les ann&#233;es 80, notamment dans la jeunesse, vient du rejet du sous-d&#233;veloppement social, de la r&#233;volte contre la corruption du syst&#232;me politique. L'affairisme, le sous-d&#233;veloppement &#233;conomique, le ch&#244;mage et la faiblesse des revenus ne seront en rien r&#233;gl&#233;s par les accords de Matignon qui ne sont qu'un point d'appui pour la bourgeoisie corse pro-europ&#233;enne pour b&#233;n&#233;ficier d'un peu de marge de man&#339;uvre pour faire ses affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand nombre de revendications populaires en Corse portent sur la reconnaissance de la langue (parl&#233;e par une large majorit&#233; de la population), sur la volont&#233; de ma&#238;triser les choix &#233;conomiques et sociaux face aux affairistes et aux notables, mais cela n'est pas la pr&#233;occupation de Jos&#233; Rossi, de Talamoni ou de Jospin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le droit &#224; l'autod&#233;termination pour les Corses est un droit d&#233;mocratique que nous devons soutenir. Mais il ne pourra correspondre aux int&#233;r&#234;ts des travailleurs et de la jeunesse de l'&#238;le que s'il est joint &#224; un programme anticapitaliste, un programme correspondant aux besoins sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des accords de classe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les accords Matignon ne concernent que les exon&#233;rations de droits de succession, un hypoth&#233;tique pouvoir r&#233;glementaire dans trois ans, sous surveillance du gouvernement fran&#231;ais, et des conditions d'enseignement et de reconnaissance de la langue qui sont bien loin derri&#232;re celles existant en Alsace. Ces accords, qui peuvent choquer dans un pays de tradition jacobine comme la France, ouvrent bien moins d'autonomie qu'il en existe &#233;videmment au Pays Basque ou en Ecosse, mais m&#234;me en Sardaigne ou en Bavi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chemin de l'&#233;mancipation pour les exploit&#233;s en Corse viendra s&#251;rement de la lutte pour la reconnaissance du droit d&#233;mocratique concernant une langue parl&#233;e par la grande majorit&#233; de la population, mais il ne faudra compter ni sur Rossi ni sur Talamoni (le dirigeant de la Cuncolta Naziunalista) pour obtenir l'&#233;mancipation sociale et politique &#224; laquelle aspirent de nombreux salari&#233;s et jeunes dans l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 D&#233;cembre 2000, Laurent Carasso&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Poutine : offensive contre les travailleurs russes
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Poutine-offensive-contre-les-travailleurs-russes</link>
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		<dc:date>2001-01-31T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Russie
</dc:subject>
		<dc:subject>Vladimir Poutine
</dc:subject>

		<description>Vladimir Poutine veut porter un nouveau coup aux travailleurs russes par l'instauration d'un nouveau Code du Travail... Ce projet avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; il y a deux ans devant la Douma mais repouss&#233;, l'opposition y &#233;tant alors majoritaire. L'actuelle Douma est beaucoup plus docile aux projets de Poutine, cela dit, le projet a, une fois de plus, d&#251; &#234;tre report&#233; apr&#232;s de fortes mobilisations des travailleurs russes dans tout le pays le 17 mai et surtout le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; d&#233;cembre 2000. &lt;br /&gt;Jusqu'ici, c'est le Code du&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vladimir Poutine veut porter un nouveau coup aux travailleurs russes par l'instauration d'un nouveau Code du Travail... Ce projet avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; il y a deux ans devant la Douma mais repouss&#233;, l'opposition y &#233;tant alors majoritaire. L'actuelle Douma est beaucoup plus docile aux projets de Poutine, cela dit, le projet a, une fois de plus, d&#251; &#234;tre report&#233; apr&#232;s de fortes mobilisations des travailleurs russes dans tout le pays le 17 mai et surtout le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; d&#233;cembre 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, c'est le Code du Travail h&#233;rit&#233; de la p&#233;riode sovi&#233;tique qui est officiellement en vigueur m&#234;me s'il n'est pas souvent appliqu&#233; (le non-paiement des salaires en est la violation la plus flagrante).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau Code vise &#224; priver les travailleurs de tous leurs droits face aux patrons. Il a pour objectif d&#233;clar&#233; de mettre en accord la l&#233;gislation du travail &#171; avec les exigences de l'&#233;conomie de march&#233; &#187;, ce qui revient &#224; donner tous les droits aux employeurs qu'il s'agisse des salaires, des licenciements, des conditions de travail. La dur&#233;e d'une journ&#233;e de travail peut passer de 8 &#224; 12 heures. Sont autoris&#233;s sans limitation de dur&#233;e et sans pr&#233;cision de r&#233;mun&#233;ration : les r&#233;ductions unilat&#233;rales du temps de travail, les mutations, les remplacements, les emplois temporaires. La l&#233;gislation concernant le travail des femmes (tr&#232;s contraignante dans le Code actuel) est remise en cause. Les employeurs obtiennent le droit de ficher leurs salari&#233;s. Enfin, le r&#244;le des syndicats et leur protection l&#233;gale sont presque r&#233;duits &#224; n&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Dix ans de r&#233;gression sociale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;forme appara&#238;t dans une situation o&#249; les conditions de vie de la classe ouvri&#232;re n'ont cess&#233; de se d&#233;grader depuis dix ans. Les r&#233;formes brutales entreprises l'ont &#233;t&#233; de pair avec une crise &#233;conomique et sociale sans pr&#233;c&#233;dent : fermeture massive des entreprises, hausse des prix, salaires non pay&#233;s (en mars 2000, la dette salariale s'&#233;levait &#224; 44 milliards de roubles, soit 9 milliards de francs), d&#233;gradation des syst&#232;mes de sant&#233; et d'&#233;ducation. L'immense majorit&#233; de la population a bascul&#233; dans la mis&#232;re (au moins 35 % de la population vit aujourd'hui au dessous du seuil de pauvret&#233;, fix&#233; &#224; 200 francs par mois !) et est condamn&#233;e &#224; des logiques de survie au quotidien. A la fin de l'URSS, le salaire moyen repr&#233;sentait &#224; peu pr&#232;s 20 % du salaire moyen en Europe de l'ouest, aujourd'hui... 1,5 %&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Le mouvement syndical&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Celui-ci est essentiellement compos&#233; de la F&#233;d&#233;ration des syndicats ind&#233;pendants (FNPR), h&#233;riti&#232;re directe des syndicats officiels de la p&#233;riode sovi&#233;tique. Plus de 80 % des travailleurs syndiqu&#233;s (40 millions d'adh&#233;rents). Ralli&#233; totalement &#224; l'&#233;conomie de march&#233;, son appareil se pose en partenaire responsable des autorit&#233;s et a apport&#233; son soutien &#233;lectoral &#224; Poutine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; existent de nouveaux syndicats de deux sortes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; des syndicats apparus dans le sillage de la grande gr&#232;ve des mineurs de 1989, en rupture avec la pratique des anciens syndicats. Ils sont regroup&#233;s dans deux conf&#233;d&#233;rations en voie de rapprochement, la Conf&#233;d&#233;ration du Travail de Russie et la Conf&#233;d&#233;ration Russe du Travail. Li&#233;s &#224; l'AFL-CIO, syndicats de branches ou de grosses entreprises, ils d&#233;veloppent des pratiques le plus souvent corporatistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; la f&#233;d&#233;ration Zachita Truda (&#171; D&#233;fense du Travail &#187;), revendique 20 000 membres, et est surtout implant&#233;e dans la r&#233;gion d'Astrakhan, Moscou et Iaroslav. Elle d&#233;fend l'id&#233;e d'un syndicat de combat et d'une opposition intransigeante au pouvoir en place comme le font les Comit&#233;s Ouvriers de Russie, une organisation moins importante qui regroupe des soviets ouvriers dans plusieurs r&#233;gions de Russie. Ce sont les premi&#232;res structures &#224; avoir d&#233;nonc&#233; le nouveau Code du Travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les informations ci-dessus sont extraites du &#171; Messager syndical &#187;, bulletin d'information diffus&#233; en France, donnant r&#233;guli&#232;rement des informations sur la situation des travailleurs et du mouvement syndical russe.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Quelques extraits comparatifs des modifications touchant le code du travail.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id373f_c0'&gt; &lt;/th&gt;&lt;th id='id373f_c1'&gt; Code du travail actuel &lt;/th&gt;&lt;th id='id373f_c2'&gt; Projet gouvernemental &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id373f_c0'&gt;&lt;em&gt;Emploi&lt;/em&gt;
Contrats pr&#233;caires&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c1'&gt;Limit&#233;s &#224; 3 cas.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c2'&gt;Port&#233;s &#224; 10 cas, dont &#171; l'augmentation temporaire de la production ou des services &#187;.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id373f_c0'&gt;R&#233;duction de personnel&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c1'&gt;Priorit&#233; d'emploi garantie pour 9 cat&#233;gories de travailleurs.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c2'&gt;Ramen&#233;e &#224; 4 cat&#233;gories. Les exclus : les tr&#232;s anciens, les reclass&#233;s de Tchernobyl&lt;em&gt;, les &#233;pouses d'anciens combattants...&lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id373f_c0'&gt;Licenciement&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c1'&gt;L'employeur peut licencier dans 7 cas.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c2'&gt;Dans 17 cas, dont &#171; la divulgation de secret commercial &#187;.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id373f_c0'&gt;R&#233;mun&#233;ration Travail de nuit&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c1'&gt;Major&#233; de 100 %&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c2'&gt;Major&#233; de 20 %&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id373f_c0'&gt;&lt;em&gt;Horaires de travail&lt;/em&gt;
Heures suppl&#233;mentaires&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c1'&gt;Dans 5 cas, avec l'accord des syndicats. Limit&#233;es &#224; 4 h tous les deux jours, 120 h par an.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c2'&gt;Port&#233;es &#224; 4 h par jour, 12 h par semaine, 120 h par an, sans accord syndical. Si &#171; accord du travailleur &#187; 16 h par semaine, 832 h par an.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id373f_c0'&gt;Travail des femmes&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c1'&gt;Travail de nuit interdit aux femmes enceintes et m&#232;res de jeunes enfants. Equipes de nuit r&#233;glement&#233;es pour les femmes.
