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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>Editorial : Pour un nouveau parti r&#233;volutionnaire
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		<dc:subject>NPA
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		<dc:subject>Politique
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		<description>La Fraction propose &#224; Lutte ouvri&#232;re de r&#233;pondre favorablement &#224; l'appel de la LCR &#224; cr&#233;er un nouveau parti. &lt;br /&gt;Bien s&#251;r, le projet de la LCR est encore flou ou ambigu. Elle le sait d'ailleurs elle-m&#234;me puisqu'elle convoque un congr&#232;s en janvier prochain pour le d&#233;finir plus pr&#233;cis&#233;ment et d&#233;cider s'il s'agit de proposer un nouveau PSU, ou pour prendre un exemple plus r&#233;cent d'un &#171; Die Linke &#187; &#224; la fran&#231;aise, ou au contraire un parti clairement r&#233;volutionnaire. Mais l'une ou l'autre de&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-53-septembre-octobre-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 53, septembre-octobre 2007
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Fraction propose &#224; Lutte ouvri&#232;re de r&#233;pondre favorablement &#224; l'appel de la LCR &#224; cr&#233;er un nouveau parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le projet de la LCR est encore flou ou ambigu. Elle le sait d'ailleurs elle-m&#234;me puisqu'elle convoque un congr&#232;s en janvier prochain pour le d&#233;finir plus pr&#233;cis&#233;ment et d&#233;cider s'il s'agit de proposer un nouveau PSU, ou pour prendre un exemple plus r&#233;cent d'un &#171; Die Linke &#187; &#224; la fran&#231;aise, ou au contraire un parti clairement r&#233;volutionnaire. Mais l'une ou l'autre de ces hypoth&#232;ses (et toutes celles qui pourraient se situer entre les deux, en particulier se contenter finalement du maintien de la LCR, sous son nom ou un autre, mais telle qu'elle est aujourd'hui simplement grossie de ses nouvelles recrues) ne d&#233;pendent pas seulement des choix du futur congr&#232;s mais aussi, sinon avant tout, des partenaires qu'elles pourraient rencontrer &#224; sa droite&#8230; ou sa gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la premi&#232;re raison pour laquelle nous pensons que notre organisation, Lutte Ouvri&#232;re, doit se proposer d'explorer avec la LCR si les conditions sont r&#233;unies pour la formation d'un parti r&#233;volutionnaire plus large que les actuelles organisations. Car dans les conditions pr&#233;sentes, et quel que soit le succ&#232;s de la campagne d'adh&#233;sions &#224; la LCR qui a suivi le succ&#232;s &#233;lectoral d'Olivier Besancenot, un tel parti ne peut na&#238;tre que de l'alliance entre les groupes r&#233;volutionnaires existants et &#233;videmment d'abord des plus importants d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, aussi bien dans les rangs de LO que de ceux de la LCR r&#232;gne le scepticisme sur la possibilit&#233; d'une telle alliance et la m&#233;fiance vis-&#224;-vis de l'autre. Parfois pr&#233;jug&#233;s n&#233;s de la concurrence qui oppose depuis longtemps les deux organisations, encore &#224; l'occasion des &#233;lections de ce printemps par exemple ; solides raisons aussi car souvent leurs politiques ont &#233;t&#233; tr&#232;s diff&#233;rentes voire oppos&#233;es, en particulier &#224; propos de l'attitude vis-&#224;-vis de la gauche gouvernementale ; exp&#233;rience plus ou moins am&#232;re enfin puisque, si cette alliance a &#233;t&#233; esquiss&#233;e &#224; plusieurs reprises, elle a soit capot&#233; avant de se concr&#233;tiser, soit au mieux dur&#233; le temps d'une campagne &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;checs du pass&#233; ne changent pourtant pas la n&#233;cessit&#233; d'une unit&#233; qui permettrait une intervention syst&#233;matique et plus efficace non seulement sur le terrain &#233;lectoral (ainsi aux prochaines municipales de mars 2008) mais surtout sur celui de la lutte de classe. Elle est m&#234;me encore plus n&#233;cessaire aujourd'hui o&#249; nous avons affaire, sous la conduite de Sarkozy, &#224; une offensive accrue et tous azimuts de la bourgeoisie et de la droite contre les couches populaires&#8230; et &#224; une capitulation ouverte et annonc&#233;e de la gauche politique et syndicale qui aux projets sc&#233;l&#233;rats ne sait que proposer de les n&#233;gocier et opposer au mieux, &#224; une offensive globale, des &#171; r&#233;sistances &#187; symboliques et dispers&#233;es, journ&#233;es d'action sans lendemain ou appel &#224; la lutte secteur par secteur quand ce n'est pas entreprise par entreprise. Pourtant r&#233;sister chacun dans son coin est &#224; la longue un combat perdu d'avance. Et les directions politiques ou syndicales qui se contentent de proposer cela aujourd'hui ne valent pas mieux que celles&#8230; qui ne le proposent m&#234;me pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#226;che des r&#233;volutionnaires est tout au contraire de d&#233;fendre une politique qui corresponde aux int&#233;r&#234;ts du monde du travail : la n&#233;cessit&#233; d'une riposte globale &#224; des attaques globales, la n&#233;cessit&#233; du mouvement d'ensemble sur des objectifs qui englobent les objectifs de chacun. D'abord dans leur propagande et prises de positions, quand nous sommes r&#233;duits &#224; cela, mais aussi et surtout dans les luttes et chacun des combats m&#234;me limit&#233;s au d&#233;part dans lesquels nous sommes impliqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;finir ensemble cette politique et la mettre ensemble en pratique correspond au besoin de la p&#233;riode. Et, tout autant que d&#233;finir les d&#233;limitations programmatiques ou organisationnelles, c'est indispensable pour poser les bases d'un nouveau parti r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 septembre 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Pouvoir d'achat, retraites, droit de gr&#232;ve, des cheminots et des autres : &#224; attaque globale, r&#233;ponse globale
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Retraites
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		<description>Sarkozy, comme tous les gouvernements qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;, l'a promis : le remake de la nuit du 4 ao&#251;t aura bien lieu. Ah, &#231;a ira, &#231;a ira ! Tremblez aristocrates des temps modernes&#8230; Mais bien s&#251;r, ni Bouygues, ni Arnault n'ont &#233;migr&#233;&#8230; Puisque l'ennemi public num&#233;ro 1, ce sont les &#171; r&#233;gimes sp&#233;ciaux &#187;. &lt;br /&gt;&#171; Privil&#233;gi&#233;s &#187;, les r&#233;gimes sp&#233;ciaux ? Cheminots, agents de la RATP, &#233;lectriciens et gaziers en sont les principaux b&#233;n&#233;ficiaires. En quoi consistent-ils ? Il y a ce qui est connu :&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-53-septembre-octobre-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 53, septembre-octobre 2007
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sarkozy, comme tous les gouvernements qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;, l'a promis : le remake de la nuit du 4 ao&#251;t aura bien lieu. Ah, &#231;a ira, &#231;a ira ! Tremblez aristocrates des temps modernes&#8230; Mais bien s&#251;r, ni Bouygues, ni Arnault n'ont &#233;migr&#233;&#8230; Puisque l'ennemi public num&#233;ro 1, ce sont les &#171; r&#233;gimes sp&#233;ciaux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; Privil&#233;gi&#233;s &#187;, les r&#233;gimes sp&#233;ciaux ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cheminots, agents de la RATP, &#233;lectriciens et gaziers en sont les principaux b&#233;n&#233;ficiaires. En quoi consistent-ils ? Il y a ce qui est connu : l'&#226;ge de d&#233;part possible &#224; la retraite est souvent inf&#233;rieur &#224; 60 ans, pour beaucoup 55 ans et il descend m&#234;me jusque 50 ans pour les conducteurs de trains. Ce qui est moins connu : il faut avoir travaill&#233; pendant 37 ans et demi pour partir avec une retraite &#224; taux plein, c'est-&#224;-dire 75 % du dernier salaire &#8211; quasiment le r&#233;gime dont b&#233;n&#233;ficiaient tous les travailleurs avant la r&#233;forme de Balladur en 1993, qui a port&#233; progressivement &#224; 40 ans la dur&#233;e de cotisation des salari&#233;s du priv&#233;. Mais la notion de &#171; retraite pleine &#187; est toute relative. Pour les cheminots, dans les faits, le &#171; taux de remplacement &#187; moyen&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On appelle ainsi le rapport entre le dernier salaire per&#231;u et la premi&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; serait de 63 % du dernier salaire aujourd'hui, contre 73 % pour le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral, selon &lt;em&gt;La Vie du Rail&lt;/em&gt; du 19 septembre 2007. Selon la m&#234;me revue, &lt;em&gt;&#171; la pension moyenne est de 1 500 euros, les plus basses &#233;tant autour de 1 000 euros. En fait, 54 % seraient inf&#233;rieures &#224; 1 500 euros bruts par mois. La pension des cheminots est estim&#233;e de 10 % inf&#233;rieure &#224; celle du priv&#233; pour une carri&#232;re comparable &#187;&lt;/em&gt;. Belle r&#233;compense pour des salari&#233;s qui ont souvent travaill&#233; avec des horaires irr&#233;guliers et dans des conditions dangereuses !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais sarkozistes (et socialistes !) disent en substance aux cheminots qu'ils ont effectivement un m&#233;tier difficile, p&#233;nible m&#234;me, mais tous les autres ayant fait des sacrifices, pourquoi pas eux ? D'autant que les caisses des r&#233;gimes sp&#233;ciaux seraient de plus en plus d&#233;ficitaires, puisque les retrait&#233;s sont de plus en plus nombreux par rapport au nombre d'actifs qui cotisent. &#192; la SNCF, on d&#233;nombre 320 000 retrait&#233;s pour 163 000 actifs. La faute &#224; qui, si ce n'est aux suppressions de postes impos&#233;es par la direction pour des raisons de &#171; rentabilit&#233; &#187; ? Il y avait 450 000 cheminots en 1949. Il y en avait encore 300 000 dans les ann&#233;es 1970. Pr&#232;s de deux fois moins aujourd'hui. La pression sur les effectifs, pour les rogner sur le dos des salari&#233;s comme des usagers &#224; qui des services ne sont plus rendus, r&#233;duit le nombre de cotisants. De m&#234;me que le ch&#244;mage, aliment&#233; par l'h&#233;morragie des licenciements, a siphonn&#233; le budget du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un tour d'essai avant l'attaque contre tous en 2008&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est ce m&#234;me argument du d&#233;ficit qui a &#233;t&#233; utilis&#233; en 1993 par Balladur pour r&#233;former les retraites des salari&#233;s du priv&#233; et entre autres porter le nombre d'annuit&#233;s n&#233;cessaires de 37,5 &#224; 40. Puis en 2003 par Fillon pour les fonctionnaires. Pour &#233;viter une r&#233;action d'ensemble, ils ont tir&#233; la retraite des uns vers le bas, avant de s'occuper des autres au nom de &lt;em&gt;&#171; l'&#233;quit&#233; &#187;&lt;/em&gt;. Pourquoi cet empressement &#224; aligner les r&#233;gimes sp&#233;ciaux sur les 40 ans de cotisation avant la fin de l'ann&#233;e ? Pour lancer la prochaine attaque contre tous, d&#232;s 2008. &#192; cette date, gouvernement et patronat envisagent de faire passer tous les travailleurs &#224; 41, voire 42 ans de cotisation et de repousser l'&#226;ge de la retraite &#224; 62 ans et plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la r&#233;forme de 1993 n'a pas seulement impos&#233; &#224; certains de travailler plus longtemps, elle a aussi abaiss&#233; le montant des retraites. D'une part en modifiant le mode de calcul de la pension : sur les 25 derni&#232;res ann&#233;es et non plus sur les 10 derni&#232;res ann&#233;es. Mais aussi parce que beaucoup doivent partir aujourd'hui avant d'avoir pu engranger le nombre d'annuit&#233;s pour toucher une retraite compl&#232;te. Ils sont m&#234;me pouss&#233;s &#224; la porte par le patronat qui cherche &#224; se d&#233;barrasser des salari&#233;s les plus anciens, pour les remplacer par des jeunes, souvent pr&#233;caires, qu'ils payent moins. Les travailleurs licenci&#233;s apr&#232;s 50 ans ne trouvent plus d'emploi. Les jeunes passent des ann&#233;es en emplois pr&#233;caires et intermittents. Qui aura ses 42 ans d'anciennet&#233; ? La r&#233;forme des retraites c'est le montant des pensions amput&#233; pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Oui &#224; &#171; l'&#233;quit&#233; &#187; : 37 ans et demi pour tous ! &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La lutte du patronat et du gouvernement pour rogner les retraites des salari&#233;s n'a pas &#233;t&#233; un long fleuve tranquille. Balladur a r&#233;ussi son coup contre le priv&#233; en 1993. Mais Jupp&#233; s'est cass&#233; les dents quand il s'est attaqu&#233; aux r&#233;gimes sp&#233;ciaux en 1995, d&#233;clenchant une gr&#232;ve des services publics comme on en avait rarement vue. Fillon, alors ministre du Travail, a remis &#231;a en 2003, contre les seuls fonctionnaires cette fois, en laissant prudemment de c&#244;t&#233; les r&#233;gimes sp&#233;ciaux. Il y a eu n&#233;anmoins une r&#233;action, plusieurs semaines de gr&#232;ve chez les enseignants en particulier. C'est l'int&#233;r&#234;t de tous les travailleurs de se battre contre le dernier avatar d'une r&#233;forme qui n'en finit pas. Oui &#224; &#171; l'&#233;quit&#233; &#187; : 37 ans et demi pour tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 septembre, lors d'un discours sur le &lt;em&gt;&#171; nouveau contrat social &#187;&lt;/em&gt; (sic), Sarkozy a rappel&#233; ses multiples engagements vis-&#224;-vis du patronat : il compte s'attaquer aux ch&#244;meurs, aux retrait&#233;s (&#224; tous les retrait&#233;s), aux salari&#233;s, aux malades&#8230; Sur les r&#233;gimes sp&#233;ciaux, il a annonc&#233; des n&#233;gociations entreprise par entreprise durant trois mois. Il cherche &#224; faire d'une pierre deux coups : diviser les travailleurs et endormir des directions syndicales consentantes autour du tapis vert. Il faut dire que lesdites directions ont multipli&#233; les appels du pied : Ch&#233;r&#232;que, pour la CFDT, r&#233;clame un &lt;em&gt;&#171; agenda social &#187;&lt;/em&gt; car tant de n&#233;gociations si vite, &lt;em&gt;&#171; ce n'est pas possible &#187;&lt;/em&gt;&#8230; tout en se d&#233;fendant de vouloir &lt;em&gt;&#171; retarder l'action &#187;&lt;/em&gt; du pr&#233;sident, qu'il se dit pr&#234;t &#224; accompagner. Du c&#244;t&#233; de la CGT, si on d&#233;plore le &lt;em&gt;&#171; d&#233;s&#233;quilibre &#187; &lt;/em&gt;entre les sacrifices demand&#233;s aux salari&#233;s et les cadeaux accord&#233;s au patronat, le probl&#232;me du &lt;em&gt;&#171; timing &#187;&lt;/em&gt; est &#233;galement mis en avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TmpnZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MM041Ym1ScFkyRXVaMmxtSnlCM2FXUjBhRDBpTXpVd0lpQm9aV2xuYUhROUlqSXhOeUlnWVd4MFBTY25JQzgrQ2p3dlptbG5kWEpsUGdvOEwyUnBkajQ9Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Tous ensemble, les faire reculer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cependant, face &#224; l'attente des travailleurs, cinq f&#233;d&#233;rations du rail (CGT, SUD, CFTC, FO et CGC) viennent d'appeler &#224; la gr&#232;ve le 18 octobre &#8211; les autres r&#233;servant leur r&#233;ponse. La r&#233;ussite d'une journ&#233;e de gr&#232;ve serait un premier avertissement &#224; Sarkozy et les patrons de la SNCF, pas aussi s&#251;r d'eux. Que ce soit sur les salaires, sur les retraites, sur l'assurance maladie ou sur l'emploi, gouvernement et patronat n'&#233;chapperont pas &#224; un coup de col&#232;re d'une partie du monde du travail. &#192; ce premier secteur qui n'acceptera pas une nouvelle d&#233;gradation de ses conditions de vie, il faudra r&#233;pondre &#171; tous ensemble &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 septembre 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#61472;Rapha&#235;l PRESTON&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Service minimum : un coup bas qui n'emp&#234;chera pas les coups de col&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme pour les retraites, c'est au nom de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral que le gouvernement a fait passer sa loi sur le service minimum en juillet dernier. Sarkozy se soucierait d'assurer des transports tous les jours aux usagers, m&#234;me les plus modestes. Pure d&#233;magogie, puisqu'&#224; la SNCF par exemple, seulement 2 % des retards ou annulations de trains sont imputables &#224; des mouvements sociaux. Ce sont le patronat et le gouvernement qui, en supprimant des postes et en n'investissant pas dans le mat&#233;riel, imposent tous les jours un service &#171; mini &#187;, des plus m&#233;diocres dans les transports publics &#8211; et tout particuli&#232;rement aux travailleurs qui vivent la gal&#232;re dans les trains de banlieue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de la nouvelle loi, c'est d'intimider par quelques restrictions au droit de gr&#232;ve. Certes, pas de r&#233;quisition pure et simple des salari&#233;s, qui aurait &#233;t&#233; trop lourde de r&#233;action boomerang ! Mais un arsenal de b&#226;tons dans les roues pour les luttes. D'abord, le syst&#232;me des pr&#233;avis, d&#233;j&#224; en vigueur &#224; la RATP et &#224; la SNCF, est &#233;tendu aux entreprises de transport priv&#233;. Les d&#233;brayages spontan&#233;s deviennent donc ill&#233;gaux. Ensuite, chaque travailleur qui compte se mettre en gr&#232;ve devra le d&#233;clarer 48 heures &#224; l'avance sous peine de &lt;em&gt;&#171; sanctions disciplinaires &#187;&lt;/em&gt;. Enfin, au bout de 8 jours de gr&#232;ve, la direction devra organiser un &lt;em&gt;&#171; r&#233;f&#233;rendum &#187;&lt;/em&gt;, auquel participeront cadres et ouvriers, gr&#233;vistes et non gr&#233;vistes. La poursuite de la lutte, d&#233;cid&#233;e par ceux qui ne l'ont pas entam&#233;e, qui n'en sont pas voire qui la combattent farouchement ! Autant de pressions qui s'exerceront pour d&#233;courager la gr&#232;ve de se renforcer, se structurer et s'enhardir au fur et &#224; mesure qu'elle s'installe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi ne vise pas les seuls travailleurs du transport. Le gouvernement a clairement laiss&#233; entendre qu'il ne voulait pas s'en arr&#234;ter-l&#224;. Sans encore s'avancer sur les &#233;ch&#233;ances, il a annonc&#233; la mise en &#339;uvre de mesures identiques dans l'enseignement, la poste, l'EDF, et en g&#233;n&#233;ral tous les services publics. S'il y parvenait, qui peut croire que ce ne serait pas ensuite au tour des autres travailleurs, en particulier du priv&#233;, de voir amput&#233; leur droit de gr&#232;ve, ce dont les patrons du secteur r&#234;vent aussi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R.P.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TmprZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MM0JsWTJobE1pNW5hV1luSUhkcFpIUm9QU0l6TURBaUlHaGxhV2RvZEQwaU1qUXpJaUJoYkhROUp5Y2dMejRLUEM5bWFXZDFjbVUrQ2p3dlpHbDJQZz09Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On appelle ainsi le rapport entre le dernier salaire per&#231;u et la premi&#232;re pension.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Allemagne : &#192; propos de la gr&#232;ve brad&#233;e des roulants de la Deutsche Bahn
</title>
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		<dc:date>2007-09-27T13:17:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>Allemagne
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>Cet &#233;t&#233; fut d&#233;cid&#233;e (dans le cadre de n&#233;gociations salariales entre direction et le syndicat corporatiste GdL), une gr&#232;ve des conducteurs et contr&#244;leurs de la Deutsche Bahn (la soci&#233;t&#233; nationale des chemins de fer)&#8230; qui finalement n'a pas eu lieu comme pr&#233;vu parce que le tribunal du Travail de Nuremberg l'a interdite le 8 ao&#251;t. &lt;br /&gt;Au motif qu'elle aurait engendr&#233; des dommages &#233;conomiques &#171; excessifs &#187;. Le syndicat s'est inclin&#233;, tout en faisant appel. Seuls les conducteurs des S-Bahn&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-53-septembre-octobre-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 53, septembre-octobre 2007
