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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Sp&#233;culation immobili&#232;re et crise du logement : la grande arnaque du &#171; tous propri&#233;taires &#187;
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		<description>Le logement a toujours pos&#233; probl&#232;me dans la soci&#233;t&#233; capitaliste. Les ouvriers du XIX si&#232;cle, fraichement d&#233;barqu&#233;s de la campagne, ont d'abord &#233;t&#233; log&#233;s dans les caves et les taudis des faubourgs des grandes villes ou dans des villages de baraques appartenant &#224; l'usine. Plus tard, dans les ann&#233;es 1960, les travailleurs immigr&#233;s venus d'Afrique et du sud de l'Europe ont &#233;t&#233; parqu&#233;s dans d'immenses bidonvilles &#224; Nanterre, Noisy-le-Grand ou Champigny-sur-Marne. Il a fallu une politique&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Speculation-immobiliere-et-crise-du-logement-la-grande-arnaque-du-tous-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Sp&#233;culation immobili&#232;re et crise du logement : la grande arnaque du &#171; tous propri&#233;taires &#187;
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Logement-+" rel="tag"&gt;Logement
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le logement a toujours pos&#233; probl&#232;me dans la soci&#233;t&#233; capitaliste. Les ouvriers du XIX si&#232;cle, fraichement d&#233;barqu&#233;s de la campagne, ont d'abord &#233;t&#233; log&#233;s dans les caves et les taudis des faubourgs des grandes villes ou dans des villages de baraques appartenant &#224; l'usine. Plus tard, dans les ann&#233;es 1960, les travailleurs immigr&#233;s venus d'Afrique et du sud de l'Europe ont &#233;t&#233; parqu&#233;s dans d'immenses bidonvilles &#224; Nanterre, Noisy-le-Grand ou Champigny-sur-Marne. Il a fallu une politique de construction massive, d'abord de foyers, puis de logements sociaux, pour r&#233;sorber, au milieu des ann&#233;es 1970, ces camps pour travailleurs pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, se loger est redevenu en France un probl&#232;me majeur pour les classes populaires. Des micro-bidonvilles commencent &#224; r&#233;appara&#238;tre et les travailleurs pauvres vivant dans des sous-sols ou des garages, quand ce n'est pas dans leur voiture, font l'objet de multiples reportages. &#192; l'&#233;chelle du monde, la question du logement est encore plus dramatique. Depuis peu, la moiti&#233; de l'humanit&#233; habite en agglom&#233;ration. Des m&#233;gapoles sortent de terre... et s'entourent de bidonvilles : &#224; Lagos, Soweto, Bombay, Le Caire, Rio, Istanbul, etc. Ces &#233;tendues d'habitats pr&#233;caires et surpeupl&#233;s h&#233;bergent d&#233;j&#224; un tiers de la population urbaine et sont promises &#224; 95 % des futurs nouveaux citadins du Tiers-Monde, selon l'estimation de l'urbaniste Mike Davis&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mike Davis, Le pire des mondes possibles, La d&#233;couverte, 2006.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la p&#233;nurie comme la d&#233;tresse des uns font d'&#233;normes profits pour quelques autres. Le secteur du b&#226;timent a connu un boom important. &#192; l'&#233;chelle mondiale, une multitude de tours s'&#233;l&#232;vent, cit&#233;s r&#233;sidentielles et bureaux &#224; Shanghai, tours et h&#244;tels de luxe &#224; Duba&#239;... En France, la construction occupe 1,9 million de travailleurs en 2009, soit 8 % des emplois, et produit 111 milliards d'euros de valeur ajout&#233;e. Les logements &#224; prix accessible font pourtant toujours d&#233;faut et c'est la construction de bureaux qui a connu l'essor le plus impressionnant, pouss&#233;e par le d&#233;veloppement des services. Toutes ces constructions ont attir&#233; les sp&#233;culateurs et le march&#233; s'est emball&#233;. Les prix ont grimp&#233;, les acheteurs se sont endett&#233;s... puis vint le krach.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'immobilier am&#233;ricain ne s'est toujours pas remis des d&#233;g&#226;ts caus&#233;s par les pr&#234;ts hypoth&#233;caires &#171; subprimes &#187;, en France, le march&#233; de l'immobilier n'est pas rest&#233; tr&#232;s longtemps dans la tourmente. Certes pas parce que la sp&#233;culation serait un produit d'importation nord-am&#233;ricain inconnu chez nous ! Mais plut&#244;t parce que la bulle immobili&#232;re continue de gonfler, l'endettement n'ayant pas encore atteint les m&#234;mes seuils d'intol&#233;rance. Autant dire que la crise immobili&#232;re n'est pas derri&#232;re nous, mais bien devant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Mike Davis, &lt;em&gt;Le pire des mondes possibles&lt;/em&gt;, La d&#233;couverte, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> La &#171; propri&#233;t&#233; &#187;, c'est le vol !
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		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-propriete-c-est-le-vol</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Logement
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		<description>En France, l'immobilier se porte tr&#232;s bien. &#192; l'instar des bonus des traders, il s'est rapidement remis de la crise &#233;conomique commenc&#233;e en 2008. Apr&#232;s une l&#233;g&#232;re baisse, tant des prix que des volumes des ventes ou des constructions, tout est reparti &#224; la hausse et sur un rythme de plus en plus rapide : en un an, + 27 % dans les quartiers les plus hupp&#233;s de Paris, + 21 % sur l'ensemble de la capitale, mais aussi de + 8 % &#224; + 15 % en banlieue. Et, si l'&#206;le-de-France joue la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En France, l'immobilier se porte tr&#232;s bien. &#192; l'instar des bonus des traders, il s'est rapidement remis de la crise &#233;conomique commenc&#233;e en 2008. Apr&#232;s une l&#233;g&#232;re baisse, tant des prix que des volumes des ventes ou des constructions, tout est reparti &#224; la hausse et sur un rythme de plus en plus rapide : en un an, + 27 % dans les quartiers les plus hupp&#233;s de Paris, + 21 % sur l'ensemble de la capitale, mais aussi de + 8 % &#224; + 15 % en banlieue. Et, si l'&#206;le-de-France joue la locomotive, car la valse des prix touche d'abord les secteurs d&#233;j&#224; les plus chers, les autres r&#233;gions ne sont pas en reste. Sur l'ensemble du pays, la hausse atteint le chiffre de + 141 % entre 1998 et 2010, soit une progression 70 % plus forte que celle des revenus.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une bulle immobili&#232;re cr&#233;&#233;e par les banques...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs facteurs expliquent ce d&#233;couplage entre les revenus et le prix de la pierre. D'abord, les banques ont constamment cherch&#233; &#224; rendre &#171; solvable &#187; la client&#232;le, c'est-&#224;-dire &#224; permettre aux m&#233;nages r&#234;vant de poss&#233;der leur chez soi... de s'endetter aupr&#232;s d'elles. L&#224; o&#249; elles exigeaient un apport il y a 20 ans, elles acceptent aujourd'hui de pr&#234;ter jusqu'&#224; 100 % du montant. La dur&#233;e d'emprunt moyenne est pass&#233;e de 14 ans dans les ann&#233;es 1990 &#224; 17 ans dans les ann&#233;es 2000 ; elle est voisine cette ann&#233;e de 20 ans. Et les emprunts sur 25 &#224; 30 ans, pour les acheteurs &#224; faible revenu, sont devenus monnaie courante (27 % des emprunts).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce compte-l&#224;, m&#234;me en baissant les taux d'int&#233;r&#234;t &#8211; et la France avait jusqu'en 2005 un des taux les plus bas &#8211; le co&#251;t du cr&#233;dit grossit terriblement : pour acheter son logement, il fallait en moyenne 2,5 ann&#233;es de revenu fiscal dans les ann&#233;es 1990... et entre 4 et 6 ann&#233;es en 2007, juste avant la crise. Le retour aux taux d'int&#233;r&#234;t les plus bas depuis 1945 &#224; la faveur de la crise, d&#233;cid&#233; pour doper le march&#233;, n'a r&#233;duit la facture de l'accession &#224; la propri&#233;t&#233; qu'&#224; la marge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soutenant l'offre par tous les moyens, les banques ont aliment&#233; les pr&#233;tentions toujours plus grandes des vendeurs et contribu&#233; &#224; la hausse des prix. Du coup, les m&#233;nages les plus pauvres ont progressivement &#233;t&#233; &#233;vinc&#233;s du march&#233;. L'emprunteur type pr&#233;sente des revenus en hausse de 23 % ces six derni&#232;res ann&#233;es et a doubl&#233; le montant de son apport sur la m&#234;me p&#233;riode. Tendance qui s'est accentu&#233;e depuis un an.