Cong&#233; maternit&#233; pay&#233; jusqu'&#224; 18 mois, sans solde jusqu'&#224; 3 ans.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c2'&gt;Autoris&#233;s : le travail de nuit et l'envoi en mission des m&#232;res de jeunes enfants, le travail de nuit des femmes enceintes.
Cong&#233; maternit&#233; ramen&#233; &#224; 18 mois.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id373f_c0'&gt;Droit syndical&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c1'&gt;Avis d&#233;cisif sur les licenciements collectifs, ceux des militants syndicaux, sur les planning de travail en &#233;quipes, les heures suppl&#233;mentaires, les grilles de salaires.
Existence d'une commission des conflits du travail &#233;lue par le personnel.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c2'&gt;L'avis d&#233;cisif devient consultatif, le licenciement des &#233;lus est soumis &#224; l'inspection du travail.
Instauration d'amendes aux syndicats refusant de transmettre certaines informations.
50 % des membres de la commission des conflits sont nomm&#233;s par la direction.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id373f_c0'&gt;Listes noires&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c1'&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id373f_c2'&gt;L'employeur peut r&#233;unir les informations sur les salari&#233;s, y compris sur leur vie priv&#233;e, syndicale et politique.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Points de vue : Les raisins de la coordination &#233;taient trop verts&#8230;
</title>
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>

		<description>Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e. Dans le point de vue exprim&#233; dans CR n&#176; 12, R. Moyon reproche &#224; LO d'avoir sabot&#233; les tentatives de mise en place d'une &#171; coordination transparente et d&#233;mocratique &#187; au profit d'un noyautage occulte de la direction de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-Numero-13-janvier-fevrier-2001-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 13, janvier-f&#233;vrier 2001
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Enseignement-+" rel="tag"&gt;Enseignement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Dans le &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/Pour-une-coordination-democratique-et-transparente' class='spip_in'&gt;point de vue exprim&#233; dans CR n&#176; 12&lt;/a&gt;, R. Moyon reproche &#224; LO d'avoir sabot&#233; les tentatives de mise en place d'une &#171; coordination transparente et d&#233;mocratique &#187; au profit d'un noyautage occulte de la direction de la Coordination parisienne, lors du mouvement enseignant au d&#233;but de l'ann&#233;e 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R. Moyon fait un proc&#232;s d'intention aux camarades de LO. Il parle de &#171; direction autoproclam&#233;e et incognito &#187;, alors que le collectif qui animait la coordination &#233;tait ouvert &#224; tous, sur la base du volontariat, y compris &#224; R. Moyon&#8230; qui n'a manifestement pas eu cette tentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'entendre, un syndicat (la CGT) aurait cherch&#233; &#224; mettre sur pied une direction d&#233;mocratique du mouvement &#224; partir des assembl&#233;es d&#233;partementales. Mais comment fonctionnaient-elles ? Les dirigeants de la CGT, comme du SNES d'ailleurs, ont certes accept&#233; dans la plupart des cas de laisser libre cours &#224; la discussion, mais dans la mesure o&#249; ils gardaient l'enti&#232;re libert&#233; &#8211; en tant que syndicats &#8211; d'appliquer ou non les d&#233;cisions qui &#233;taient prises lors de ces assembl&#233;es. C'est toute la diff&#233;rence avec une v&#233;ritable direction &#233;lue par les gr&#233;vistes eux-m&#234;mes ou leurs repr&#233;sentants, et qui a des comptes &#224; rendre &#224; ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coordination parisienne ne faisait que regrouper les gr&#233;vistes les plus d&#233;termin&#233;s dans ce mouvement. C'&#233;tait bien s&#251;r une limite consid&#233;rable, mais elle avait le m&#233;rite de mettre sous pression les syndicats et de donner la possibilit&#233; au mouvement d'avoir une chance de continuer m&#234;me si les syndicats ne le voulaient plus. C'est &#224; partir de l&#224; qu'on pouvait donner au mouvement la possibilit&#233;, en s'approfondissant, de mieux se structurer en &#233;chappant &#224; la tutelle des syndicats (avec par exemple des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;lus par les &#233;tablissements en gr&#232;ve). C'&#233;tait un point de d&#233;part, et non un point d'arriv&#233;e, encore moins un &#171; mod&#232;le &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut surtout une bagarre. Les syndicats r&#233;ellement investis dans le mouvement n'ont pas essay&#233; de la boycotter, au contraire, ils se sont tranquillement install&#233;s &#224; la tribune. Seulement ils ont d&#251; partager la place avec d'autres, une fois n'est pas coutume. Ce fut une sorte d'&#233;quilibre instable, de compromis permanent, &#224; mi-chemin entre une intersyndicale et une v&#233;ritable coordination. Des dirigeants syndicaux (m&#234;me s'ils ne furent pas les seuls) sont alors r&#233;guli&#232;rement intervenus pour d&#233;noncer l'absence ou l'insuffisance de l&#233;gitimit&#233; de cette coordination, en opposant l'exemple des assembl&#233;es d&#233;partementales, o&#249; les gens se connaissent r&#233;ellement. Mais &#224; y regarder de pr&#232;s, ce fut en r&#233;alit&#233; une tentative pour reprendre la main &#224; partir des endroits o&#249; le rapport de force leur &#233;tait favorable. Ce n'&#233;tait pas par souci d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les intentions r&#233;elles des dirigeants de la CGT ou du SNES, il n'y avait pas d'illusion &#224; avoir. Au moment de d&#233;signer la d&#233;l&#233;gation charg&#233;e de rencontrer le ministre, la CGT notamment batailla longuement &#224; la coordination parisienne pour reporter le vote. Puis au moment de l'appel &#224; candidature, une trentaine de candidats se pr&#233;sent&#232;rent &#171; spontan&#233;ment &#187;, semant la confusion en appelant tout le monde &#224; faire de m&#234;me. Ils avaient un point commun, celui d'&#234;tre li&#233;s &#224; la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui le savait ? Les camarades de LO ne recul&#232;rent pas devant cette provocation. Ils propos&#232;rent d'accepter tous les volontaires. Mais le jour de la rencontre, aucun des syndicats qui s'y &#233;taient pourtant engag&#233;s publiquement ne les accepta dans sa d&#233;l&#233;gation, le ministre refusant de reconna&#238;tre la coordination en tant que telle. Ce fut une tentative de sabotage parmi d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix n'&#233;tait donc pas entre une coordination plus d&#233;mocratique et la coordination existante, mais entre l'existence m&#234;me d'une coordination &#8211; qui avait bien des limites &#8211; et l'abandon sans combat de la direction du mouvement aux seuls appareils syndicaux. A poursuivre des chim&#232;res, R. Moyon s'est tromp&#233; de cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fabien Tobia et Raoul Glaber&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Quand le capitalisme investit les champs : Les surprises de la vache id&#233;ale
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Agriculture
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Alors, combien de morts ? Les experts sont divis&#233;s sur le nombre de victimes &#224; venir de la forme humaine de la maladie de la vache folle en Grande-Bretagne. Quelques centaines &#171; seulement &#187; ? Plusieurs centaines de milliers ? Et il y a encore tous les autres pays, d'Europe et d'ailleurs (les plus pauvres en auront s&#251;rement mang&#233; plus longtemps), qui attendent leur tour. &lt;br /&gt;Une catastrophe annonc&#233;e &lt;br /&gt;L'&#171; affaire de la vache folle &#187;, si elle prend aujourd'hui un tour panique, est pourtant une vieille histoire.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-DOSSIER-La-vache-folle-et-les-derives-de-l-agriculture-capitaliste-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La vache folle et les d&#233;rives de l'agriculture capitaliste
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Agriculture-+" rel="tag"&gt;Agriculture
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors, combien de morts ? Les experts sont divis&#233;s sur le nombre de victimes &#224; venir de la forme humaine de la maladie de la vache folle en Grande-Bretagne. Quelques centaines &#171; seulement &#187; ? Plusieurs centaines de milliers ? Et il y a encore tous les autres pays, d'Europe et d'ailleurs (les plus pauvres en auront s&#251;rement mang&#233; plus longtemps), qui attendent leur tour.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une catastrophe annonc&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#171; affaire de la vache folle &#187;, si elle prend aujourd'hui un tour panique, est pourtant une vieille histoire. Le premier cas d'enc&#233;phalite spongiforme bovine a &#233;t&#233; officiellement recens&#233; en 1985. Il a bien fallu trois ans au gouvernement britannique pour qu'il arr&#234;te de faire manger des burgers aux fillettes de ses ministres devant les cam&#233;ras de t&#233;l&#233;s, et interdise &#8211; partiellement, certes &#8211; les farines animales dans la nourriture des bovins. Encore un an pour que le gouvernement fran&#231;ais interdise aussi mollement l'importation des farines de Grande-Bretagne. Une interdiction qui n'a pas beaucoup d&#233;rang&#233;, au contraire, le d&#233;veloppement de ces importations en France, par des fili&#232;res plus ou moins clandestines. Malgr&#233; les quelques 100 000 b&#234;tes malades officiellement recens&#233;es au Royaume-Uni en 1993.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que le march&#233; du b&#339;uf, en France, repr&#233;sentait en 1995 la bagatelle de 90 milliards de francs, et l'abaissement du prix des farines britanniques d&#251; aux interdictions a permis de jolis surprofits aux trusts de l'agroalimentaire. En fait, depuis leur d&#233;but, les gesticulations des diff&#233;rents gouvernements &#224; propos des farines ont consist&#233; en des mesures essentiellement &#171; publicitaires &#187;, prises pour rassurer l'opinion publique, et pr&#233;venir les cons&#233;quences &#233;conomiques de la catastrophe en cours !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, le krach bovin n'a pas &#233;t&#233; &#233;vit&#233; (les cours du b&#339;uf en France ont connu des chutes de 40 % en une semaine &#224; la fin novembre ; quatre millions de b&#234;tes ont &#233;t&#233; abattues depuis 1996 en Grande-Bretagne) &#8211; et on attend la catastrophe sanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Faut qu'&#231;a saigne !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Carcasses format&#233;es aux hormones (cela permet un &#233;quarrissage standard&#8230;), pis dop&#233;s pour cracher leurs 10 000 litres de lait par an : ce ne sont plus des vaches, mais les fantasmes &#224; cornes du productivisme agricole. De la folie ? Non ! La logique m&#234;me du capitalisme s&#233;vissant &#224; la campagne. C'est une recherche toute scientifique de gains de productivit&#233; qui a contraint les &#233;leveurs, dans les ann&#233;es 70, &#224; gaver leurs vaches aux prot&#233;ines issues de cadavres de leur esp&#232;ce ! C'est la course hyper-rationnelle aux &#233;conomies sur les co&#251;ts de production qui a encourag&#233; certains fabricants industriels &#224; moins chauffer les farines ! Et c'est le jackpot des farines mal cuites qui a favoris&#233; leur consommation massive&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me logique agricole a r&#233;ussi bien d'autres prodiges que la vache folle. Comment ce qu'on appelle la &#171; mise en valeur de la terre &#187; finit-elle par d&#233;vaster l'environnement ? Pourquoi les Etats d&#233;pensent-ils des sommes folles pour limiter la production (quand les sept dixi&#232;mes de l'humanit&#233; ont une alimentation insuffisante&#8230;), tout en encourageant la sur-productivit&#233; ? Par quel miracle les milliards de subventions acc&#233;l&#232;rent-ils la ruine des petits exploitants ? C'est le sujet de ce dossier, en nous limitant aux d&#233;g&#226;ts du &#171; miracle agricole &#187; dans les pays riches (ceux commis dans les pays pauvres m&#233;ritant &#224; eux seuls un autre dossier). Nous y &#233;voquerons &#233;galement d'autres logiques agricoles, celles que pourrait promouvoir une soci&#233;t&#233; socialiste &#8211; puisque sous le capitalisme le monde est et restera une marchandise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 janvier 2001, Beno&#238;t Marchand&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> 1945-2000 : le bouleversement capitaliste de l'agriculture en France