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Allemagne-+" rel="tag"&gt;Allemagne
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233; fut d&#233;cid&#233;e (dans le cadre de n&#233;gociations salariales entre direction et le syndicat corporatiste GdL&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un genre de FGAAC. Syndicat dont l'origine remonte &#224; 1867, effectivement &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), une gr&#232;ve des conducteurs et contr&#244;leurs de la Deutsche Bahn (la soci&#233;t&#233; nationale des chemins de fer)&#8230; qui finalement n'a pas eu lieu comme pr&#233;vu parce que le tribunal du Travail de Nuremberg l'a interdite le 8 ao&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au motif qu'elle aurait engendr&#233; des dommages &#233;conomiques &#171; excessifs &#187;. Le syndicat s'est inclin&#233;, tout en faisant appel. Seuls les conducteurs des S-Bahn (genre de RER) de Berlin et Hambourg (r&#233;seaux autres que les grandes lignes, trains de banlieue ou fret qui tombaient sous le coup de l'arr&#234;t&#233; du tribunal) ont cess&#233; le travail pendant 2 heures le 9 ao&#251;t. Tr&#232;s massivement. D&#232;s le lendemain 10 ao&#251;t, le syndicat GdL avait obtenu en appel l'annulation de la d&#233;cision juridique&#8230; en &#233;change de l'acceptation d'une m&#233;diation avec deux experts, personnalit&#233;s connues de la CDU. Ce qui revenait &#224; s'incliner devant le diktat, le syndicat ayant explicitement accept&#233; d'ajourner la gr&#232;ve. Jusqu'&#224; quand ? Il serait aujourd'hui question d'un &#233;ventuel mouvement en octobre, les revendications des roulants (qui gagnent beaucoup moins que leurs coll&#232;gues en France) n'&#233;tant pas satisfaites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement cass&#233; a fait couler beaucoup d'encre et cela continue. C'est qu'il a pos&#233; la question des conditions de lutte en Allemagne, et des obstacles mis &#233;videmment par le patronat et l'&#201;tat (par le truchement de ses tribunaux), mais aussi par les directions syndicales. En la circonstance aussi bien par le syndicat corporatiste GdL, qui a eu l'initiative puis s'est r&#233;tract&#233;, que par la conf&#233;d&#233;ration quasi monopolistique DGB et son syndicat des transports Transnet, qui ont plus que mollement protest&#233; contre la d&#233;cision de justice et n'ont pas appel&#233; &#224; des r&#233;actions dans leurs propres rangs, sous pr&#233;texte que l'intervention du syndicat &#171; corporatiste &#187;, d&#233;fendant seulement le personnel roulant (conducteurs et contr&#244;leurs), aurait jou&#233; contre les int&#233;r&#234;ts de tous les salari&#233;s de la branche. Les dirigeants de Transnet venaient de signer avec la direction de la Deutsche Bahn un accord salarial ne satisfaisant pas du tout les roulants, ni d'ailleurs les autres cheminots.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Privatisation et m&#233;contentement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce bras de fer se joue sur fond de privatisation imminente (&#224; laquelle la conf&#233;d&#233;ration DGB et Transnet sont favorables, tandis que GdL se dit contre sans indiquer les moyens de l'emp&#234;cher) de la Deutsche Bahn qui se fait un fric fou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se joue aussi sur fond de m&#233;contentement r&#233;el et mesurable des cheminots, contre la privatisation et leurs conditions de salaire et d'emploi &#8211; en particulier du fait d'une baisse spectaculaire des effectifs pour raison de rentabilit&#233;. Mais aussi d'un m&#233;contentement plus g&#233;n&#233;ral dans la classe ouvri&#232;re, si l'on en juge par la sympathie exprim&#233;e aux roulants lors de sondages au moment de leur gr&#232;ve brad&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; une discussion parmi les militants qui dans ce pays se situent sur le terrain de la lutte de classe &#8211; et militent pour leur majeure partie dans des structures li&#233;es &#224; la DGB et ses divers syndicats, dont l'IG-Metall et Ver.di : jusqu'o&#249; ne pas se laisser ligoter par l'appareil ? Et comment se donner les moyens d'une intervention, y compris contre lui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a &#233;videmment pas de r&#233;ponse g&#233;n&#233;rale. Mais s'il est difficile, voire impossible, de discuter abstraitement des moyens d'une intervention jusqu'au bout, aux c&#244;t&#233;s de travailleurs en lutte, reste la question de la volont&#233; pr&#233;alable - ou pas - de la rupture avec l'appareil, et la r&#233;flexion sur les structures d&#233;mocratiques que des travailleurs en gr&#232;ve devraient et pourraient se donner face &#224; la d&#233;faillance ou trahison de l'appareil syndical.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quelle opposition syndicale ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es des tendances et oppositions existent ou d&#233;posent enseigne dans les syndicats. Quelques-unes, &#224; l'initiative de militants d'extr&#234;me gauche, ne regroupent probablement gu&#232;re plus qu'elles-m&#234;mes. D'autres ont des ramifications plus vastes mais un ventre plus mou : en particulier aujourd'hui au sein de la bureaucratie de la DGB, cette dissidence &#8211; sage et institutionnelle &#8211;, qui a constitu&#233; l'ossature de la WASG, qui a fusionn&#233; avec le PDS pour cr&#233;er &#171; Die Linke &#187;, ou &#171; La Gauche &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le congr&#232;s de fondation a eu lieu en juin dernier &#224; Berlin, fusion du PDS (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, force est de reconna&#238;tre que dans quelques mouvements qui ont marqu&#233; l'actualit&#233; sociale ces derniers temps (Opel Bochum en 2004, AEG-N&#252;rnberg en 2005, Bosch-Siemens-Hausger&#228;te-Berlin en 2006 et quelques autres), o&#249; des travailleurs en lutte, et massivement, ont d&#251; capituler et reprendre le travail parce que leurs directions syndicales avaient d&#233;clar&#233; forfait, aucune force organis&#233;e n'a pu, ou voulu, continuer avec une direction de rechange. Ce n'est certes ni facile ni sans risque de bousculer de lourdes institutions, mais il est certainement urgent qu'aujourd'hui en Allemagne, cette volont&#233; naisse et s'impose. Elle se superpose &#224; la n&#233;cessit&#233; d'un parti ouvrier, qui serait vraiment r&#233;volutionnaire, &#224; la diff&#233;rence de ce parti social d&#233;mocrate &#171; bis &#187; qui vient de voir le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut, le d&#233;bat reste cantonn&#233; &#224; la question de savoir s'il faut un grand syndicat unitaire, cens&#233; d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux de tous les travailleurs, par le truchement de conventions collectives g&#233;n&#233;rales (mais en r&#233;alit&#233; ledit syndicat n'en fait rien, et ses structures bradent tout, peu &#224; peu, dans des n&#233;gociations tous azimuts o&#249; les travailleurs sont toujours perdants), ou des syndicats de corporations, comme certains existent depuis longtemps (roulants de la Deutsche Bahn) ou se sont manifest&#233;s r&#233;cemment &#224; l'occasion de luttes (chez les pilotes, les contr&#244;leurs a&#233;riens ou les m&#233;decins de cliniques). Les partisans du syndicalisme &#171; unitaire &#187;, pr&#233;tendent que les dissidents corporatistes n'obtiendraient un mieux pour leurs mandants qu'au d&#233;triment des autres travailleurs &#8211; partant de l'id&#233;e r&#233;formiste qu'il y aurait un magot &#224; &#171; n&#233;gocier &#187;, le plus raisonnablement et &#233;quitablement possible, et pas plus ! En fait, la m&#234;me logique de partage de peau de chagrin inspire les uns et les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si la question &#233;tait ailleurs ? Pas de savoir s'il faut militer dans tel syndicat ou tel autre, mais s'il faudrait des perspectives r&#233;volutionnaires qui seules permettraient, o&#249; qu'on milite syndicalement, d'offrir le cas &#233;ch&#233;ant les moyens d'une vraie direction aux travailleurs en lutte, pour le succ&#232;s de celles-ci ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 septembre 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michelle VERDIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un genre de FGAAC. Syndicat dont l'origine remonte &#224; 1867, effectivement &#171; corporatiste &#187; dans la mesure o&#249; il n'organise que les conducteurs et personnels d'accompagnement des trains, dont le chef fait carri&#232;re politique dans la CDU.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le congr&#232;s de fondation a eu lieu en juin dernier &#224; Berlin, fusion du PDS (issu de l'ancien parti stalinien au pouvoir en RDA entre 1945 et 1989) et de la WASG ou &#171; Alternative &#233;lectorale &#8211; Travail et Justice sociale &#187; (form&#233;e en 2004 par des syndicalistes et sociaux-d&#233;mocrates dissidents, auxquels s'est ralli&#233; plus tard le politicien Oskar Lafontaine, ex-ministre et chef du SPD), ces deux formations ayant nou&#233; des alliances &#233;lectorales &#171; payantes &#187; sur le terrain &#233;lectoral ces derni&#232;res ann&#233;es, en particulier lors de leur premi&#232;re pr&#233;sentation commune aux l&#233;gislatives de 2005 (8,7 % des votants).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> EADS, Airbus, &#171; notre ami &#187; Khadafi, et quelques autres...
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/EADS-Airbus-notre-ami-Khadafi-et-quelques-autres</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Armement
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Nicolas Sarkozy
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		<dc:subject>Libye
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		<description>Le 24 juillet dernier, la lib&#233;ration des infirmi&#232;res bulgares et du m&#233;decin palestinien retenus depuis plusieurs ann&#233;es en Libye achevait le retour en gr&#226;ce de son dictateur le colonel Khadafi aupr&#232;s des puissances imp&#233;rialistes. L'ancien &#171; &#201;tat-voyou &#187; a ces derni&#232;res ann&#233;es indemnis&#233; les victimes d'attentats imput&#233;s &#224; ses services secrets. Il discute de sa participation &#224; Frontex, un syst&#232;me de patrouilles en M&#233;diterran&#233;e pour intercepter les embarcations de fortune des immigrants&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-53-septembre-octobre-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 53, septembre-octobre 2007
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Armement-+" rel="tag"&gt;Armement
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Nicolas-Sarkozy-+" rel="tag"&gt;Nicolas Sarkozy
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Libye-+" rel="tag"&gt;Libye
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 24 juillet dernier, la lib&#233;ration des infirmi&#232;res bulgares et du m&#233;decin palestinien retenus depuis plusieurs ann&#233;es en Libye achevait le retour en gr&#226;ce de son dictateur le colonel Khadafi aupr&#232;s des puissances imp&#233;rialistes. L'ancien &#171; &#201;tat-voyou &#187; a ces derni&#232;res ann&#233;es indemnis&#233; les victimes d'attentats imput&#233;s &#224; ses services secrets. Il discute de sa participation &#224; Frontex, un syst&#232;me de patrouilles en M&#233;diterran&#233;e pour intercepter les embarcations de fortune des immigrants clandestins, et de la d&#233;localisation sur son sol des centres de r&#233;tention des pays occidentaux. Il ne manquait plus qu'un vernis de respectabilit&#233; pour l'opinion publique internationale. C'est chose faite.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le marigot de la vente d'armes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 2004, l'Europe avait lev&#233; son embargo sur la vente d'armes &#224; destination de la Libye. Le premier trust &#224; d&#233;crocher la timbale est EADS. Le consortium de l'a&#233;ronautique civile (Airbus) et militaire, et de l'a&#233;rospatiale (Ariane) va vendre pour 168 millions d'euros de missiles antichars Milan, et pour 128 millions de plus de syst&#232;mes de communications crypt&#233;es T&#233;tra. Selon &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;, Tripoli pourrait aussi acheter bient&#244;t des fr&#233;gates et des sous-marins, notamment le Scorp&#232;ne fabriqu&#233; par DCNS, la soci&#233;t&#233; priv&#233;e issue des arsenaux d'&#201;tat fran&#231;ais. Au total, un milliard d'euros est en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, le PS d&#233;nonce la vente d'armes &#224; un r&#233;gime &#171; qui a &#233;t&#233; &#224; l'origine d'actes terroristes &#187;. Mais c'est oublier que la gauche au pouvoir n'a pas eu davantage de scrupules. Que ce soit la vente de munitions &#224; l'Iran, alors sous embargo pour cause de guerre avec l'Irak (affaire Luchaire), le versement de pots-de-vin monstrueux (affaire des fr&#233;gates de Ta&#239;wan, dans laquelle &#233;tait impliqu&#233; Roland Dumas), le commerce a toujours prim&#233; sur le reste. Les arm&#233;es des grandes puissances constituent de juteux march&#233;s. Mais ils sont quasiment le pr&#233; carr&#233; des trusts nationaux. C'est ailleurs que se r&#233;alisent les profits d'entreprises comme EADS. 33,5 % des ventes d'armes fran&#231;aises entre 1996 et 2005 ont eu pour destination le Moyen-Orient. En r&#233;alit&#233;, lesdits &#171; &#201;tats-voyous &#187;, actuels ex- ou futurs, sont les vaches &#224; lait des capitalistes bien de chez nous.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Leurs emplettes, nos emplois ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette client&#232;le p&#232;se &#233;galement dans l'industrie civile. &#192; commencer bien s&#251;r par la fameuse centrale nucl&#233;aire vendue par Areva, pour laquelle Sarkozy est all&#233; jouer les VRP fin juillet. Selon Claude Gu&#233;ant, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'&#201;lys&#233;e, ce contrat &lt;em&gt;&#171; signifie qu'un pays qui respecte les normes internationales &lt;/em&gt;(sic !)&lt;em&gt; peut &#234;tre dot&#233; d'une industrie nucl&#233;aire civile &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;1 Camille Bauer, &#171; Le nucl&#233;aire offert aux Libyens &#187;, L'Humanit&#233;, 27 juillet (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Comprenez : &#171; nous pouvons lui vendre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EADS touche une seconde fois le jackpot, via sa filiale Airbus : Afriqiyah Airways, la compagnie a&#233;rienne libyenne, a confirm&#233; 11 des 20 commandes d'A-320 et A-350 au dernier salon du Bourget. &#192; cette occasion, Airbus a totalis&#233; 339 commandes, dont une bonne partie pour les compagnies a&#233;riennes&#8230; du Golfe persique. Le record &#233;tabli lors du salon 2005 (280 unit&#233;s) est enfonc&#233;, le carnet de commandes, 728 dont 425 fermes soit 100 milliards d'euros, plein &#224; craquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant la preuve, pour ceux qui en douteraient, que les &#171; int&#233;r&#234;ts fran&#231;ais &#187; &#224; l'&#233;tranger sont ceux des patrons et pas des travailleurs, c'est que le nouveau Pdg Louis Gallois maintient le plan Power 8 : suppression de 10 000 emplois et vente de non plus 6, mais 7 sites sur 16. Airbus affiche certes une perte de 572 millions d'euros, au titre du retard de l'A-380. Mais la maison m&#232;re EADS d&#233;gage quant &#224; elle au total un b&#233;n&#233;fice de 399 millions. Surtout, le groupe conserve une cagnotte de 4,2 milliards d'euros ! Largement de quoi maintenir l'emploi et les salaires de tous. Au lieu de quoi la direction entend faire des &#171; &#233;conomies &#187; par la sous-traitance et l'augmentation des cadences, c'est-&#224;-dire davantage de profits pour les actionnaires ; 2,1 milliards d'euros par an exactement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les r&#233;actions des travailleurs &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, les syndicats d'Airbus ont surtout cherch&#233; &#224; convaincre les dirigeants du constructeur a&#233;ronautique et Sarkozy de la n&#233;cessit&#233; d'investir, d'&#171; arr&#234;ter de m&#233;langer finance et industrie &#187;. Autant convaincre le loup de devenir v&#233;g&#233;tarien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les ouvriers, notamment les jeunes, qui ont pouss&#233; &#224; la gr&#232;ve, parfois sauvage. Ainsi en avril dernier &#224; l'annonce du versement de la prime de 2,80 euros : &lt;em&gt;&#171; Les syndicats nous promettaient sans arr&#234;t des actions, et il ne se passait jamais rien. Il a fallu faire nous-m&#234;mes quelque chose &#187;&lt;/em&gt;, expliquait un gr&#233;viste de Saint-Nazaire &#224; &lt;em&gt;Lib&#233;ration&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cet &#233;t&#233;, la direction temporise : 1 138 postes seulement seront supprim&#233;s dans les usines Airbus fran&#231;aises, au lieu des 1 500 initialement pr&#233;vus, et la cession des sites est repouss&#233;e d'un mois, pour octobre. C'est &#224; ce moment-l&#224; que Power 8 prendra effet. Il n'est pas dit qu'il passera. &#192; en croire un sondage CSA pour &lt;em&gt;l'Humanit&#233;&lt;/em&gt;, 82 % des Fran&#231;ais soutenaient les manifestations contre Power 8 au printemps pass&#233;. Licencier, alors que les coffres et le carnet de commande sont manifestement pleins, expose EADS &#224; une r&#233;action de col&#232;re chez ses propres salari&#233;s, mais aussi au-del&#224;. Pour peu que les travailleurs de ce poids lourd de l'industrie fran&#231;aise se mettent en gr&#232;ve, ils pourraient f&#233;d&#233;rer dans un m&#234;me combat pour l'interdiction des licenciements nombre d'entreprises confront&#233;es aux m&#234;mes menaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 septembre 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#61472;&lt;strong&gt;Mathieu PARANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;1 Camille Bauer, &lt;em&gt;&#171; Le nucl&#233;aire offert aux Libyens &#187;&lt;/em&gt;, L'Humanit&#233;, 27 juillet 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Automobile : Peugeot-Citro&#235;n entend licencier des milliers de salari&#233;s par an
</title>
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		<dc:subject>PSA
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Le 4 septembre dernier, Christian Streiff, PDG du groupe PSA Peugeot-Citro&#235;n, a annonc&#233; &#224; la presse ses &#171; ambitions &#187; pour l'horizon 2010-2015 : offensive de ventes en Europe et &#224; l'international, comp&#233;titivit&#233; et qualit&#233; au top, acc&#233;l&#233;ration des nouveaux projets de v&#233;hicules mais surtout r&#233;duction de co&#251;ts et suppressions de personnel. &lt;br /&gt;PSA a d&#233;j&#224; supprim&#233; plus de 7 000 postes en 2006, sous le r&#232;gne de Jean-Martin Folz, essentiellement dans la production. Son successeur Christian&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-53-septembre-octobre-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 53, septembre-octobre 2007