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; avec l'aide de l'&#201;tat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de temp&#233;rer, l'&#201;tat contribue &#224; l'emballement des prix. Ainsi, face &#224; la r&#233;cente plong&#233;e du volume des ventes &#8211; le premier trimestre 2011 accuse une baisse de 24 % par rapport &#224; celui de 2010 &#8211; le gouvernement s'appr&#234;te &#224; renforcer l'acc&#232;s au pr&#234;t &#224; taux z&#233;ro. Il vient &#233;galement d'autoriser, pour garantir un emprunt, de choisir un autre assureur que celui que la banque fournit. Ainsi, des m&#233;nages exclus du march&#233; pourront-ils emprunter ? Sauf que les prix, eux, continuent de grimper. La mesure revient donc &#224; gaver un peu plus les banques et les patrons du BTP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la loi Besson en 1990 jusqu'&#224; l'amendement Scellier &#224; la loi Robien en 2009, droite et gauche n'ont utilis&#233; comme levier du logement, en particulier social, que l'abattement fiscal &#224; destination du propri&#233;taire. Ces dispositifs, en suscitant des vocations de marchand de sommeil, ont tout &#224; la fois accru le volume des ventes et permis aux promoteurs de se d&#233;faire de stocks situ&#233;s dans des r&#233;gions pas toujours attractives&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Olivier Vilain, &#171; Logement social, une p&#233;nurie entretenue &#187;, Le Monde (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Et ce n'est pas la seule mesure de d&#233;fiscalisation qui alimente la bulle immobili&#232;re. La loi Travail, Emploi, Pouvoir d'Achat (TEPA) de 2007 supprimait les imp&#244;ts sur les dons de parent &#224; enfant inf&#233;rieurs &#224; 158 000 euros : les notaires ont remarqu&#233; la spectaculaire croissance des apports de certains jeunes acqu&#233;reurs, surtout &#224; Paris&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tonino Serafini, &#171; &#192; Paris, l'immobilier b&#233;tonne &#187;, Lib&#233;ration, 27 mai 2011.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; qui profite le crime ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon Jacques Friggit&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Friggit, &#171; Quelles perspectives pour le prix des logements apr&#232;s son (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, avec la hausse des prix de l'immobilier, les &#171; vieux &#187; font les poches des jeunes. Certains, peut-&#234;tre. Mais ceux qui vendent pour se loger ailleurs ne tirent en r&#233;alit&#233; pas de plus-value ; ils amortissent, au mieux, le surco&#251;t de leur nouveau logement. En fait, dans l'immobilier comme dans tout secteur sp&#233;culatif, c'est le plus gros poisson qui rafle la mise. Or, le secteur immobilier est, depuis 2000, l'objet de l'app&#233;tit des banquiers. &lt;em&gt;&#171; BNP Paribas poss&#232;de ainsi G&#233;rer, Comadim, Espaces Immobiliers, Meunier ; les Caisses d'&#233;pargne ont investi dans Nexity, Gestrim, Lamy, Saggel, Century 21, Arthus Immobilier, Keops, Guy Hoquet ; les Banques populaires, dans le r&#233;seau Foncia ; le Cr&#233;dit mutuel, dans Ataraxia ; le Cr&#233;dit agricole, dans Square Habitat ; la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale, dans Sogeprom &#187;&lt;/em&gt;, rapporte Marc Endewerd&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marc Endewerd, &#171; Des agences prises &#224; leur propre pi&#232;ge &#187;, Le Monde (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Alors que, dans la m&#234;me p&#233;riode, le nombre d'agences immobili&#232;res a presque doubl&#233;. Autre cadeau aux banques : Sarkozy, lorsqu'il promettait en 2007 de faire de la France un pays de propri&#233;taires, ne visait-il pas &#224; autoriser les banques &#224; proposer des pr&#234;ts &#171; subprimes &#187; ? La crise l'en a emp&#234;ch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les analystes, lorsqu'ils ne contestent pas l'existence m&#234;me de la bulle immobili&#232;re, affirment qu'un krach est hautement improbable&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Pierre Petit, interview&#233; par Tonino Serafini, Lib&#233;ration, 27 mai 2011.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Strat&#233;gie des &#339;ill&#232;res pour &#233;viter d'affoler &#171; les march&#233;s &#187; ? Toujours est-il qu'avec un endettement immobilier multipli&#233; par deux depuis 2000&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Friggit, op. cit.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, les m&#233;nages risquent d'&#234;tre les dindons de la farce du &#171; tous propri&#233;taires &#187; : saign&#233;s au d&#233;but, plum&#233;s &#224; la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mathieu PARANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_554 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH200/chambrebonne-5302c.png?1787895049' width='300' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Olivier Vilain, &#171; Logement social, une p&#233;nurie entretenue &#187;, &lt;em&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/em&gt;, avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Tonino Serafini, &#171; &#192; Paris, l'immobilier b&#233;tonne &#187;, &lt;em&gt;Lib&#233;ration&lt;/em&gt;, 27 mai 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jacques Friggit, &#171; Quelles perspectives pour le prix des logements apr&#232;s son envol&#233;e ? &#187;, &lt;em&gt;Regards crois&#233;s sur l'&#233;conomie&lt;/em&gt;, La d&#233;couverte, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Marc Endewerd, &#171; Des agences prises &#224; leur propre pi&#232;ge &#187;, &lt;em&gt;Le Monde Diplomatique&lt;/em&gt;, d&#233;cembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jean-Pierre Petit, interview&#233; par Tonino Serafini, &lt;em&gt;Lib&#233;ration&lt;/em&gt;, 27 mai 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jacques Friggit, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sp&#233;culation et bulles immobili&#232;res : la petite histoire du capitalisme
</title>
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<dc:subject>Logement
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		<description>Il est frappant de constater que les trois plus grandes crises &#233;conomiques du capitalisme, celles de 1873, 1929 et 2007 ont &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;es par des p&#233;riodes de sp&#233;culation fr&#233;n&#233;tique et en particulier de sp&#233;culation immobili&#232;re. &lt;br /&gt;Une sp&#233;culation indissociable du capitalisme &lt;br /&gt;La sp&#233;culation fonci&#232;re et immobili&#232;re est apparue d&#232;s la r&#233;volution industrielle. Cette derni&#232;re avait d'une part attir&#233; vers les grandes villes des masses de prol&#233;taires &#224; la recherche d'un emploi et, d'autre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Speculation-immobiliere-et-crise-du-logement-la-grande-arnaque-du-tous-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Sp&#233;culation immobili&#232;re et crise du logement : la grande arnaque du &#171; tous propri&#233;taires &#187;