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Agriculture
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Le marteau et la faucille : voil&#224; comment on aurait pu d&#233;crire l'&#233;conomie fran&#231;aise au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. A c&#244;t&#233; du secteur industriel, le secteur agricole restait en effet pr&#233;pond&#233;rant : en 1945, 30 % des actifs &#233;taient agriculteurs. Cinquante ans plus tard, la situation a compl&#232;tement chang&#233; : la faucille a fondu, et les paysans ne repr&#233;sentent plus que 4 % de la population active (1 507 000 personnes en 95). Dans le m&#234;me temps, alors que la surface cultiv&#233;e baissait de 25 %, les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-DOSSIER-La-vache-folle-et-les-derives-de-l-agriculture-capitaliste-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La vache folle et les d&#233;rives de l'agriculture capitaliste
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le marteau et la faucille : voil&#224; comment on aurait pu d&#233;crire l'&#233;conomie fran&#231;aise au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. A c&#244;t&#233; du secteur industriel, le secteur agricole restait en effet pr&#233;pond&#233;rant : en 1945, 30 % des actifs &#233;taient agriculteurs. Cinquante ans plus tard, la situation a compl&#232;tement chang&#233; : la faucille a fondu, et les paysans ne repr&#233;sentent plus que 4 % de la population active (1 507 000 personnes en 95). Dans le m&#234;me temps, alors que la surface cultiv&#233;e baissait de 25 %, les rendements moyens de production v&#233;g&#233;tale &#233;taient multipli&#233;s par trois ; et l'arri&#232;re-petit-fils d'un agriculteur nourrissant 2,5 personnes &#224; la fin du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, suffit &#224; 60 en 1997&#8230; Les bouleversements induits par le d&#233;veloppement du capitalisme &#224; la campagne sont &#233;vidents.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un secteur lib&#233;ral&#8230; largement construit par l'Etat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'irruption du capitalisme &#224; la ferme s'est faite en grande partie gr&#226;ce &#224; des incitations &#233;tatiques. En 1945, la France souffre d'une vraie p&#233;nurie de produits agricoles, et le pays est tr&#232;s loin de l'autosuffisance. Pour faire face &#224; la n&#233;cessit&#233; de moderniser une agriculture archa&#239;que, l'Etat fran&#231;ais met sur pied &#8211; comme ses voisins &#8211; ses premi&#232;res politiques agricoles dirigistes, productivistes. L'objectif est clair : pour augmenter significativement la productivit&#233; agricole et cr&#233;er un secteur capitaliste agroalimentaire concurrentiel sur le march&#233; international, il faut forcer l'investissement massif de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1946, un ministre (socialiste) de l'agriculture prend une s&#233;rie de mesures allant dans ce sens. Le fermage est facilit&#233; (allongement et all&#233;gement des baux), afin d'attirer des investisseurs jusque-l&#224; refroidis par les rentes fonci&#232;res (les &#171; loyers de la terre &#187;, qui diminuent d'autant les b&#233;n&#233;fices des exploitants). Des politiques efficaces de remembrement sont mises sur pied. Puis une vraie banque centrale de pr&#234;ts aux agriculteurs est mont&#233;e par l'Etat : la Caisse nationale de cr&#233;dit agricole, qui f&#233;d&#233;rait depuis 1920 les caisses mutuelles d&#233;partementales, re&#231;oit de l'Etat le monopole de tr&#232;s importants pr&#234;ts bonifi&#233;s &#224; distribuer aux agriculteurs pour qu'ils m&#233;canisent leurs exploitations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la naissance de la Politique Agricole Commune en 1962 (voir encadr&#233;), cette politique de subventions au capital agraire est coordonn&#233;e &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne. Afin d'attirer toujours plus de capitaux vers la terre, la Communaut&#233; europ&#233;enne met en place tout un arsenal d'aides et de primes, garantissant l'&#233;coulement des produits agricoles &#224; des prix garantis. Cette politique, qui co&#251;te tr&#232;s cher au contribuable, est pr&#233;sent&#233;e par l'Etat &#8211; et le syndicat paysan de cogestion, la FNSEA &#8211; comme une mesure de solidarit&#233; naturelle &#224; l'&#233;gard de la petite paysannerie. Mais les difficult&#233;s des petits agriculteurs &#8211;r&#233;elles, et de plus en plus s&#233;rieuses&#8211; servent en fait de pr&#233;texte &#224; des subventions qui n'enrichissent que les gros paysans, &#224; la productivit&#233; bien sup&#233;rieure &#8211; et les secteurs industriels du machinisme agricole, des engrais...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques de soutien des cours atteignent donc l'objectif oppos&#233; &#224; celui qu'elles affichent : favorisant les gros, elles acc&#233;l&#232;rent le processus de concentration des terres, d'alourdissement de la capitalisation des exploitations&#8230; et donc la ruine des petits agriculteurs et l'exode rural. Ainsi, entre la fin des ann&#233;es 40 et le d&#233;but des ann&#233;es 70, la consommation d'engrais est multipli&#233;e par 5, le nombre de tracteurs par 10 &#8211; et la part des agriculteurs dans la population active tombe &#224; 18,5 % d&#232;s 1960.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les rouages du syst&#232;mes : trusts transnationaux &#8211; et exploitations familiales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le capital investit donc rapidement la sph&#232;re de la production agroalimentaire. Mais il faut en r&#233;alit&#233; distinguer deux aspects tr&#232;s diff&#233;rents de ce processus. En fait, les exploitations agricoles proprement dites, m&#234;me si elles se concentrent de fa&#231;on importante, restent pour la plupart de type &#171; familial &#187;. Le salariat agricole recule m&#234;me massivement, le nombre d'ouvriers agricoles passant de plus d'un million en 1955 &#224; 137 000 aujourd'hui. Les secteurs qui se d&#233;veloppent r&#233;ellement sur le mod&#232;le industriel sont d'une part, en aval, ceux de la transformation des mati&#232;res premi&#232;res agricoles (laiteries, industries de la viande, trusts c&#233;r&#233;aliers&#8230;), et d'autre part, en amont, ceux de la fourniture d'&#233;quipements pour l'agriculture capitaliste (outillage m&#233;canique, engrais, produits chimiques,&#8230;), voire ceux qui profitent &#224; la fois en amont et en aval, comme les producteurs de nourriture pour b&#233;tail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production agricole elle-m&#234;me n'attire que peu le grand capital. Il y a plusieurs raisons &#224; cela : d'abord la rente fonci&#232;re reste une d&#233;pense parasite, grevant les profits ; mais surtout, les investissements tr&#232;s importants des exploitations sont en eux m&#234;mes un obstacle : les consommations interm&#233;diaires (engrais, m&#233;canisation&#8230;) s'accroissent bien plus vite que la valeur de la production. Elles passent de 22 % de cette valeur en 1960 &#224; 30 % en 1970, et 45 % en 1985 ! A cette date, &#224; valeur ajout&#233;e &#233;gale, l'agriculture emploie deux fois plus de capital que la sid&#233;rurgie&#8230; La production agricole conna&#238;t donc, pour des raisons structurelles (difficult&#233;s &#224; rationaliser le travail sur le mode industriel), avec l'accroissement de la composition organique de son capital (c'est-&#224;-dire de la proportion, par travailleur, de capitaux immobilis&#233;s en machines, engrais&#8230;), une tr&#232;s forte &#171; baisse tendancielle du taux de profit &#187; (&#224; b&#233;n&#233;fice &#233;gal, l'investissement n&#233;cessaire est de plus en plus lourd). Et c'est pourquoi les gros investisseurs pr&#233;f&#232;rent laisser la production agricole elle-m&#234;me &#224; la charge des exploitations familiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;conomiste bourgeois, Glenn-Jonson, expliquait ainsi dans les ann&#233;es 70 : &#171; Un cynique pourrait affirmer que l'exploitation familiale est une institution qui fonctionne pour entra&#238;ner les familles des exploitants &#224; fournir une grande quantit&#233; de travail et de capitaux &#224; un niveau de rendement inf&#233;rieur &#224; ce qui est normal, afin d'apporter &#224; l'&#233;conomie les produits agricoles &#224; bas prix &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, le grand capital industriel contr&#244;le et oriente cette production, de par sa situation monopoliste comme fournisseur des &#171; intrants &#187; (aliments pour animaux, engrais, machines, produits phytosanitaires et p&#233;troliers, etc.) et acheteur des produits. Il est second&#233; en cela par le capital financier, qui tire de tr&#232;s gros profits du surendettement des agriculteurs (le Cr&#233;dit agricole, aujourd'hui premi&#232;re banque europ&#233;enne, assure les 2/3 des pr&#234;ts agricoles en France d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 70). Mais encore une fois, les investisseurs laissent g&#233;n&#233;reusement &#224; d'autres les co&#251;ts de cette production pas si rentable que &#231;a : les exploitants, chez qui la polarisation sociale s'acc&#233;l&#232;re, et aussi les deniers publics, qui offrent &#224; &#171; l'agriculture &#187; des subventions de plus en plus monstrueuses.