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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-PSA-+" rel="tag"&gt;PSA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 4 septembre dernier, Christian Streiff, PDG du groupe PSA Peugeot-Citro&#235;n, a annonc&#233; &#224; la presse ses &lt;em&gt;&#171; ambitions &#187;&lt;/em&gt; pour l'horizon 2010-2015 : offensive de ventes en Europe et &#224; l'international, comp&#233;titivit&#233; et qualit&#233; au top, acc&#233;l&#233;ration des nouveaux projets de v&#233;hicules mais surtout r&#233;duction de co&#251;ts et suppressions de personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PSA a d&#233;j&#224; supprim&#233; plus de 7 000 postes en 2006, sous le r&#232;gne de Jean-Martin Folz, essentiellement dans la production. Son successeur Christian Streiff s'est attaqu&#233; cette ann&#233;e aux centres techniques : d&#232;s son arriv&#233;e, au printemps dernier, il y a annonc&#233; 4 800 suppressions de postes, dont 1 800 postes d'ouvriers, 1 800 d'ETAM (Employ&#233;, Technicien, Agent de Ma&#238;trise) et 1 200 de cadres et ing&#233;nieurs. &#192; cela, il faut ajouter la fermeture, dans la production, d'une des deux cha&#238;nes de montage de l'usine d'Aulnay, avec 1 000 suppressions d'emplois pour ao&#251;t 2008 et des d&#233;parts d'int&#233;rimaires un peu partout. Si bien qu'on peut encore pr&#233;voir au moins 7 000 postes supprim&#233;s en Europe occidentale sur un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le PDG de PSA vient de mettre un nouveau coup de pression aux fournisseurs pour faire baisser leurs prix, avec le mot d'ordre de &lt;em&gt;&#171; d&#233;velopper leur production dans les pays &#224; bas co&#251;ts &#187;&lt;/em&gt;. Quoi d'&#233;tonnant que le magazine &lt;em&gt;L'Expansion&lt;/em&gt; de septembre 2007 fasse &#233;tat de la catastrophe pour le secteur automobile fran&#231;ais : depuis septembre 2006, 14 000 suppressions d'emplois annonc&#233;es chez les constructeurs et gros &#233;quipementiers, et des dizaines de fermetures de sites, 33 200 int&#233;rimaires remerci&#233;s fin 2004, 26 000 fin 2006&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Accords de m&#233;thode : embarquer les syndicats dans l'op&#233;ration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant l'annonce des suppressions de postes dans les centres techniques, la direction de PSA avait fait signer, le 6 avril, par la plupart des syndicats, sauf la CGT, un accord dit de Gestion pr&#233;visionnelle des emplois et comp&#233;tences (GPEC). Pr&#233;sent&#233; par les syndicats signataires comme devant favoriser &#233;volutions de carri&#232;res ou reconversions d&#233;sir&#233;es, cet accord s'inscrit dans la strat&#233;gie institu&#233;e par &lt;em&gt;&#171; la loi du 18 janvier 2005 de programmation de la coh&#233;sion sociale &#187;&lt;/em&gt; consistant &#224; n&#233;gocier &#224; l'avance avec les syndicats les r&#233;ductions d'effectifs, sous le nom d'&lt;em&gt;&#171; accords de m&#233;thode &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'encre des signatures &#224; peine s&#232;che, Streiff annon&#231;ait les suppressions d'emplois, que la GPEC devrait lui permettre de r&#233;aliser en douce. Car le contenu r&#233;el de l'accord porte essentiellement sur des plans de d&#233;parts et de mobilit&#233; dits &lt;em&gt;&#171; volontaires &#187;&lt;/em&gt;. Dont sont d'ailleurs exclues toutes mesures de pr&#233;retraite, les plus proches de l'&#226;ge de la retraite n'ayant m&#234;me pas droit aux aides au d&#233;part des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TnpBZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MMkYxZEc4dE1pNW5hV1luSUhkcFpIUm9QU0l6TURBaUlHaGxhV2RvZEQwaU1qQTFJaUJoYkhROUp5Y2dMejRLUEM5bWFXZDFjbVUrQ2p3dlpHbDJQZz09Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Un plan de licenciement cach&#233;&#8230; et bon march&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les mesures pr&#233;vues dans le plan, s'adressent aux salari&#233;s de moins de 59 ans qui peuvent demander un licenciement &#233;conomique volontaire avec une prime allant de 6 mois de salaire (pour un an d'anciennet&#233;) &#224; 18 mois de salaire pour les ouvriers et ETAM (pour 40 ans d'anciennet&#233; !), 24 mois pour les ing&#233;nieurs et cadres. Mais cette prime n'est accord&#233;e qu'&#224; la condition d'avoir un projet de reconversion qui exclut de b&#233;n&#233;ficier des assurances ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s peuvent aussi demander un cong&#233; de reclassement (pay&#233; en partie &#224; 100 %, en partie &#224; 65 %), autre forme de mise &#224; la porte volontaire, o&#249; le salari&#233; est suivi par une cellule &lt;em&gt;&#171; emploi-mobilit&#233; &#187;&lt;/em&gt; pendant une dur&#233;e d'au moins 4 mois, la prime de d&#233;part &#233;tant alors de 3 mois inf&#233;rieure &#224; la prime de licenciement volontaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce volontariat a ses limites : c'est la direction qui d&#233;cide qui y a droit. Afin de pr&#233;venir la d&#233;sertion dans des secteurs-clefs, elle a d&#233;finit des &lt;em&gt;&#171; m&#233;tiers sous-tension &#187;&lt;/em&gt; o&#249; elle interdit &#224; ceux qui l'auraient souhait&#233; de partir. Elle pourra de toute mani&#232;re y r&#233;duire quand m&#234;me les effectifs en jouant sur les emplois de prestataires, nombreux dans ces services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'&#233;tiquette GPEC il s'agit bien d'un plan de licenciement camoufl&#233;, &#224; tr&#232;s bon march&#233;, qui &#233;vite &#224; la direction d'avoir &#224; n&#233;gocier un plan social, et o&#249; elle esp&#232;re &#233;viter, avec la complicit&#233; des directions syndicales, une riposte collective, en individualisant les d&#233;parts. Notons que, dans ces syndicats, certaines sections, comme la CFDT du centre technique de La Garenne (Hauts de Seine), ont d&#233;sapprouv&#233; publiquement la signature.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Prends les miettes et tire toi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le volontariat &#224; la sauce PSA c'est la pression de la hi&#233;rarchie sur chaque volontaire potentiel isol&#233;, qu'on cherche &#224; convaincre qu'il n'a pas d'autre choix que d'accepter un d&#233;part. On te dit qu'on n'a plus besoin de toi, que ton poste va &#234;tre supprim&#233;, que si tu restes, on te mute dans un service qui ne te convient pas, voire sur un site &#224; deux heures de chez toi, et que ce serait l'occasion de b&#233;n&#233;ficier d'aides de reconversion avant de risquer de te faire d&#233;gager par un plan de licenciement pur et simple et moins avantageux, si les volontaires ne sont pas assez nombreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est fait pour pousser les salari&#233;s vers les cellules &lt;em&gt;&#171; emploi-mobilit&#233; &#187;&lt;/em&gt;&#8230; pour mieux les pousser dehors. Que tu mettes la main dans l'engrenage, juste pour te renseigner, et te voil&#224; promu candidat au d&#233;part. Dans certains sites, les salari&#233;s n'h&#233;sitent pas &#224; parler de harc&#232;lement de la part de leur hi&#233;rarchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour faire la pub des d&#233;parts, la direction organise des journ&#233;es &lt;em&gt;&#171; rencontres de l'emploi &#187;&lt;/em&gt;, comme le 6 juillet en r&#233;gion parisienne : d&#233;parts collectifs en bus vers le centre de Poissy o&#249; attendaient les stands de chasseurs de t&#234;te ou de techniciens (rien pour les ouvriers qu'on avait aussi amen&#233;s l&#224;), &#224; savoir quelques grands groupes, des entreprises de sous-traitance automobile ou m&#234;me une ou deux boites de prestation, qui vous renverront peut-&#234;tre demain travailler par intermittence&#8230; &#224; PSA.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une vague qui en pr&#233;pare d'autres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous n'allons &lt;em&gt;&#171; pas grossir les rangs des ch&#244;meurs &#187;&lt;/em&gt; d&#233;clarait &#224; la presse, peu apr&#232;s l'annonce du plan, le DRH du groupe, J.-L. Vergne, vantant l'&lt;em&gt;&#171; &#233;thique humaniste de la maison Peugeot &#187;&lt;/em&gt;. Mais ceux qui acceptent le d&#233;part volontaire n'ont aucune garantie de ne pas se retrouver dans quelques mois &#224; l'ANPE, ainsi que ceux qui ne pourraient pas accepter une de ces mutations forc&#233;es pr&#233;vues au programme. Rappelons qu'&#224; Faurecia, filiale de PSA, o&#249; ce type de d&#233;parts existe d&#233;j&#224; depuis plusieurs ann&#233;es, de nombreux salari&#233;s partis avec des projets qu'ils croyaient bons, se sont rapidement trouv&#233;s &#224; gal&#233;rer dans les emplois pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que PSA vient d'annoncer, en ce mois de septembre, c'est bien qu'il compte poursuivre les vagues de suppressions d'emplois dans les prochaines ann&#233;es. Sans en pr&#233;ciser les chiffres. Au journal &lt;em&gt;La Tribune&lt;/em&gt; qui lui demandait &lt;em&gt;&#171; 2 000 &#224; 3 000 ? &#187;&lt;/em&gt;, Streiff a r&#233;pondu que ce n'&#233;tait l&#224; que le nombre des &lt;em&gt;&#171; d&#233;parts naturels &#187;&lt;/em&gt; annuels pr&#233;visibles. Pour les d&#233;parts non naturels ? Les chiffres pr&#233;visibles tournent plus vraisemblablement autour de 15 000 pour les trois ans &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Faible rentabilit&#233; ? Baisse des ventes ? De qui se moquent-ils ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les patrons de PSA se plaignent d'une r&#233;cente &lt;em&gt;&#171; d&#233;gradation des ventes en Europe de l'Ouest et de la rentabilit&#233; du groupe &#187; &lt;/em&gt; ? Mais les ventes du groupe ont augment&#233; de 65 % depuis 1998. L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des actionnaires du 23 mai dernier, peu apr&#232;s l'annonce des 4 800 suppressions de postes, enregistrait 747 728 147 &#8364; de b&#233;n&#233;fices pour l'ann&#233;e et 693 248 137 &#8364; de report des b&#233;n&#233;fices de l'an dernier, soit un total de plus 1,4 milliard, dont les actionnaires se partageaient 317 millions d'euros en dividendes (95 millions pour la seule famille Peugeot), gardant le reste en r&#233;serve. Avec une telle somme on pourrait verser salaires plus charges de 40 000 nouveaux emplois. Les 300 &#8364; de plus par mois pour les 210 000 salari&#233;s du groupe, r&#233;clam&#233;s par les gr&#233;vistes d'Aulnay, ne repr&#233;sentent que la moiti&#233; de ces b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de conna&#238;tre &#224; ce jour l'&#233;tat d'avancement du plan de d&#233;parts en cours. Lors du CCE du 11 septembre la direction se f&#233;licitait d'avoir obtenu 3 100 candidatures au d&#233;part (dont 1 380 cadres, 760 Etam, 970 ouvriers). On compterait &#233;galement 6 % de d&#233;parts chez les directeurs, dont quelques grands, comme la directrice financi&#232;re pour incompatibilit&#233; d'humeur avec Streiff ; ceux-l&#224; sont s&#251;rement mieux indemnis&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'inqui&#233;tude est grande, m&#234;me parmi les ing&#233;nieurs jusque l&#224; &#233;pargn&#233;s et parmi les techniciens qui vont &#234;tre les plus touch&#233;s par le plan de l'ann&#233;e en cours. La loi du silence pratiqu&#233;e par la direction sur les services et sites vis&#233;s, sur le nombre de salari&#233;s qui doivent y &#234;tre pouss&#233;s &#224; la porte et de ceux qui resteront pour effectuer une charge de travail que Streiff promet de plus en plus lourde, l'accro&#238;t. La grogne est latente, qui ferait bien d'exploser sans attendre les milliers de suppressions d'emplois d&#233;j&#224; programm&#233;es pour les ann&#233;es qui viennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 septembre 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#61472;L&#233;o BASERLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> R&#233;forme des universit&#233;s : un nouveau pas dans la casse du service public
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Reforme-des-universites-un-nouveau-pas-dans-la-casse-du-service-public</link>
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		<dc:date>2007-09-27T13:17:33Z</dc:date>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Universit&#233;
</dc:subject>

		<description>Annonc&#233;e &#224; la mi-juin, la loi sur &#171; les libert&#233;s et responsabilit&#233;s des universit&#233;s &#187; &#224; &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e par Sarkozy et Val&#233;rie P&#233;cresse (ministre de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche) comme l'une des premi&#232;res grandes &#171; r&#233;formes &#187; du gouvernement. L'empressement &#224; passer sa loi le plus vite possible, &#224; coup de proc&#233;dure d'urgence, pour que tout soit boucl&#233; pendant les vacances, avait de quoi inqui&#233;ter. &lt;br /&gt;Ladite r&#233;forme a donc, d&#232;s le mois de juin, rassembl&#233; la majorit&#233; des&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-53-septembre-octobre-2007-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 53, septembre-octobre 2007
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Universite-+" rel="tag"&gt;Universit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Annonc&#233;e &#224; la mi-juin, la loi sur &#171; les libert&#233;s et responsabilit&#233;s des universit&#233;s &#187; &#224; &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e par Sarkozy et Val&#233;rie P&#233;cresse (ministre de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche) comme l'une des premi&#232;res grandes &#171; r&#233;formes &#187; du gouvernement. L'empressement &#224; passer sa loi le plus vite possible, &#224; coup de proc&#233;dure d'urgence, pour que tout soit boucl&#233; pendant les vacances, avait de quoi inqui&#233;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ladite r&#233;forme a donc, d&#232;s le mois de juin, rassembl&#233; la majorit&#233; des organisations syndicales du personnel, enseignants ou non, des universit&#233;s contre elle. De m&#234;me au niveau &#233;tudiant, jusqu'&#224; l'Unef dont les dirigeants semblent avoir h&#233;sit&#233; et chang&#233; plusieurs fois de position avant, finalement, de la condamner. Les facs n'ont pourtant pas connu de mouvements importants. Seuls les personnels &#233;taient pr&#233;sents au moment de l'annonce de la loi. Mais les petites assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales qui se sont tenues (500 personnes &#224; Toulouse, 200 &#224; Rouen, 150 &#224; Lyon ou 180 &#224; Paris-Jussieu) ont t&#233;moign&#233; au moins d'une certaine inqui&#233;tude. Et les syndicats continuent &#224; exprimer leur hostilit&#233;. Un texte des syndicats des personnels de l'universit&#233; (FSU, CGT, UNSA, Solidaires, FO) r&#233;affirme ainsi d&#233;but septembre que &lt;em&gt;&#171; cette loi est inacceptable &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut quand m&#234;me regarder un peu en d&#233;tail ce dont il s'agit pour discerner les vraies attaques contenues dans la r&#233;forme Sarkozy-P&#233;cresse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;R&#233;organisation de fa&#231;ade&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'objectif affich&#233; est essentiellement d'accro&#238;tre l'&#171; autonomie &#187; des universit&#233;s, &#224; savoir les possibilit&#233;s de gestion des ressources par les universit&#233;s elles-m&#234;mes, de mani&#232;re d&#233;centralis&#233;e. La mesure la plus spectaculaire consiste en un toilettage de l'organisation administrative des facs, avec un Conseil d'administration restreint de 20 &#224; 30 membres et des pouvoirs &#233;largis dans ce conseil pour le pr&#233;sident de l'universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures ont &#233;t&#233; au centre des critiques syndicales. Il faut dire que la principale cons&#233;quence en est de diminuer leur nombre d'&#233;lus (en particulier pour les syndicats &#233;tudiants), et de diminuer d'autant leur r&#244;le de &#171; partenaires &#187; dont ils sont si fiers. Ce n'est toutefois ni vraiment ni essentiellement l&#224; que se situe l'attaque contre l'ensemble des personnels et des &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Insertion professionnelle, Au service de qui ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Autre point qui a soulev&#233; la protestation en particulier dans le milieu militant &#233;tudiant de gauche et d'extr&#234;me gauche, l'inscription de l'&lt;em&gt;&#171; orientation et de l'insertion professionnelle &#187;&lt;/em&gt; au nombre des missions des universit&#233;s. Ce milieu d&#233;nonce la &#171; professionnalisation &#187; de l'universit&#233; &#224; laquelle il faudrait opposer une mission de formation g&#233;n&#233;rale, coup&#233;e de tout objectif professionnel, la promotion du savoir pour le savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, c'est taper un peu &#224; c&#244;t&#233; du vrai probl&#232;me... et des pr&#233;occupations de la majorit&#233; des &#233;tudiants. Il n'y a pas &#224; s'&#233;tonner, ni particuli&#232;rement &#224; s'offusquer qu'un jeune d&#233;sire que ses &#233;tudes lui permettent de trouver un emploi. C'est d'ailleurs l&#224;-dessus que le gouvernement s'appuie pour justifier d&#233;magogiquement sa r&#233;forme. D&#233;magogiquement, car c'est l&#224; aussi que r&#233;side une premi&#232;re entourloupe de la r&#233;forme P&#233;cresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, en lieu d'insertion professionnelle il s'agit d'abord d'accro&#238;tre le contr&#244;le direct des grandes entreprises sur les formations. Au programme, la possibilit&#233; de multiplier les dipl&#244;mes &#233;labor&#233;s avec le patronat, en fonction de ses besoins du moment. Tout b&#233;n&#233;fice pour les entreprises en question qui pourront former la main d'oeuvre &#224; leur guise, disposeront de stagiaires bon march&#233; et par dessus le march&#233; toucheront certainement exon&#233;rations et subventions pour leur implication dans la formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; &#233;tudiants l'avenir est moins riant : des dipl&#244;mes d&#233;valoris&#233;s, valables dans une seule entreprise. Or les exemples existent d&#233;j&#224; de jeunes titulaires d'une licence Michelin &#224; Clermont-Ferrand ou d'une licence Phillips &#224; Rennes, &#171; licenci&#233;s &#187; dans tous les sens du terme, et se retrouvant sur le carreau avec un dipl&#244;me qui ne leur ouvre les portes... que de l'entreprise qui vient de les mettre dehors !