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Logement-+" rel="tag"&gt;Logement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est frappant de constater que les trois plus grandes crises &#233;conomiques du capitalisme, celles de 1873, 1929 et 2007 ont &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;es par des p&#233;riodes de sp&#233;culation fr&#233;n&#233;tique et en particulier de sp&#233;culation immobili&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une sp&#233;culation indissociable du capitalisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La sp&#233;culation fonci&#232;re et immobili&#232;re est apparue d&#232;s la r&#233;volution industrielle. Cette derni&#232;re avait d'une part attir&#233; vers les grandes villes des masses de prol&#233;taires &#224; la recherche d'un emploi et, d'autre part, entra&#238;n&#233; le d&#233;veloppement rapide de classes bourgeoises et petites bourgeoises disposant des moyens d'acqu&#233;rir des logements et, pour les plus ais&#233;es, d'investir leurs profits dans un secteur paraissant relativement s&#251;r. La forte demande avait provoqu&#233; une rapide mont&#233;e des prix des logements et terrains. D&#232;s 1826, Adolphe Thiers, futur massacreur de la Commune, constatait que &lt;em&gt;&#171; les sp&#233;culations immobili&#232;res avaient &#233;t&#233; pouss&#233;es jusqu'&#224; la folie &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout sous le Second Empire que la sp&#233;culation prit une envergure consid&#233;rable, favoris&#233;e par les grands travaux entrepris par Haussmann. On note ainsi que le m&#232;tre carr&#233; de terrain &#224; b&#226;tir sur le boulevard S&#233;bastopol, qui valait 25 francs en 1855, grimpe &#224; 1 000 francs deux ans plus tard. L'avenue de l'Op&#233;ra passe de 50 francs &#224; 2 500 francs le m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; entre 1860 et 1865. Zola dresse le portrait d'un de ces sp&#233;culateurs cyniques, haut fonctionnaire de la Ville de Paris : &lt;em&gt;&#171; Au courant de toutes les escroqueries classiques, il savait comment on revend pour un million ce qui a co&#251;t&#233; 500 000 francs&lt;/em&gt; (&#8230;) &lt;em&gt;en faisant passer un boulevard sur le ventre d'un vieux quartier &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;mile Zola, La cur&#233;e&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;. Cette sp&#233;culation effr&#233;n&#233;e donna lieu &#224; une premi&#232;re s&#233;rie de krachs bancaires et scandales retentissants. Elle ne fut interrompue, pour peu de temps, qu'avec la crise &#233;conomique de 1873.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les pays en voie d'industrialisation connurent de telles aventures. La plus c&#233;l&#232;bre des op&#233;rations sp&#233;culatives fut celle qui frappa la Floride au milieu des ann&#233;es 1920, t&#233;moignant de l'atmosph&#232;re de ces ann&#233;es qui men&#232;rent au krach boursier de 1929. La bordure du Golfe du Mexique, en raison de son climat d'hiver agr&#233;able, paraissait id&#233;ale pour y construire des r&#233;sidences secondaires destin&#233;es &#224; la bourgeoisie en pleine expansion. Les terres furent donc d&#233;coup&#233;es en lotissements, qui pass&#232;rent de main en main, prenant chaque jour de la valeur. Que ces terrains mar&#233;cageux ne soient pas constructibles sans un assainissement co&#251;teux, ou que peu de monde v&#238;nt r&#233;ellement s'y installer importait peu, tant qu'ils pouvaient &#234;tre vendus avec un b&#233;n&#233;fice important quinze jours apr&#232;s l'achat. Mais il arrive un moment o&#249; les prix ont atteint un tel niveau que les biens ne trouvent plus d'acqu&#233;reur, m&#234;me avec une perspective de plus-value. Au printemps 1926, la source de nouveaux acqu&#233;reurs commen&#231;a &#224; se tarir. Il n'y avait plus de nouveaux acheteurs pour rembourser les derniers, qui &#224; leur tour ne purent payer les pr&#233;c&#233;dents, etc. Tout le syst&#232;me s'effondra.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_555 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH207/bonnechose-d42c9.png?1787895049' width='300' height='207' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;De la Floride &#224; la France et l'Espagne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En France, les ann&#233;es 1970 ont constitu&#233; l'&#226;ge d'or de la sp&#233;culation immobili&#232;re, en particulier sous le r&#232;gne de Pompidou qui a vu fleurir des op&#233;rations de r&#233;novation dont les plus embl&#233;matiques furent l'am&#233;nagement du Front-de-Seine et de la D&#233;fense, moyennant l'expulsion de dizaines de milliers d'habitants vers la banlieue plus lointaine. Cette fi&#232;vre sp&#233;culative a entra&#238;n&#233; krachs et scandales, &#233;claboussant de nombreux barons du gaullisme et leurs amis banquiers et promoteurs. C'est dans ces ann&#233;es que, avant d'&#234;tre d&#233;pass&#233; par Bernard Madoff, Claude Lipsky devint &lt;em&gt;&#171; l'escroc du si&#232;cle &#187;&lt;/em&gt; en d&#233;tournant 151 millions de francs confi&#233;s par des petits &#233;pargnants d&#233;sireux de participer &#224; l'orgie. L'affaire de Cesson-la-For&#234;t, dont le promoteur Balkany, appuy&#233; par divers groupes bancaires, ne pourra vendre que 400 maisons sur 1 500 pr&#233;vues, n'est pas fondamentalement diff&#233;rente de celles de Floride. Les ann&#233;es 1970 ont connu beaucoup de faillites de ce genre. Les promoteurs et les banques furent g&#233;n&#233;ralement sauv&#233;s par l'&#201;tat ou des collectivit&#233;s publiques qui reprirent ces programmes &#224; leur compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus r&#233;cemment, l'Espagne a &#233;t&#233; l'un des pays les plus durement affect&#233;s par la crise actuelle, apr&#232;s une p&#233;riode de sp&#233;culation immobili&#232;re euphorique. Les prix de l'immobilier ont quasiment doubl&#233; entre 1995 et 2007, ce qui a engendr&#233; une prosp&#233;rit&#233; artificielle du b&#226;timent. Des mesures fiscales, des bas taux d'int&#233;r&#234;t et des cr&#233;dits sur 40 ans ont maintenu la demande pendant une d&#233;cennie, les acqu&#233;reurs ayant &#233;t&#233; convaincus par la propagande gouvernementale et la publicit&#233; des promoteurs que les prix ne pouvaient pas baisser. Mais en 2007, le surendettement de millions de m&#233;nages a fait exploser la bulle : 28 % des maisons construites entre 2001 et 2007 restaient sans acqu&#233;reurs, la construction s'effondrait et une grande partie des travailleurs du b&#226;timent &#233;taient jet&#233;s au ch&#244;mage, tandis que des centaines de milliers de personnes &#233;taient expuls&#233;es de leurs logements, faute de payer leurs traites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;George RIVIERE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_556 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH277/speculation-bd883.png?1787895049' width='350' height='277' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#201;mile Zola, &lt;em&gt;La cur&#233;e&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le m&#233;canisme des bulles et des krachs
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-mecanisme-des-bulles-et-des-krachs</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
</dc:subject>

		<description>En 1974, le journaliste Philippe Madelin constatait que les agios bancaires et le prix du terrain, sans m&#234;me compter les taxes, frais de notaire, etc., repr&#233;sentaient de 50 % &#224; 75 % du prix de vente global des logements neufs, les travaux de construction ne repr&#233;sentant que le quart.Alors que le co&#251;t de la construction augmentait relativement peu, ce sont les prix des terrains et les frais bancaires qui grossissaient. L'&#233;conomie fran&#231;aise &#233;tait alors en pleine bulle immobili&#232;re. &lt;br /&gt;La&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1974, le journaliste Philippe Madelin constatait que les agios bancaires et le prix du terrain, sans m&#234;me compter les taxes, frais de notaire, etc., repr&#233;sentaient de 50 % &#224; 75 % du prix de vente global des logements neufs, les travaux de construction ne repr&#233;sentant que le quart&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Philippe Madelin, Dossier I comme immobilier, Ed. Alain Moreau, 1974.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.Alors que le co&#251;t de la construction augmentait relativement peu, ce sont les prix des terrains et les frais bancaires qui grossissaient. L'&#233;conomie fran&#231;aise &#233;tait alors en pleine bulle immobili&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La naissance d'une nouvelle bulle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, un ph&#233;nom&#232;ne analogue se produit, se traduisant par l'envol&#233;e des prix de l'immobilier par rapport aux revenus de la population. Ainsi, le Centre d'analyse strat&#233;gique, un bureau d'&#233;tudes au service du Premier ministre, estime que &lt;em&gt;&#171; la hausse des prix du logement semble principalement attribuable au rench&#233;rissement du foncier &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M. Ben Jelloul, C. Collombet, P.