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Surproduction chronique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La politique productiviste a fait passer l'agriculture fran&#231;aise de la non-autosuffisance &#224; la surproduction d&#232;s la fin des ann&#233;es 70. En pleine crise mondiale cons&#233;cutive au choc p&#233;trolier de 73, l'exportation de ce &#171; p&#233;trole vert &#187; a certes &#233;t&#233; favoris&#233;e, en cassant les prix et &#224; coups de subventions. Mais les march&#233;s mondiaux sont eux aussi rapidement satur&#233;s, et la politique de soutien des cours repr&#233;sente un poids insupportable pour les budgets des Etats europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne prend alors un virage &#224; 180 degr&#233;s : au cours des ann&#233;es 80, c'est la restriction de la production qu'elle se met &#224; subventionner (politique des quotas). Si ces subventions font &#224; nouveau la fortune des gros exploitants, elles n'emp&#234;chent pas la crise de frapper de plein fouet les petits paysans. La chute du nombre d'actifs agricoles, qui avait ralenti dans les ann&#233;es 70 (-3 % par an environ), s'acc&#233;l&#232;re &#224; nouveau (-4,5 % par an) dans les ann&#233;es 90. Cette fois, la prol&#233;tarisation touche les agriculteurs proprement dits : ainsi de nombreux &#233;leveurs de porcs ou de volailles, incapables de se relever de leur surendettement, se voient racheter l'exploitation sur laquelle ils continuent de travailler, mais comme salari&#233;s de grosses firmes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 50 ans, le capitalisme a donc boulevers&#233; l'agriculture fran&#231;aise. Il a marginalis&#233; num&#233;riquement la paysannerie, la ramenant &#224; 4 % des actifs. Il a plac&#233; l'agriculture sous le joug des industries agroalimentaires, dont la valeur ajout&#233;e d&#233;passait d&#232;s 1980 celle de la production agricole elle-m&#234;me. (Ces industries emploient d&#233;sormais 10 % des actifs.) Mais le capitalisme n'a pas pour autant r&#233;solu le &#171; probl&#232;me paysan &#187; : il s'arr&#234;te encore aujourd'hui au seuil de la production proprement dite, en maintenant le syst&#232;me de l'exploitation agricole familiale, m&#234;me fortement capitalis&#233;e, et n'ayant plus rien d'une entreprise ind&#233;pendante. La rationalisation de la production qu'avait permis le capital manufacturier en prenant en charge feu la petite production artisanale n'est pas assum&#233;e par le capital agroalimentaire, qui pr&#233;f&#232;re toujours utiliser des &#171; travailleurs &#224; fa&#231;on &#187;. Et on voit mal comment ce mode de production pourrait assurer un d&#233;veloppement un peu harmonieux des forces productives agricoles pourtant rendu possible par le progr&#232;s technique, et n&#233;cessaire par ses capacit&#233;s de nuisance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t Marchand&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;La PAC, b&#233;quille &#233;tatique des march&#233;s agricoles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sans doute la seule r&#233;alisation s&#233;rieuse de la Communaut&#233; europ&#233;enne, la Politique Agricole Commune (PAC) a &#233;t&#233; d&#233;finie par le Trait&#233; de Rome en 1957, et a commenc&#233; &#224; &#234;tre appliqu&#233;e en 1962. N&#233;e de la n&#233;cessit&#233; de moderniser des agricultures dont l'archa&#239;sme risquait d'entraver le d&#233;veloppement capitaliste du Vieux continent, son objectif initial pouvait se r&#233;sumer &#224; l'id&#233;e de d&#233;velopper &#224; marche forc&#233;e la productivit&#233; agricole, et donc aussi la concentration du capital agroalimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, la PAC a d&#233;velopp&#233; une politique &#8211; tr&#232;s co&#251;teuse pour le contribuable &#8211; de prix minima garantis, que ce soit &#224; l'int&#233;rieur du &#171; march&#233; commun &#187; (rachat des surplus au prix garanti), ou par le soutien des cours &#224; l'exportation hors de ce march&#233;, en payant la diff&#233;rence avec le cours mondial (souvent bien inf&#233;rieur au cours europ&#233;en). Les importations furent elles aussi tax&#233;es &#224; hauteur des prix garantis. Les gros producteurs, &#224; la productivit&#233; sup&#233;rieure, furent les principaux b&#233;n&#233;ficiaires de ces subventions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique finit par &#234;tre victime de son &#171; succ&#232;s &#187; : au cours des ann&#233;es 80, malgr&#233; l'instauration de quotas (laitiers, viticoles), des primes de &#171; non-distribution &#187;, l'Union europ&#233;enne devint structurellement exc&#233;dentaire, et les d&#233;penses agricoles de l'UE (multipli&#233;es par sept entre 1975 et 1991), insupportables. En 1992, au cours de l'&#171; Uruguay round &#187; (n&#233;gociations du GATT, devenu OMC en 1995), la PAC fut r&#233;form&#233;e, dans le sens d'une large lib&#233;ralisation. Les prix garantis font de plus en plus place aux aides directes ; la surproduction est enray&#233;e par une politique de jach&#232;re. Cette &#171; lib&#233;ralisation sous contr&#244;le &#233;tatique &#187; a, pour l'heure, r&#233;ussi &#224; retendre certains des march&#233;s mondiaux, principalement en ce qui concerne les c&#233;r&#233;ales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title> Plusieurs agriculteurs
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Agriculture
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Parler des paysans aujourd'hui ou du &#171; monde agricole &#187; revient &#224; mettre sur un m&#234;me plan Bouygues et un artisan ma&#231;on. Il n'y a pas de classe sociale agricole, mais des agriculteurs. &lt;br /&gt;Ils sont de moins en moins nombreux&#8230; &lt;br /&gt;La baisse du nombre d'actifs qui s'est amplifi&#233;e apr&#232;s la seconde guerre mondiale, a &#233;t&#233; organis&#233;e par le trait&#233; de Rome, les lois d'orientation de 60 et 62, puis la r&#233;forme de 1992 : &lt;br /&gt;L'&#233;rosion se poursuit : 1'objectif (inavou&#233;) est d'arriver &#224; 350 000 actifs, ce qui se produira bient&#244;t si&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parler des paysans aujourd'hui ou du &#171; monde agricole &#187; revient &#224; mettre sur un m&#234;me plan Bouygues et un artisan ma&#231;on. Il n'y a pas de classe sociale agricole, mais des agriculteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ils sont de moins en moins nombreux&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La baisse du nombre d'actifs qui s'est amplifi&#233;e apr&#232;s la seconde guerre mondiale, a &#233;t&#233; organis&#233;e par le trait&#233; de Rome, les lois d'orientation de 60 et 62, puis la r&#233;forme de 1992 :&lt;/p&gt;
&lt;table class='spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;population
agricole&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;En % des actifs&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;En quantit&#233;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;1960&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;20&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3 600 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;1990&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 500 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;2000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;800 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;rosion se poursuit : 1'objectif (inavou&#233;) est d'arriver &#224; 350 000 actifs, ce qui se produira bient&#244;t si on consid&#232;re la pyramide des &#226;ges des agriculteurs : en 1970, les personnes de plus de 50 ans n'&#233;taient pas plus nombreuses que celles de moins de 20 ans. Actuellement, le rapport est de 3 pour 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8230;dans des exploitations de plus en plus grosses&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La taille moyenne des exploitations a une signification relative car elle cache des disparit&#233;s selon les r&#233;gions et les productions. Quoi de commun entre un petit fermier locataire de son exploitation, et le propri&#233;taire-r&#233;coltant d'un vignoble de Champagne d'une quinzaine d'hectares ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, son &#233;volution est int&#233;ressante et refl&#232;te bien la concentration du secteur qui s'op&#232;re lentement mais s&#251;rement. La taille moyenne est pass&#233;e en effet de 19 ha en 1970 &#224; 29 ha en 1987 et 35ha en 2000. L'agriculture est devenue de plus en plus productive et exportatrice. Les choix ont favoris&#233; les exploitations pouvant le mieux r&#233;pondre &#224; ces d&#233;fis : &#224; l'extension des exploitations de l'Ouest r&#233;pond la d&#233;sertification des zones de montagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8230;aux rendements et &#224; l'int&#233;gration dans les fili&#232;res agro-alimentaires croissants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rendements ont doubl&#233; ou tripl&#233; en moins de 30 ans, les productions sp&#233;cialis&#233;es ont fait des progr&#232;s consid&#233;rables, l'&#233;levage s'est industrialis&#233; par des productions hors sol (&#233;lev&#233; hors p&#226;turage), le tout g&#233;n&#233;rant des exc&#233;dents, entra&#238;nant des d&#233;s&#233;quilibres, des pollutions. En outre le travail s'est d&#233;plac&#233; vers les industries agro-alimentaires, le commerce, le machinisme agricole, etc. : un ouvrier produisant des herbicides remplace cent, deux cents paysans occup&#233;s &#224; biner leur champ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Derri&#232;re une stagnation du revenu moyen des agriculteurs, il y a des disparit&#233;s &#233;normes de revenus qui vont en s'accentuant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;100 000 &#171; agro-managers &#187; produisent &#224; eux seuls 50 % des productions agricoles et le quart des exploitations touche 70 % des revenus du secteur. Les 10 % les plus riches ont un revenu 12 fois sup&#233;rieur aux 10 % les plus pauvres. 48 % des paysans touchent moins que le SMIC : sur ces 48 % la moiti&#233; a un revenu n&#233;gatif, notamment par endettement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les subventions qui entrent pour une large part dans le revenu des agriculteurs accroissent cette in&#233;galit&#233;. Celles-ci favorisent un mod&#232;le agricole intensif et productiviste, donc les exploitations d&#233;j&#224; importantes. 20 % des paysans drainent 80 % des subventions, et les 25 % les plus riches ont 20 fois plus d'aide que les 25 % les plus pauvres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les gros c&#233;r&#233;aliers, betteraviers ou viticulteurs sp&#233;cialis&#233;s roulent sur l'or, au sein des petites exploitations il y a de plus en plus de doubles actifs par n&#233;cessit&#233;. L&#224; o&#249; autrefois la compagne de 1'exploitant travaillait sur la ferme, beaucoup maintenant sont oblig&#233;es de devenir infirmi&#232;res ou caissi&#232;res de supermarch&#233; pour faire bouillir la marmite. Nombre de paysans de montagne sont agriculteurs 1'&#233;t&#233; et perchistes en hiver. Et dans une petite exploitation familiale, la charge de travail se rapproche plus du &#171; mi-temps 12 heures par jour &#187; de Coluche. Si par malheur la ferme comporte de 1'&#233;levage ou de la production laiti&#232;re, c'est la vie enti&#232;re qui est consacr&#233;e &#224; l'exploitation, avec des contraintes d'autant plus lourdes que les investissements sont importants. L'&#233;levage en batteries n'a rien d'une sin&#233;cure !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La modernisation capitaliste de l'agriculture est donc loin d'avoir apport&#233; la prosp&#233;rit&#233; pour tous, bien au contraire. Elle a surtout eu pour cons&#233;quence d'intensifier le travail et d'accro&#238;tre les disparit&#233;s au sein du monde paysan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sacha POQUET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> L'agriculteur dans l'agrocapitalisme