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mani&#232;re d'associer directement les entreprises aux formations universitaires remplit un double r&#244;le : ajuster les cursus aux besoins patronaux, mais aussi diminuer les fonds que l'&#201;tat investit dans les universit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;De l'autonomie comme mode de gestion de la p&#233;nurie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car l'octroi d'une nouvelle &#171; autonomie des universit&#233;s &#187; semble devoir surtout aboutir &#224; un nouveau d&#233;sengagement financier de l'&#201;tat. L'autonomie budg&#233;taire qui est promise aux facs au nom de la souplesse et de l'adaptation, cache la gestion de la mis&#232;re, sinon pour toutes, du moins pour celles qui ne figureront pas au nombre des &#171; p&#244;les d'excellence &#187;, richement dot&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la gestion budg&#233;taire fac par fac, il s'agira de trouver de nouvelles sources de financement. D'o&#249; l'encouragement des partenariats avec les entreprises. D'o&#249; aussi la possibilit&#233; de recourir &#224; des fondations priv&#233;es comme l'a fait l'Universit&#233; Lyon 1 o&#249; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e une fondation l'associant &#224; Sanofi-Pasteur et &#224; la Banque Populaire, laquelle est charg&#233;e de collecter de l'argent priv&#233; pour l'universit&#233;. Il s'agit explicitement de &lt;em&gt;&#171; renforcer le lien entre l'universit&#233; et les entreprises &#187;&lt;/em&gt;. Ce qui ne peut qu'aboutir au contr&#244;le accru sur les universit&#233;s par les entreprises qui leur apportent les fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;forme de cet &#233;t&#233; n'a pas touch&#233; (en clair augment&#233;) les frais d'inscription. Mais cette n&#233;cessit&#233; de nouvelles sources de financement pourrait bien justifier une future d&#233;r&#233;glementation de ces frais d'inscription. Les &#233;tudiants eux-m&#234;mes devraient alors payer le d&#233;sengagement de l'&#201;tat et, au passage, cela creuserait encore les in&#233;galit&#233;s entre &#171; p&#244;les d'excellences &#187; et ce qui deviendra des &#171; facs poubelles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, ce sont surtout les personnels en particulier non enseignants (administratifs, techniciens et ouvriers) qui trinquent. Car autonomie dans la gestion des ressources humaines oblige, les possibilit&#233;s d'embauche de contractuels (donc hors statut de la fonction publique) sont accrues. Encore un bon moyen de faire des &#233;conomies sur les conditions de travail et de salaire. Le gouvernement met en avant &#8211; sans rire ! &#8211; une avanc&#233;e contre la pr&#233;carit&#233; avec la possibilit&#233; de CDI au lieu des CDD renouvel&#233;s tous les ans qui existent aujourd'hui. L'escroquerie est trop visible vu que le m&#234;me gouvernement veut en finir avec les CDI et instaurer des contrats uniques et pr&#233;caires pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TnpFZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MM1Z1YVhZdVoybG1KeUIzYVdSMGFEMGlNelV3SWlCb1pXbG5hSFE5SWpFNU1pSWdZV3gwUFNjbklDOCtDand2Wm1sbmRYSmxQZ284TDJScGRqND0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Pour une rentr&#233;e offensive&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tous les probl&#232;mes &#233;voqu&#233;s ci-dessus ne sont pas cr&#233;&#233;s par cette seule r&#233;forme. Le contr&#244;le du patronat sur certaines formations existe d&#233;j&#224;. Le syst&#232;me universitaire &#224; deux vitesses avec les facs d'excellences et les autres est d&#233;j&#224; bien en place. La pr&#233;carit&#233; aussi : par exemple la proportion de pr&#233;caires chez les personnels non enseignants dans une universit&#233; comme Lyon 1 reste stable, autour de 30 % depuis 2003. Mais la r&#233;forme est un pas suppl&#233;mentaire vers une politique g&#233;n&#233;rale de casse et de privatisation des services publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats promettent une &#171; rentr&#233;e offensive &#187; dans les universit&#233;s. On ne peut que souhaiter que ce soit le cas. Mais surtout que la riposte des &#233;tudiants comme du personnel s'ins&#232;re dans celle, plus g&#233;n&#233;rale et n&#233;cessaire, de l'ensemble des travailleurs contre les attaques tous azimuts dont ils sont la cible. Et pour cela, qu'ils sachent s'adresser &#224; l'ensemble de la population comme ils avaient, en partie au moins, su le faire lors de la lutte contre le CPE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sera peut-&#234;tre plus difficile que pour le CPE, la r&#233;forme risquant d'&#234;tre vue uniquement comme une attaque contre les universit&#233; et son refus un r&#233;flexe corporatiste. L'insistance des syndicats sur les aspects les plus sp&#233;cifiques comme la r&#233;organisation des conseils d'administration va d'ailleurs dans ce sens. Mais s'il y a une chose qui appara&#238;t de plus en plus clairement, et que le monde du travail comprend de mieux en mieux, c'est bien que si les attaques prennent une forme diff&#233;rente dans chaque secteur, elles visent toutes le m&#234;me r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 septembre 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yves LEFORT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Belgique : le communautarisme contre les travailleurs
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Belgique-le-communautarisme-contre-les-travailleurs</link>
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		<dc:date>2007-09-27T13:17:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Belgique
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		<description>La Belgique a connu son 100&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; jour sans gouvernement depuis les &#233;lections du 10 juin. Ces &#233;lections avaient vu la victoire des lib&#233;raux francophones sur leurs homologues socialistes en Wallonie et la remont&#233;e des d&#233;mocrates-chr&#233;tiens au d&#233;triment des lib&#233;raux et surtout des socialistes en Flandre. La formation du gouvernement se fait apr&#232;s que le roi a nomm&#233; un informateur, qui c&#232;de ensuite la place &#224; un formateur charg&#233; de former le nouveau gouvernement. &lt;br /&gt;La mission d'information&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Belgique a connu son 100&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; jour sans gouvernement depuis les &#233;lections du 10 juin. Ces &#233;lections avaient vu la victoire des lib&#233;raux francophones sur leurs homologues socialistes en Wallonie et la remont&#233;e des d&#233;mocrates-chr&#233;tiens au d&#233;triment des lib&#233;raux et surtout des socialistes en Flandre. La formation du gouvernement se fait apr&#232;s que le roi a nomm&#233; un informateur, qui c&#232;de ensuite la place &#224; un formateur charg&#233; de former le nouveau gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mission d'information avait d'abord &#233;t&#233; confi&#233;e au chef de file des lib&#233;raux francophones, Didier Reynders, pour ensuite &#234;tre confi&#233;e &#224; l'ancien premier ministre d&#233;mocrate&#8211;chr&#233;tien flamand Jean-Luc Dehaene. Tous deux avaient conclu qu'un gouvernement de centre droit r&#233;unissant d&#233;mocrates-chr&#233;tiens et lib&#233;raux tant n&#233;erlandophones que francophones &#233;tait la coalition la plus viable, coalition dite de &#171; l'orange bleue &#187;. Le 15 juillet, un mois apr&#232;s les &#233;lections, l'homme fort du parti d&#233;mocrate chr&#233;tien flamand, Yves Leterme avait &#233;t&#233; charg&#233; de former le gouvernement. Il rendait son tablier le 26 ao&#251;t devant les &#171; d&#233;saccords communautaires &#187;. Depuis, un &#171; explorateur &#187; a &#233;t&#233; nomm&#233; par le roi, charg&#233; de trouver une issue &#224; la situation. &#192; noter que toutes ces p&#233;rip&#233;ties et leur dur&#233;e ne sont cependant pas chose nouvelle en Belgique. En 1987, il avait fallu 5 mois pour former le gouvernement et 4 mois en 1978.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une opposition d&#233;pass&#233;e par l'histoire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc lieu de s'interroger sur ces &#171; oppositions communautaires &#187;, c'est-&#224;-dire les d&#233;saccords entre les partis francophones et flamands, ces derniers revendiquant davantage d'autonomie pour les r&#233;gions et donc une r&#233;forme de l'&#201;tat, ce que rejettent les partis francophones, regroup&#233;s pour la cause dans un &#171; front francophone &#187;. Du coup on pourrait se demander s'ils refl&#232;tent r&#233;ellement des int&#233;r&#234;ts diff&#233;rents entre les bourgeoisies francophone et n&#233;erlandophone. En fait, aujourd'hui, il appara&#238;t clairement que ce n'est pas le cas. D'ailleurs tous ces partis &#171; en d&#233;saccord &#187; s'accordent quand m&#234;me sur le principal, c'est-&#224;-dire sur une politique pro-patronale visant &#224; l'aggravation des conditions de vie des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes dans le pass&#233;, une r&#233;elle discrimination linguistique a bien exist&#233; en Belgique, &#224; travers l'oppression de la population flamande tant sur le plan &#233;conomique que linguistique par une bourgeoisie francophone. Cela n'est plus le cas depuis bien longtemps. En 1921, un bilinguisme d'&#201;tat a &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233; et en 1932, une fronti&#232;re linguistique r&#233;glementant l'usage des langues en mati&#232;re d'administration ou d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la deuxi&#232;me guerre mondiale la Flandre a m&#234;me pris une place &#233;conomique plus importante, voire pr&#233;pond&#233;rante. Et &#224; la m&#234;me &#233;poque la bourgeoisie industrielle francophone se d&#233;tachait des charbonnages wallons sur le d&#233;clin ainsi que de la sid&#233;rurgie, et devenait une bourgeoisie financi&#232;re r&#233;investissant une partie de ses profits en Flandre, dans les industries li&#233;es au port d'Anvers en particulier. On pouvait donc juger l'oppression linguistique disparue, pour ainsi dire d&#233;pass&#233;e par l'&#233;volution &#233;conomique et sociale de la Belgique moderne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les responsabilit&#233;s de la gauche francophone&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes communautaires ne disparurent pas pour autant. Mais plus que des clivages dus &#224; une r&#233;elle discrimination contre une communaut&#233; ils allaient d&#233;sormais refl&#233;ter les luttes pour le partage des postes et des budgets par les partis politiques se servant des questions linguistiques comme pr&#233;texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux &#233;v&#232;nements sont r&#233;v&#233;lateurs de cette politique communautaire d&#233;magogique. Tout d'abord, au lendemain de la deuxi&#232;me guerre mondiale, fut pos&#233;e la question du retour du roi L&#233;opold III qui avait &#233;t&#233; durant l'occupation particuli&#232;rement conciliant envers les nazis. Suite &#224; un r&#233;f&#233;rendum donnant une majorit&#233; de non en Wallonie et une majorit&#233; de oui en Flandre, le syndicat socialiste francophone ainsi que le PS d&#233;velopp&#232;rent un discours r&#233;gionaliste anti-Flamands, ceux-ci &#233;tant pr&#233;sent&#233;s sous la coupe de leurs cur&#233;s et irr&#233;m&#233;diablement royalistes et conservateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, les grandes gr&#232;ves de l'hiver 1960 qui secou&#232;rent le pays contre un plan d'aust&#233;rit&#233; furent &#233;galement l'occasion de d&#233;velopper ce discours. En prenant pr&#233;texte de l'appel &#224; la reprise du travail lanc&#233;e au nord par le syndicat chr&#233;tien flamand, la FGTB, le syndicat socialiste francophone autour duquel ces gr&#232;ves s'&#233;taient organis&#233;es au sud du pays, et &#224; sa suite le PS, pr&#233;sent&#232;rent l'autonomie de la Wallonie comme la seule perspective pour les travailleurs wallons de voir un jour se r&#233;aliser le socialisme. Ainsi non seulement ils contribu&#232;rent &#224; l'&#233;chec d'une des plus puissantes gr&#232;ves de l'histoire belge, mais ils gangrenaient la conscience ouvri&#232;re en d&#233;veloppant une politique communautariste r&#233;trograde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aboutit finalement &#224; des scissions de tous les partis, PS y compris, entre une aile francophone et une aile n&#233;erlandophone &#224; partir de la fin des ann&#233;es 1960 puis &#224; des r&#233;formes institutionnelles qui men&#232;rent en 1993 &#224; la cr&#233;ation d'un &#233;tat f&#233;d&#233;ral. Si bien que la Belgique compte aujourd'hui 5 gouvernements (f&#233;d&#233;ral, flamand, wallon, de la communaut&#233; fran&#231;aise, bruxellois), 6 parlements (chambre des d&#233;put&#233;s f&#233;d&#233;raux, parlement flamand, parlement wallon, conseil de la r&#233;gion Bruxelles capitale, conseil de la communaut&#233; fran&#231;aise, conseil de la communaut&#233; germanophone) mais un seul s&#233;nat (pour l'instant ?).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une population fataliste ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, une grande partie de la population consid&#232;re avec fatalisme l'&#233;ventualit&#233; de la scission du pays sans pour autant y &#234;tre favorable. Les revendications des partis autonomistes flamands concernant la scission de la s&#233;curit&#233; sociale, des d&#233;penses de sant&#233;, des allocations de ch&#244;mages sont autant de mesures qui nuiraient aux travailleurs des deux c&#244;t&#233;s de la fronti&#232;re mais qui repr&#233;sentent un certain int&#233;r&#234;t pour une partie des petits patrons flamands, qui esp&#232;rent par ce biais payer moins de cotisations et de salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie dans son ensemble n'aurait pourtant semble-t-il pas grand-chose &#224; gagner &#224; une scission du pays, non seulement parce qu'une grande partie des entreprises sont situ&#233;es de part et d'autre mais aussi parce que cela signifierait une complexification administrative. La F&#233;d&#233;ration des entreprises de Belgique mais aussi l'Union des entreprises de Bruxelles, ainsi que la chambre du commerce et de l'industrie de Bruxelles, ont d'ailleurs fait part de cette opinion, regrettant la crise gouvernementale en cours et pointant du doigt avec les &#233;conomistes les tracasseries administratives et le surco&#251;t &#233;conomique cons&#233;cutifs &#224; une s&#233;paration du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elle n'aurait pas forc&#233;ment non plus beaucoup &#224; perdre &#224; l'heure o&#249; les investissements se font &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne sans trop se pr&#233;occuper des fronti&#232;res nationales anciennes&#8230; ou nouvelles (voir la r&#233;cente scission entre Tch&#233;quie et Slovaquie). Quant au cas de Bruxelles, capitale de l'Europe, l&#224; aussi le cadre europ&#233;en pourrait permettre d'&#233;laborer un statut sans trop de mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche les r&#233;formes institutionnelles s'ajoutant aux positions des partis socialistes et des syndicats constituent autant de barri&#232;res entre les travailleurs n&#233;erlandophones et francophones et d'obstacle &#224; leurs luttes communes. Les d&#233;bats, aujourd'hui quotidiens, sur les diff&#233;rences communautaires et les menaces de scission de l'&#201;tat permettent aux politiciens de justifier leurs mesures d'aust&#233;rit&#233; contre les travailleurs au Nord comme au Sud. Les exemples de luttes et de manifestations rassemblant Flamands et Wallons ne manquent pourtant pas. Cela a &#233;t&#233; le cas lors de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 1993, de la lutte men&#233;e par les travailleurs des Forges de Clabecq en 1996-1997, puis de celle des travailleurs de Renault Vilvoorde en 1997 ou encore de la manifestation de la marche blanche. Chaque fois les travailleurs sont apparus ensemble aspirant au rassemblement. Ce serait sans aucun doute le moment d'en faire &#224; nouveau la d&#233;monstration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 septembre 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Andr&#233;e HANOTTE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine &#224; profits
</title>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>Des m&#233;dicaments qu'on sait dangereux mais qu'on vend quand m&#234;me, des dizaines de millions de sid&#233;ens qu'on laisse sans traitement, des cobayes involontaires qui meurent dans des h&#244;pitaux de fortune en Afrique, des dissimulations et des manipulations d'informations scientifiques vitales, un r&#233;seau de pressions et de connivences institutionnalis&#233; entre firmes, m&#233;decins, pharmaciens, visiteurs m&#233;dicaux et pouvoirs publics&#8230; S'il y a bien un secteur du capitalisme mondial qui appara&#238;t le&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Industrie-pharmaceutique-+" rel="tag"&gt;Industrie pharmaceutique
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des m&#233;dicaments qu'on sait dangereux mais qu'on vend quand m&#234;me, des dizaines de millions de sid&#233;ens qu'on laisse sans traitement, des cobayes involontaires qui meurent dans des h&#244;pitaux de fortune en Afrique, des dissimulations et des manipulations d'informations scientifiques vitales, un r&#233;seau de pressions et de connivences institutionnalis&#233; entre firmes, m&#233;decins, pharmaciens, visiteurs m&#233;dicaux et pouvoirs publics&#8230; S'il y a bien un secteur du capitalisme mondial qui appara&#238;t le plus &#171; d&#233;r&#233;gl&#233; &#187;, o&#249; tous les coups sont permis, c'est bien celui des laboratoires pharmaceutiques. Pourtant, si l'industrie pharmaceutique est l'une des plus scandaleuses, c'est aussi l'une des plus r&#233;glement&#233;es : les prix des m&#233;dicaments sont administr&#233;s, l'&#201;tat subventionne la recherche et pr&#233;side &#224; la couverture maladie, la consommation est filtr&#233;e par les prescriptions m&#233;dicales, les strictes &#171; bonnes pratiques de laboratoire et de fabrication &#187; contr&#244;lent la qualit&#233; industrielle...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais plus r&#233;glement&#233; ne veut pas dire moins rentable : l'industrie pharmaceutique a occup&#233; la t&#234;te du classement des industries les plus profitables du magazine &lt;em&gt;Fortune&lt;/em&gt; tous les ans, syst&#233;matiquement, de 1995 &#224; 2003 ; elle joue depuis au coude &#224; coude avec les compagnies mini&#232;res et les multinationales du p&#233;trole. En 2005, Pfizer annon&#231;ait des b&#233;n&#233;fices &#233;quivalents &#224; Total, pour un chiffre d'affaire cinq fois inf&#233;rieur. Malgr&#233; l'extr&#234;me difficult&#233; qu'il y a &#224; voir clair dans des comptes tenus secrets, une &#233;tude canadienne portant sur neuf multinationales affirme que dans le secteur pharmaceutique le taux de rendement apr&#232;s imp&#244;t est plus de deux fois sup&#233;rieur &#224; celui des autres branches industrielles comme l'automobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'y a t-il donc de si particulier dans la production de m&#233;dicaments pour que la rentabilit&#233; de grands groupes comme Pfizer ou Aventis puisse concurrencer celle d'Elf ou Renault, pour que les somnif&#232;res soient souvent plus rentables que le p&#233;trole ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 septembre 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TnpnZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MM05sY25CMGN5NW5hV1luSUhkcFpIUm9QU0l4TkRnaUlHaGxhV2RvZEQwaU16QXdJaUJoYkhROUp5Y2dMejRLUEM5bWFXZDFjbVUrQ2p3dlpHbDJQZz09Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Le syst&#232;me des brevets