-Y. Cusset, C. Schaff, &#171; L'&#233;volution des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, les co&#251;ts de la construction ont augment&#233;, eux aussi, plus vite que la moyenne des prix (ce qui n'&#233;tait pas le cas avant), principalement pour deux raisons : le ralentissement des gains de productivit&#233;, jusque-l&#224; sup&#233;rieurs aux autres secteurs et, dans une moindre mesure, le surco&#251;t engendr&#233; par les nouvelles normes de construction. Pour autant, les prix de l'immobilier ont augment&#233; bien plus vite que les seuls co&#251;ts de construction. Pendant que le co&#251;t de la construction augmentait en moyenne de 3,4 % par an, les prix du neuf ont cr&#251; de 5,9 % par an pour les maisons et 5,5 % pour les appartements. Dans l'ancien, la hausse a &#233;t&#233; encore plus rapide. Une part importante de l'augmentation des prix est donc bien li&#233;e &#224; la valeur du foncier, dont la mesure est par nature hautement sp&#233;culative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, seul le travail des ouvriers du b&#226;timent et de ceux qui ont produit les mat&#233;riaux de construction cr&#233;e de la valeur. La valeur fonci&#232;re, le prix du terrain, est une forme de capital virtuel qui ne correspond &#224; aucune valeur cr&#233;&#233;e par le travail. Parfois, il arrive que des terrains soient rares ou anormalement bien cot&#233;s. Les prix de vente de l'immobilier d&#233;crochent alors par rapport aux co&#251;ts de construction. C'est ce qu'on appelle une bulle sp&#233;culative. La bulle attire toujours plus de sp&#233;culateurs et les prix grimpent sur la seule base des gains attendus lors de la revente. Le d&#233;calage entre la valeur r&#233;elle des biens immobiliers et le capital fictif qu'ils repr&#233;sentent ne cesse de grandir&#8230; jusqu'au krach.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le retour &#224; la r&#233;alit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les prix ont grimp&#233; trop haut et que les logements ne trouvent plus acqu&#233;reur, la bulle &#233;clate. Les derniers acheteurs payent les pots cass&#233;s en gardant sur les bras des logements qu'ils ont pay&#233;s hors de prix et qu'ils ne peuvent revendre qu'&#224; perte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce m&#233;canisme qui s'est produit aux &#201;tats-Unis avec la crise des subprimes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Convergences R&#233;volutionnaires, n&#176;60, novembre-d&#233;cembre 2008.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Toutefois, l'escroquerie s'est perfectionn&#233;e gr&#226;ce au syst&#232;me dit de &#171; titrisation &#187;, qui consiste &#224; sp&#233;culer non seulement sur les biens immobiliers, mais aussi sur des titres &#233;mis sur ces biens et sur des produits financiers hybrides, m&#233;langeant ces titres avec d'autres, sans que les banquiers eux-m&#234;mes soient en mesure de conna&#238;tre leur origine exacte. Cette &#171; titrisation &#187; a donc d&#233;multipli&#233; les effets du krach immobilier am&#233;ricain. Aux d&#233;boires des acqu&#233;reurs incapables de payer leurs traites et contraints de revendre leur maison moins cher qu'ils l'avaient achet&#233;e, voire pour une bouch&#233;e de pain, se sont ajout&#233;s ceux d'innombrables petits et grands sp&#233;culateurs &#224; l'&#233;chelle mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G.R. et M.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Philippe Madelin, &lt;em&gt;Dossier I comme immobilier&lt;/em&gt;, Ed. Alain Moreau, 1974.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;M. Ben Jelloul, C. Collombet, P.-Y. Cusset, C. Schaff, &#171; L'&#233;volution des prix du logement en France sur 25 ans &#187;, &lt;em&gt;La note d'analyse&lt;/em&gt;, n&#176;221, avril 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Leur-crise-et-nos-moyens-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lire &lt;em&gt;Convergences R&#233;volutionnaires&lt;/em&gt;, n&#176;60, novembre-d&#233;cembre 2008&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> Les chiffres du mal-logement
</title>
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		<dc:date>2011-06-15T14:28:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
</dc:subject>

		<description>3,6 millions de non ou tr&#232;s mal-log&#233;s, dont : 133 000 sans-abri 123 000 personnes vivant &#224; l'h&#244;tel ou dans des habitations de fortune (cabane, camping, mobile-home, etc.) 411 000 personnes en h&#233;bergement &#171; contraint &#187; chez de la famille ou des amis, faute de trouver un logement personnel 5 millions de personnes en situation de logement pr&#233;caire (impay&#233;s, surpeuplement, etc.) 1 252 000 locataires en impay&#233;s de loyer (494 800 m&#233;nages) 107 000 d&#233;cisions de justice pronon&#231;ant l'expulsion&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Speculation-immobiliere-et-crise-du-logement-la-grande-arnaque-du-tous-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Sp&#233;culation immobili&#232;re et crise du logement : la grande arnaque du &#171; tous propri&#233;taires &#187;
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Logement-+" rel="tag"&gt;Logement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 3,6 millions de non ou tr&#232;s mal-log&#233;s, dont :&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 133 000 sans-abri&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 123 000 personnes vivant &#224; l'h&#244;tel ou dans des habitations de fortune (cabane, camping, mobile-home, etc.)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 411 000 personnes en h&#233;bergement &#171; contraint &#187; chez de la famille ou des amis, faute de trouver un logement personnel&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 5 millions de personnes en situation de logement pr&#233;caire (impay&#233;s, surpeuplement, etc.)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 1 252 000 locataires en impay&#233;s de loyer (494 800 m&#233;nages)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 107 000 d&#233;cisions de justice pronon&#231;ant l'expulsion en 2009&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 565 000 propri&#233;taires et acc&#233;dants en difficult&#233; de paiement, dont 70 000 m&#233;nages en impay&#233;s de charges et de remboursement d'emprunt&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 3 380 000 m&#233;nages en situation de pr&#233;carit&#233; &#233;nerg&#233;tique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 1 230 136 m&#233;nages en attente d'un logement social&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sources : Chiffres rassembl&#233;s par la Fondation Abb&#233; Pierre dans son 16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; rapport annuel sur &#171; l'&#233;tat du mal-logement en France &#187;, 2011.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> L'usine &#224; gaz de la &#171; politique de la ville &#187; : entre faux progr&#232;s et vrais d&#233;g&#226;ts
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-usine-a-gaz-de-la-politique-de-la-ville-entre-faux-progres-et-vrais-degats</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
</dc:subject>