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/L-agriculteur-dans-l-agrocapitalisme</link>
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		<dc:subject>Agriculture
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>C'en est bien fini de l'&#233;poque o&#249; le paysan d&#233;passait &#224; peine l'autosuffisance, vendait quelques produits pour payer ses charges et l'outil de travail et pr&#233;parait l'avenir, celui du fils, potentiel successeur. A grands coups de restructurations et de modernisation, le secteur s'est consid&#233;rablement transform&#233;. L'agriculteur d'aujourd'hui est fortement encadr&#233; par un syst&#232;me tr&#232;s administr&#233; (quotas, primes, pr&#234;ts bonifi&#233;s, etc...). Beaucoup de soci&#233;t&#233;s travaillent en amont et en aval autour de lui en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'en est bien fini de l'&#233;poque o&#249; le paysan d&#233;passait &#224; peine l'autosuffisance, vendait quelques produits pour payer ses charges et l'outil de travail et pr&#233;parait l'avenir, celui du fils, potentiel successeur. A grands coups de restructurations et de modernisation, le secteur s'est consid&#233;rablement transform&#233;. L'agriculteur d'aujourd'hui est fortement encadr&#233; par un syst&#232;me tr&#232;s administr&#233; (quotas, primes, pr&#234;ts bonifi&#233;s, etc...). Beaucoup de soci&#233;t&#233;s travaillent en amont et en aval autour de lui en utilisant son travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Un r&#233;gime de primes d&#233;lib&#233;r&#233;ment discriminatoire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De n&#233;gociations europ&#233;ennes en &#171; rounds &#187; mondiaux du GATT, toutes les productions voient leurs prix se rapprocher inexorablement des cours mondiaux. Les Etats europ&#233;ens continuent pour l'instant d'amortir l'int&#233;gration au lib&#233;ralisme mondial par des compensations diverses en esp&#233;rant ralentir le choc d'un mouvement aux effets connexes multiples : faillites, &#233;croulement des fili&#232;res de production, contestation virulentes de la profession. Il y en a pour tous les go&#251;ts : prime au bovin m&#226;le, &#224; l'abattage pr&#233;coce du jeune veau, &#224; l'arrachage, voire &#224; la replantation du m&#234;me arbre quelques temps apr&#232;s, &#224; l'irrigation, au drainage, la cessation laiti&#232;re, au ma&#239;s fourrager, &#224; la graine de lin, &#224; la destruction de la pomme de terre exc&#233;dentaires, etc. etc.. Ces primes consid&#233;rables, 48 % du budget europ&#233;en va &#224; l'agriculture, favorisent la grosse exploitation intensive en production v&#233;g&#233;tale et animale et encouragent la course aux hectares, aux b&#234;tes, aux ateliers hors-sol (&#233;lev&#233;s hors p&#226;turage). Les c&#233;r&#233;aliers qui d&#233;gagent un revenu moyen annuel de 185 000 F ont une augmentation par le montant des primes, de 80 % en moyenne. Une ferme c&#233;r&#233;ali&#232;re commune de la Beauce (350 ha) engrange plus d'un million de francs de primes. C'est elle la gagnante d'un projet agro-industriel qui offre au secteur c&#233;r&#233;alier 80 % de l'aide publique alors qu'il ne repr&#233;sente que 20 % des exploitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'inverse pour les fermes familiales, qui ont la plus forte charge de travail, les primes sont soumises &#224; des conditions tr&#232;s discriminantes. En outre elles p&#233;nalisent une agriculture d&#233;tach&#233;e des fili&#232;res industrielles. Par exemple en &#233;levage elles m&#233;prisent l'utilisation de l'herbe, &#233;cologiquement acceptable, pour favoriser les cultures fourrag&#232;res polluantes, comme le ma&#239;s en ensilage&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Hachage et fermentation du fourrage, plus nourrissant.' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; qui, en &#233;vitant de replanter en herbe, abandonne le sol nu l'hiver aux ruissellements des eaux de pluie, charg&#233;es des reliquats d'engrais et de phytosanitaires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Produits destin&#233;s &#224; combattre les maladies des plantes.' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois m&#234;me les aides favorisent les banques en finan&#231;ant par exemple des pr&#234;ts &#224; taux plus avantageux, que l'agriculteur sera bien oblig&#233; de rembourser et qui augmentent sa d&#233;pendance vis-&#224;-vis du Cr&#233;dit Agricole, comme le dernier plan d'aide pour faire face &#224; la crise bovine.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Les trusts r&#233;alisent la plus grosse marge sur le dos des paysans&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le paysan est pris dans l'&#233;tau. En amont les trusts semenciers, phytosanitaires et pharmaceutiques (souvent les m&#234;mes : BASF, Monsanto, Rh&#244;ne-Poulenc, Elf-Agro...). En aval les circuits de transformation et de vente. Ce sont eux qui r&#233;alisent les b&#233;n&#233;fices sur son travail et ses risques. Les agriculteurs deviennent des travailleurs &#224; fa&#231;on, fabricants de mati&#232;res premi&#232;res qui doivent &#234;tre, quelle qu'en soit la qualit&#233;, &#224; bon march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple parmi d'autres : depuis 1989 le triage &#224; fa&#231;on de la semence fermi&#232;re a &#233;t&#233; interdit. Il n'est plus possible de r&#233;colter son bl&#233;, le trier soi-m&#234;me pour le semer ult&#233;rieurement. La d&#233;pendance de l'agriculteur vis-&#224;-vis des trusts semenciers fabriquant des grains hybrides&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Issus d'un croisement de vari&#233;t&#233;s ou d'esp&#232;ces' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; st&#233;riles, voire OGM, enrob&#233;s d'un r&#233;pulsif contre les nuisibles, est totale. Pour le prix d'un kilo de semence certifi&#233;e on a plus de 30 kg de semence fermi&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les agriculteurs sont soumis, seuls ou par groupements et coop&#233;ratives interpos&#233;s, &#224; la grande distribution qui vend leurs produits en enregistrant au passage de substantiels b&#233;n&#233;fices. Carrefour / Promod&#232;s fusionn&#233;s, num&#233;ro 2 mondial de la grande distribution, num&#233;ro 1 europ&#233;en, contr&#244;lent &#224; eux seuls 25 &#224; 30 % des produits alimentaires vendus sur le territoire fran&#231;ais. De fait, c'est le premier partenaire de l'agriculture fran&#231;aise qui impose ses conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On commence &#224; voir appara&#238;tre en France de grosses fermes, invendables par leur taille &#224; un paysan, et achet&#233;e par une banque ou une soci&#233;t&#233; d'assurance. Un fermier, quasi-salari&#233; y est alors mis en place. Il r&#233;tribue annuellement les actionnaires par des dividendes. La r&#232;gle est la production ou l'&#233;levage intensifs, avec comme seul crit&#232;re la rentabilit&#233; imm&#233;diate. Il existe par exemple un syst&#232;me am&#233;ricain pour l'&#233;levage o&#249; l'ordinateur fait la ration en suivant les cours des aliments au march&#233; &#224; terme de Chicago : les besoins du b&#233;tail et de la protection de la nature sont bien loin !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Et pourtant d'autres vivent l'agriculture autrement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui des syndicalistes paysans s'opposent &#224; ces n&#233;fastes &#233;volutions, avancent le fruit de leur r&#233;flexion, d&#233;fendent des contre-projets, luttent pour une agriculture &#224; &#233;chelle humaine. D'autres s'installent hors-norme, sans pr&#234;ts, sans primes, en bricolant petit &#224; petit, jusqu'&#224; s'inscrire durablement dans la population active agricole. Des dizaines de milliers vivent de la vente directe de leurs produits, les valorisant au maximum, court-circuitant les interm&#233;diaires, &#233;tablissant un rapport de confiance avec leur client&#232;le. Enfin, et c'est une tendance qui se d&#233;veloppe, ils pratiquent une activit&#233; durable ou bio, qui n'hypoth&#232;que pas l'avenir des futures g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul un mouvement social, &#224; l'&#233;chelle de toute la soci&#233;t&#233; permettra de nourrir sainement les populations, d'entretenir les territoires et d'assurer par la juste r&#233;partition des moyens de production le devenir de ces travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raymond COUTE&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Le go&#251;t a un co&#251;t
(L'argent lui n'a pas d'odeur, sinon sale&#8230;.) &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'alimentation occupe un poids toujours tr&#232;s important dans le budget des m&#233;nages. Un indice : la mont&#233;e de la pauvret&#233; a entra&#238;n&#233; la r&#233;apparition de mesures d'urgence, telles que la distribution d'un vrai petit d&#233;jeuner aux enfants en maternelle, des mesures de gratuit&#233; de la cantine pour certains enfants, les restaurants du C&#339;ur pour adultes, en principe r&#233;serv&#233;s aux SDF, mais dont la client&#232;le s'&#233;tend &#224; certains salari&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures d'urgence posent &#224; elles seules la n&#233;cessit&#233; vitale de la disparition du ch&#244;mage et des salaires de mis&#232;re, et relativisent celle de la qualit&#233; de la nourriture. Ce qui fait bien l'affaire des marchands de mal bouffe, qui pr&#233;tendent faire du social en offrant de la nourriture &#224; bas prix (c'est aussi le discours des fabricants de c&#233;r&#233;ales OGM qui pr&#233;tendent lutter contre la faim dans le monde&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre indice : la multiplication de magasins discount (ED, Leader&#8230;) fr&#233;quent&#233;s par les couches les plus pauvres. &#171; Dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es &#187; pouvant se convertir en un &#171; dis-moi o&#249; tu fais tes courses &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; fracture sociale &#187; concourt &#224; la mal bouffe, et ce ne sont pas les traditions Nord am&#233;ricaines en mati&#232;re culinaire qui pousseront en sens contraire, en ces temps d'imp&#233;rialisme triomphant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le capitalisme, ce n'est pas seulement le manque d'argent pour acheter de bons produits. C'est aussi le manque de temps pour pr&#233;parer la nourriture et choisir les aliments, et le manque de lien social pour prendre go&#251;t &#224; les manger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y. B.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Hachage et fermentation du fourrage, plus nourrissant.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Produits destin&#233;s &#224; combattre les maladies des plantes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Issus d'un croisement de vari&#233;t&#233;s ou d'esp&#232;ces&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Apr&#232;s nous le d&#233;luge !