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>Dans leurs bilans financiers annuels, les grands laboratoires pharmaceutiques ont annonc&#233; leurs b&#233;n&#233;fices de 2006 : Pfizer (US) a fait 19 milliards de dollars, Glaxo (GB) 7,8, Aventis 4,8 (France) et Merck (US) 4,4. 19 milliards de dollars pour Pfizer, c'est sup&#233;rieur aux profits historiques de Total la m&#234;me ann&#233;e (16 milliards). Les r&#233;sultats nets rapport&#233;s aux chiffres d'affaire, qui permettent de mesurer la rentabilit&#233; commerciale, sont d&#233;mesur&#233;s : 40 % pour Pfizer, 34 % pour&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Sante-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans leurs bilans financiers annuels, les grands laboratoires pharmaceutiques ont annonc&#233; leurs b&#233;n&#233;fices de 2006 : Pfizer (US) a fait 19 milliards de dollars, Glaxo (GB) 7,8, Aventis 4,8 (France) et Merck (US) 4,4. 19 milliards de dollars pour Pfizer, c'est sup&#233;rieur aux profits historiques de Total la m&#234;me ann&#233;e (16 milliards). Les r&#233;sultats nets rapport&#233;s aux chiffres d'affaire, qui permettent de mesurer la rentabilit&#233; commerciale, sont d&#233;mesur&#233;s : 40 % pour Pfizer, 34 % pour Glaxo, 17% pour Aventis, 20 % pour Merck&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chiffres &#233;tablis &#224; partir des bilans annuels 2006 de chaque groupe.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Par comparaison, Total, dont on peut difficilement mettre en cause la rentabilit&#233;, n'affiche qu'un p&#226;le 8 % (un point de plus que Renault) et fait triste figure &#224; c&#244;t&#233; des multinationales de la pharmacie. Comment expliquer ces r&#233;sultats faramineux ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;20 ans de monopole&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On peut commencer par souligner que dans ce secteur, les co&#251;ts de production rapport&#233;s aux prix de vente sont particuli&#232;rement bas. Quand on additionne tous les frais de production, des salaires aux produits chimiques en passant par l'eau purifi&#233;e et l'&#233;lectricit&#233; pour faire tourner les usines, ils ne reviennent en moyenne qu'&#224; quelques dizaines de centimes d'euros pour une bo&#238;te de m&#233;dicament. Le Mopral d'AstraZeneca, qui traite les probl&#232;mes gastriques, est vendu 48,29 euros en pharmacie (en pilulier de 28 g&#233;lules de 20 mg) pour un co&#251;t de production total estim&#233; entre 15 et 30 centimes d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une caract&#233;ristique de l'industrie pharmaceutique permet de tels &#233;carts entre le prix de vente et le co&#251;t de production : le syst&#232;me des brevets propre &#224; la branche, qui permet la constitution de gigantesques monopoles industriels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les brevets pharmaceutiques durent en moyenne vingt ans (un certain nombre de r&#233;glementations, notamment europ&#233;ennes, permettent de les prolonger encore de quelques ann&#233;es). Ils sont appos&#233;s non seulement sur la mani&#232;re de faire les m&#233;dicaments &#8211; sur les proc&#233;d&#233;s de fabrication &#8211; mais aussi sur les mol&#233;cules chimiques elles-m&#234;mes, et le plus souvent sur des familles enti&#232;res de mol&#233;cules, voire sur les g&#232;nes responsables des maladies. Pendant vingt ans, les titulaires des brevets ont donc l'exclusivit&#233; sur l'usage de ces mol&#233;cules. Une fois &#233;coul&#233; le temps de mise au point et de test du m&#233;dicament pour obtenir l'Autorisation de Mise sur le March&#233; (AMM*&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Se reporter au glossaire pour les mots et sigles suivis d'une ast&#233;risque&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) d&#233;livr&#233;e par les agences du m&#233;dicament (Agence Fran&#231;aise de S&#233;curit&#233; Sanitaire des Produits de Sant&#233; ou AFSSAPS en France, et Food and Drug Administration, ou FDA aux &#201;tats-Unis), il reste en moyenne dix &#224; quinze ann&#233;es de monopole total pour les m&#233;dicaments sous brevets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; partir de cette AMM et jusqu'&#224; expiration du brevet que sont lev&#233;es de gigantesques fortunes, parfois plusieurs milliards de dollars par an pour certains m&#233;dicaments. La promotion, particuli&#232;rement agressive, s'effectue alors &#224; coups de campagnes de publicit&#233; directement aupr&#232;s des consommateurs quand la loi l'autorise (comme aux &#201;tats-Unis) et d'envois syst&#233;matiques de visiteurs m&#233;dicaux aupr&#232;s des m&#233;decins (et pharmaciens). Un &#233;l&#233;ment primordial de la machine &#224; profits, c'est le prix exorbitant des m&#233;dicaments prot&#233;g&#233;s par ces brevets. Dans beaucoup de pays les prix sont dits &#171; r&#233;glement&#233;s &#187; car l'&#201;tat les autorise par le biais de commissions des tarifs, mais ils font l'objet d'une surench&#232;re syst&#233;matique. Les &#171; lois du march&#233; &#187;, si souvent &#233;voqu&#233;es, n'ont rien &#224; voir l&#224;-dedans. Tout d&#233;pend des d&#233;cisions politiques, des marchandages des lobbies avec les administrations d'&#201;tat ou les organismes de sant&#233; priv&#233;s aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lucas BRUGHEL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TnpJZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MMjFoYkdobGRYSmxMbWRwWmljZ2QybGtkR2c5SWpNd01DSWdhR1ZwWjJoMFBTSXlNelVpSUdGc2REMG5KeUF2UGdvOEwyWnBaM1Z5WlQ0S1BDOWthWFkrIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Chiffres &#233;tablis &#224; partir des bilans annuels 2006 de chaque groupe.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Se reporter au &lt;a href='https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Glossaire-et-bibliographie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;glossaire&lt;/a&gt; pour les mots et sigles suivis d'une ast&#233;risque&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les profits d'aujourd'hui ne sont pas les m&#233;dicaments de demain
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Les-profits-d-aujourd-hui-ne-sont-pas-les-medicaments-de-demain</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>&#171; Les profits d'aujourd'hui sont les m&#233;dicaments de demain &#187;, &#171; plus on gagne, mieux vous serez soign&#233;s &#187;. Voil&#224; comment les industriels du m&#233;dicament se justifient. En clair, cela veut dire que le co&#251;t de recherche et de d&#233;veloppement d'un m&#233;dicament &#8211; contrairement &#224; la production &#8211; est extr&#234;mement &#233;lev&#233;. 802 millions de dollars en moyenne, selon les publications officielles des syndicats patronaux comme le Leem (Les Entreprises du M&#233;dicament) qui reprennent toujours un chiffre de&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Capitalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Industrie-pharmaceutique-+" rel="tag"&gt;Industrie pharmaceutique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Les profits d'aujourd'hui sont les m&#233;dicaments de demain &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; plus on gagne, mieux vous serez soign&#233;s &#187;&lt;/em&gt;. Voil&#224; comment les industriels du m&#233;dicament se justifient. En clair, cela veut dire que le co&#251;t de recherche et de d&#233;veloppement d'un m&#233;dicament &#8211; contrairement &#224; la production &#8211; est extr&#234;mement &#233;lev&#233;. 802 millions de dollars en moyenne, selon les publications officielles des syndicats patronaux comme le Leem (Les Entreprises du M&#233;dicament) qui reprennent toujours un chiffre de 1993. Les profits seraient un pari pour l'avenir, un gage de bonne science et de bonne sant&#233;... Mais 802 millions pour faire un m&#233;dicament, comment est-ce possible ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La fable de l'innovation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Faire un m&#233;dicament, c'est long, c'est cher et c'est risqu&#233;, nous dit-on. Il faut trier des dizaines de milliers de mol&#233;cules par une technique dite de &#171; screening* &#187; en recherche pr&#233;clinique ; il faut ensuite tester la mol&#233;cule retenue sur les souris, les rats, les chiens, voire les lapins comme au Japon ; il faut enfin se lancer dans les quatre s&#233;ries d'essais cliniques en double aveugle (dans des h&#244;pitaux, l'effet du m&#233;dicament candidat est compar&#233; &#224; celui d'un faux m&#233;dicament, un &#171; placebo &#187;) : le m&#233;dicament est d'abord test&#233; sur quelques dizaines, puis des centaines, enfin des milliers de patients. Toute cette tuyauterie, qui dure souvent cinq &#224; dix ans et consomme des millions, est surnomm&#233;e le &lt;em&gt;pipe-line*&lt;/em&gt;. La hantise des industriels, c'est que le &lt;em&gt;pipe-line &lt;/em&gt;soit vide en fin de course, qu'il y ait par exemple des effets secondaires mortels pour un produit qui ne pourrait donc &#234;tre propos&#233; comme m&#233;dicament. Sur les dizaines de milliers de mol&#233;cules candidates, moins d'une dizaine obtiendront l'AMM convoit&#233;e. Voil&#224; pourquoi il faut investir beaucoup en recherche, voil&#224; pourquoi il faut faire des profits, voil&#224; pourquoi il faut des brevets. CQFD.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Recherche ou marketing ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me, c'est qu'il y a plus d'une faille dans cette fable. Deux d'entre elles sont de taille. D'abord, le chiffre de 802 millions avanc&#233; par l'Office of Technology Assessment de 1993 recouvre aussi le &#171; co&#251;t d'opportunit&#233; &#187; qui tient compte non seulement du co&#251;t des &#233;tudes cliniques et pr&#233;cliniques, mais aussi des profits que l'industriel &lt;em&gt;aurait &lt;/em&gt;faits s'il avait investi ses capitaux dans un autre domaine de recherche et d&#233;veloppement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le livre de Marcia ANGELL en bibliographie.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Sans oublier que ces estimations incluent les co&#251;ts financiers et font l'objet de bien des manipulations comptables. On est loin du co&#251;t r&#233;el de mise au point d'un m&#233;dicament. (&#192; noter que ce chiffrage a d'ailleurs &#233;t&#233; tr&#232;s contest&#233; aux &#201;tats-Unis par les revues sp&#233;cialis&#233;es du secteur !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, tous les laboratoires pharmaceutiques, quels qu'ils soient, investissent nettement plus en marketing qu'en recherche et d&#233;veloppement (R&amp;D) (&lt;em&gt;cf. Tableau&lt;/em&gt;). Ils d&#233;pensent plus pour fabriquer des march&#233;s que des m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. B.&lt;/p&gt;
&lt;table class='table spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Pfizer&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Glaxo&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Aventis&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Merck&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;CA (en milliards de dollars)&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;48,3&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;23,2&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;28,4&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;22,6&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Co&#251;t R&amp;D&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;15 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;21 %&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Co&#251;t des ventes&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;16 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;22 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;27 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;NC&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Frais de marketing, frais g&#233;n&#233;raux et administratifs&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;33 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;31 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;28 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;36 %&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;R&#233;sultat net&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;40 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;34 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;17 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;20 %&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Source : Bilans annuels 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;En fait, les co&#251;ts annonc&#233;s comme de la R&amp;D incluent une partie des frais de marketing, en particulier en ce qui concerne la derni&#232;re phase des essais cliniques (la &#171; phase 4 &#187;) o&#249; personne ne peut &#233;valuer ce qui rel&#232;ve de la pure promotion ou du marketing et de la v&#233;ritable pharmacovigilance. Quant aux co&#251;ts de production, qui n'apparaissent pas dans le tableau, ils sont encore plus difficiles &#224; reconstituer... Pour Pfizer, Glaxo et Aventis les profits et la vente sont largement sup&#233;rieurs aux frais de recherche. Les brevets garantissent bien les profits et les march&#233;s d'aujourd'hui, beaucoup moins les m&#233;dicaments de demain&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir le livre de Marcia ANGELL en bibliographie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'h&#233;g&#233;monie des brevets : une histoire tr&#232;s r&#233;cente
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-hegemonie-des-brevets-une-histoire-tres-recente</link>
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		<dc:date>2007-09-27T13:17:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>On pourrait se dire que la propri&#233;t&#233; industrielle des brevets est garantie depuis longtemps aux capitalistes de l'industrie pharmaceutique. Il n'en est rien. D'abord parce que cette industrie est tr&#232;s r&#233;cente : elle ne s'est d&#233;velopp&#233;e &#224; grande &#233;chelle sur des bases capitalistes, par int&#233;gration et extension de la production artisanale des arri&#232;re-boutiques d'officine que dans les ann&#233;es trente et surtout apr&#232;s guerre. Une fois cette mutation op&#233;r&#233;e, les brevets n'ont pas &#233;t&#233; donn&#233;s&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Industrie-pharmaceutique-les-rouages-de-la-machine-a-profits-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine &#224; profits
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Industrie-pharmaceutique-+" rel="tag"&gt;Industrie pharmaceutique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On pourrait se dire que la propri&#233;t&#233; industrielle des brevets est garantie depuis longtemps aux capitalistes de l'industrie pharmaceutique. Il n'en est rien. D'abord parce que cette industrie est tr&#232;s r&#233;cente : elle ne s'est d&#233;velopp&#233;e &#224; grande &#233;chelle sur des bases capitalistes, par int&#233;gration et extension de la production artisanale des arri&#232;re-boutiques d'officine que dans les ann&#233;es trente et surtout apr&#232;s guerre. Une fois cette mutation op&#233;r&#233;e, les brevets n'ont pas &#233;t&#233; &lt;em&gt;donn&#233;s &lt;/em&gt;mais &lt;em&gt;conquis&lt;/em&gt;, politiquement et juridiquement, par la bourgeoisie de la pharmacie. Si certains pays comme les &#201;tats-Unis ont vite accord&#233; un droit assez &#233;tendu des brevets, en Europe, les industriels du m&#233;dicament n'ont impos&#233; la brevetabilit&#233; de leurs produits qu'apr&#232;s de longues d&#233;cennies de batailles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;En France, pas de vrai brevet jusqu'en 1968&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parmi les mesures qui ont suivi la R&#233;volution fran&#231;aise, une s'est r&#233;v&#233;l&#233;e essentielle pour l'ensemble de la bourgeoise fran&#231;aise : le droit des brevets, instaur&#233; par la Convention en 1791 &#8211; en m&#234;me temps que l'interdiction du droit de gr&#232;ve. Mais &#224; l'&#233;poque, dans l'esprit des juristes, le droit &#224; la sant&#233; contredisait le droit de propri&#233;t&#233;. Apr&#232;s diverses tentatives pour instaurer le monopole des pharmaciens et celui des inventeurs (qui ne sont pas toujours les m&#234;mes &#224; l'&#233;poque), ce sont finalement les droits des patients qui ont prim&#233;, car les pharmaciens, &#224; l'&#233;cart du capital industriel, n'avaient encore aucun poids &#233;conomique et politique. &#192; l'&#233;poque de la r&#233;volution industrielle, chaque pharmacien produisait encore son &#171; rem&#232;de &#187; ou sa &#171; sp&#233;cialit&#233; &#187; artisanale dans son officine individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1844 et jusqu'en 1959 (pendant plus d'un si&#232;cle !), la loi tranche clairement : les &#171; compositions pharmaceutiques et rem&#232;des de toute esp&#232;ce &#187; sont exclus du droit des brevets. Aucun des brevets de Pasteur n'est accept&#233; pour ses vaccins. Seuls des brevets sur les proc&#233;d&#233;s de fabrication, et non sur les produits, sont d&#233;livr&#233;s exceptionnellement, et n'emp&#234;chent pas d'utiliser les formules chimiques de mol&#233;cules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la premi&#232;re moiti&#233; du XX&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les brevets de proc&#233;d&#233;s se multiplient au bonheur de Rh&#244;ne-Poulenc ou IG Farben, entre autres. La puissance de l'industrie pharmaceutique se renforce nettement &#224; partir des ann&#233;es trente : connexion croissante &#224; l'industrie chimique, cr&#233;ation de l'Ordre des pharmaciens sous Vichy, production &#224; grande &#233;chelle de la p&#233;nicilline et des antibiotiques dans les ann&#233;es 1940 et de la cortisone et des psychotropes dans les ann&#233;es 1950. Du coup, en 1959, au bout de plus d'un si&#232;cle, la loi change. Une ordonnance du 8 f&#233;vrier instaure en France le &#171; Brevet Sp&#233;cial du M&#233;dicament &#187;, nettement plus &#233;tendu que le seul brevet de proc&#233;d&#233;. Ce Brevet Sp&#233;cial du M&#233;dicament est d&#232;s lors largement utilis&#233; (5 562 brevets d&#233;pos&#233;s en France par des firmes fran&#231;aises, am&#233;ricaines, allemandes et suisses). Il favorise encore la concentration du secteur, am&#233;liorant ainsi la force de frappe des propri&#233;taires de laboratoires jusqu'&#224; ce que les m&#233;dicaments (produits comme proc&#233;d&#233;s) deviennent compl&#232;tement brevetables en 1968&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la revue Entreprises et histoire num&#233;ro 36, Octobre 2004 : &#171; Industries (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Dans le reste de l'Europe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une telle &#233;volution n'est pas sp&#233;cifiquement fran&#231;aise. En Allemagne, les brevets sur les produits pharmaceutiques, explicitement exclus par la loi du 25 mai 1877, sont autoris&#233;s par celle du 4 septembre 1967. En Suisse, les brevets sur les proc&#233;d&#233;s ne sont autoris&#233;s qu'en 1907 et sur les produits en 1977. Un an apr&#232;s, en 1978, l'Italie suit, apr&#232;s un jugement de la Cour Supr&#234;me sous la pression de dix-huit firmes &#233;trang&#232;res exigeant un changement l&#233;gislatif. Quant &#224; l'Espagne, la &lt;em&gt;Ley de Patentes &lt;/em&gt;est instaur&#233;e en 1986, apr&#232;s l'entr&#233;e dans la CEE, mais ne sera appliqu&#233;e qu'en 1992. Il existe depuis un brevet europ&#233;en &#224; l'&#233;chelle de toute l'Union qui simplifie la t&#226;che des industriels : un seul formulaire et un monopole dans vingt-sept pays !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'institutionnalisation des brevets sur les mol&#233;cules est donc le produit du pouvoir politique grandissant des industriels du secteur. Elle a &#233;t&#233; rendue possible par une accumulation capitaliste fond&#233;e sur la production de masse de m&#233;dicaments tr&#232;s innovants comme la p&#233;nicilline (1941), l'ensemble des antibiotiques (&#224; partir de 1943), la cortisone (1949) puis les psychotropes (1952).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'aiguillon qui guillotine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rentes vagues de d&#233;couvertes ont v&#233;ritablement am&#233;lior&#233; la sant&#233; des populations. Aujourd'hui, ce sont les trith&#233;rapies ou de nouveaux anticanc&#233;reux qui marquent l'avanc&#233;e scientifique en mati&#232;re de pharmacop&#233;e, bien que les progr&#232;s soient nettement moins spectaculaires que pr&#233;c&#233;demment. Mais il est fort douteux, sinon totalement faux, que ce soient les brevets qui stimulent avantageusement la recherche, comme le r&#233;p&#232;tent les labos : le Taxol, un anticanc&#233;reux, a &#233;t&#233; invent&#233; au National Cancer Institute, par la recherche publique, tout comme la trith&#233;rapie pour le Sida, dont le p&#232;re est un universitaire du nom de David Ho.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les dirigeants des labos se plaignent des brevets des autres, ils admettent eux-m&#234;mes que ces brevets guillotinent la science plus qu'ils ne l'aiguillonnent, qu'ils la restreignent &#224; une entreprise alors qu'elle devrait &#234;tre collective, sans entraves, accessible &#224; tous les chercheurs. Il existe &lt;em&gt;&#171; plus de cinquante prot&#233;ines dont on peut penser qu'elles sont impliqu&#233;es dans le cancer et sur lesquelles nous ne faisons pas de recherche ou bien parce que les propri&#233;taires du brevet ne le permettraient pas, ou bien parce qu'ils exigeraient des royalties d&#233;mesur&#233;es &#187;&lt;/em&gt;, disait au &lt;em&gt;New-York Times&lt;/em&gt; Peter Ringrose, premier responsable du d&#233;partement scientifique chez Bristol Myers Squibb.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qualit&#233; des nouveaux m&#233;dicaments p&#226;tit de cette situation : entre 1989 et 2000, sur les 1035 m&#233;dicaments brevet&#233;s lanc&#233;s sur le march&#233; am&#233;ricain (le plus grand), seuls 238 contenaient de nouveaux principes actifs. Il suffit de modifier l&#233;g&#232;rement certaines mol&#233;cules sans que leur efficacit&#233; mesur&#233;e par des essais cliniques soit significativement diff&#233;rente, pour obtenir un nouveau brevet. Le syst&#232;me des brevets instaure ainsi une situation absurde o&#249; l'on d&#233;pense des millions pour produire des mol&#233;cules, de fait d&#233;j&#224; d&#233;couvertes, et pour arriver &#224; vendre des copies de m&#233;dicaments d&#233;j&#224; existants &#224; des patients qui n'en ont pas forc&#233;ment besoin. Dans le m&#234;me temps les maladies tropicales et les maladies orphelines, sans patients solvables, restent en attente de bons traitements.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mais la chasse s'acc&#233;l&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette inefficacit&#233; n'emp&#234;che pas l'extension des brevets &#224; de nouveaux domaines, comme le g&#233;nome humain. Selon le magazine &lt;em&gt;Science&lt;/em&gt;, 20 % des s&#233;quences de g&#232;nes humains seraient d&#233;j&#224; brevet&#233;es : 4 382, sur les 23 688 connues. Tout chercheur doit payer des royalties pour utiliser ces g&#232;nes &#8211; s'il y est autoris&#233;. Depuis quelques ann&#233;es, l'opposition au brevetage est un peu plus forte. Mais la chasse ne tardera sans doute pas &#224; reprendre, pas seulement sur le corps humain : une multinationale pr&#233;l&#232;ve d&#233;j&#224; des royalties sur l'extrait d'igname jaune, tr&#232;s r&#233;pandu au Nigeria, car elle s'est aper&#231;ue que la population locale traitait ainsi le diab&#232;te. &#192; quand le brevet sur la mol&#233;cule H2O qui soigne si avantageusement la terrible maladie de la soif ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.B.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TnpNZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MMjFoYkdGa1pYTXVaMmxtSnlCM2FXUjBhRDBpTXpBd0lpQm9aV2xuYUhROUlqTXdNU0lnWVd4MFBTY25JQzgrQ2p3dlptbG5kWEpsUGdvOEwyUnBkajQ9Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la revue Entreprises et histoire num&#233;ro 36, Octobre 2004 : &#171; Industries du m&#233;dicament et du vivant &#187;, article &#171; Brevets pharmaceutiques et sant&#233; publique en France &#187;, p. 29&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La guerre du Sida : un bon malade est un malade solvable