		<description>Cr&#233;&#233;e en 2003, l'Agence Nationale de R&#233;novation Urbaine (ANRU), dispose de vrais moyens financiers : 12 milliards d'euros d'ici 2013, auxquels s'ajoutent 30 autres milliards lev&#233;s dans des partenariats complexes avec les mairies, conseils g&#233;n&#233;raux et r&#233;gionaux et, bien s&#251;r, les b&#233;tonneurs priv&#233;s. C'est elle qui valide les projets des municipalit&#233;s et d&#233;cide de leur financement. Par son entremise, l'&#201;tat coordonne le remodelage des villes fran&#231;aises, en fait surtout des banlieues. Les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 2003, l'Agence Nationale de R&#233;novation Urbaine (ANRU), dispose de vrais moyens financiers : 12 milliards d'euros d'ici 2013, auxquels s'ajoutent 30 autres milliards lev&#233;s dans des partenariats complexes avec les mairies, conseils g&#233;n&#233;raux et r&#233;gionaux et, bien s&#251;r, les b&#233;tonneurs priv&#233;s. C'est elle qui valide les projets des municipalit&#233;s et d&#233;cide de leur financement. Par son entremise, l'&#201;tat coordonne le remodelage des villes fran&#231;aises, en fait surtout des banlieues. Les &#171; centres-ville d&#233;grad&#233;s &#187; &#8211; entendez les poches de mis&#232;re au c&#339;ur de certaines villes moyennes &#8211; doivent se contenter de 380 millions d'euros ; une quinzaine d'entre eux seulement recevront une part de cette manne. Et pour cause : l'origine de cette rupture avec les coupes budg&#233;taires de la p&#233;riode 2001-2005 est en partie les &#233;meutes de l'automne 2005 dans les banlieues fran&#231;aises. L'ANRU a progressivement capt&#233;, outre une partie du 0,45 % pr&#233;lev&#233; sur les salaires appel&#233; &#171; 1 % logement &#187;, la majeure partie des cr&#233;dits de la &#171; Politique de la ville &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_557 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH637/800eurosruine-d81e5.png?1787895049' width='400' height='637' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Je participe, tu participes... ils tirent les ficelles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'agence prend &#224; sa charge la majeure partie des d&#233;molitions pour r&#233;server &#224; ses partenaires les reconstructions. Ce qui en fait une bonne affaire pour les capitalistes du ciment et du parpaing. Mais elle affecte aussi des moyens &#224; l'accompagnement social, au travers des &#171; Contrats urbains de coh&#233;sion sociale &#187;. Car les op&#233;rations de d&#233;molition/reconstruction sont men&#233;es en coop&#233;ration avec les &#171; acteurs &#187;. Par exemple, la police met son grain de sel afin que les r&#233;am&#233;nagements facilitent le maintien de l'ordre, en am&#233;liorant l'&#233;clairage public, ou en supprimant les auvents sous lesquels se rassemblent les bandes de jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce registre, on sollicite &#233;galement l'avis des habitants, &#224; coup de &#171; conseils de quartiers &#187; et autres avatars de la d&#233;mocratie participative. Mais, comme l'explique un rapport de 2009 du Comit&#233; d'&#233;valuation et de suivi de l'ANRU : certes, les municipalit&#233;s ont &lt;em&gt;&#171; communiqu&#233;, mais la population, hormis quelques exceptions, a montr&#233; un faible int&#233;r&#234;t&lt;/em&gt; (&#8230;)&lt;em&gt; pour les op&#233;rations r&#233;alis&#233;es &lt;/em&gt;(&#8230;)&lt;em&gt; voire une totale non-adh&#233;sion et un rejet de celles-ci (vandalisme, ins&#233;curit&#233;) &#187;&lt;/em&gt;. Sans doute les habitants sont-ils conscients qu'ils p&#232;sent bien peu dans la balance...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que les populations relog&#233;es hors du site r&#233;nov&#233; se retrouvent dans 25 % des cas dans d'autres Zones Urbaines Sensibles (ZUS). Dans bien des cas, le relogement rel&#232;gue les habitants dans les p&#233;riph&#233;ries, parfois &#224; la campagne, dans des zones moins pourvues en emplois, moins desservies par les transports publics et les administrations, o&#249; il est encore plus difficile de sortir de la pauvret&#233;. En d&#233;pla&#231;ant les populations, on... d&#233;place le probl&#232;me. C'est que le ravalement de fa&#231;ade n'a aucun effet sur un taux de ch&#244;mage &#8211; les entreprises n'ont recrut&#233; qu'&#224; la marge dans les quartiers o&#249; elles intervenaient, alors m&#234;me que l'ANRU y incitait &#8211; culminant &#224; 42 % des jeunes hommes vivant dans les ZUS en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La loi et la r&#233;alit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De plus, le renouvellement ne r&#233;sout pas le manque de logement. Il peine d&#233;j&#224; &#224; respecter la r&#232;gle du &#171; 1 logement d&#233;truit = 1 logement construit &#187;. Si, dans certaines r&#233;gions, la surabondance de logements sociaux justifie qu'on ne respecte pas cette r&#232;gle, il reste que 1,2 million de m&#233;nages en attendent un, dont 400 000 pour la seule &#206;le-de-France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi Solidarit&#233; Renouvellement Urbain est cens&#233;e p&#233;naliser les communes qui ne respectent pas l'obligation de construire un certain nombre de logements sociaux, &#224; concurrence de 20 % du parc immobilier. Mais les amendes sont d&#233;risoires : 75 millions d'euros pour toute la France, dont seulement 31 millions ont &#233;t&#233; r&#233;ellement per&#231;us ! Respecter les objectifs fix&#233;s par la loi n'est d'ailleurs pas le gage d'un vrai traitement du manque de logements abordables. Paris fait, par exemple, de vrais efforts pour construire des logements sociaux. Mais, dans le m&#234;me temps, la municipalit&#233; envisage de doter la capitale de 2 millions de m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; de bureaux suppl&#233;mentaires, alors qu'une bonne partie est inoccup&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.P. et F.C.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> Dans la banlieue lyonnaise : la mixit&#233; sociale en guise de cache mis&#232;re
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>R&#233;gion lyonnaise
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
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		<description>En mati&#232;re de logement et, plus particuli&#232;rement autour de l'usine &#224; gaz de la &#171; politique de la ville &#187;, il est de bon ton d'opposer depuis une vingtaine d'ann&#233;es deux notions : la mixit&#233; sociale serait cens&#233;e r&#233;pondre tout naturellement aux affres de la ghetto&#239;sation, inh&#233;rente &#224; la construction de grands ensembles durant les ann&#233;es 1960 et 1970 qui r&#233;pondait alors &#224; une tr&#232;s grande crise du logement. &lt;br /&gt;Ce serait d'une part dans la structure m&#234;me de l'habitat (les grandes barres&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En mati&#232;re de logement et, plus particuli&#232;rement autour de l'usine &#224; gaz de la &#171; politique de la ville &#187;, il est de bon ton d'opposer depuis une vingtaine d'ann&#233;es deux notions : la &lt;em&gt;mixit&#233; sociale&lt;/em&gt; serait cens&#233;e r&#233;pondre tout naturellement aux affres de la &lt;em&gt;ghetto&#239;sation&lt;/em&gt;, inh&#233;rente &#224; la construction de grands ensembles durant les ann&#233;es 1960 et 1970 qui r&#233;pondait alors &#224; une tr&#232;s grande crise du logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce serait d'une part dans la structure m&#234;me de l'habitat (les grandes barres et/ou les grandes tours) et, d'autre part, dans l'homog&#233;n&#233;it&#233; des populations qui y vivent qu'il faudrait trouver la source de tous les probl&#232;mes des quartiers populaires des banlieues fran&#231;aises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffirait d'a&#173;bat&#173;tre ces grands ensembles puis de reconstruire des immeubles plus petits mais, surtout, disposant de prestations plus &#233;lev&#233;es et donc de loyer plus chers, dans le but avou&#233; de recomposer la population des quartiers pour que, tout &#224; coup, le tr&#232;s faible niveau des revenus, le manque de mo&#173;yens dans les transports, dans l'&#233;ducation, la sant&#233;, les services publics en g&#233;n&#233;ral, le poids &#233;crasant du ch&#244;mage, bref pour que toutes les plaies entretenues par la gestion capitaliste de la soci&#233;t&#233; s'envolent par magie. Voil&#224; en somme le rem&#232;de de la mixit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, derri&#232;re cette vision idyllique et consensuelle des bienfaits des Grands projets de ville (GPV), dernier avatar technocratique qui sert &#224; multiplier les partenariats et les financements, se cachent bien souvent des r&#233;alit&#233;s &#233;conomiques et sociales bien plus prosa&#239;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre d'exemple, quatre de ces &#171; Grands projets de ville &#187; sont actuellement &#224; l'&#339;uvre dans l'agglom&#233;ration lyonnaise : la Duch&#232;re (dans le 9&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Lyon), Vaulx-en-Velin, V&#233;nissieux et Rillieux-la-Pape : des quartiers ou des communes tr&#232;s populaires, comptant un tr&#232;s fort pourcentage (autour de 80 %) de logement social et connus &#224; l'&#233;chelle locale et nationale pour des r&#233;voltes ponctuelles (de la marche des Beurs des ann&#233;es 1980 d&#233;marr&#233;e aux Minguettes aux &#233;meutes du Mas-du-Taureau en 1990). Les chiffres fournis par le GPV de la Duch&#232;re sont &#233;difiants et ne permettent gu&#232;re de doute sur les objectifs r&#233;els de la municipalit&#233; : faire passer le pourcentage de logements sociaux de 80 &#224; 55 %, avec quelque 600 millions d'euros de budget global (dont seulement 10 % accord&#233;s aux &#233;quipements publics).