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Agriculture
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		<dc:subject>&#201;cologie
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>Pour les am&#233;rindiens les richesses naturelles ne nous sont pas l&#233;gu&#233;es par nos parents, mais nous sont confi&#233;es par nos enfants. Pour l'agriculture intensive c'est : &#171; apr&#232;s nous le d&#233;luge &#187;. &lt;br /&gt;Une agriculture destructrice &lt;br /&gt;La fertilit&#233; des sols d'Europe vient entre autres de 1'usage pendant des si&#232;cles de la traction animale et de la mise en jach&#232;re r&#233;guli&#232;re qui ont permis leur enrichissement des sols en humus par le fumier. La rupture de cet &#233;quilibre au cours de ce si&#232;cle ainsi que la recherche&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-DOSSIER-La-vache-folle-et-les-derives-de-l-agriculture-capitaliste-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La vache folle et les d&#233;rives de l'agriculture capitaliste
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Agriculture-+" rel="tag"&gt;Agriculture
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Ecologie-+" rel="tag"&gt;&#201;cologie
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour les am&#233;rindiens les richesses naturelles ne nous sont pas l&#233;gu&#233;es par nos parents, mais nous sont confi&#233;es par nos enfants. Pour l'agriculture intensive c'est : &#171; apr&#232;s nous le d&#233;luge &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une agriculture destructrice&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La fertilit&#233; des sols d'Europe vient entre autres de 1'usage pendant des si&#232;cles de la traction animale et de la mise en jach&#232;re r&#233;guli&#232;re qui ont permis leur enrichissement des sols en humus par le fumier. La rupture de cet &#233;quilibre au cours de ce si&#232;cle ainsi que la recherche syst&#233;matique des meilleurs rendements ont eu pour effet une p&#233;nurie actuelle d'humus faussement r&#233;gl&#233;e par l'&#233;pandement des boues de station d'&#233;puration (des d&#233;chets industriels) qui polluent les nappes phr&#233;atiques. Or on conna&#238;t l'effet toxique des m&#233;taux lourds, plomb, mercure... qui se concentrent dans les cha&#238;nes alimentaires (rappelons-nous de l'empoisonnement par les poissons intoxiqu&#233;s &#224; Minamata au Japon qui fit 43 morts en 1956 et provoqua de nombreuses malformations cong&#233;nitales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'usage massif de produits chimiques (pesticides, fertilisants) a permis une sp&#233;cialisation des exploitations agricoles rentable &#224; court terme, mais qui g&#233;n&#232;re des dommages irr&#233;m&#233;diables. Alors que tout organisme vivant qui fabrique une mol&#233;cule &#233;labore en m&#234;me temps la cha&#238;ne enzymatique capable de la d&#233;truire ( c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est vital de r&#233;pertorier la totalit&#233; du patrimoine g&#233;n&#233;tique de notre plan&#232;te qui rec&#232;le des richesses &#233;normes), un produit chimique fabriqu&#233; par I'homme est destin&#233; le plus souvent &#224; s'accumuler. On conna&#238;t la pollution des nappes phr&#233;atiques par les engrais ou les &#233;levages hors sol de porcins, mais il y a d'autres risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple le DDT, le lindane qu'on a massivement utilis&#233; dans les ann&#233;es 60 contre les moustiques disparaissent difficilement. Les oiseaux qui mangent les insectes ainsi &#171; trait&#233;s &#187; les accumulent dans leurs graisses et deviennent st&#233;riles. Plus r&#233;cemment, un insecticide vendu sous le nom de &#171; Gaucho &#187; cr&#233;&#233; pour traiter les exploitations de tournesols a d&#233;truit les abeilles des apiculteurs voisins, devenues paralys&#233;es ou folles, incapables de retrouver leur ruche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour &#224; un &#233;quilibre agro-sylvo-pastoral au sein de chaque exploitation agricole permettrait de r&#233;soudre bon nombre de dommages actuels :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip'&gt;&lt;li&gt; Le c&#233;r&#233;alier beauceron pourrait valoriser sa paille en fumier au lieu de la br&#251;ler ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; un maillage du paysage par des haies et des bosquets permettrait d'allonger le cycle de 1'eau, d'am&#233;liorer son &#233;puration, de diminuer 1'&#233;rosion des sols, les inondations,.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1'&#233;leveur hors-sol de Bretagne pourrait utiliser autrement son lisier au lieu de 1'&#233;pandre sur des sols filtrants, polluant les nappes phr&#233;atiques et rendant les eaux impropres &#224; la consommation.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Une agriculture dangereuse pour la sant&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On conna&#238;t les probl&#232;mes dus &#224; l'ESB, apr&#232;s ceux des poulets aux hormones. Il y en a de moins connus, comme ceux li&#233;s aux antibiotiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont &#233;pandus dans la nature. Les agents infectieux pr&#233;sents sur les cultures trait&#233;es deviennent r&#233;sistants par mutation, ce qui rend les antibiotiques &#224; usage m&#233;dical de moins en moins efficaces. L'Etat d'Isra&#235;l par exemple, autorise le traitement des agrumes aux antibiotiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont utilis&#233;s pour favoriser la croissance des poulets dans les &#233;levages intensifs o&#249; les animaux sont pr&#233;ventivement gav&#233;s d'antibiotiques, avec les m&#234;mes probl&#232;mes de perte d'efficacit&#233; de ces m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains incorrigibles optimistes relativisent les probl&#232;mes actuels de sant&#233; publique en soulignant qu'il y a toujours eu des risques alimentaires. Ils citent le &#171; mal ardent &#187; du Moyen Age, qu'on sait aujourd'hui d&#251; &#224; la contamination du seigle par un champignon dont on a tire le fameux LSD. Mais il ne faut pas se moquer du monde. Il n'y a rien de comparable entre une pathologie qui se d&#233;veloppe au sein de 1'espece humaine par m&#233;connaissance de son mode de propagation, et une maladie incurable comme celle de Creutzfeldt-Jakob, dont des capitalistes sans scrupules qui donnent des cadavres &#224; bouffer &#224; des herbivores sont responsables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nestor MURBA&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h3 class='spip'&gt;Histoires d'eau &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le cycle de l'eau a &#233;t&#233; profond&#233;ment modifi&#233; par la suppression du bocage dans les r&#233;gions de l'ouest (arrachage des haies, suppression des bosquets, des talus et des foss&#233;s). En supprimant les prairies, les sols ont &#233;t&#233; mis &#224; nu et davantage compact&#233;s par des labours r&#233;p&#233;t&#233;s utilisant des engins de plus en plus lourds. Il s'agissait alors de remplacer un &#233;levage extensif par une production intensive de c&#233;r&#233;ales sur de grandes surfaces afin de nourrir ces m&#234;mes animaux&#8230; hors-sol. Mais le r&#233;sultat, ce fut aussi un cycle de l'eau raccourci, puisqu'elle s'infiltre assez peu et d&#233;vale les pentes, emportant au passage une certaine quantit&#233; de terres. Les nappes phr&#233;atiques ne sont plus aliment&#233;es comme autrefois, les inondations se multiplient. En Beauce, l'&#233;puisement des nappes phr&#233;atiques est devenu une r&#233;alit&#233; depuis une quinzaine d'ann&#233;es, &#224; cause d'une irrigation excessive destin&#233;e &#224; augmenter toujours plus les rendements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pollution des sols et de l'eau a des aspects multiples. La Bretagne est la r&#233;gion la plus pollu&#233;e d'Europe, en concurrence avec la Hollande et pour les m&#234;mes raisons : le lisier de porcs. Or en Hollande, des investissements consid&#233;rables ont &#233;t&#233; faits pour tenter de le recycler. Cela ne suffit pas. En d'autres termes, la concentration de l'&#233;levage a aussi ses propres limites, et c'est bien toute l'organisation de la production qu'il faudrait revoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La technique OGM (n'arrangera pas la t&#234;te du capitalisme agraire)
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/La-technique-OGM-n-arrangera-pas-la-tete-du-capitalisme-agraire</link>
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		<dc:subject>Agriculture
</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;cologie