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-guerre-du-Sida-un-bon-malade-est-un-malade-solvable</link>
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		<dc:date>2007-09-27T13:17:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>Selon le rapport d'OnuSida publi&#233; en novembre 2006, 39,5 millions de personnes vivent avec le virus du Sida aujourd'hui. 1,3 million de personnes ont acc&#232;s &#224; un traitement anti-sida dans les pays pauvres, ce qui repr&#233;sente trois fois plus que l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Onusida et l'Organisation Mondiale de la Sant&#233; (OMS) soulignent donc une certaine am&#233;lioration, notamment en ce qui concerne la &#171; couverture th&#233;rapeutique &#187; en Afrique subsaharienne. &lt;br /&gt;Deux facteurs expliquent cette tendance :&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Industrie-pharmaceutique-les-rouages-de-la-machine-a-profits-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine &#224; profits
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Sante-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Industrie-pharmaceutique-+" rel="tag"&gt;Industrie pharmaceutique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon le rapport d'OnuSida&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;programme de l'ONU destin&#233; &#224; coordonner l'action des diff&#233;rentes agences (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; publi&#233; en novembre 2006, 39,5 millions de personnes vivent avec le virus du Sida aujourd'hui. 1,3 million de personnes ont acc&#232;s &#224; un traitement anti-sida dans les pays pauvres, ce qui repr&#233;sente trois fois plus que l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Onusida et l'Organisation Mondiale de la Sant&#233; (OMS) soulignent donc une certaine am&#233;lioration, notamment en ce qui concerne la &#171; couverture th&#233;rapeutique &#187; en Afrique subsaharienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux facteurs expliquent cette tendance : l'augmentation du nombre de programmes d'aide et l'expiration des brevets. Certains pays b&#233;n&#233;ficient de fonds de soutien, comme le Gabon qui a lanc&#233; un programme de trith&#233;rapie &#224; trois euros. Depuis quelques ann&#233;es l'expiration des brevets sur les trith&#233;rapies signifie l'entr&#233;e en sc&#232;ne des g&#233;n&#233;riques, d'o&#249; la baisse des tarifs moyens du traitement, disponible seulement au prix de 10 439 dollars par patient et par ann&#233;e jusqu'en juillet 2000, accessible pour 289 $ depuis ao&#251;t 2001 et &#8211; tarif actuel le plus bas &#8211; 140 dollars depuis 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Serait-on donc vraiment &#171; sur la bonne voie &#187; comme le r&#233;p&#232;tent l'OMS et Onusida ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les am&#233;liorations dues aux aides internationales et &#224; l'introduction des g&#233;n&#233;riques sont bien souvent plus lentes que la progression du virus, comme au Botswana o&#249; 40 % des femmes sont s&#233;ropositives et au Lesotho o&#249; l'esp&#233;rance de vie est tomb&#233;e de 50 ans en 2000 &#224; 34 ans en 2006 ! D'abord, les programmes d'aide comme au Gabon sont rares et limit&#233;s. On en reste &#224; 83 % de patients non trait&#233;s ! Ensuite, m&#234;me au tarif de 140 dollars (&lt;em&gt;soixante-quinze fois &lt;/em&gt;inf&#233;rieur au tarif de juillet 2000), non seulement les traitements restent inaccessibles (c'est la moiti&#233; du salaire &lt;em&gt;annuel&lt;/em&gt; moyen au Nigeria), mais les profits sont toujours consistants. Dans la bataille du sida, l'embellie reste donc orageuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une solution plus prometteuse, c'est d'exiger l'absence de profit sur les anti-r&#233;troviraux, comme le font certaines ONG comme Act-Up et les gouvernements des pays les plus touch&#233;s et d&#233;munis devant la pand&#233;mie. Apr&#232;s les pressions multiples des associations (notamment M&#233;decins Sans Fronti&#232;res) et de certains &#201;tats comme le Br&#233;sil, la multinationale suisse Roche a baiss&#233; de 40 &#224; 85 % le tarif du Nelfinavir (Viracept), affirmant produire ce m&#233;dicament &#224; prix co&#251;tant pour de nombreux pays. Mais m&#234;me si Roche produisait ce traitement gratuitement, les 25 milliards de dollars de fortune de ses actionnaires majoritaires permettraient de payer une trith&#233;rapie &#224; 140 dollars par an aux 3 millions de personnes qui meurent chaque ann&#233;e du Sida, et ce pendant 60 ans&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La bataille des g&#233;n&#233;riques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'autre champ de bataille, c'est l'abolition des brevets (ou du moins leur &#171; non opposabilit&#233; &#187;) sans attendre leur expiration, c'est le droit imm&#233;diat aux g&#233;n&#233;riques antir&#233;troviraux. C'est ce qu'exigent notamment les gouvernements de pays qui auraient la possibilit&#233; de produire eux-m&#234;mes lesdits m&#233;dicaments, comme l'Afrique du Sud, l'Inde ou le Br&#233;sil. En 1999, apr&#232;s un long bras de fer entre les multinationales am&#233;ricaines du m&#233;dicament et le gouvernement d'Afrique du Sud (pays o&#249; un adulte sur six est s&#233;ropositif selon l'OMS), les laboratoires ont renonc&#233; aux poursuites judiciaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les labos ripostent en s'effor&#231;ant d'&#233;tendre la surface et la dur&#233;e des brevets par des passes d'armes juridiques sans fin. Cependant le Br&#233;sil (600 000 s&#233;ropositifs) et l'Inde (5 millions) ont r&#233;ussi depuis 1994 &#224; mettre en place des l&#233;gislations favorables aux g&#233;n&#233;riques et, surtout, &#224; les produire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les tenants des g&#233;n&#233;riques, qui souvent combattent les monopoles au nom des vertus de la concurrence, sont-ils si convaincants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux raisons d'en douter. D'abord, les producteurs de g&#233;n&#233;riques peuvent eux aussi &#234;tre extr&#234;mement rentables et en position de monopole. Cipla, le principal producteur indien des g&#233;n&#233;riques antir&#233;troviraux, fait une marge commerciale de plus de 100 % sur le Triomune, ce qui n'a rien &#224; envier &#224; de nombreux produits brevet&#233;s. Ensuite, parce que d&#232;s que les industries pharmaceutiques locales se d&#233;veloppent, elles finissent par faire inverser le mouvement d'abolition des brevets. Un exemple : en 2005, la loi indienne a interdit les copies de produits brevet&#233;s, tout en autorisant encore la commercialisation des g&#233;n&#233;riques d&#233;j&#224; produits en Inde avant 2005. Ce qui, en accord avec les l&#233;gislation de l'OMC, limite consid&#233;rablement le droit aux g&#233;n&#233;riques : d&#233;sormais, aucun m&#233;dicament ne pourra &#234;tre copi&#233; avant une dur&#233;e de trois ans apr&#232;s le d&#233;p&#244;t de brevet en Inde, et les g&#233;n&#233;riqueurs doivent s'engager &#224; payer des royalties aux fabricants des m&#233;dicaments sous brevet. Le droit &#224; la sant&#233;, sit&#244;t conquis et si mince soit-il, peut &#234;tre rapidement retir&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.B.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TnpjZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MMlZ1Wm1GdWRDNW5hV1luSUhkcFpIUm9QU0l6TURBaUlHaGxhV2RvZEQwaU1qQTJJaUJoYkhROUp5Y2dMejRLUEM5bWFXZDFjbVUrQ2p3dlpHbDJQZz09Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;programme de l'ONU destin&#233; &#224; coordonner l'action des diff&#233;rentes agences sp&#233;cialis&#233;es de l'ONU pour lutter contre la pand&#233;mie de VIH/SIDA&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Quand l'&#201;tat &#171; s&#233;curise &#187; le march&#233; des m&#233;dicaments
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Quand-l-Etat-securise-le-marche-des-medicaments</link>
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		<dc:date>2007-09-27T13:17:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>Le trajet qui conduit des usines de fabrication de m&#233;dicaments &#224; notre boite &#224; pharmacie comprend un acteur essentiel, les caisses d'assurance sant&#233;, qu'elles soient publiques comme en France ou priv&#233;es comme aux &#201;tats-Unis. Cr&#233;&#233;e en 1945, la s&#233;curit&#233; sociale fran&#231;aise est une forme d'&#233;pargne socialis&#233;e des travailleurs, cog&#233;r&#233;e par l'&#201;tat, le patronat et les syndicats. Les cotisations patronales et salariales, qui sont en fait du salaire diff&#233;r&#233;, sont redistribu&#233;es aux travailleurs&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Industrie-pharmaceutique-les-rouages-de-la-machine-a-profits-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine &#224; profits
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Sante-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Industrie-pharmaceutique-+" rel="tag"&gt;Industrie pharmaceutique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le trajet qui conduit des usines de fabrication de m&#233;dicaments &#224; notre boite &#224; pharmacie comprend un acteur essentiel, les caisses d'assurance sant&#233;, qu'elles soient publiques comme en France ou priv&#233;es comme aux &#201;tats-Unis. Cr&#233;&#233;e en 1945, la s&#233;curit&#233; sociale fran&#231;aise est une forme d'&#233;pargne socialis&#233;e des travailleurs, cog&#233;r&#233;e par l'&#201;tat, le patronat et les syndicats. Les cotisations patronales et salariales, qui sont en fait du salaire diff&#233;r&#233;, sont redistribu&#233;es aux travailleurs sous la forme de remboursements des frais m&#233;dicaux. Mais c'est l&#224; que le b&#226;t blesse. Depuis une vingtaine d'ann&#233;es, le syst&#232;me de la s&#233;curit&#233; sociale, nous dit-on, ne suffirait plus &#224; couvrir les d&#233;penses m&#233;dicales d'une population vieillissante et surconsommatrice. Les d&#233;penses de sant&#233; augmentant plus vite que le PIB, le trou de la s&#233;curit&#233; sociale serait lui aussi condamn&#233; &#224; se creuser toujours davantage (12 milliards en 2003 soit, &#224; noter, seulement 3% du budget global de la s&#233;curit&#233; sociale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; vient cette croissance des d&#233;penses de sant&#233; ? Pour r&#233;pondre &#224; la question, il faut comprendre que le syst&#232;me des caisses d'assurance sant&#233; est une partie d'un dispositif unissant l'&#201;tat aux laboratoires pharmaceutiques et destin&#233;, &#224; chaque &#233;tape de la production et de la commercialisation des m&#233;dicaments, &#224; garantir les profits de cette industrie de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les d&#233;penses de sant&#233;, ce sont les d&#233;penses en m&#233;dicaments qui augmentent le plus rapidement avec une hausse de 69 % de 1995 &#224; 2005. Pourtant, le nombre de bo&#238;tes de m&#233;dicaments par habitant n'a &#233;volu&#233; que marginalement ces dix derni&#232;res ann&#233;es. Ainsi que l'&#233;crit la DRESS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;1 Direction de la Recherche, des &#201;tudes, de l'&#201;valuation et des Statistiques&#034; id=&#034;nh8-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans un rapport de mars 2004 destin&#233; au minist&#232;re de la sant&#233;, &lt;em&gt;&#171; ce sont les augmentations successives des prix des m&#233;dicaments qui sont la cause essentielle de l'augmentation des d&#233;penses de sant&#233; &#187;.&lt;/em&gt; La Cour des comptes avait d&#233;j&#224; abouti &#224; la m&#234;me conclusion dans son rapport de 2002, en soulignant que la raison principale de cette croissance des prix &#233;tait le remplacement des m&#233;dicaments par de nouvelles mol&#233;cules beaucoup plus on&#233;reuses, mais dont l'efficacit&#233; th&#233;rapeutique n'&#233;tait pas prouv&#233;e. Comment est-ce possible ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des m&#233;dicaments toujours plus chers et d'une efficacit&#233; douteuse &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour commercialiser avec profit un nouveau m&#233;dicament, les industries pharmaceutiques doivent obtenir de l'&#201;tat d'une part qu'il fixe un prix d'achat &#233;lev&#233; de cette nouvelle mol&#233;cule, et d'autre part qu'il l'inscrive sur la liste des m&#233;dicaments rembours&#233;s, ce qui lui assure une large prescription par les praticiens. Dans l'ensemble des pays industrialis&#233;s, le march&#233; des m&#233;dicaments est en effet structur&#233; et organis&#233; par les pouvoirs publics. En France, les laboratoires envoient ainsi un dossier de pr&#233;sentation de la mol&#233;cule &#224; l'Agence fran&#231;aise de s&#233;curit&#233; sanitaire des produits de sant&#233; (l'AFSSAPS*, qui d&#233;pend &#224; la fois du minist&#232;re de l'&#233;conomie et de la sant&#233;), laquelle d&#233;livre une autorisation de mise sur le march&#233; (AMM*) et fixe un prix public de vente. Pour obtenir cette autorisation, les laboratoires n'ont pas formellement &#224; prouver que la nouvelle mol&#233;cule est plus efficace que la pr&#233;c&#233;dente (il existe bien un crit&#232;re &#171; qualit&#233; &#187;, mais assez flou et subjectif), mais uniquement qu'elle est plus efficace qu'un placebo. Le nouveau m&#233;dicament, beaucoup plus cher que l'ancienne mol&#233;cule tomb&#233;e dans le domaine publique et donc vendue sous forme de g&#233;n&#233;rique, peut donc se r&#233;v&#233;ler moins efficace que celui qu'il remplace. Ainsi en 2002, les laboratoires Bristol-Myers Squibb ont obtenu le droit de commercialiser Abalify, un nouveau neuroleptique, au prix de 380 dollars pour un mois, c'est-&#224;-dire cent fois le prix de l'Halop&#233;ridol, le m&#233;dicament de r&#233;f&#233;rence. Aucune &#233;tude n'avait &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e pour comparer les deux mol&#233;cules. En d&#233;pit des protestations des associations de malades (dont Act Up et le T&#233;l&#233;thon), l'&#201;tat refuse d'obliger les laboratoires pharmaceutiques &#224; publier les essais cliniques non concluants avant de d&#233;livrer une AMM, tout comme de prouver l'efficacit&#233; sup&#233;rieure des nouvelles mol&#233;cules une fois la commercialisation entam&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. &#233;galement le rapport de 2002 de la Cour des comptes. Il arrive bien s&#251;r (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or ce sont les cotisations aux caisses de sant&#233; qui financent ce dispositif toujours plus on&#233;reux pour la population sans forc&#233;ment de b&#233;n&#233;fice sanitaire, et lucratif pour les laboratoires. Le trou de la s&#233;curit&#233; sociale n'est pas un effet de la surconsommation, mais en bonne partie du mode de structuration du march&#233; du m&#233;dicament. Il sert surtout &#224; justifier l'augmentation de la part des d&#233;penses prises en charge par les malades eux-m&#234;mes. Par ailleurs, il ne faudrait pas que la garantie des profits des patrons de l'industrie pharmaceutique mette en p&#233;ril les profits des patrons des autres branches : en 1989, les entreprises assuraient 54 % du financement de la s&#233;curit&#233; sociale contre seulement 43 % aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Aux &#201;tats-Unis&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me am&#233;ricain atteint les m&#234;mes objectifs avec des m&#233;thodes un peu diff&#233;rentes. Ainsi le prix public des m&#233;dicaments est fix&#233; par l'&#201;tat. Il s'agit du prix maximal que seuls ceux qui ne b&#233;n&#233;ficient d'aucune couverture m&#233;dicale sont tenus de payer. Ensuite chaque assurance de sant&#233; (priv&#233;e) a le droit de n&#233;gocier des prix plus bas directement avec le laboratoire. Selon le r&#233;sultat des n&#233;gociations, l'assurance dresse chaque ann&#233;e la liste des m&#233;dicaments qu'elle accepte de rembourser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme en France, il n'est pas possible de s'assurer de l'efficacit&#233; sup&#233;rieure des nouveaux m&#233;dicaments. D'autant plus que la pression du lobby pharmaceutique verrouille tout discussion &#224; ce sujet. Ainsi en 2003, Hillary Clinton a tent&#233; de faire passer un amendement tr&#232;s populaire rendant obligatoire la comparaison entre les nouveaux m&#233;dicaments et le m&#233;dicament de r&#233;f&#233;rence, mais la Chambre, sous la pression des laboratoires, a refus&#233; de la voter. Par ailleurs, les assurances priv&#233;es ne redistribuent que 76 % des sommes collect&#233;es contre 91 % pour les assurances publiques. Elles n'assurent du coup que les populations solvables. Et ce sont 43,6 millions d'am&#233;ricains dont 20 millions de salari&#233;s qui ne disposent d'aucune couverture m&#233;dicale dans le pays le plus riche du monde, et sont en plus oblig&#233;s de payer les m&#233;dicaments &#224; leur prix le plus fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Juliette NOUTALI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb8-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;1 Direction de la Recherche, des &#201;tudes, de l'&#201;valuation et des Statistiques&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. &#233;galement le rapport de 2002 de la Cour des comptes. Il arrive bien s&#251;r que l'AFSSAPS en France ou la FDA aux &#201;tats-Unis fassent des essais ou se basent sur les recherches r&#233;alis&#233;es dans les universit&#233;s et se rendent compte apr&#232;s coup de probl&#232;mes, comme cela s'est pass&#233; pour le Vioxx &#8211; l'anti-inflammatoire retir&#233; du march&#233; en septembre 2004 &#8212; avec une m&#233;ta-analyse r&#233;alis&#233;e par des chercheurs suisses de l'universit&#233; de Berne et publi&#233;e par la revue The Lancet.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> L'industrie du m&#233;dicament en panne d'innovation ?