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces projets pharaoniques rencontrent quelque fois le scepticisme des habitants, comme ce militant associatif de la Duch&#232;re, &#224; propos de la mixit&#233; sociale : &lt;em&gt;&#171; Si je dis que c'est un cache-mis&#232;re, c'est qu'on voit bien qu'&#224; tra&#173;vers ce th&#232;me qui semble assez consen&#173;suel se cache une poli&#173;ti&#173;que qui fait main basse sur le fon&#173;cier. C'est-&#224;-dire que le loge&#173;ment social a beau&#173;coup de mal &#224; trou&#173;ver des ter&#173;rains pour se cons&#173;truire. Or qu'est-ce qui se passe aujour&#173;d'hui ? On brade le ter&#173;rain sur lequel il y avait du loge&#173;ment social pour des cr&#233;a&#173;tions de r&#233;si&#173;den&#173;ces de pro&#173;mo&#173;teurs priv&#233;s en vue de faire de la copro&#173;pri&#233;t&#233; pour des gens de reve&#173;nus somme toute moyens, mais &#171; moyen-plus &#187; plut&#244;t. Ce qui veut dire qu'on homo&#173;g&#233;&#173;n&#233;ise sans doute la popu&#173;la&#173;tion par rap&#173;port &#224; l'envi&#173;ron&#173;ne&#173;ment mais, ce fai&#173;sant, on &#233;jecte de ce quar&#173;tier un cer&#173;tain nombre de loca&#173;tai&#173;res qui ne retrou&#173;ve&#173;ront v&#233;ri&#173;ta&#173;ble&#173;ment d'autres loge&#173;ments que dans des p&#233;ri&#173;ph&#233;&#173;ries un peu plus &#233;loign&#233;es. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il arrive &#233;galement que les locataires, trop attach&#233;s &#224; leur quartier, trop install&#233;s et depuis trop longtemps, refusent les solutions de relogement soumises par les pouvoirs publics. Car m&#234;me d&#233;labr&#233;, et surtout quand il est d&#233;sert&#233; par les services publics, c'est finalement ce quartier qui fournit les r&#233;seaux d'entraide minimum. Le relogement est synonyme de pertes de relations sociales avec des voisins, des amis. C'est alors tout un &#233;ventail de pressions qu'ils doivent se pr&#233;parer &#224; subir (menaces sur le titre de s&#233;jour, proposition de relogement inacceptable).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend pourquoi le degr&#233; d'organisation des habitants devient d&#233;terminant pour s'immiscer dans les objectifs des GPV ou pour obtenir de meilleures conditions de relogement (dans le quartier ou ailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe CAV&#201;GLIA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_558 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH245/logement_social-b2257.png?1787875471' width='350' height='245' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La maison &#224; 100 000 &#8364; ? Cherchez la faille&#8230; dans le mur
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-maison-a-100-000-EUR-Cherchez-la-faille-dans-le-mur</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Logement
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		<description>&#171; On est des gens simples, on a cru &#224; un r&#234;ve, aujourd'hui on s'est fait arnaquer. &#187; C'est le sentiment, rapport&#233; par France 3, de ces quelques familles des milieux populaires qui ont cru aux belles promesses du gouvernement. &lt;br /&gt;En 2005, Jean-Louis Borloo promettait des &#171; maisons &#224; 100 000 &#8364; &#187;, cl&#233;s en main, avec une &#171; tr&#232;s haute performance &#233;nerg&#233;tique &#187;. Les &#233;conomies devaient venir principalement du foncier, les communes offrant le terrain pour un euro symbolique. Projet douteux ?&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; On est des gens simples, on a cru &#224; un r&#234;ve, aujourd'hui on s'est fait arnaquer. &#187;&lt;/em&gt; C'est le sentiment, rapport&#233; par France 3, de ces quelques familles des milieux populaires qui ont cru aux belles promesses du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005, Jean-Louis Borloo promettait des &#171; maisons &#224; 100 000 &#8364; &#187;, cl&#233;s en main, avec une &lt;em&gt;&#171; tr&#232;s haute performance &#233;nerg&#233;tique &#187;.&lt;/em&gt; Les &#233;conomies devaient venir principalement du foncier, les communes offrant le terrain pour un euro symbolique. Projet douteux ? En tout cas, peu y ont cru, puisque sur l'objectif de 60 000 maisons, seulement 600 ont &#233;t&#233; construites. Heureusement, car pour les propri&#233;taires de ces maisons, la douche a &#233;t&#233; froide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemple au Havre, o&#249; 170 maisons ont &#233;t&#233; construites. Les volets, en bois de r&#233;cup&#233;ration, ne ferment pas et leurs fixations se d&#233;montent de l'ext&#233;rieur. L'eau de pluie goutte par les conduits de chemin&#233;e : &lt;em&gt;&#171; Nous passons notre temps &#224; vider la bassine qui tr&#244;ne au milieu du salon &#187;&lt;/em&gt; confie une propri&#233;taire &#224; &lt;em&gt;Paris-Normandie&lt;/em&gt;. Pour l'&#233;lectricit&#233;, les compteurs de chantier sont rest&#233;s et tra&#238;nent par terre. Un propri&#233;taire a aussi d&#233;couvert dans ses cloisons des tasseaux taill&#233;s dans une armoire r&#233;cup&#233;r&#233;e aux encombrants par les ouvriers du chantier et qui leur avaient servi de plan de travail. Le promoteur s'est rempli les poches et renvoie la faute sur le constructeur venu de Lettonie qui, selon lui, &lt;em&gt;&#171; d&#233;couvre la r&#233;glementation fran&#231;aise d'hygi&#232;ne et de s&#233;curit&#233; et a eu des probl&#232;mes avec l'Inspection du Travail &#187;&lt;/em&gt;. Bez koment&#226;riem, comme disent les Lettons !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au fiasco, le gouvernement est loin d'avoir chang&#233; d'orientation, il faut bien entretenir ce r&#234;ve de la propri&#233;t&#233; pour tous. En 2008, nouvelle ministre du Logement, Christine Boutin se contente d'un repl&#226;trage : elle lance les &#171; maisons &#224; 15 &#8364; par jour &#187;. En r&#233;alit&#233;, la poign&#233;e de maisons construites avec ce nouveau dispositif atteignent plut&#244;t 25 &#224; 30 &#8364; par jour, soit&#8230; 900 &#8364; par mois ! Pour les pauvres, le r&#234;ve de devenir propri&#233;taire continue de tourner au cauchemar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_559 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH283/maison_100000-15f16.png?1787895049' width='400' height='283' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#171; Droit au logement opposable &#187;, &#171; logement d'abord &#187; : le gouvernement promet&#8230; la police expulse
</title>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Logement