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>&#171; Du poisson dans les fraises &#187;, &#171; du scorpion dans le coton &#187;, &#171; du hamster dans le tabac &#187;, et &#171; de l'homme dans la tomate, la patate, la brebis &#187; ? Les Organismes G&#233;n&#233;tiquement Modifi&#233;s (OGM) suscitent des craintes assez compr&#233;hensibles. &lt;br /&gt;Depuis quelques ann&#233;es, les biologistes ont d&#233;velopp&#233; des techniques permettant de modifier le programme g&#233;n&#233;tique de v&#233;g&#233;taux et d'animaux, en rempla&#231;ant certains g&#232;nes par ceux d'autres esp&#232;ces, dans l'espoir que l'individu &#171; transg&#233;nique &#187; soit dot&#233; de caract&#232;res &#171; plus&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Du poisson dans les fraises &#187;, &#171; du scorpion dans le coton &#187;, &#171; du hamster dans le tabac &#187;, et &#171; de l'homme dans la tomate, la patate, la brebis &#187; ? Les Organismes G&#233;n&#233;tiquement Modifi&#233;s (OGM) suscitent des craintes assez compr&#233;hensibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, les biologistes ont d&#233;velopp&#233; des techniques permettant de modifier le programme g&#233;n&#233;tique de v&#233;g&#233;taux et d'animaux, en rempla&#231;ant certains g&#232;nes par ceux d'autres esp&#232;ces, dans l'espoir que l'individu &#171; transg&#233;nique &#187; soit dot&#233; de caract&#232;res &#171; plus int&#233;ressants &#187;. Ces techniques, tr&#232;s impressionnantes, ne cr&#233;ent cependant pas de chim&#232;res : le g&#232;ne qu'on implante n'est apr&#232;s tout qu'une suite de bases codant la production de prot&#233;ines particuli&#232;res, et les &#171; souris humanis&#233;es &#187; n'ont rien de plus humain que les autres. Cela ne signifie pas que la transg&#233;n&#232;se ne pose pas des probl&#232;mes nouveaux, et les cons&#233;quences globales qu'aurait son d&#233;veloppement massif sont encore inconnues.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Des nouvelles possibilit&#233;s et des risques d'une technique&#8230; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La transg&#233;n&#232;se pourrait pourtant donner des r&#233;sultats tr&#232;s int&#233;ressants. Pour ne citer que ces exemples : on fait produire depuis quelques ann&#233;es &#224; des bact&#233;ries transg&#233;niques de l'insuline ou des hormones de croissance humaines, plus s&#251;res que celles qu'on extrayait autrefois du pancr&#233;as des porcs ou des cadavres humains. Les animaux g&#233;n&#233;tiquement mmdifi&#233;s pourraient fournir des organes &#224; greffer beaucoup mieux tol&#233;r&#233;s par l'homme (le manque d'organes entra&#238;ne la mort de 3000 personnes par an en France). Et les OGM pourraient &#234;tre d'int&#233;ressants &#171; alicaments &#187; (aliments enrichis en substances b&#233;n&#233;fiques pour la sant&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a aussi des risques. Certes, les OGM ne modifieront pas le g&#233;nome de leurs consommateurs ! Mais on ne peut pas &#233;carter l'hypoth&#232;se que l'ingestion d'OGM ait finalement des effet ind&#233;sirables sur la sant&#233;. M&#234;me s'il semble que rien de grave n'ait &#233;t&#233; signal&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent, le principe de pr&#233;caution devrait pr&#233;valoir. Et c'est l&#224; que se pose la question du contr&#244;le : comme pour toutes les avanc&#233;es technologiques majeures, le vrai probl&#232;me ne r&#233;side pas dans la technique en soi, mais dans l'utilisation qu'en font en l'occurrence les firmes biotechnologiques, comme un moyen d'augmenter leurs profits colossaux (les semis OGM sont vendus beaucoup plus cher), au m&#233;pris des mesures de prudence les plus &#233;l&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;&#8230; entre les mains des trusts biotechnologiques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les risques ne concernent d'ailleurs pas uniquement la sant&#233; humaine. On craint le d&#233;veloppement de parasites des v&#233;g&#233;taux plus r&#233;sistants. Certains ma&#239;s par exemple sont dot&#233;s d'un g&#232;ne qui leur fait produire eux-m&#234;mes le pesticide d&#233;truisant leur principal parasite, la pyrale. Aux Etats-Unis, on a observ&#233; l'apparition de nouvelles pyrales, r&#233;sistantes &#224; ce pesticide. L&#224; encore, l'aspect technique du &#171; probl&#232;me OGM &#187; n'est pas simple : les vari&#233;t&#233;s r&#233;sistantes sont aussi s&#233;lectionn&#233;es par le traitement classique (par &#233;pandages de ces pesticides) ; et de ces &#233;pandages les OGM pourraient peut-&#234;tre permettre de faire l'&#233;conomie, ce qui serait un plus environnemental (le fait n'est cependant pas encore clairement &#233;tabli). Mais le probl&#232;me se pose ensuite de contr&#244;ler la prolif&#233;ration des g&#232;nes de r&#233;sistance : certaines plantes, tel le colza, ont des cousins sauvages suffisamment proches pour pouvoir les polluer g&#233;n&#233;tiquement, risquant ainsi de d&#233;velopper des esp&#232;ces nuisibles plus difficiles &#224; d&#233;truire. Ce qui n'a pas beaucoup fait h&#233;siter les groupes semenciers, qui ont vendu des champs entiers de colza transg&#233;nique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Contr&#244;le des semences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour les firmes agroalimentaires, les OGM permettent non seulement un accroissement des profits du fait de leur co&#251;t &#233;lev&#233;, mais aussi un contr&#244;le encore plus &#233;troit de l'agriculture et ses travailleurs. Ainsi la firme Monsanto a-t-elle brevet&#233; un g&#232;ne (dit &#171; Terminator &#187;) emp&#234;chant les plantes adultes de se reproduire, ce qui oblige les agriculteurs &#224; racheter leurs semis tous les ans&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='A noter quand m&#234;me, du point de vue technique, que ce g&#232;ne est le moyen (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce g&#232;ne repr&#233;sente donc une s&#233;rieuse menace pour les agriculteurs du tiers monde : au contraire de la propagande cynique des grosses firmes, qui osent pr&#233;tendre que la productivit&#233; sup&#233;rieure de leurs OGM pourrait faire reculer la famine, les OGM risquent de priver encore un peu plus les agriculteurs des pays pauvres du contr&#244;le de leurs &#233;ventuelles agricultures vivri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les firmes biotechnologiques investissent des sommes &#233;normes dans la recherche g&#233;n&#233;tique, souvent avec l'aide cons&#233;quente des Etats (en France le programme BioAvenir, sous la responsabilit&#233; exclusive de Rh&#244;ne-Poulenc, est dot&#233; d'un milliard de francs, dont 600 millions de fonds publics !). Cela montre assez l'ampleur des retomb&#233;es qu'elles en attendent. Et la l&#233;gitimit&#233; des craintes tant de certains agriculteurs que des consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t Marchand&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;A noter quand m&#234;me, du point de vue technique, que ce g&#232;ne est le moyen (fourni par la transg&#233;n&#232;se elle-m&#234;me) de contr&#244;ler la diffusion des OGM ! Quant au probl&#232;me de la reproduction, le ph&#233;nom&#232;ne n'est pas nouveau avec les hybrides. Mais il risque de prendre une ampleur sans pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les champs du socialisme
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Agriculture
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>Les campagnes ont-elles un avenir socialiste ? La question n'a jamais &#233;t&#233; simple pour des marxistes, tant pour des raisons politiques (l'alliance hypoth&#233;tique du prol&#233;tariat avec une classe de propri&#233;taires), que pour des raisons &#233;conomiqueq (le maintien, &#224; la diff&#233;rence de l'industrie, d'un syst&#232;me archa&#239;que de production fond&#233; sur la petite propri&#233;t&#233; individuelle). Et pourtant ! Il est bien plus facile de r&#233;pondre &#224; cette question aujourd'hui qu'&#224; l'&#233;poque de Marx : le capitalisme au cours de son&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/-DOSSIER-La-vache-folle-et-les-derives-de-l-agriculture-capitaliste-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La vache folle et les d&#233;rives de l'agriculture capitaliste
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org:4430/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les campagnes ont-elles un avenir socialiste ? La question n'a jamais &#233;t&#233; simple pour des marxistes, tant pour des raisons politiques (l'alliance hypoth&#233;tique du prol&#233;tariat avec une classe de propri&#233;taires), que pour des raisons &#233;conomiqueq (le maintien, &#224; la diff&#233;rence de l'industrie, d'un syst&#232;me archa&#239;que de production fond&#233; sur la petite propri&#233;t&#233; individuelle). Et pourtant ! Il est bien plus facile de r&#233;pondre &#224; cette question aujourd'hui qu'&#224; l'&#233;poque de Marx : le capitalisme au cours de son histoire a en effet largement d&#233;blay&#233; et pr&#233;par&#233; le terrain en transformant profond&#233;ment la soci&#233;t&#233; et l'&#233;conomie rurales, et en imposant &#224; la paysannerie d'innombrables contraintes qui rendent &#224; la fois possible et souhaitable une transformation du mode de production.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Une soci&#233;t&#233; rurale d&#233;j&#224; profond&#233;ment transform&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays industrialis&#233;s, les mutations de ces cinquante derni&#232;res ann&#233;es ont eu pour cons&#233;quence de rapprocher consid&#233;rablement le monde rural du monde urbain. On peut citer en vrac l'acc&#232;s aux &#233;tudes et au salariat&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-1' class='spip_note' rel='appendix' title='La moiti&#233; des femmes d'agriculteurs en France travaille comme salari&#233;es en (...)' id='nh4-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, le bouleversement des modes de vie, la cohabitation avec une majorit&#233; de ruraux qui ne sont pas des agriculteurs&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans les espaces &#224; dominante rurale en France, 13 % des actifs sont des (...)' id='nh4-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, ou le fait qu'aujourd'hui, dans les lyc&#233;es agricoles, il y ait de plus en plus de jeunes qui ne sont pas des enfants d'agriculteurs. Cela montre indubitablement que le monde rural n'est plus vraiment un monde &#224; part et que l'agriculture peut &#234;tre un m&#233;tier comme les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La modernisation &#233;conomique a aussi largement contribu&#233; &#224; rapprocher les pr&#233;occupations politiques et les aspirations sociales de la paysannerie de celles du monde salari&#233;. Depuis la r&#233;volution fran&#231;aise, la