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-industrie-du-medicament-en-panne-d-innovation</link>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>Avec un march&#233; mondial en plein essor et un taux moyen annuel de croissance autour de 10 %, l'industrie pharmaceutique semble tout &#224; fait florissante. Pourtant, les trusts pharmaceutiques seraient confront&#233;s &#224; l'imminence d'une crise de l'innovation. En 2003, Philippe Pignarre, ancien haut cadre chez Synth&#233;labo, publie Le grand secret de l'industrie pharmaceutique dont la th&#232;se essentielle est que l'on assiste &#224; une baisse spectaculaire de la rentabilit&#233; des investissements en&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Industrie-pharmaceutique-les-rouages-de-la-machine-a-profits-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine &#224; profits
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Industrie-pharmaceutique-+" rel="tag"&gt;Industrie pharmaceutique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec un march&#233; mondial en plein essor et un taux moyen annuel de croissance autour de 10 %, l'industrie pharmaceutique semble tout &#224; fait florissante. Pourtant, les trusts pharmaceutiques seraient confront&#233;s &#224; l'imminence d'une crise de l'innovation. En 2003, Philippe Pignarre, ancien haut cadre chez Synth&#233;labo, publie &lt;em&gt;Le grand secret de l'industrie pharmaceutique&lt;/em&gt; dont la th&#232;se essentielle est que l'on assiste &#224; une baisse spectaculaire de la rentabilit&#233; des investissements en Recherche et D&#233;veloppement (R&amp;D), un des moteurs essentiels de l'industrie. Depuis, l'image d'un colosse aux pieds d'argile fait son chemin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La baisse de rentabilit&#233; de la recherche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres officiels montrent en effet une tr&#232;s forte augmentation des investissements en R&amp;D sur les derni&#232;res ann&#233;es, lesquels auraient augment&#233; en moyenne de pr&#232;s de 10 % par an entre 1990 et 2000&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D'apr&#232;s le dernier rapport de la PhRMA (organisation patronale regroupant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Or cet accroissement des investissements ne s'accompagne pas d'une acc&#233;l&#233;ration des d&#233;couvertes. Le nombre de nouveaux m&#233;dicaments mis sur le march&#233; ne cesse de reculer (12,3 par an entre 1991 et 1995, 7,2 durant la p&#233;riode 1996-2000, autour de 3 depuis). Et ces nouveaux produits ne sont pas toujours, loin s'en faut, des &#171; blockbusters* &#187;, ces m&#233;dicaments phares qui rapportent une rente annuelle minimum d'un milliard de dollars. Il y aurait donc une baisse assez spectaculaire de la rentabilit&#233; de la recherche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un mode de recherche obsol&#232;te ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs causes sont avanc&#233;es pour l'expliquer. On &#233;voque l'&#233;l&#233;vation du degr&#233; d'exigence pour obtenir une autorisation de mise sur le march&#233;. La taille d'un dossier moyen d&#233;pos&#233; &#224; la FDA* (l'organisme qui d&#233;livre les autorisations aux &#201;tats-Unis) est pass&#233; d'environ 45 000 pages au d&#233;but des ann&#233;es 1980 &#224; plus de 90 000 au d&#233;but des ann&#233;es 1990. R&#233;sultat : plus de d&#233;penses en essais cliniques, un allongement du temps n&#233;cessaire &#224; la commercialisation (aujourd'hui estim&#233; &#224; un an et demi aux &#201;tats-unis et entre deux et trois ans en France) et une r&#233;duction du nombre de m&#233;dicaments qui atteignent finalement le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parle aussi d'un &#233;puisement du mod&#232;le classique de recherche pharmaceutique. Les traitements sont plus complexes et gagner le &#171; gros lot &#187; avec une mol&#233;cule unique est bien plus incertain. Ainsi, le mode de production et de brevetage qui a pouss&#233; &#224; la d&#233;couverte des grandes classes de m&#233;dicaments (antibiotiques, psychotropes&#8230;) serait d&#232;s lors devenu un frein &#224; l'innovation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les investissements technologiques lourds pour la recherche sur les biotechnologies ou les th&#233;rapies g&#233;niques, sans vraiment de r&#233;sultats &#224; la hauteur pour l'instant, seraient aussi en cause dans la baisse de rentabilit&#233; de la recherche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Comment faire payer aux patients la baisse de rentabilit&#233; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, ce ralentissement de l'innovation semble jouer un r&#244;le dans les grandes &#233;volutions actuelles du secteur. D'abord en accentuant le mouvement de concentration permettant d'augmenter toujours plus la masse de capitaux investis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre parade : les tentatives pour faire allonger la dur&#233;e des brevets. Dans les faits, gr&#226;ce &#224; certaines d&#233;rogations, celle-ci atteint les 25 ans dans de nombreux pays. Mais il leur faudrait, pour se pr&#233;server de la concurrence des g&#233;n&#233;riques, porter cette dur&#233;e &#224; 30 ou 40 ans, ce qui ne semble gu&#232;re envisageable &#224; court terme (la d&#233;faite des labos dans leur bagarre contre l'Afrique du sud a eu quelques effets).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste la solution de compenser le ralentissement de l'innovation en baissant les co&#251;ts de production, des essais cliniques et autres et en augmentant les recettes. D'o&#249; l'externalisation du maximum d'activit&#233;s qui peuvent l'&#234;tre dans des pays &#224; bas co&#251;ts de main d'oeuvre, ou avec une r&#233;glementation moins contraignante. Dans le m&#234;me temps, tout est fait pour augmenter au maximum les prix, pour faire finalement payer le manque d'innovation aux patients (et aux &#201;tats &#224; travers les syst&#232;mes de sant&#233; publique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'aura compris, le probl&#232;me des trusts de la pharmacie n'est pas tant le ralentissement de l'innovation que la baisse de la rentabilit&#233; des investissements, et donc des taux de profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y aurait en soi rien de scandaleux &#224; l'id&#233;e que la complexification des mol&#233;cules &#224; &#233;laborer, la mise en oeuvre de technologies r&#233;centes ou la qu&#234;te de nouveaux mod&#232;les th&#233;rapeutiques n&#233;cessitent des investissements plus lourds. Il serait m&#234;me indispensable de consentir &#224; de tels investissements qui r&#233;pondraient aux int&#233;r&#234;ts de la population. Cela signifierait des investissements massifs dans la recherche m&#233;dicale et pharmaceutique sans escompter de r&#233;sultats imm&#233;diats. Ce ne sont de toute &#233;vidence pas les trusts de la pharmacie, qui ne pensent qu'en terme de rentabilit&#233; financi&#232;re, qui pourraient le faire. Qui alors ? Les &#201;tats &#224; travers la recherche publique ? Cela voudrait dire y consacrer un budget suffisant : l'Institut National de la Sant&#233; et de la Recherche M&#233;dicale (INSERM) ne dispose que de 55 millions d'euros en 2006, sans comparaison avec le montant des investissements priv&#233;s en R&amp;D. Et surtout cela n&#233;cessiterait de ne pas simplement consid&#233;rer que cette recherche publique sert simplement &#224; produire des r&#233;sultats exploitables financi&#232;rement par l'industrie. Et on ne peut pas compter sur les &#201;tats capitalistes, dont toute la politique en mati&#232;re de sant&#233; est de garantir la sant&#233;&#8230; des profits des trusts pharmaceutiques pour le faire. Une recherche m&#233;dicale et pharmaceutique qui permettrait v&#233;ritablement de relancer l'innovation &#224; la hauteur des besoins r&#233;els est parfaitement incompatible avec la mainmise des entreprises capitalistes sur la production pharmaceutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yves LEFORT &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Du Xigris au Prozac&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fin 2003, le laboratoire Eli Lilly lance aux &#201;tats-Unis une grande campagne sur &#171; l'&#233;thique, l'urgence et les potentialit&#233;s &#187; et finance &#224; hauteur de 1,8 million de dollars un grand programme de recherche en bio&#233;thique. Il faut dire qu'&#224; l'&#233;poque, l'entreprise cherchait &#224; faire un peu oublier l'&#233;chec du lancement du Xigris. Ce m&#233;dicament &#233;tait un traitement contre les septic&#233;mies. Le Xigris n'apportait aucune diff&#233;rence notable par rapport aux traitements d&#233;j&#224; existants... &#224; part son prix : 6 800 dollars le traitement contre moins de 50 dollars par jour pour ses pr&#233;d&#233;cesseurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2004, la FDA* &#233;met un avis pointant des effets secondaires de l'antid&#233;presseur Prozac du m&#234;me laboratoire Eli Lilly (anxi&#233;t&#233;, insomnies, crises de panique...). En janvier 2005, le &lt;em&gt;British Medical Journal&lt;/em&gt; r&#233;v&#232;le qu'en fait, le laboratoire &#233;tait parfaitement au fait du probl&#232;me et avait cach&#233; durant plus de 15 ans une &#233;tude prouvant le lien entre la prise de Prozac et des actes violents ou suicidaires. Seulement voil&#224;, le Prozac est un blockbuster* garantissant une bonne part des profits du laboratoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y. L.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TnpRZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MMmx1ZEdWeWRpNW5hV1luSUhkcFpIUm9QU0l6TURBaUlHaGxhV2RvZEQwaU16VXpJaUJoYkhROUp5Y2dMejRLUEM5bWFXZDFjbVUrQ2p3dlpHbDJQZz09Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Quand le marketing se m&#234;le de sant&#233;&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis o&#249; la publicit&#233; pour les m&#233;dicaments vendus sur ordonnance est autoris&#233;e, les laboratoires tentent de persuader les futurs malades d'exiger de leur m&#233;decin la prescription de leurs m&#233;dicaments. Le budget total consacr&#233; par les industriels &#224; la publicit&#233; est pass&#233; de 1,9 milliards de dollars en 1999 &#224; 2,5 en 2002 et cette m&#234;me ann&#233;e, une &#233;tude a constat&#233; que 12 % des patients arrivent au cabinet du m&#233;decin avec une demande d'un m&#233;dicament sp&#233;cifique dont ils ont le plus souvent vu la publicit&#233; &#224; la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, les laboratoires, aux &#201;tats-Unis comme en France, envoient des visiteurs m&#233;dicaux directement aupr&#232;s des m&#233;decins pour tenter de les convaincre des bienfaits de leurs nouveaux m&#233;dicaments. Le laboratoire anglais Glaxo SmithKline, par exemple, poss&#232;de un r&#233;seau mondial de 40 000 visiteurs m&#233;dicaux. Comme les &#201;tats ne prennent pas en charge la formation continue des m&#233;decins dans un domaine o&#249; les avanc&#233;es et les &#233;volutions sont permanentes, les industriels ont toute latitude pour le faire. Ce sont eux qui organisent la majorit&#233; des colloques scientifiques auxquels ils invitent des m&#233;decins dont ils payent les frais de d&#233;placement. Ils poss&#232;dent parall&#232;lement 80 % des revues scientifiques m&#233;dicales dont une des t&#226;ches est pr&#233;cis&#233;ment d'&#233;valuer l'efficacit&#233; des m&#233;dicaments qu'eux-m&#234;mes produisent. Ils peuvent ainsi censurer les articles qui ne serviraient pas la promotion de &#171; leurs &#187; mol&#233;cules et inonder les revues de pages de publicit&#233;s pour leurs m&#233;dicaments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les laboratoires prennent enfin en charge des campagnes dites de &#171; pr&#233;vention &#187; qui permettent d'une part d'associer le nom du laboratoire &#224; une pathologie, d'autre part d'&#233;largir le march&#233; des malades en persuadant les individus qu'ils sont atteints de certains troubles. Ainsi cette affiche du laboratoire Lilly, producteur d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration d'antid&#233;presseur sous brevet, qui annonce : &#171; vous &#234;tes un peu d&#233;prim&#233; ? Vous avez parfois du mal &#224; dormir ? Attention, il s'agit peut-&#234;tre d'un &#233;pisode d&#233;pressif s&#233;v&#232;re &#187;. Tant pis si la surconsommation de psychotrope s'av&#232;re au final dangereuse pour la sant&#233;. Tant que les marchands de pilules gagnent des parts de march&#233;, cela ne les emp&#234;che pas de trouver le sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. N.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TnpVZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MMjF2YkdWakxtZHBaaWNnZDJsa2RHZzlJak13TUNJZ2FHVnBaMmgwUFNJek16WWlJR0ZzZEQwbkp5QXZQZ284TDJacFozVnlaVDRLUEM5a2FYWSsiPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Maladies et traitements imaginaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses mol&#233;cules ont &#233;t&#233; tri&#233;es, s&#233;lectionn&#233;es, test&#233;es, approuv&#233;es et ont donn&#233; naissance &#224; des m&#233;dicaments qui, par malheur, ne traitent aucune maladie &#8211; ou trop peu de malades. Qu'&#224; cela ne tienne : pour ne pas g&#226;cher, le plus simple est encore d'inventer la maladie et les malades avec. C'est ainsi que le &#171; syndrome de Sissy &#187;, caract&#233;ris&#233; par l'abattement et l'absence d'&#233;nergie propres &#224; l'imp&#233;ratrice du m&#234;me nom, s'est diffus&#233; dans les milieux psychiatriques allemands en 1998, en fabriquant trois nouveaux millions de patients pour les anti-d&#233;presseurs &#224; l'aide d'une peu m&#233;dicale agence de relations publiques du nom de Wedopress &#8211; sous contrat avec SmithKline-Beecham, futur Glaxo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, la d&#233;marche est plus subtile puisqu'elle prend appui sur des syndromes r&#233;els difficilement traitables en l'&#233;tat actuel de la science. Ce qui est invent&#233; n'est alors pas la maladie elle-m&#234;me mais son traitement : Eli Lilly, fort d&#233;pit&#233; par l'expiration du brevet de son m&#233;dicament-phare, le Prozac, lui a trouv&#233; un nouveau rev&#234;tement : la &#171; dysphorie pr&#233;menstruelle &#187;, ou irritabilit&#233; due aux r&#232;gles, moyennant tout de m&#234;me un changement d'&#233;tat civil &#8211; le Prozac rebrevet&#233; s'appellera Sarafem. La &#171; dysphorie &#187; existe bien, mais le peu de connaissance m&#233;dicale quant &#224; son &#233;tiologie r&#233;elle permet au labo de pr&#233;tendre le traiter sp&#233;cifiquement alors qu'il ne traite qu'un des sympt&#244;mes &#8211; le Sarafem, comme son jumeau le Prozac, traite l'&#233;tat d&#233;pressif en g&#233;n&#233;ral et pas la &#171; dysphorie pr&#233;menstruelle &#187; en particulier. Et ce n'est qu'un cas parmi bien d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me de fond, qu'il s'agisse de maladies ou de traitements imaginaires, c'est que la recherche du profit incite trop souvent &#224; d&#233;finir et traiter le besoin &#224; partir du produit (de la marchandise existante) au lieu de faire l'inverse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#224; ce sujet : J&#246;rg BLECH, Les Inventeurs de Maladies.&#034; id=&#034;nh9-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L. B.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb9-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;D'apr&#232;s le dernier rapport de la PhRMA (organisation patronale regroupant les entreprises am&#233;ricaines du secteur) consultable sur internet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.phrma.org/files/Profile%202007.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3M9ImJhc2U2NC1iZmM5ZjUyNCIgdGl0bGU9ImFIUjBjRG92TDNkM2R5NXdhSEp0WVM1dmNtY3ZabWxzWlhNdlVISnZabWxzWlNVdUxpND0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &#224; ce sujet : J&#246;rg BLECH&lt;em&gt;, Les Inventeurs de Maladies&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Fusions, concentrations, licenciements
</title>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Fusions-concentrations-licenciements</link>
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		<dc:date>2007-09-27T13:17:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>Avec le d&#233;veloppement du march&#233; des m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques et l'expiration des brevets de nombreux blockbusters, les restructurations se sont acc&#233;l&#233;r&#233;es dans l'industrie pharmaceutique. On a d&#233;nombr&#233; 38 fusions entre gros laboratoires entre 1994 et 2004 et, parmi les 10 premi&#232;res firmes du secteur par leur chiffre d'affaires, 6 sont issues d'importantes fusions-acquisitions successives sur moins de 20 ans. &lt;br /&gt;Mais si la fuite en avant s'est traduite par des &#171; &#233;conomies d'&#233;chelle &#187; pour&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Industrie-pharmaceutique-les-rouages-de-la-machine-a-profits-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine &#224; profits
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Capitalisme-+" rel="tag"&gt;Capitalisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Industrie-pharmaceutique-+" rel="tag"&gt;Industrie pharmaceutique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec le d&#233;veloppement du march&#233; des m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques et l'expiration des brevets de nombreux blockbusters, les restructurations se sont acc&#233;l&#233;r&#233;es dans l'industrie pharmaceutique. On a d&#233;nombr&#233; 38 fusions entre gros laboratoires entre 1994 et 2004&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comment sauver (vraiment) la S&#233;cu &#8211; Philippe Pignarre &#8211; &#201;ditions La (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et, parmi les 10 premi&#232;res firmes du secteur par leur chiffre d'affaires, 6 sont issues d'importantes fusions-acquisitions successives sur moins de 20 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si la fuite en avant s'est traduite par des &#171; &#233;conomies d'&#233;chelle &#187; pour le patronat et des dizaines de milliers de licenciements un peu partout dans le monde (encore r&#233;cemment chez Pfizer et AstraZeneca, 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; et 7&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; groupes mondiaux), elle n'a pas relanc&#233; la machine &#224; produire de nouveaux blockbusters*.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le de recherche impos&#233; par des imp&#233;ratifs de rendements financiers rapides a tari l'innovation. Et les restructurations ne font que porter le probl&#232;me &#224; une &#233;chelle sup&#233;rieure et hypoth&#233;quer plus encore l'avenir de la recherche &#8211; surtout quand elles se traduisent par la disparition des &#233;quipes et de leur exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des biotechnologies, les nouveaux m&#233;dicaments promis &#224; coup de trompe dans les ann&#233;es 1980 n'ont pas &#233;t&#233; au rendez-vous. Bien des petites soci&#233;t&#233;s ont disparu. D'autres sont tomb&#233;es dans le giron d'un grand du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; du g&#233;n&#233;rique n'est pas en reste. Il a tr&#232;s t&#244;t int&#233;ress&#233; les grands laboratoires &#8211; certains cr&#233;ant des filiales sp&#233;cialis&#233;es, comme Bayer d&#232;s 1997 ou Merck d&#232;s 1994&#8230; avec, pour Merck Generics, un chiffre d'affaires multipli&#233; par 10 en dix ans pour atteindre 1,8 milliard d'euros en 2006 avant sa vente en mai 2007 au groupe am&#233;ricain Mylan Laboratories&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh10-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le groupe isra&#233;lien Teva est devenu n&#176;1 mondial du secteur en rachetant en 2002 la filiale Bayer Classics. Quant &#224; Novartis, il a relanc&#233; en 2003, pour commercialiser ses g&#233;n&#233;riques, la marque commerciale Sandoz (disparue apr&#232;s la fusion de 1996) devenue depuis n&#176;2 derri&#232;re Teva.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. W.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTAwN2U1YjA4IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TnpZZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MM05oYkdGcGNtVXVaMmxtSnlCM2FXUjBhRDBpTXpBd0lpQm9aV2xuYUhROUlqSXhOaUlnWVd4MFBTY25JQzgrQ2p3dlptbG5kWEpsUGdvOEwyUnBkajQ9Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb10-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Comment sauver (vraiment) la S&#233;cu&lt;/em&gt; &#8211; Philippe Pignarre &#8211; &#201;ditions La D&#233;couverte, 2004, p.36&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.merckgenerics.be&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3M9ImJhc2U2NC1iZmM5ZjUyNCIgdGl0bGU9ImQzZDNMbTFsY21OcloyVnVaWEpwWTNNdVltVT0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Glossaire et bibliographie