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		<description>R&#233;guli&#232;rement, les gouvernements annoncent de nouveaux dispositifs d'acc&#232;s au logement. En 2007, il y a eu le &#171; droit au logement opposable &#187;. Depuis 2009, c'est le &#171; logement d'abord &#187;. Mais, en dehors des slogans, rien ne change : aucune construction de logements, aucune limitation des loyers, aucun arr&#234;t des expulsions, bien au contraire. &lt;br /&gt;Le droit du pauvre est un mot creux &lt;br /&gt;Le &#171; droit au logement opposable &#187;, selon le jargon juridique officiel, est une vieille promesse de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;guli&#232;rement, les gouvernements annoncent de nouveaux dispositifs d'acc&#232;s au logement. En 2007, il y a eu le &#171; droit au logement opposable &#187;. Depuis 2009, c'est le &#171; logement d'abord &#187;. Mais, en dehors des slogans, rien ne change : aucune construction de logements, aucune limitation des loyers, aucun arr&#234;t des expulsions, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le droit du pauvre est un mot creux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; droit au logement opposable &#187;, selon le jargon juridique officiel, est une vieille promesse de la droite, faisant finalement l'objet d'une loi suite &#224; la mobilisation des Enfants de Don Quichotte en d&#233;cembre 2006. Jusque-l&#224;, les mouvements pour le droit au logement venaient surtout de b&#233;n&#233;voles, d'&#233;quipes associatives ou d'&#233;tudiants squatteurs. Les Enfants de Don Quichotte avaient donc apport&#233; un peu de nouveaut&#233; en invitant les SDF eux-m&#234;mes &#224; participer &#224; l'occupation des berges du canal Saint-Martin &#224; Paris, puis dans d'autres villes. De ce mouvement, qui a mobilis&#233; l'attention des m&#233;dias pendant plusieurs semaines, il est sorti quelques am&#233;liorations dans le dispositif d'h&#233;bergement social. Mais la principale proposition du gouvernement a &#233;t&#233; ce &#171; droit au logement opposable &#187; (DALO).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par &#171; opposable &#187;, la loi entend une obligation de r&#233;sultat de l'&#201;tat et autorise donc un recours juridique en cas d'impossibilit&#233; d'acc&#233;der &#224; un logement d&#233;cent. Les personnes &#233;ligibles au DALO sont les sans-abri, les personnes en logement insalubre ou surpeupl&#233; avec un enfant mineur ou une personne handicap&#233;e et, &#224; partir de 2012, toute personne &#233;ligible au logement social&#8230; &#224; l'exception explicite des sans-papiers ! Il faut aussi avoir d&#233;j&#224; tent&#233; toutes les autres d&#233;marches : demande de logement social r&#233;guli&#232;rement renouvel&#233;e, d&#233;marche aupr&#232;s du propri&#233;taire qui loue le logement non d&#233;cent, demande d'aide au Fonds de solidarit&#233; pour le logement, etc. Autant dire que c'est le parcours du combattant. Malgr&#233; ces premiers obstacles, l'Insee estime que 520 000 m&#233;nages sont &#233;ligibles aux crit&#232;res de la loi DALO (du 6 mars 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le bilan des deux premi&#232;res ann&#233;es est bien maigre. Fin juin 2010, 182 100 recours avaient &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s, dont 49 200 &#233;taient toujours en attente et 64 800 rejet&#233;s. Durant les mois que durent l'instruction puis l'ex&#233;cution de la demande, 11 322 personnes avaient retrouv&#233; un logement par elles-m&#234;mes. Au final, en deux ans, ce sont seulement 19 161 personnes qui ont &#233;t&#233; relog&#233;es avec l'appui du DALO.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Avec de grands mots, des petits rem&#232;des&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2009, c'est le secr&#233;taire d'&#201;tat au Logement, Beno&#238;t Apparu, qui proposait un nouveau slogan, &lt;em&gt;&#171; Le logement d'abord &#187;&lt;/em&gt;, cens&#233; inspirer la &lt;em&gt;&#171; refondation de la politique publique de l'h&#233;bergement et de l'acc&#232;s au logement &#187;&lt;/em&gt;. L'id&#233;e est que les services d'orientation pour les sans-abri proposent en priorit&#233; un logement plut&#244;t qu'une place dans un centre d'h&#233;bergement. Mais comme, refondation ou pas, ils n'ont aucun logement &#224; proposer, rien n'a chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re le slogan, l'hypocrisie. En t&#233;moigne la proposition de &lt;em&gt;&#171; pr&#233;venir les expulsions lo&#173;ca&#173;ti&#173;ves &#187;.&lt;/em&gt; En 1998, dans sa loi dite &#171; contre l'exclusion &#187;, le gouvernement, alors &#171; socialiste &#187;, de Lionel Jospin avait d&#233;j&#224; pris de pr&#233;tendues mesures pour &lt;em&gt;&#171; pr&#233;venir les expulsions locatives &#187;&lt;/em&gt;. Le r&#233;sultat a &#233;t&#233; l'augmentation des expulsions, qui se poursuit encore aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Justice et police au service des propri&#233;taires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis cette loi &#171; contre l'exclusion &#187;, les expulsions locatives se sont multipli&#233;es : entre 1998 et 2009, les d&#233;cisions de justice pronon&#231;ant l'expulsion sont pass&#233;es de 75 125 &#224; 106 938 par an. Le plus notable est l'intervention croissante de la police : les expulsions &lt;em&gt;manu militari&lt;/em&gt; ont plus que doubl&#233;, de 4 359 en 1998 &#224; 10 599 en 2009. Une expulsion sur dix a lieu des mains de la police. Cet hiver encore, Benoist Apparu a pu t&#233;moigner de sa bonne foi en envoyant les CRS expulser les militants du collectif Jeudi noir, qui occupaient un immeuble d'Axa, avenue Matignon. L'immeuble &#233;tant vacant depuis quatre ans, il y avait effectivement urgence, en plein c&#339;ur de l'hiver, &#224; expulser ces &#233;tudiants et pr&#233;caires en &#171; gal&#232;re de logement &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#61472;&lt;strong&gt;Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le logement : un gouffre financier pour les plus pauvres
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Le-logement-un-gouffre-financier-pour-les-plus-pauvres</link>
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		<dc:date>2011-06-15T14:28:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Logement
</dc:subject>

		<description>Avec 600 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; &#224; Manhattan pour quelque 35 000 euros par mois, il fait bon &#234;tre un prisonnier qui a les moyens. Pour une bonne partie des classes populaires, c'est plut&#244;t le logement de tous les jours qui ressemble &#224; une cellule. En France, 7,7 millions de personnes vivent en surpeuplement, dans le bruit et la promiscuit&#233;, un million vivent dans un logement &#171; indigne &#187; &#8211; c'est-&#224;-dire qui pr&#233;sente des risques pour la s&#233;curit&#233; ou la sant&#233; des occupants (saturnisme, incendie, etc.) &#8211; et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec 600 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; &#224; Manhattan pour quelque 35 000 euros par mois, il fait bon &#234;tre un prisonnier qui a les moyens. Pour une bonne partie des classes populaires, c'est plut&#244;t le logement de tous les jours qui ressemble &#224; une cellule. En France, 7,7 millions de personnes vivent en surpeuplement, dans le bruit et la promiscuit&#233;, un million vivent dans un logement &#171; indigne &#187; &#8211; c'est-&#224;-dire qui pr&#233;sente des risques pour la s&#233;curit&#233; ou la sant&#233; des occupants (saturnisme, incendie, etc.) &#8211; et 354 000 logements ne disposent toujours pas de l'eau courante, de WC int&#233;rieur ou d'installation sanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_561 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L250xH346/bureaux-fffdd.png?1787982153' width='250' height='346' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;De l'idylle statistique&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand on regarde les moyennes statistiques, les conditions de logement s'am&#233;liorent : il y a de plus en plus de propri&#233;taires ; la surface par personne a presque doubl&#233; en 35 ans ; le confort progresse ; les loyers augmentent certes plus vite que l'inflation, mais restent proportionnels aux revenus&#8230; Le seul point noir viendrait des prix d'achat des logements qui, en quinze ans, ont doubl&#233; en valeur r&#233;elle (apr&#232;s d&#233;duction de l'inflation). Finalement, les reportages sur ces pauvres vivant entass&#233;s dans des caves, des garages ou des appartements humides, exag&#233;reraient-ils un malheureux microcosme en voie de disparition ? En y regardant de plus pr&#232;s, la r&#233;alit&#233; est moins rose et montre au contraire une explosion des in&#233;galit&#233;s sociales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; &#224; la r&#233;alit&#233; sociale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que le &#171; confort &#187; s'est am&#233;lior&#233; globalement car, heureusement, on ne construit plus de logement sans WC ni salle de bain. En revanche, si les surfaces moyennes par personne ont augment&#233;, cela traduit surtout le changement de