question agraire a perdu une grande partie de son acuit&#233;, surtout en France o&#249; elle a permis de proc&#233;der &#224; une large redistribution de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re aux d&#233;pens de la noblesse et du clerg&#233;. L'agriculture est devenue une activit&#233; de plus en plus socialis&#233;e, un maillon d'une longue cha&#238;ne r&#233;unissant toutes sortes d'activit&#233;s industrielles et de service. Le probl&#232;me des paysans, ce sont bien les trusts, les banques, les organismes d'Etat comme la SAFER (charg&#233;e de r&#233;guler l'acc&#232;s &#224; la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re), et bien s&#251;r la PAC, c'est-&#224;-dire une forme de planification de la production (avec ses quotas, ses jach&#232;res, ses prix d&#233;cid&#233;s &#224; Bruxelles&#8230;), mais confin&#233;e dans le cadre du syst&#232;me capitaliste et qui n'&#233;chappe &#224; aucune des contradictions engendr&#233;es par les &#224;-coups du march&#233; agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour y r&#233;pondre, les paysans ont d&#233;j&#224; d&#251; inaugurer de nouvelles formes de coop&#233;ration comme le montre le succ&#232;s grandissant des GAEC et des EARL&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Pour faire face aux d&#233;penses de mat&#233;riel et &#224; la difficult&#233; d'acc&#232;s au foncier, (...)' id='nh4-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;Encourager toutes les initiatives de contr&#244;le et de coop&#233;ration&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un programme socialiste n'aurait &#233;videmment pas pour mod&#232;le les kolkhozes staliniens ou les communes populaires de la Chine mao&#239;ste. Rappelons simplement que ces formes caricaturales de collectivisme, impos&#233;es avec une terrible brutalit&#233;, n'avaient d'autre but que d'encadrer la paysannerie afin de lui extorquer le maximum de plus-value et de contribuer ainsi au financement de l'industrialisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un programme socialiste devrait bien s&#251;r distinguer le court et le long terme, et partir de cette r&#233;alit&#233; que les exploitations agricoles ne forment d&#233;sormais qu'un maillon d'une longue cha&#238;ne agro-industrielle. Il n'est &#233;videmment pas utile ni souhaitable d'en revenir aux chim&#232;res du petit producteur d'antan, soi-disant libre et ind&#233;pendant. Pour &#233;chapper &#224; la dictatures des coop&#233;ratives qui fonctionnent aujourd'hui comme les trusts capitalistes, comme pour red&#233;finir le r&#244;le de la SAFER ou du Cr&#233;dit Agricole, c'est bien le probl&#232;me du contr&#244;le qui est pos&#233;, en r&#233;alit&#233; selon les m&#234;mes modalit&#233;s que le contr&#244;le ouvrier dans les grandes entreprises, en liaison avec les associations de consommateurs pour assurer un revenu &#233;quitable sans l&#233;ser le reste de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nationalisation et la centralisation du syst&#232;me bancaire entre les mains de l'Etat ouvrier seraient bien s&#251;r des mesures indispensables pour faire face au probl&#232;me de l'endettement. Elles serviraient aussi &#224; encourager toutes les formes de coop&#233;ration dans le travail agricole, sur la base du volontariat et dans l'int&#233;r&#234;t d'une population qui peut avoir besoin comme les autres de prendre des vacances en s'organisant collectivement. De m&#234;me qu'une v&#233;ritable planification (d&#233;j&#224; embryonnaire avec la PAC) devrait &#234;tre mise en place progressivement afin d'&#233;viter les &#224;-coups de la production et des revenus, tout en laissant une grande marge de man&#339;uvre pour mener des exp&#233;riences diversifi&#233;es &#224; l'&#233;chelle locale ou r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures serviraient aussi &#224; r&#233;organiser dans son ensemble toute la fili&#232;re et &#224; r&#233;orienter les fa&#231;ons de produire. La production de poulets en six semaines au lieu de huit, &#233;lev&#233;s en batteries, a aussi des contreparties inacceptables (comme celle d'injecter de fortes doses d'antibiotiques &#224; des organismes in&#233;vitablement affaiblis). Produire 10 000 litres de lait par vache et par an avec des farines animales a peut-&#234;tre une logique dans le syst&#232;me capitaliste, mais cela peut devenir irrationnel, et somme toute destructeur et dangereux. Les nourrir au ma&#239;s et au soja pourrait d&#233;j&#224; sembler plus raisonnable, mais ces productions v&#233;g&#233;tales ont elles aussi un co&#251;t en partie masqu&#233; par les subventions. Ce n'est peut-&#234;tre pas un d&#233;tour indispensable ni un progr&#232;s dans la rationalisation de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il y a une marge -parfois importante&#8211; entre la rationalit&#233; et la recherche du rendement maximal, surtout si on prend en compte toutes les implications d'une activit&#233; sur son environnement. Ainsi le maintien d'un &#233;levage plus traditionnel permet d'&#233;viter bien des catastrophes dans les r&#233;gions de montagne o&#249; les avalanches sont bien plus nombreuses dans les zones qui n'ont pas &#233;t&#233; r&#233;guli&#232;rement fauch&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une organisation socialiste de la production chercherait donc &#224; mieux coordonner l'ensemble des activit&#233;s humaines (et pas seulement celles qui sont directement productives). Dans cet ordre d'id&#233;e, la polyactivit&#233; des exploitations agricoles sera sans doute favoris&#233;e, tant il est vrai qu'il n'y aura pas de d&#233;veloppement harmonieux dans une soci&#233;t&#233; socialiste sans la mise en &#339;uvre d'une v&#233;ritable politique d'am&#233;nagement du territoire. Mais selon une toute autre logique que celle actuellement mise en &#339;uvre, qui consiste &#224; dissocier de plus en plus les activit&#233;s productives (r&#233;serv&#233;es aux exploitations jug&#233;es rentables et performantes) des activit&#233;s destin&#233;es &#224; &#171; entretenir les paysages &#187; (confi&#233;es aux petites exploitations jug&#233;es marginales d'un point de vue &#233;conomique).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class='spip'&gt;La propri&#233;t&#233; priv&#233;e n'est pas un horizon ind&#233;passable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La question de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re est incontournable &#224; plus ou moins long terme. Comment imaginer en effet une soci&#233;t&#233; socialiste qui laisserait des pans entiers de l'&#233;conomie entre les mains du secteur priv&#233;, m&#234;me organis&#233; sur une base coop&#233;rative ? Or l'attachement du paysan &#224; sa propri&#233;t&#233; serait para&#238;t-il visc&#233;ral&#8230; A voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple de Jos&#233; Bov&#233; de ce point de vue n'est pas sans int&#233;r&#234;t. La lutte men&#233;e contre l'extension d'un camp militaire au Larzac (men&#233;e conjointement avec des paysans) a abouti &#224; la conclusion d'un compromis avec l'Etat qui reste propri&#233;taire du sol mais qui a conc&#233;d&#233; un bail emphyt&#233;otique (de tr&#232;s longue dur&#233;e). Les droits d'entr&#233;e et de sortie (lorsqu'arrive l'&#226;ge de la retraite) sont r&#233;gul&#233;s par une association qui g&#232;re en m&#234;me temps des projets de production (par exemple une coop&#233;rative laiti&#232;re) et des projets d'am&#233;nagement rural. Cet exemple a forc&#233;ment ses limites, il montre en tout cas que lorsque des militants et des paysans se retrouvent ensemble dans les luttes, il y a bien des mentalit&#233;s qui peuvent &#233;voluer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela montre surtout que le monde rural peut conna&#238;tre encore bien des &#233;volutions, et il n'est pas impossible d'imaginer demain des fermes collectives o&#249; l'on exerce de multiples activit&#233;s, avec des gens qui n'ont jamais &#233;t&#233; fils de paysans et qui ne feront pas cela toute leur vie, et qui pourtant auront un rapport &#224; la nature, &#224; la terre et au territoire bien plus respectueux et bien plus rationnel en d&#233;finitive que beaucoup de paysans aujourd'hui lorsqu'ils sont soumis &#224; des contraintes de rentabilit&#233; imm&#233;diate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raoul GLABER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb4-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-1' class='spip_note' title='Notes 4-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La moiti&#233; des femmes d'agriculteurs en France travaille comme salari&#233;es en dehors des exploitations, et il n'y a que le quart des exploitations qui arrive &#224; vivre uniquement de l'activit&#233; agricole&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-2' class='spip_note' title='Notes 4-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans les espaces &#224; dominante rurale en France, 13 % des actifs sont des agriculteurs. Les ouvriers d'industrie sont deux fois plus nombreux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4-3' class='spip_note' title='Notes 4-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour faire face aux d&#233;penses de mat&#233;riel et &#224; la difficult&#233; d'acc&#232;s au foncier, de plus en plus d'exploitations coop&#232;rent dans le cadre des GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun) et des EARL (exploitation agricole &#224; responsabilit&#233; limit&#233;e). Ces formes de coop&#233;ration adapt&#233;es aux contraintes de l'&#233;conomie capitaliste repr&#233;sentent pr&#232;s de 20 % des exploitations et le tiers de la surface agricole utile.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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