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Industrie pharmaceutique
</dc:subject>

		<description>AMM : Autorisation de Mise sur le March&#233; ; c'est le &#171; feu vert &#187; indispensable donn&#233; par l'&#201;tat aux laboratoires pharmaceutiques qui veulent commercialiser un nouveau m&#233;dicament. AFSSAPS : Agence Fran&#231;aise de S&#233;curit&#233; Sanitaire des Produits de Sant&#233; ; c'est elle qui est charg&#233;e de d&#233;livrer les AMM sur le march&#233; fran&#231;ais. blockbuster : m&#233;dicament vedette dont le chiffre d'affaire annuel d&#233;passe le milliard de dollars. &#171; screening &#187;, ou criblage &#224; haut d&#233;bit : technique de test d'un&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Industrie-pharmaceutique-les-rouages-de-la-machine-a-profits-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Industrie pharmaceutique : les rouages de la machine &#224; profits
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.convergencesrevolutionnaires.org/+-Industrie-pharmaceutique-+" rel="tag"&gt;Industrie pharmaceutique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;AMM : &lt;/strong&gt;Autorisation de Mise sur le March&#233; ; c'est le &#171; feu vert &#187; indispensable donn&#233; par l'&#201;tat aux laboratoires pharmaceutiques qui veulent commercialiser un nouveau m&#233;dicament.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;AFSSAPS : &lt;/strong&gt;Agence Fran&#231;aise de S&#233;curit&#233; Sanitaire des Produits de Sant&#233; ; c'est elle qui est charg&#233;e de d&#233;livrer les AMM sur le march&#233; fran&#231;ais.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;blockbuster : &lt;/strong&gt;m&#233;dicament vedette dont le chiffre d'affaire annuel d&#233;passe le milliard de dollars.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;&#171; screening &#187;, ou criblage &#224; haut d&#233;bit : &lt;/strong&gt;technique de test d'un grand nombre de mol&#233;cules simultan&#233;ment sur diff&#233;rentes cibles th&#233;rapeutiques, pour en &#233;valuer l'efficacit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;FDA : &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Food and Drug Administration&lt;/em&gt; ; agence charg&#233;e, entre autres, de d&#233;livrer les autorisations de mise sur le march&#233; des nouveaux m&#233;dicaments sur le territoire des &#201;tats-Unis.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;gal&#233;nique : &lt;/strong&gt;mise en forme des produits pharmaceutiques sous forme de sirop, g&#233;lules, suppositoires, ampoules, voie injectable, etc.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;g&#233;n&#233;rique : &lt;/strong&gt;m&#233;dicament vendu sur ordonnance et dont le principe actif est celui d'un m&#233;dicament qui n'est plus sous brevet (princeps).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;me-too : &lt;/strong&gt;de l'anglais signifiant &#171; &lt;em&gt;moi aussi&lt;/em&gt; &#187; ; mol&#233;cule nouvelle ayant une structure chimique connue et ne pr&#233;sentant aucune am&#233;lioration par rapport aux mol&#233;cules existantes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;OTC : &lt;/strong&gt;de l'anglais &#171; &lt;em&gt;over the counter &#187;&lt;/em&gt;, &#171; par-dessus le comptoir &#187; : m&#233;dicament vendu sans ordonnance, et dont les prix sont libres.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;pipe-line : &lt;/strong&gt;par analogie avec les long tuyaux d'approvisionnement en p&#233;trole, ensemble des longues proc&#233;dures de recherche et de d&#233;veloppement (recherches pr&#233;cliniques, essais cliniques, mise &#224; l'&#233;chelle industrielle) qui permettent d'aboutir &#224; un nouveau m&#233;dicament.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; voir et &#224; lire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Film &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; MEIRELLES Fernando, &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;The Constant Gardener &lt;/em&gt;(inspir&#233; du roman du m&#234;me nom de John le Carr&#233;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Livres &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; PIGNARRE Philippe&lt;/strong&gt; , &lt;em&gt;Le grand secret de l'industrie pharmaceutique&lt;/em&gt;, La D&#233;couverte, 2003. Apr&#232;s dix-sept ans pass&#233;s dans l'industrie pharmaceutique, notamment comme charg&#233; de communication, Pignarre d&#233;crit et d&#233;nonce dans ce livre les principales caract&#233;ristiques de l'industrie pharmaceutique et propose sa conception de la &#171; crise &#187; du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;URFALINO Philippe&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Le grand m&#233;chant loup pharmaceutique&lt;/em&gt;, Textuel, 2005. Petit livre &#171; anti-Pignarre &#187; qui prend le contre-pied des critiques habituelles de l'industrie, assimil&#233;es &#224; la th&#233;orie du complot, avec toutefois des nuances et pr&#233;cisions utiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;SALOMON Jean-Claude&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Le complexe m&#233;dico-industriel&lt;/em&gt;, Mille et une nuits, 2003. Petit livre tr&#232;s clair r&#233;dig&#233; par un membre du comit&#233; scientifique d'ATTAC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BLECH J&#246;rg, &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Les inventeurs de maladies, man&#339;uvres et manipulations de l'industrie pharmaceutique&lt;/em&gt;, Actes Sud, 2005. Inqui&#233;tante revue des dangers qui menacent les consommateurs de m&#233;dicaments et des strat&#233;gies alambiqu&#233;es des laboratoires pour &#233;tendre le champ d'application de leurs sp&#233;cialit&#233;s - voire pour &#171; inventer &#187; des maladies en fa&#231;onnant le discours m&#233;dical par des articles de revue, des colloques scientifiques, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour ceux qui lisent l'anglais, un livre de r&#233;f&#233;rence :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ANGELL Marcia, &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;The truth about drug companies&lt;/em&gt;, Random House, 2004. Best seller anglo-saxon sur le sujet, par la r&#233;dactrice en chef du &lt;em&gt;New England Journal of Medicine&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Les cobayes du tiers monde
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>

		<description>L'&#233;mergence d'une l&#233;gislation du m&#233;dicament, aux &#201;tats-Unis tout d'abord, n'est pas all&#233;e de soi. C'est en 1938, apr&#232;s une centaine de d&#233;c&#232;s dus &#224; un sulfamide commercialis&#233; sous forme de sirop &#224; base de glycol (un antigel&#8230; au go&#251;t sucr&#233; !), que la FDA* s'est vue autoris&#233;e &#224; contr&#244;ler la non-toxicit&#233; des m&#233;dicaments, mais alors sans contr&#244;le de leur efficacit&#233; th&#233;rapeutique. C'est seulement en 1962 que leur commercialisation a &#233;t&#233; soumise &#224; une autorisation pr&#233;alable de la FDA,&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;mergence d'une l&#233;gislation du m&#233;dicament, aux &#201;tats-Unis tout d'abord, n'est pas all&#233;e de soi. C'est en 1938, apr&#232;s une centaine de d&#233;c&#232;s dus &#224; un sulfamide commercialis&#233; sous forme de sirop &#224; base de glycol (un antigel&#8230; au go&#251;t sucr&#233; !), que la FDA* s'est vue autoris&#233;e &#224; contr&#244;ler la non-toxicit&#233; des m&#233;dicaments, mais alors sans contr&#244;le de leur efficacit&#233; th&#233;rapeutique. C'est seulement en 1962 que leur commercialisation a &#233;t&#233; soumise &#224; une autorisation pr&#233;alable de la FDA, dor&#233;navant charg&#233;e de r&#233;glementer et de surveiller les essais cliniques devant prouver l'efficacit&#233; et l'innocuit&#233; des m&#233;dicaments. Cela faisait suite &#224; l'affaire de la thalidomide, dont les effets secondaires dramatiques auraient pu &#234;tre d&#233;cel&#233;s si les &#233;tudes de toxicit&#233; avaient &#233;t&#233; correctement men&#233;es. D&#232;s lors la pratique des essais cliniques s'est consid&#233;rablement r&#233;pandue et relativement uniformis&#233;e, accompagnant la mise en place de l&#233;gislations nationales, plus ou moins contraignantes, r&#233;glementant le march&#233; du m&#233;dicament. L&#224; o&#249; la r&#233;glementation des essais cliniques s'est impos&#233;e, les patients ont moins facilement que par le pass&#233; pu &#234;tre trait&#233;s comme des cobayes, parfois &#224; leur insu.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est ainsi que le Service de sant&#233; publique des &#201;tats-Unis avait &#233;tudi&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La mondialisation des essais cliniques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais la fin de la &#171; r&#233;volution pharmaceutique &#187;, a pos&#233; de nouveaux probl&#232;mes. &lt;em&gt;&#171; Quand la p&#233;nicilline a &#233;t&#233; test&#233;e en 1942 sur cent vingt-neuf patients atteints d'une infection &#224; gonocoques, &#8220;la statistique &#233;tait vite faite : les cent vingt-neuf &#233;taient gu&#233;ris&#8221; &#187;&lt;/em&gt; note Philippe Pignarre. Mais si l'on compare &#224; un traitement existant, et &lt;em&gt;&#171; si le candidat m&#233;dicament n'am&#233;liore les r&#233;sultats que de 5 %, ce qui est beaucoup plus fr&#233;quent aujourd'hui, il faudra 3 500 patients &#187;&lt;/em&gt; pour montrer son &#233;ventuelle sup&#233;riorit&#233;. &lt;em&gt;&#171; Ainsi&lt;/em&gt;, conclut-il,&lt;em&gt; entre la fin des ann&#233;es 1970 et la fin des ann&#233;es 1990, le nombre moyen d'essais cliniques n&#233;cessaires pour d&#233;montrer l'int&#233;r&#234;t des candidats m&#233;dicaments a doubl&#233;, passant de trente &#224; soixante. Et pendant la m&#234;me p&#233;riode, le nombre de patients inclus dans les essais cliniques a &#233;t&#233; multipli&#233; par plus de deux &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le grand secret de l'industrie pharmaceutique &#8211; Philippe PIGNARRE, &#201;ditions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, atteignant 4 000 en moyenne pour un m&#233;dicament destin&#233; au march&#233; am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de r&#233;duire les co&#251;ts de d&#233;veloppement, tous les grands laboratoires ont progressivement cherch&#233; &#224; profiter de la possibilit&#233;, offerte par la FDA &#224; partir de 1980, d'utiliser des tests r&#233;alis&#233;s hors des &#201;tats-Unis&#8230; donc de r&#233;aliser ailleurs des essais cliniques moins chers. L'ancienne r&#233;dactrice en chef du &lt;em&gt;New England Journal of Medicine&lt;/em&gt; estimait fin 2005 que &lt;em&gt;&#171; probablement pr&#232;s de la moiti&#233; des essais cliniques sont aujourd'hui men&#233;s dans le tiers-monde, bien qu'il n'y ait aucun moyen d'en &#234;tre certain &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; The Body Hunters &#187; [litt&#233;ralement, &#8216;les chasseurs de corps'] &#8211; Marcia (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une large enqu&#234;te publi&#233;e fin 2000&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; The Body Hunters &#187; &#8211; Washington Post, s&#233;rie de 6 articles publi&#233;s du 17 au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt; notait pour sa part que, dans les ann&#233;es 1990, non seulement l'Afrique, mais aussi l'Am&#233;rique latine, l'Asie et l'Europe de l'Est ont v&#233;cu le boom de la d&#233;localisation des essais cliniques. Les l&#233;gislations locales &#8211; m&#234;me lorsqu'elles ne se pliaient pas compl&#232;tement aux exigences des grands labos pharmaceutiques &#8211; ont permis de r&#233;aliser des essais dans des conditions qui auraient &#233;t&#233; refus&#233;es aux &#201;tats-Unis, pour des raisons sanitaires ou parce que le &#171; consentement &#233;clair&#233; &#187; des participants y serait trop ouvertement apparu comme une caricature. Elles ont aussi permis de s'affranchir de certaines exigences de la FDA concernant les essais humains sur le territoire am&#233;ricain, et de gagner un temps que l'industrie pharmaceutique juge pr&#233;cieux : elle estimait (en 2000) qu'un jour de retard dans la mise sur le march&#233; d'un m&#233;dicament repr&#233;sentait un manque &#224; gagner de plus d'un million de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La sous-traitance des essais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La volont&#233; de r&#233;aliser toujours plus vite des essais cliniques toujours plus larges a favoris&#233; une nouvelle forme de sous-traitants : les &#171; soci&#233;t&#233;s de recherche sous contrat &#187; prenant en charge, pour le compte des laboratoires pharmaceutiques, le recrutement du personnel et des patients, puis la conduite des tests eux-m&#234;mes, parfois dans diff&#233;rents pays en parall&#232;le. Ces contrats repr&#233;sentaient en 2000 plus de la moiti&#233; du budget consacr&#233; aux essais cliniques, selon Jean-Philippe Chippaux qui note &#224; propos de leur d&#233;localisation croissante vers des pays pauvres : &lt;em&gt;&#171; le risque est grand de voir appara&#238;tre des proc&#233;dures simplifi&#233;es, moins rigoureuses, voire exp&#233;ditives, parce que la surveillance y est moindre. [&#8230;] l'absence de l&#233;gislation fragilise toute tentative de normalisation des essais cliniques. La pauvret&#233; publique et individuelle favorise les conflits d'int&#233;r&#234;t, la corruption et la d&#233;pendance. &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pratique des essais cliniques en Afrique &#8211; Jean-Philippe CHIPPAUX &#8211; IRD, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rard WEGAN &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Scandale du Trovan : l'op&#233;ration &#171; humanitaire &#187; de Pfizer au Nig&#233;ria&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;R&#233;v&#233;l&#233; fin 2000, le scandale des essais cliniques du Trovan est revenu d'actualit&#233; avec les plaintes r&#233;cemment d&#233;pos&#233;es au Nig&#233;ria contre le groupe pharmaceutique Pfizer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but 1996, le nord du Nig&#233;ria est ravag&#233; par une &#233;pid&#233;mie de m&#233;ningite qui fait plus de 15 000 victimes. Pour Pfizer, c'est une aubaine. Engag&#233; dans les essais cliniques du Trovan, un antibiotique prometteur mais encore jamais test&#233; par voie orale chez l'enfant, le laboratoire organise en toute h&#226;te un test comparatif au Nig&#233;ria : 99 malades re&#231;oivent son antibiotique, 101 autres un traitement de r&#233;f&#233;rence. Finalement, 5 enfants d&#233;c&#232;dent dans le premier groupe, 6 dans le second, et d'autres survivent avec des l&#233;sions graves. L'op&#233;ration &#171; humanitaire &#187; de Pfizer s'arr&#234;te l&#224; : apr&#232;s 3 semaines sur place, l'&#233;quipe quitte le pays o&#249; l'&#233;pid&#233;mie fait rage&#8230; et o&#249; M&#233;decins Sans Fronti&#232;res, en 3 mois, traite 30 000 malades et vaccine pr&#232;s de 3 millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Trovan ne sera finalement mis sur le march&#233; que pour les adultes en raison d'effets secondaires attendus pour cette classe d'antibiotiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un faux antidat&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais en 1996, les parents nig&#233;rians savaient-ils que leur enfant atteint de m&#233;ningite pouvait &#234;tre enr&#244;l&#233; par Pfizer dans un essai &#224; risques, plut&#244;t que soign&#233; de fa&#231;on &#233;prouv&#233;e par MSF &#224; quelques pas de l&#224; ? Le laboratoire a d&#251; reconna&#238;tre qu'aucun accord formel n'avait &#233;t&#233; obtenu&#8230; et qu'un document n&#233;cessaire au lancement puis &#224; la validation de l'essai &#233;tait un faux antidat&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pfizer fait aujourd'hui face &#224; plusieurs plaintes, de l'&#201;tat et de familles nig&#233;rians, mais &lt;em&gt;&#171; persiste &#224; affirmer avec la plus grande fermet&#233; que l'&#233;tude conduite en 1996 au Nigeria avec la trovafloxacine l'a &#233;t&#233; d'une mani&#232;re &#233;thique et responsable, dans le respect du souci de l'entreprise pour la s&#233;curit&#233; des patients et cela avec la pleine connaissance du gouvernement du Nigeria &#187;.&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Communiqu&#233; de Pfizer, 29 mai 2007. Autres sources : articles du Washington (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'&#224; l'&#233;poque la dictature militaire de Sani Abacha a d&#233;lib&#233;r&#233;ment ferm&#233; les yeux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. W.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb11-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est ainsi que le Service de sant&#233; publique des &#201;tats-Unis avait &#233;tudi&#233; pendant trois d&#233;cennies, jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 1970, &#224; l'Institut universitaire de Tuskegee, l'&#233;volution naturelle de la syphilis chez plusieurs centaines de Noirs am&#233;ricains, laiss&#233;s volontairement sans traitement, alors que la p&#233;nicilline apparue d&#232;s 1942 &#233;tait utilis&#233;e partout contre la syphilis &#224; partir de 1945. Cf. &lt;em&gt;Pratique des essais cliniques en Afrique&lt;/em&gt; &#8211; Jean-Philippe CHIPPAUX &#8211; IRD, Paris, 2004, p.51.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Le grand secret de l'industrie pharmaceutique&lt;/em&gt; &#8211; Philippe PIGNARRE, &#201;ditions La D&#233;couverte, 2003, pp. 23-24.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &lt;em&gt;The Body Hunters &#187;&lt;/em&gt; [litt&#233;ralement, &#8216;les chasseurs de corps'] &#8211; Marcia ANGELL &#8211; &lt;em&gt;The New York Review of Books&lt;/em&gt;, 6 octobre 2005. L'article, qui se pr&#233;sente d'abord comme une critique du livre de John Le Carr&#233;, &lt;em&gt;The Constant Gardener&lt;/em&gt;, et du film qu'en a tir&#233; Fernando Meirelles, traite plus largement de la d&#233;localisation des essais cliniques dans les pays pauvres, notamment en Afrique ; significativement, il reprend le titre de la s&#233;rie du &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt; qui avait r&#233;v&#233;l&#233;, en d&#233;cembre 2000, le scandale des essais cliniques du Trovan men&#233;s par Pfizer au Nig&#233;ria en 1996.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; The Body Hunters &#187; &#8211; &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt;, s&#233;rie de 6 articles publi&#233;s du 17 au 22 d&#233;cembre 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Pratique des essais cliniques en Afrique&lt;/em&gt; &#8211; Jean-Philippe CHIPPAUX &#8211; IRD, Paris, 2004, pp.25-27.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Communiqu&#233; de Pfizer, 29 mai 2007. Autres sources : articles du &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt; (17 d&#233;cembre 2000, 7 mai 2006, 30 mai &amp; 2 juin 2007) ; rapport de la commission d'enqu&#234;te nig&#233;riane, mars 2001, disponible (en juin 2007) sur le site Internet du &lt;em&gt;Washington Post&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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