composition des familles, avec plus de personnes &#226;g&#233;es seules dans leur logement ou de parents s&#233;par&#233;s qui ont chacun le leur. Et, comme les revenus, eux, ne se multiplient pas en cas de d&#233;c&#232;s ou de s&#233;paration, il devient deux fois plus difficile de se loger dans ces conditions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui frappe le plus, ce sont les in&#233;galit&#233;s face aux loyers, in&#233;galit&#233;s qui jouent sur deux tableaux : d'une part, les plus pauvres ont de plus en plus de difficult&#233;s &#224; devenir propri&#233;taires ; d'autre part, si les loyers ont effectivement augment&#233; proportionnellement aux revenus, les revenus n'ont pas augment&#233; &#224; la m&#234;me vitesse pour tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement s'enorgueillit de la progression de la part des m&#233;nages propri&#233;taires, pass&#233;e de 53 % &#224; 58 % en 25 ans. Mais les pr&#234;ts &#224; taux z&#233;ro et autres &#171; aides &#224; la pierre &#187; ont-ils vraiment favoris&#233; la propri&#233;t&#233; pour tous ? Pas du tout ! Entre 1988 et aujourd'hui, les 20 % des m&#233;nages les plus riches sont bien pass&#233;s de 65 % &#224; 76 % de propri&#233;taires, mais les 20 % des m&#233;nages les plus pauvres sont pass&#233;s de 47 % de propri&#233;taires &#224;&#8230; 37 %. Ainsi, pendant que les plus riches profitaient des subventions de l'&#201;tat, les plus pauvres &#233;taient exclus de la propri&#233;t&#233; par la flamb&#233;e des prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela p&#232;se d'autant plus que ce sont les locataires qui doivent consacrer la plus grande part de leurs revenus pour le logement. Entre les loyers des locataires, les remboursements des pr&#234;ts pour les propri&#233;taires, les charges, l'eau, l'&#233;nergie, l'entretien courant du logement, les assurances, la taxe d'habitation et la taxe fonci&#232;re, les foyers consacrent en moyenne 18 % de leurs revenus au logement. Or, cette part monte &#224; 25 % pour les locataires. Mais, m&#234;me entre locataires, les in&#233;galit&#233;s sont criantes : parmi les locataires non &#233;tudiants, les 20 % les plus pauvres consacrent 40 % de leur budget au logement, contre 15 % pour les 20 % les plus riches. Alors que cet effort reste stable pour les plus riches, il s'est aggrav&#233; pour les plus pauvres au cours des derni&#232;res ann&#233;es. Pour reprendre les exemples de la Fondation Abb&#233; Pierre&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fondation Abb&#233; Pierre, &#171; L'&#233;tat du mal-logement en France &#187;, 16e rapport (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, une personne au Smic dans un studio de 36 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; doit consacrer &#224; son loyer, charges comprises et apr&#232;s d&#233;duction de l'aide au logement, 48 % de ses revenus dans le parc priv&#233; et 28 % en HLM ; un couple avec deux enfants, qui gagne 1 600 &#8364; et vit dans un 3 pi&#232;ces de 65 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, y consacre la moiti&#233; de ses revenus dans le priv&#233; et 23 % en HLM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les salaires n'augmentent pas, la cons&#233;quence de l'&#233;l&#233;vation des loyers est imm&#233;diate. Rien qu'entre 2002 et 2006, les impay&#233;s de loyers ont augment&#233; de 57 % en HLM et 81 % dans le priv&#233;. D'apr&#232;s le Cr&#233;doc&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. Bigot et S. Hoibian, &#171; La crise du logement entretient le sentiment de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, une personne sur deux consid&#232;re que ses d&#233;penses de logement constituent une &#171; lourde charge &#187;, une &#171; tr&#232;s lourde charge &#187; ou une &#171; charge &#224; laquelle elle ne peut faire face &#187;. En 1980, la proportion &#233;tait d'une personne sur trois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces difficult&#233;s ne s'arr&#234;tent pas aux locataires. Avec des emprunts de plus en plus longs pour diluer l'augmentation des prix de l'immobilier, les acc&#233;dants &#224; la propri&#233;t&#233; connaissent aussi des difficult&#233;s de paiement, notamment quand ils perdent leur emploi ou que leur salaire stagne. Ainsi, entre propri&#233;taires et locataires, 2,4 millions de m&#233;nages ont des difficult&#233;s pour s'acquitter des d&#233;penses de logement, dont 550 000 sont en impay&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Apr&#232;s les loyers, les factures de gaz, d'&#233;lectricit&#233;&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand le loyer est pay&#233;, il reste encore bien d'autres factures &#224; r&#233;gler. Les augmentations spectaculaires que les prix de l'&#233;nergie ont connues ces derni&#232;res ann&#233;es sont l&#224; pour le rappeler. Pour beaucoup, en g&#233;n&#233;ral pour les plus pauvres, l'&#233;nergie est devenue un v&#233;ritable gouffre financier. 3,8 millions de familles sont dans une situation dite de &#171; pr&#233;carit&#233; &#233;nerg&#233;tique &#187;, c'est-&#224;-dire qu'elles consacrent plus de 10 % de leur revenu au paiement des factures d'&#233;nergie. La pr&#233;carit&#233; &#233;nerg&#233;tique vient souvent de logements mal isol&#233;s, v&#233;ritables passoires thermiques, mais aussi des moyens de chauffage souvent co&#251;teux et insuffisants, les propri&#233;taires &#233;tant peu enclins &#224; investir dans des syst&#232;mes de chauffage et d'isolation modernes. Notamment, le chauffage &#233;lectrique est le plus courant, car, &#224; l'achat, il est nettement moins cher. Au final, selon l'Insee, la lourdeur de la facture pousse de plus en plus de familles &#224; couper le chauffage&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;I. Devali&#232;re et P. Briant, &#171; La pr&#233;carit&#233; &#233;nerg&#233;tique : avoir froid ou (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Et, quand le froid s'installe, les cons&#233;quences peuvent &#234;tre lourdes sur la sant&#233; (maladies respiratoires, surmortalit&#233;, etc.), sur la s&#233;curit&#233; (calfeutrage des a&#233;rations, chauffage au po&#234;le, etc.), mais aussi sur la vie sociale, quand il devient difficile de recevoir chez soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au d&#233;veloppement du ph&#233;nom&#232;ne, le gouvernement a annonc&#233; en mars 2011 la cr&#233;ation d'un &#171; observatoire de la pr&#233;carit&#233; &#233;nerg&#233;tique &#187;. Loin de lui l'id&#233;e de bloquer les augmentations de tarif ! La seule mesure propos&#233;e est un &#233;co-PTZ (comprendre &#171; pr&#234;t &#224; taux z&#233;ro &#187;) destin&#233; &#224; subventionner les r&#233;novations qui permettront un gain d'au moins 25 % sur la consommation d'&#233;nergie. En imaginant que certains propri&#233;taires se lancent dans les travaux (sachant qu'il faudra quand m&#234;me rembourser ces emprunts), une limite est d'ores et d&#233;j&#224; pr&#233;vue &#224; 300 000 familles, soit 10 % de celles concern&#233;es par le probl&#232;me, et&#8230; d'ici 2017 ! Si les tarifs continuent d'augmenter au rythme de 20 % par an, comme pour le gaz, ces r&#233;novations auront bien du mal &#224; r&#233;duire la facture&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_560 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH283/apl-bf2f1.png?1787982153' width='400' height='283' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Fondation Abb&#233; Pierre, &#171; L'&#233;tat du mal-logement en France &#187;, &lt;em&gt;16&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; rapport annuel&lt;/em&gt;, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;R. Bigot et S. Hoibian, &#171; La crise du logement entretient le sentiment de d&#233;classement social &#187;, &lt;em&gt;Consommation et mode de vie&lt;/em&gt;, n&#176; 226, Cr&#233;doc, f&#233;vrier 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;I. Devali&#232;re et P. Briant, &#171; La pr&#233;carit&#233; &#233;nerg&#233;tique : avoir froid ou d&#233;penser trop pour se chauffer &#187;, &lt;em&gt;Insee Premi&#232;re&lt;/em&gt;, n&#176;1351, INSEE, mai 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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